vendredi 25 septembre 2015

Hadil Salah Hashlamoun, jeune fille de 18 ans, lâchement assassinée par les troupes d’occupation (vidéo)

Le sadisme du sionisme, versé le sang à  l'occasion des fêtes sacrées !

Par Ali Abunimah

Cette vidéo postée par l’agence Palmedia, montre une jeune femme palestinienne laissé sur un trottoir, saignant à mort, dans la ville de Hébron en Cisjordanie occupée après avoir été abattue par des soldats israéliens ce mardi matin.


Dans la soirée, les médias palestiniens ont rapporté que la jeune fille Salah Hadil Haslamoun, âgée de 18 ans, était morte de ses blessures.
Au lieu de nous montrer un traitement médical immédiat, la vidéo expose comment la jeune fille a été tirée en dehors du champ de la caméra, son écharpe se détachant de son cou tandis que sa tête traîne sur le sol.

Des colons et des soldats israéliens peuvent être vus debout autour, et dans certains cas souriant et riant.

Wattan TV a rapporté que la jeune femme a été abandonnée sur le sol, perdant son sang, pendant plus de 30 minutes.

Dans un incident séparé, un Palestinien a été également abattu la nuit par les forces israéliennes près de Hébron.

Des sources locales ont déclaré à l’agence Ma’an qu’il s’agissait de Diyaa Abdulhalim Talahmah, âgé de 21 ans, assassiné par l’armée d’occupation lors d’un raid dans le village de Khursa.

Israël a affirmé qu’il tentait de jeter un cocktail Molotov sur ses soldats.

Ces fusillades surviennent quelques jours après qu’Israël ait encore assoupli son autorisation déjà laxiste pour ses soldats d’user de tirs à balles réelles contre les Palestiniens.

Mensonges

Wattan TV a annoncé que la jeune femme dans la vidéo était Hadil Haslamoun, âgée de 18 ans.

L’armée israélienne a prétendu qu’elle a été abattue après avoir tenté de poignarder un soldat, selon le journal Haaretz. Mais des photos et des témoins oculaires contredisent totalement ces affirmations.

Un porte-parole de l’armée israélienne a dit que l’incident avait eu lieu vers 8 heures au barrage militaire dit du Container près de la rue Shuhada, toujours selon l’agence Ma’an.

Le porte-parole a prétendu que la femme s’était approchée du barrage dans le but de mener à bien une attaque, et que les forces israéliennes ont riposté avec des coups de feu.

L’armée a prétendu que la jeune fille avait été traitée sur place par des médecins israéliens, puis transportée à l’hôpital.

Son père, Saleh Haslamoun, a fait savoir à Wattan TV ce mardi que sa fille avait été touchée à l’abdomen à plusieurs reprises et était à présent dans un état grave mais stable à l’hôpital Shaare Tzedek à Jérusalem.

Le soir, elle était morte.

Aucune arme

Le groupe basé à Hébron, Youth Against Settlements, a publié plusieurs photos sur sa page Facebook, montrant la jeune fille juste avant et après le meutre.

Une image publiée par "Youth Against Settlements" montre Hadil Haslamoun entourée par des soldats israéliens à un checkpoint à Hébron

Les photos montrent une jeune personne vêtue d’une longue robe noire et le visage couvert, portant une mallette. Dans aucune des images on ne la voit tenir une arme.

Plusieurs soldats israéliens pointent leur arme sur elle.

Selon Youth Against Settlements, la séquence photo montre Haslamoun essayant de quitter le point de contrôle, avant d’être abattue.
Une image publiée par Youth Against Settlements montre Hadil Haslamoun gisant au sol, blessée

D’autres photos montrent la jeune personne allongée sur le sol avec au moins une blessure par balle, la même mallette visible près d’elle.

D’autres photos montrent la scène de la fusillade, avec du sang sur le sol et des trous faits par des balles dans une porte en métal, après quoi la victime est enlevée.

Des témoins oculaires

Un témoin oculaire, un militant européen, a dit au New York Times que Haslamoun avait simplement ouvert son sac pour être inspecté, à la demande d’un soldat.

« Quand elle a ouvert son sac, il a commencé à crier : ’Arrête ! Stop ! Stop ! Ne bouge pas ! Ne bouge pas ! ’ », a raconté le militant. « Elle essayait de lui montrer ce qu’il y avait à l’intérieur de son sac, mais le soldat lui a tiré dessus une fois, puis lui a tiré dessus à nouveau. » Plusieurs autres soldats sont arrivés en courant et ont aussi tiré sur elle.

Un deuxième témoin, Fawaz Abu Aisheh, âgé de 34 ans, a déclaré au Times que Haslamoun paraissait « paralysée de peur » et en état de choc. Abu Aisheh dit qu’il avait ouvert une porte à l’intérieur du poste de contrôle afin que Haslamoun puisse s’éloigner des soldats. Ce qu’elle a essayé de faire.

« Même si elle avait eu un couteau, elle aurait eu à sauter par-dessus une barrière d’environ un mètre de haut pour atteindre un soldat, » a ajouté Abu Aisheh. « Il y avait six ou sept soldats avec des armes lourdes. Il n’y avait aucune raison à ce meurtre ».

Le Times a dit qu’il avait vu des photos concordantes avec ce compte-rendu des faits.

Mensonges à répétition

Alors que le droit international reconnait aux Palestiniens le droit de résister à l’occupation militaire israélienne, les affirmations non vérifiées de l’armée d’occupation ne devraient jamais être prises au pied de la lettre.

Des affirmations semblables se sont généralement avérées être fausses, à chaque fois que des témoignages indépendants étaient disponibles.

En juillet, une vidéo a révélé que Muhammad Ali al-Kasbeh, âgé de 17 ans, a été abattu près de Ramallah par le colonel israélien Yisrael Shomer, alors qu’il s’éloignait en courant.

La version de l’armée israélienne prétendait de façon mensongère que le jeune garçon présentait un danger imminent quand il a été abattu.

Le groupe israélien de défense des droits de l’homme, B’Tselem a averti que le soutien de haut niveau qu’avait reçu Shomer renforçait le message aux soldats d’occupation selon quoi ils étaient « autorisés et même encouragés à tirer pour tuer un lanceur de pierres palestinien, même s’il est en fuite et ne représente aucun danger. »

En décembre 2012, un officier israélien de la police des frontières, Nofar Mizrahi, a abattu Muhammad al-Salaymeh, âgé de 17 ans, à un checkpoint à Hébron, prétendant que l’adolescent pointait un pistolet sur la tempe d’un autre soldat.

Une vidéo a prouvé que le récit de Mizrahi était un pur mensonge.

En mai 2014, des soldats israéliens ont été filmés visant et abattant de sang froid et à distance deux adolescents dans le village cisjordanien de Beitunia.

En juillet 2014, la police israélienne a répandu de fausses rumeurs, prétendant que Muhammad Abu Khudair,âgé de 16 ans, avait été assassiné par sa famille dans un « crime d’honneur » parce qu’il était gay.

La police a arrêté plus tard plusieurs juifs israéliens coupables d’avoir enlevé et brûlé à mort l’adolescent, à un moment ou l’incitation à la haine anti-palestinienne était à son comble à Jérusalem.

L’impunité systématique qu’Israël accorde à ses soldats et à ses colons signifie que les affirmations israéliennes ne sont pour ainsi dire jamais soumise à enquête, et que les Palestiniens n’ont aucun recours pour être protégés ou obtenir justice.

Article publié sur info-palestine.eu

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