mardi 28 février 2012

Mohammed Boubakeur parle... De Papon, de ses droits sur la Mosquée de Paris et des Tartuffes de l'islam / 3ème partie (suite et fin)


Nous publions ce jour la 3ème et dernière partie de la fameuse chronique écrite par Monsieur Mohammed Boubakeur intitulée  Mohammed Boubakeur parle... De Papon, de ses droits sur la Mosquée de Paris et des Tartuffes de l'islam / 2ème partie.

Lors de la publication de l’opus 2 de cette chronique, dans notre présentation du billet, nous avions mis l’accent sur l’exceptionnel travail de recherche, patient et minutieux, qui permettait à l’auteur d’emporter la conviction des lecteurs et de garantir que les informations ainsi que les révélations présentées, ne puissent être sujettes à aucune controverse (en effet dès lors que l’on touche à des sujets aussi sensibles que l’islam de France en cherchant à montrer à quel point il s’agit d’une cause nationale que de l’humilier et cela depuis toujours, il convient de protéger quelque peu ses arrières, tant le pouvoir et ceux qui le servent servilement, veillent au grain et sont très enclins à user de la très vile censure pour empêcher l’histoire et les faits de parler comme ils se doivent pourtant de le faire… )  

Et bien aujourd'hui, il convient de souligner que le sérieux de la démarche entreprise par Monsieur Boubakeur a largement porté ses fruits ; sa chronique a eu un réel succès sur notre blog et suite à cette dernière publication nombre de ses billets ont été repris sur plusieurs sites Web, ce qui montre que la qualité de son travail et la nature des informations qu’il met en lumière ont trouvé leur public et il s'agit-là pour nous tous, d'une véritable source de satisfaction!

Nous en profitons donc pour saluer chaleureusement Monsieur Mohammed Boubakeur, pour ce travail intellectuel d’une très grande rigueur qui a permis à un nombre significatif de musulmans (concernés au premier plan par les révélations faites par l'auteur) de pouvoir asseoir leurs connaissances  - par le biais du fait historique non opposable - sur la manière dont le pouvoir politique de ce pays a choisi et ce, depuis les premiers jours de la présence musulmane sur le sol français, de stigmatiser l’islam et ses fidèles ! Ce qui avouons-le n’est pas un mince apport dans ces temps où la déferlante « islamoparanoïaque » qui touche la France semble gagner jour après jour du terrain!

Merci à vous Monsieur,


Envoyé par l'auteur pour publication
par Mohammed Boubakeur








Contribution à l’étude des préventions de certains français envers l’Islam.

Cas particulier d’une enquête conduite par PAPON,

relative aux activités de collaboration d’un musulman d’Algérie pendant la 2e guerre mondiale.



AVANT PROPOS.

Dans cet article, nous reprenons l’étude des documents en provenance de la préfecture de police en date de 1966, relatifs à mon père, recteur de la mosquée de Paris, alors en disgrâce et que le gouvernement français envisageait d’expulser.

Les chapitres concernant les tartuffes de l’Islam figurent dans la 2e partie de ce travail. Je rappelle qu’ils se sont ajoutés incidemment au projet de cette publication, à la suite de mes recherches sur Internet portant sue les rapports entre la police française et certains responsables religieux musulmans à l’époque de Papon.

Les documents reproduits dans l’article d’aujourd’hui ont été remis à mon père par certaines amitiés sahariennes bien en place dans les sphères politiques françaises. Parce qu’il refusait de croire à cette affaire. Ils sont à l’origine de sa séparation de la France avec le transfert sous tutelle Algérienne de la mosquée de Paris.

Mon père avait été installé à ce poste depuis 1957 par le gouvernement français, en qualité de fonctionnaire détaché de l’éducation nationale. Je rappelle qu’en 1963, le Conseil d’Etat avait déclaré que le exécutif n’avait pas le droit d’intervenir dans les activités et le fonctionnement d’une association quelle qu’elle fût, à fortiori quand elle était de statut religieux. Depuis cette date, il est donc interdit au gouvernement français d’intervenir dans les affaires de la mosquée de Paris, nommément.

