lundi 27 mars 2017

Le mouvement des Kibboutzim va fêter les 50 ans des implantations sur le Golan disputé

Les membres issus de la gauche protestent contre l’événement arguant que ‘célébrer l’occupation’ n’est pas acceptable

Des éoliennes à côté du Kibbutz Ein Zivan
 sur le plateau du Golan (Crédit : Flash90)


Des membres de gauche du mouvement des kibbutz ont protesté contre le parrainage par l’association d’un événement célébrant les 50 ans des implantations sur le plateau du Golan, qualifiées de « territoires occupés » par ses détracteurs.

Plusieurs membres du parti du Meretz, à gauche de l’échiquier politique et appartenant au mouvement, ont écrit une lettre ouverte la semaine dernière faisant part de leur désapprobation face à la célébration dans un futur proche de l’anniversaire des implantations sur le plateau du Golan, a rapporté vendredi le site d’information NRG.

Israël a conquis la zone en 1967 face à la Syrie, qui utilisait sa position en hauteur pour frapper de manière routinière les implantations israéliennes en Galilée, avant de l’annexer en 1981. Toutefois, la région est considérée à l’international comme occupée – c’est le cas notamment des Etats Unis – et elle est revendiquée par Bashar Assad, le président syrien. Son armée contrôle seulement 25 % de la surface de son pays telle qu’il est reconnu dans le monde entier depuis l’éclatement en 2011 d’une guerre civile qui fait encore rage et qui a fait approximativement 400 000 morts à ce jour.

La guerre a suspendu les efforts menés pour trouver un accord entre Israël et la Syrie sur l’avenir de la région du Golan, importante au niveau stratégique.

Dans leur lettre ouverte adressée aux dirigeants du mouvement des kibboutzim, les huit auteurs du document, qui habitent tous des kibboutzim répartis sur tout le territoire israélien, reconnaissent qu’aujourd’hui, « il n’y a personne à qui rendre la zone ». Mais, ajoutent-ils, « reconnaître cette réalité ne peut être un prétexte pour célébrer l’occupation ».

Le secrétaire du mouvement, Nir Meir, a rejeté la lettre.

« Les milliers d’habitants des Kibboutzim sur le plateau du Golan ne font pas moins partie de notre mouvement que ceux qui les dénoncent », a-t-il dit à NRG.

« Les toutes premières implantations sur le Golan étaient des kibboutzim et nous n’avons pas honte de cela. L’implantation dans le Golan n’a jamais été controversée et les tentatives de créer de la controverse semblent peu pertinentes, vu l’état de la Syrie aujourd’hui et qu’il n’y a plus de partenaire de l’autre côté de la table ».

JTA

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