jeudi 23 mars 2017

Netanyahu : la construction à Jérusalem Est est non négociable

Le Premier ministre a assuré qu’il ne revenait pas sur la promesse faite aux évacués d’Amona et précise que des négociations sont en cours avec la Maison Blanche

Le Premier ministre durant un point presse lors d'une visite
 dans le quartier d'Har Homa, à Jérusalem Est, le 16 mars
 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)


PEKIN – Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu’il ne « négociera » pas la fin des constructions de nouveaux logements dans les quartiers juifs de Jérusalem Est.

Depuis la Chine, où il est en visite officielle, Netanyahu a affirmé aux journalistes qu’il travaille de concert avec l’administration Trump pour parvenir à un accord sur la construction dans les implantations cisjordaniennes, mais qu’il n’est pas question d’aborder le sujet de la construction à Jérusalem Est.

« Je ne négocierai pas pour Jérusalem, mais je suis prêt à trouver un accord en ce qui concerne les implantations », a-t-il dit.

« Nous sommes en train de travailler pour parvenir à un accord sur les implantations en Judée et en Samarie », a-t-il dit en employant la dénomination biblique de la Cisjordanie.

Après que le président américain Donald Trump lui a demandé « de faire preuve de retenue dans les implantations » durant la conférence de presse de février qui a réuni les deux chefs d’État à la Maison Blanche, le Premier ministre a déclaré qu’il travaillait avec l’administration américaine pour « établir un mécanisme » qui permettrait de coordonner la construction dans les implantations.
Coucher de soleil sur les travaux de construction dans le quartier
 juif de Ramat Shlomo, à Jérusalem Est, le 21 novembre 2016. (Crédit : Sebi Berens/Flash90)

Cependant, en dépit des longues discussions sur le sujet avec l’envoyé spécial de Trump, Jason Greenblatt la semaine dernière, aucun accord n’a été atteint.

Pour expliquer l’absence de progressions dans les négociations, Netanyahu a déclaré mardi qu’ils « avaient différents points de vue » et a donc mandaté son chef du cabinet Yoav Horowitz, afin de continuer les discussions avec Greenblatt, aux côtés de l’ambassadeur israélien aux États-Unis Ron Dermer.

Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald
 Trump, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, 
le 14 mars 2017. (Crédit : Matty Stern/ambassade américaine de Tel Aviv)


Netanyahu a ajouté qu’il ne « revenait » pas sur sa promesse faite aux évacués d’Amona. Il s’était engagé à leur construire une nouvelle implantation en Cisjordanie.

« J’ai fait une promesse pour Amona, et je ne reviens pas dessus. Nous cherchons à trouver une solution, et j’espère qu’elle sera juste », a-t-il dit.

Netanyahu cherche à obtenir l’approbation de la Maison Blanche, la première en 25 ans, pour remplacer Amona, qui a été évacué et démoli en février, suite à une ordonnance de la Cour suprême qui a statué que l’avant-poste reposait sur une terre privée palestinienne.

Le mois dernier, il a indiqué aux membres de son cabinet de sécurité que le gouvernement devra peut-être revenir sur cet engagement, ce qui lui a valu des protestations virulentes de la part des résidents et de leurs alliés au sein de la coalition.

Avant sa deuxième rencontre avec Greenblatt, la semaine dernière, Netanyahu a assuré qu’il tiendrait la promesse faite aux résidents d’Amona, à savoir qu’il établirait cette nouvelle implantation.

Depuis l’investiture de Trump, Israël a approuvé la construction de près de 6 000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Cette approbation a fait moins de tapage à la Maison Blanche qu’à l’époque d’Obama, bien qu’aucun projet de construction n’ait été validé depuis les propos de Trump de février.

RAPHAEL AHREN ET ALEXANDER FULBRIGHT

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