Néanmoins, en 1966, le gouvernement décidait à nouveau de violer délibérément une des lois fondamentales de la république française (séparation de la religion et de l’Etat) au mépris des injonctions de sa plus haute instance judiciaire. Mon père devait donc être jeté dehors par les forces de police, exactement comme cela s’était produit avec son prédécesseur, Ahmed Ben Ghabrit, quelques années auparavant.

La bestialité de Papon, alors préfet de police, étant judiciairement établie et la qualité de fonctionnaire n’étant pas déniée à mon père, on remarquera que l’Etat français aurait mis plus de formes pour démettre de ses fonctions le dernier agent du dernier de ses services.

L’action qui se prépare défie le sens commun : qu’on réfléchisse au scandale - au demeurant inimaginable - que cela causerait si l’Etat français dépêchait sa police à l’Institut Catholique de Paris pour en chasser le Recteur, pour peu que ce dernier n’ait plus la faveur des gouvernants en place.

Mais, s’agissant de l’Islam, il ne vient à personne l’idée de se ressaisir dans une ivresse collective et administrative : celle d’une ratonnade gouvernementale.

Tel est le sujet qui est proposé à la réflexion de nos lecteurs et sur lequel j’apporte ma modeste contribution.

Dans cette étude le terme « tendance » est utilisé au sens donné par Wikipédia : Tendance psychologie : forme appétitive ou aversive de direction affective des comportements (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tendance).


L’AFFAIRE.

Cette étude est proposée à la communauté musulmane de France pour que se fortifie la connaissance de son histoire et de sa place dans la société française.

Car on ne peut comprendre le présent sans une parfaite connaissance de son passé.

Dans cet article, Hamza Boubakeur ne représente pas seulement le recteur de la mosquée de 1966 en grande difficulté avec le pouvoir qui l’a mis en place. Pour une fois, il représentera les musulmans de France, martelés par le racisme omniprésent et quotidien de la société française, aussi bien dans leur vie personnelle que professionnelle. Hamza Boubakeur est dans le meilleur rôle que le destin ait bien voulu lui accorder pour racheter quelques unes de ses fautes.

Afin d’ouvrir cette étude à une généralisation plus grave, il faut signaler que les faits de racisme ici rapportés, ont été commis dans la plus grande perfidie : il s’agit d’un français d’origine arabe qui, de tout temps, a servi la France et sa culture. De plus, les acteurs de cette affaire sont tous de hauts fonctionnaires. Ils forment l’élite de la société française et ils comprennent le sens et la portée de leurs actes bien mieux que beaucoup de leurs concitoyens.

Dans ce préliminaire, il convient aussi de souligner que l’attitude de ces gouvernants se double d’un effet insidieux chez de nombreux français dont les idées et les habitudes se calquent sur celles de leurs élites.

Lors de mon précédent article, j’ai expliqué comment Michel Debré, alors ministre des finances et qui avait de l’amitié pour mon père l’avait sauvé in extrémis. En souvenir d’idées communes sur un Sahara Français et en refusant à bon droit que son administration qui devait prendre en charge la mosquée au titre des Domaines, participe à cette exaction.

Tout ceci, parce que Hamza Boubakeur avait refusé d’apporter son concours à une entreprise de désinformation en rapport avec l’affaire Ben Barka. On se souvient que cette affaire avait révélé l’entente entre l’état français et l’état marocain dans des agissements d’autant plus criminels que la victime était sous protection française.  

Ce qui était reproché à mon père, c’était d’avoir refusé, le 2 janvier 1966, qu’une manifestation destinée à occuper le terrain médiatique, faite de plusieurs centaines de figurants et de prières à grand spectacle, puisse se dérouler à la mosquée de Paris. Son prétexte étant le souvenir soudain de la mort du sultan Mohammed V dont le trépas avait sombré dans l’oubli, notamment à Paris.

Telle était l’opération de propagande voulue par l’ambassade du Maroc afin de prouver l’attachement des marocains au régime de leur pays, en dépit d’une instruction criminelle qui le mettait en cause.

Quelles qu’aient été l’inimitié que mon père vouait à Hassan II et sa rigidité de caractère dans des situations délicates, nul ne pourrait lui reprocher d’avoir voulu se tenir à l’écart de cette affaire de sang.

L’affaire tourna donc à la confusion de l’ambassade du Maroc et du gouvernement français qui en était vivement partisan. Il n’en fallut pas plus pour que tout l’appareil d’Etat, dans un reflexe de meute, se dresse contre Hamza Boubakeur, « ce pelé, ce galeux, cet arabe, d’où venait tout le mal ».

Alors, le pouvoir en place, sortant à nouveau son panier à salade pour régler ses affaires avec l’Islam, jugeant que le Recteur de la mosquée de Paris avait pour premier devoir celui de se prosterner aux pieds de sa grandeur, se résolut à le jeter dehors.

Comme un klebs.

Pour se venger, mais aussi dans un reflexe par nature irrépressible, tendant à réaffirmer un ordre social qui s’abandonne volontiers aux vertiges de la violence quand il se heurte aux questions musulmanes.

La ratonnade commence.


LA METHODE D’ETUDE CHOISIE.

Par sa volonté de nuire à une personne pour des motifs religieux, l’affaire qui nous occupe est une atteinte indéniable aux droits de l’homme, sans cesse ressassés dans les discours de quelques hardes de la politique française. S’agissant de l’Islam et d’un arabe, son fondement raciste est évident. Aussi, la présente étude doit être abordée comme celle d’une bête que d’aucuns ont déclarée « hideuse ». Nous ajouterons « parasitaire » en raison des dommages qu’elle cause, pour son meilleur profit.

Par sa dimension véritablement éthologique, notre étude s’apparentera à une dissection, telle qu’elle se pratique en zoologie avec la douve du foie, l’ascaris ou la sangsue dont le but est de mettre en évidence un système nerveux rudimentaire et des organes sexuels démesurément développés chez ces animaux. 

La comparaison avec la dissection d’une sangsue me semble particulièrement justifiée. La communauté musulmane devra donc maîtriser son haut-le-cœur devant cet examen. De la même façon que je réprimais ma répulsion, quand, jeune étudiant en 1ere année de pharmacie, il me fallait masser le ventre de la sangsue que je devais disséquer afin de lui faire vomir le sang dont elle s’était repue.


LES DOCUMENTS ETUDIES.

Nous produisons ci-dessous les documents suivant :

Document 1 :

Cliquez sur les images pour les agrandir

Cette lettre qui accompagne les documents demandés est datée du 1er avril 1966. Elle porte la mention « TRES CONFIDENTIEL » et elle est signée par le chef de cabinet de Papon. Elle fait suite à une demande du ministre Roger Frey, relative au dossier établi par les Renseignements Généraux sur mon père. Ce courrier fait état de réunions tenues les 7 et 11 janvier 1966. On note que la demande du ministre a eu lieu très peu de temps après l’incident avec l’ambassade du Maroc daté du 2 janvier 1966. L’objectif déclaré du ministre est de mettre en place une nouvelle association dont Hamza Boubakeur serait, bien entendu, exclu.

Il est inouï qu’au mépris d’un jugement très récent, émis par le Conseil d’Etat et qui intimait au gouvernement français l’ordre de se tenir à l’écart des affaires de la mosquée de Paris, ces hauts fonctionnaires versent dans la récidive. En effet, ils projettent de mettre en place une association à leur convenance. Cinq et neuf jours après l’incident.

On voit donc que le gouvernement de ce temps était prêt à toutes les audaces et savait se faire diligent lorsque lui prenait l’envie de se venger d’un musulman.

Ainsi allait la frénésie des français les plus brillants, dès lors qu’un musulman se refusait à leur baiser les pieds.

La régression mentale, telle qu’elle ressort des documents ici exposés pourrait être comparée à celle qui accompagne l’excitation de certaines peuplades lors de liturgies ancestrales. Mais dans le cas présent, on ne peut s’empêcher de penser au rituel qui existe encore dans certaines campagnes françaises lorsqu’on a décidé de « tuer le cochon ».

Cette similitude éthologique étant particulièrement frappante dans ses préliminaires, notamment quand ces indigènes encerclent la bête sans qu’elle s’en aperçoive, pour se jeter dessus et lui régler son compte.

Document 2 :

Il s’agit d’une note non signée et imparfaitement datée de « mars 1966 ». En dépit de sa destination administrative, sa rédaction est tendancieuse et laisse une place importante aux jugements de valeur. A certains égards, elle est insultante. Son aspect discriminatoire se révèle par son contenu malveillant, ses écarts rédactionnels, son absence de signature, son origine indéterminée (on ne sait pas de quel service elle émane) et sa date volontairement tronquée.

Cette note paraît d’autant plus fourbe qu’elle présente Hamza Boubakeur comme le lâche déserteur d’une société secrète à laquelle beaucoup de politiciens français adhèrent (« franc maçon, reniant son appartenance au moment des dangers… »)…

Mais cette remarque ne peut être totalement satisfaisante car l’examen de ce document doit se faire en lien avec une tendance  présentée par nombre de français qui chargent les musulmans de leurs propres turpitudes. Souvent les plus inavouables.

Dans le cas présent, on constate que l’auteur de ce torchon, tout en qualifiant Hamza Boubakeur de lâche, se refugie lui même dans un veule anonymat pour porter ses coups sans qu’on le reconnaisse.


Document 3 :

En première approche, ce rapport est issu des Renseignement Généraux. La note anonyme (document 2) se rapporte à ce document à partir duquel elle se répand en des propos inacceptables. Le présent document déroule sur 6 pages les mêmes aberrations rédactionnelles mais notablement atténuées. En réalité, il reprend des informations véritablement établies par les Renseignements Généraux (document 4) en y ajoutant les racontars fournis par un indicateur qui évoluait dans l’entourage de mon père mais que ce dernier avait repéré. Il s’agit de faux renseignements que Hamza Boubakeur laissait filtrer devant cet individu afin de brouiller la surveillance dont il se savait l’objet.

Document 4




C’est le rapport validé par les Renseignements Généraux et sur lequel le rédacteur du document 3 a visiblement « travaillé », bien que daté du 16 mai 1966.

Il est neutre et synthétique. On notera la qualité de son expression : il répond aux obligations de « courtoisie » des fonctionnaires. Il est daté, parfaitement identifié et porte un numéro d’enregistrement. Il ne contient aucun jugement de valeur et ne donne que des informations certaines, dans le respect des exigences d’une administration consciente de ses devoirs.

Ses auteurs ont apposé leurs initiales et assument la responsabilité de leurs écrits. Pour compléter son travail, l’un d’eux a ajouté quelques lignes manuscrites relatives au train de vie de mon père sans grand intérêt mais qui signent sa tranquillité d’esprit.

Il n’y a pas lieu de s’émouvoir de la qualité de ce rapport, il s’agit d’un travail tel que l’effectuent des millions de fonctionnaires en France dans le respect de leur métier et de leurs concitoyens.


Document 5 : La lettre signée Papon que nous avons produite lors de notre dernier article.



Dans cette lettre datée du 15 décembre 1966, l’action envisagée semble imminente. Son intérêt premier est qu’elle officialise le droit de regard du préfet de police (Papon) dans la désignation d’un nouveau recteur de la mosquée de Paris.

La mention manuscrite portée par le destinataire « Est-ce possible ? » révèle sa perplexité devant l’énormité de la requête. Mais le destinataire se ravise bien vite et il ajoute : « Si oui, bien volontiers » pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur ses réserves.

Cette lettre démontre que l’expédition n’est plus motivée par la constitution d’une nouvelle association, prétexte décidément trop grossier et prématurément annoncé par le ministre dans sa demande de janvier 1966. La récidive est si flagrante que l’affaire pourrait se retourner contre ses auteurs. Et cette clique, comme on s’en doute, aime bien donner des coups mais déteste en recevoir.

L’expulsion s’appuie maintenant sur une circulaire interministérielle du 10 juillet 1966 qui serait donc parue après la lettre du chef de cabinet de Papon, datée elle-même du 1er avril 1966. Par cette circulaire, la mosquée de Paris devient un bien vacant et SANS MAITRE… depuis 1954, par l’application des articles 539 et 715 du code civil. Papon reprend mot après mot les termes de ce nouvel argumentaire pour confirmer à son ministre qu’il a bien compris ce changement de stratégie.

Dans cette intelligence et pour répondre par avance aux problèmes de conscience des participants, si d’aventure il y en avait, Papon ajoute hypocritement que Hamza Boubakeur « serait reclassé dans l’enseignement supérieur ».

De la même manière qu’il était prévu, quelques années plus tôt, de « reclasser » son prédécesseur, Ahmed Ben Ghabrit dans « un poste consulaire ». Avant que le panier à salade ne le laisse pour compte devant un hôtel de la rue de la Huchette.

Ainsi est prouvé le caractère circonstanciel et malveillant de l’expulsion qui s’organise : pour éviter d’être accusés de récidive, les organisateurs passent d’un motif hors la loi et déjà jugé comme tel, à un autre motif qui l’est tout autant mais qui n’a pas été encore condamné. Par ce subterfuge, l’expédition échappe à la qualification de récidive dont l’effet serait désastreux lors du référé qu’elle ne manquera pas de provoquer.

Cependant, le stratagème juridique (bien vacant et sans maître) n’étant pas convaincant même pour ses auteurs, le problème reste entier. Mais de cela les compères n’ont que faire : ils comptent sur les délais de procédures (des années) pour pérenniser l’expulsion. Ainsi se trouve exposé le sens de l’Etat de cette camarilla.

C’est le fait accompli qui sera créateur de droit.

Le ministère de l’économie et des finances rejettera le subterfuge et refusera, à bon droit, d’entrer dans la machination. Il refusera de considérer la mosquée de Paris comme bien vacant et surtout SANS MAITRE en rappelant la nomination de Hamza Boubakeur par l’Etat, son statut régulier au regard de la fonction publique et les subventions qui lui ont été versées par le ministère qui souhaite l’expulser.

Devant ce rappel au sens commun, tout ce monde, honteusement surpris en des ardeurs impudiques et s’ébrouant de ses incontinences, disparut subrepticement. La cabale s’effondra sous le poids de ses outrages puis sombra dans l’oubli.

Seule une relation en a été faite par Monsieur Boyer dans son livre « L’institut musulman de la mosquée de Paris » où la réprobation du ministère de l’économie et des finances a été rapportée.

ETUDE APPROFONDIE DES DOCUMENTS 1, 2 ET 3.

Pour faciliter la lecture et la compréhension du présent article, les documents en cause sont reproduits sous un format réduit.

Examen du Document n° 1.


Il fait suite aux deux conférences des 7 et 11 janvier 1966, qui ont eu lieu immédiatement après l’incident Ben Barka en date du 2 janvier 1966. Ce document indique que ces DEUX conférences ont été tenues pour mettre au point l’expulsion.

Elles sont présidées par Bxxx-Xxxx, Directeur Général des Affaires Politiques et de l’Administration du Territoire, ce qui démontre, comme l’indique le titre de ce fonctionnaire, l’intrication de la mosquée de Paris avec les affaires politiques de la France et l’administration de son territoire.

Il est classé « TRES CONFIDENTIEL ». L’illégalité est tellement flagrante que la moindre fuite ferait capoter l’affaire. L’esbroufe est donc la condition première du succès de l’entreprise. Ce document est signé par le chef de cabinet de Papon. En raison de son caractère très sensible, il est exclu que Papon ne l’ait pas approuvé avant sa transmission au ministre de l’intérieur.

Ce courrier a pour objet de transmettre des renseignements détaillés sur le passé et les activités de Hamza Boubakeur durant la seconde guerre mondiale, c'est-à-dire dans un lointain passé.

Emanant du cabinet de Papon et validées par ses soins, on est sidéré par ces lignes, sachant que Papon aurait du finir ses jours en prison pour des méfaits du même ordre que ceux qu’il devait laborieusement imputer à Hamza Boubakeur.

Examen du document n°2.


Cette note fait doublon avec la lettre d’accompagnement qui rappelle au ministre sa demande initiale. Son auteur est inconnu et elle est datée de façon incomplète (mars 1966), on ne sait pas de quel service elle émane.

Elle n’a pas de valeur administrative et revêt dans ce dossier le caractère d’une lettre anonyme.

Avec ce document, on entre dans un domaine proscrit par l’administration : celui du sous entendu, du passionnel, de la personnalisation et de l’anonymat. On rappellera à nouveau qu’un document administratif doit être signé, neutre et exempt de considérations personnelles. Le présent document franchit largement les limites du concevable en cette matière. Le ton se fait moqueur, sarcastique et parfois insultant.

C’est que l’auteur du document, par conviction et pour complaire à sa hiérarchie, se place sur un plan de supériorité par rapport à l’arabe.

Dans sa forme, cette note n’est pas signée et l’imprécision de sa date, sont des anomalies administratives très sérieuses, pour le moins qu’on puisse dire.

Son lâche anonymat et son flou chronologique font de son auteur un corbeau.

Ces anomalies prouvent que son auteur savait ce qu’il faisait avec les risques encourus lorsque ses écrits viendraient à circuler.

L’anonyme censeur néglige d’observer les règles administratives de rédaction afin d’exprimer le mépris qui doit être réservé à Hamza Boubakeur, car un arabe ne mérite pas qu’on parle de lui dans le ton requis et c’est s’abaisser à son niveau que de le traiter normalement.

Dans son fond, la malveillance de cette note et son anonymat la situent dans la veine des jours sombres de 1942. Sûr de son anonymat, le corbeau s’attache à rédiger sa note dans la trivialité d’une pensée malheureusement trop ancrée chez certains français.

Cette note a reçu l’approbation de Papon. Celle d’un criminel endurci qui ne veut pas rater un arabe qui a empêché une manifestation qui venait au secours d’une cause où ses services sont impliqués. Papon sera d’ailleurs débarqué quelques semaines plus tard et son ministre, Roger Frey, dont la démission a été réclamée par l’Express, sera remplacé par Christian Fouchet.

Fort heureusement pour les étudiants de 1968, car beaucoup de stations de métro du quartier latin auraient pu être rebaptisées « Charonne ».

Dans ce papier, Hamza Boubakeur, après avoir été gratifié de nombreux épithètes, est déclaré de « nationalité française, de conviction changeante », ce qui veut dire en clair qu’il n’est pas un vrai français.

C’est un personnage « haut en couleur » (un hâbleur) et « un éclectique déroutant » (un fantaisiste). Il est « assoiffé d’honneurs » et « use pour son meilleur service d’un art consommé de la mystification ». « Franc maçon reniant son appartenance au moment du danger » : c’est donc un traitre à la franc-maçonnerie mais c’est aussi un appel à la vindicte des membres de cette société secrète qui recrute significativement dans les milieux politiques français. Hamza Boubakeur « oppose ses adversaires entre eux », il pratique « l’atermoiement » et les « démarches occultes ».

Notons que l’anonyme pamphlétaire est à coté de la plaque qui lui est assignée : il fait dans le « levantin », au sens péjoratif qu’accorde à ce terme la langue française, très riche en ce domaine.

Car c’est dans le registre du bicot, du nor’af, du bougnoule, du raton, du melon et de la khrouye que ses commanditaires lui demandaient d’œuvrer.

Pour ce qui est de l’enquête sur ses activités pendant la 2e  guerre mondiale, notons qu’en 1939 mon père avait 27 ans et, qu’obscur enseignant du secondaire de statut indigène, il était d’un poids politique absolument nul. Nonobstant le régime pétainiste qui n’a jamais eu les fonctionnaires en sympathie pour avoir, dès l’été 1940, baissé leurs salaires et supprimé leurs congés.

Mais Papon répondant à la tendance que nous avons décrite plus haut, charge ici encore Hamza Boubakeur de ses propres turpitudes, les plus inavouables.

Celles qu’on découvrira 15 ans plus tard et qu’il croit à jamais oubliées.

Par ce mécanisme, Hamza Boubakeur se transforme en kollabo comme Papon l’a été : aussi dangereux que discret.

Hamza Boubakeur était un kollabo parce qu’il était enseignant sous le régime de Pétain. C’était aussi un kollabo parce qu’il était à Alger en 1942 lors du débarquement des américains. Parce que c’était un planqué qui ne pensait qu’à se mettre du côté du gagnant. Et pourquoi ne pas le dire ? Parce qu’en mai 1940, il n’a pas défendu la France, comme c’était son devoir : en faisant barrière de sa poitrine devant l’envahisseur nazi.

Que n’a-t-il pris exemple sur le valeureux secrétaire général de la préfecture de la Gironde qui livrait ses compatriotes à l’occupant par trains entiers ?

On retiendra que le même monde politique qui a demandé à Papon d’accuser Hamza Boubakeur de collaboration, soutiendra au delà de toute raison, le responsable des tueries du 17 octobre 1961 et de Charonne, lorsque ce dernier devra justifier ses propres activités sous Vichy.

Dans une administration qui se serait respectée, pareil torchon aurait volé au fond du bureau en présence de son auteur. Dans le cas présent, le torchon répond à peu près aux attentes de gouvernants en proie à une démence raciste et il est transmis dans sa vulgarité aux autorités supérieures.

Examen du document n° 3.



Il s’agit d’un rapport qui s’inspire du document 4 que nous avons vu plus haut. Il est nettement plus dur que le rapport original. Il est toutefois moins outrancier que le document n°2. Il n’est pas daté et son origine n’est pas identifiable.  

On ne parle plus de « Monsieur » Boubakeur ni de « Mademoiselle » Zoubida Kiouane qui figurent dans le document 4. Le rédacteur estime que ces civilités sont superflues alors que la courtoisie est une obligation pour l’administration. Le rédacteur le sait, mais ce faisant, il relègue mon père et ma mère au rang de gens de peu et montre à ses commanditaires qu’il a bien compris ce qu’il avait à faire.


Ce rapport s’agrémente de quelques renseignements erronés tendant à desservir mon père. En effet, il n’était pas « propriétaire » d’un appartement à Neuilly mais seulement locataire, en raison des problèmes de sécurité liés à la guerre d’Algérie. Il ne l’a quitté qu’en 1967, lorsque l’Algérie avait perdu tous ses procès contre lui.

A la question posée par le ministre sur les activités de Hamza Boubakeur pendant la 2e guerre mondiale, Papon répond dans le sens souhaité et accuse Hamza Boubakeur d’avoir « COLLABORE » avec la « Légion des combattants » en 1941.

Le terme est enfin placé.

