mardi 28 mars 2017

Face au lobby de l'AIPAC, Mike Pence assure du soutien des Etats-Unis à Israël


Mike Pence, le vice-président de Donald Trump, lors de la
 conférence annuelle de l'AIPAC, le lobby pro-israélien à
 Washington, le 26 mars 2017.REUTERS/Joshua Roberts



La conférence de l'AIPAC, le lobby israélien aux Etats-Unis, a démarré ce 26 mars à Washington. Elle a notamment été marquée par l'intervention de Mike Pence, le vice-président de Donald Trump,
l'un des gouvernements américains les plus pro-Israël.

avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

Aux Etats-Unis, la droite israélienne donne de la voix cette semaine. L'American Israel Public Affair Committee (AIPAC), l'un des lobbies les plus puissants des Etats-Unis, organise sa conférence annuelle à Washington, la capitale. L'évènement, qui s'est ouvert dimanche, est un passage obligé pour tout politicien américain.

Cette année encore, les ténors aussi bien républicains que démocrates viendront déclarer leur soutien à Israël devant près de 20 000 personnes. L'organisation est proche du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahou, l'actuel Premier ministre israélien. Les premiers discours ont démontré qu'elle se réjouissait de l'élection de Donald Trump.

Engagement fort envers Israël

Il est difficile de définir la politique envisagée par Donald Trump au Proche-Orient. Mais il a une certaine affection pour Israël, tout en rêvant d'être celui qui réglera le problème dans cette région du monde.

Dimanche 26 mars au soir, il a envoyé son vice-président à la conférence de l'AIPAC pour rassurer sur ses intentions. Mike Pence a, sans surprise, promis que son pays défendrait Israël « becs et ongles ».

« Avec le président Trump, les Etats-Unis ne permettront plus que l'ONU soit utilisée comme un forum pour invectiver Israël ou l'Occident », a-t-il déclaré. Mike Pence a rappelé une par une les positions de Donald Trump sur la sécurité régionale et l'Iran et renouvelé l'une de ses promesses phares pour Israël.

« Sachez qu'après des décennies de parlottes, le président des Etats-Unis considère très sérieusement le déménagement de l'ambassade américaine depuis Tel-Aviv vers Jérusalem ». Le symbole serait fort puisque Jérusalem n'a jamais été reconnue comme capitale par la communauté internationale.

Mike Pence a eu largement moins de succès quand il a parlé de la recherche d'une « solution équitable et juste » avec les Palestiniens, mais l'AIPAC peut être tranquille. L'administration Trump se présente comme l'une des plus engagées derrière Israël depuis longtemps.

Aucun commentaire: