lundi 30 novembre 2015

Une soirée pour lutter contre l’islamophobie à Calgary

Des ateliers et un repas ont été organisés durant

la soirée « One Nation » à Calgary. Photo : CBC


Des dizaines de personnes se sont réunies lors de la soirée « One Nation », organisée par The Calgary Foundation, afin de mieux connaître la communauté musulmane.

Mis sur pied en collaboration avec des familles musulmanes locales, l'événement proposait un repas et des ateliers. Les organisateurs espèrent ainsi éviter une montée de l'islamophobie dans la foulée des différents attentats terroristes des dernières semaines revendiqués par des groupes extrémistes islamiques.

Plusieurs actes anti-musulmans ont été recensés récemment, dont plusieurs dizaines en France. En Alberta, une mosquée à Cold Lake, à 300 km au nord-est d'Edmonton, a été vandalisée ce week-end avec l'inscription « go home » (« rentrez chez vous ») inscrite en graffiti. Ce n'est pas la première fois que l'institution est prise pour cible. La police a ouvert une enquête.

Shima Safwat était l'une des organisatrices de
 la soirée « One Nation » à Calgary. Photo : CBC

Tandis que ses amis lui avaient vivement conseillé d'annuler la soirée « One Nation » après les attentats parisiens du 13 novembre, l'organisatrice Shima Safwat estime qu'il est plus important que jamais de rassembler les gens pour les informer.

« Nous sommes ici pour construire, pas pour détruire. Pour aimer, pas pour haïr. Pour travailler, pas pour tuer », a-t-elle déclaré.

Joyce Hildebrand a fait le déplacement pour en savoir plus sur la communauté musulmane. « Je veux comprendre quel est le style de vie des musulmans moyens, à quoi ils croient, les rencontrer face à face », explique-t-elle.

Même démarche pour Jane Wong qui a immigré au Canada il y 27 ans. Selon elle, l'événement est d'autant plus important que l'Alberta s'apprête à accueillir des milliers de réfugiés syriens dans les prochains mois.

« Nous avons le devoir de les accueillir dans notre pays comme nous avons accueilli d'autres migrants avant. Nous devrions être capables de les comprendre, les aider », conclut-elle.

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