mercredi 22 mars 2017

Amos Gilad : Israël doit sa sécurité à ses bonnes relations avec les pays arabes

Selon l’ancien directeur du Bureau des affaires politico-militaires du ministère de la Défense, si la coopération israélienne sur la sécurité avec les Palestiniens se dégradait, les résultats pourraient être désastreux

Amos Gilad, directeur du Bureau des affaires politico-militaires du 
ministère de la Défense. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)os Gilad, l’ancien
 directeur du Bureau des affaires politico-militaires du ministère de la
 Défense, a attribué la sécurité d’Israël à ses relations avec ses voisins arabes.



« Tous nos services de sécurité ont d’excellentes relations avec les pays arabes. C’est un atout incroyable pour Israël », dit-il, en faisant référence à l’Egypte et la Jordanie, ainsi que « d’autres » nations arabes non identifiées.

« Selon les médias étrangers, même le Soudan est en train de changer », a assuré Gilad.

Cependant, selon l’ancien responsable de la défense, ces liens seront limités tant qu’Israël aura à gérer la question palestinienne.

« Y aurait-il un accord de paix ? Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’il y en aura. Mais nous devons lui donner une chance », dit-il.

Gilad a averti que si la coopération israélienne en matière de sécurité avec les Palestiniens connaissait une quelconque défaillance, les résultats pourraient être désastreux, et auraient des ramifications internationales.

L’ancien général de l’armée israélienne est en désaccord avec l’idée que l’accord nucléaire iranien signifie nécessairement que la république chiite développerait une telle arme.

« Cela dépend de ce que le monde fait. »

« Tout le monde est d’accord que le fait que l’Iran possède l’arme nucléaire est intolérable, » a déclaré Gilad.

Il a ajouté que ce serait aussi un « problème d’image » pour Israël, qui a travaillé sans relâche pour empêcher sa création.

En plus de la menace d’une bombe atomique iranienne en elle-même, cela inciterait également d’autres pays de la région à la développer eux-mêmes.

« Quoi ? L’Égypte ne voudra pas d’une arme nucléaire ? », demande-t-il rhétoriquement.

Gilad a défendu l’ancien président américain Barack Obama, qui, dit-il, est devenu quelque peu le ‘punching ball’ d’Israël.

« Il est facile de critiquer [Obama]. Mais sur le front militaire, la relation était incroyable, incroyable et continuera à être incroyable », a-t-il dit.

« Et d’ailleurs, nous n’avons pas de remplaçant pour les États-Unis. »

JUDAH ARI GROSS

Aucun commentaire: