mercredi 22 mars 2017

Basel al-Araj : « Il ne faut jamais capituler face à l’Occupation »

Basel al-Araj

Budour Youssef Hassan – Il y aura divers récits de ce qui s’est passé dans la région de Ramallah le 6 mars 2017, lorsque Bassel al-Araj a été tué dans un raid militaire israélien.

Combien de temps a duré la confrontation entre Basel et les soldats israéliens? Est-ce que la vidéo
publiée par Israël prétendant rendre compte de l’incident est authentique? Basel a-t-il réussi à blesser un des soldats?

Nous ne le saurons peut-être jamais. Mais une chose est sûre, c’est que Basel ne s’est jamais rendu.

« La plus grande insulte qu’on peut faire à un martyr serait de dire qu’il était obéissant, soumis à son assassin et poli avec lui », a déclaré Basel.

Basel était tout sauf docile.

La résistance était son choix. Il n’a pas été conduit dans cette voie par la dépression, la peur du lendemain ou le manque de débouchés, mais plutôt par un engagement inébranlable à la lutte palestinienne pour une libération totale et inconditionnelle.

Les images diffusées sur les médias sociaux palestiniens après l’assassinat de Basel sont très symboliques. On y voit des taches de sang, les chaussures bleues de marque de Basel, son kuffiyeh, un fusil et une pile de livres.

Parmi les livres de Basel, il y en avait un sur l’idéologie du marxiste italien Antonio Gramsci. Ça lui correspondait tout à fait : Basel incarnait l’intellectuel de base que Gramsci a décrit.

« Un intellectuel, doit s’engager », a déclaré Basel dans l’une des tournées de conférences sur l’histoire qu’il organisait à Jenin, une ville du nord de la Cisjordanie occupée. « Si vous ne voulez pas vous engager – si vous ne voulez pas affronter l’oppression – vous êtes un intellectuel inutile. »

Pour Basel tout le monde doit avoir accès à la connaissance. Pour cela il faut aller vers les gens, leur parler face à face dans un langage qu’ils comprennent – sans être simpliste ni condescendant.

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