On pourrait croire, à la consonance de ce nom, qu’il s’agit d’une sorte de milice. Or c’était une organisation qui regroupait les anciens combattants de la guerre de 1914 – 1918, dispersés auparavant en une multitude d’associations. Par conséquent mon père ne pouvait en faire partie.

Quant aux faits de résistance pendant la 2e guerre mondiale, on remarquera qu’ils étaient souvent mensongers pour ceux qui s’en prévalaient. A commencer par Papon.

Hamza Boubakeur a édité une publication en 1941 dont personne n’a jamais entendu parler. Mais Papon se garde bien d’évoquer le souvenir d’une autre revue : As-Salam, publiée aux frais du gouvernement français de 1946 à 1948, dont Hamza Boubakeur a rédigé seul, pratiquement tous les articles et qui a été de la meilleure utilité pour les services de renseignements français.

Par sous-entendus et omissions, Papon accrédite l’idée que Hamza Boubakeur était un collabo caché mais très actif pendant la seconde guerre mondiale. En réalité, obscur colonisé, il avait fort à faire pour trouver à manger, autre chose que des rutabagas avec du pain noir, acheter du savon, économiser l’électricité en raison de son rationnement et se protéger des bombardements dans un abri creusé dans un talus qui bordait sa maison.

On déduit de la note incriminée que la présomption d’innocence peut être mise à mal dans le cas de l’arabe, par de simples insinuations. En revanche, ce même principe peut faire durer une procédure pendant 20 ans quand est mis en cause un français de souche, fut-il un voyou parmi les plus étonnants de la politique française.

Ce document fait état de contacts que mon père entretenait avec les autorités Algériennes. Il s’agissait d’« émissaires » porteurs d’aucun mandat officiel auxquels mon père n’accordait aucun crédit. Hamza Boubakeur en a toujours informé son ministre et donné la teneur des propos échangés. C’était son intérêt afin de discréditer les autorités algériennes qui exigeaient sa démission et pour apporter à son ministre la preuve de sa loyauté envers la France. Aucun de ces contacts n’a jamais eu la moindre suite 

Sa mission de renseignements en Arabie Saoudite en 1957 est mise en doute alors qu’il en a été officiellement chargé par un ordre de mission barré de tricolore que j’ai vu et sur lequel je peux donner un certain nombres de précisions. Cette mission a duré un mois et a eu lieu au moment du pèlerinage à la Mecque de cette année. Le départ s’est fait à partir de Maison blanche, aéroport d’Alger, le 6 juin 1957. Cet ordre de mission a été établi en bonne et due forme par l’Etat qui a supporté la totalité des frais du voyage, pour mon père et son chaouch Mohammed Bouamama. Il en a rendu rapport et en a été félicité personnellement par Robert Lacoste. Le rapport de cette mission très sensible que j’ai également vu et partiellement lu sur son bureau, n’a pu être détruit. Pas plus que l’ordre de mission correspondant.

Ce document n°3 comporte quelques inepties relatives aux « contacts » que mon père avait avec le gouvernement algérien. Il s’agit de mouchardages transmis par un indicateur qui évoluait au plus près de Hamza Boubakeur. Ce devait être un arabe pour avoir compris l’affaire du passeport et le sens d’une conversation où le mot « moudir » a été employé. Du personnel qui entourait mon père, l’ancien tortionnaire musulman de l’armée française dont j’ai parlé dans d’autres articles et qui servait de surveillant à la mosquée de Paris, en ce temps était le plus à même à s’adonner à cette activité.

Ancien interprète lors des activités de torture de l’armée française en Algérie, lui seul parlait l’arabe et le français nécessaires à la traduction du mot « moudir ». Il avait accès au bureau du Recteur pour rendre compte de sa surveillance. Tout naturellement l’individu s’essayait à l’art du mouchardage après avoir œuvré dans celui des supplices. Mais ce fumier humain n’était pas de taille à se mesurer en ce domaine avec le vieux cheval de retour du renseignement qu’était mon père et qui devait s’amuser de lui en laissant transpirer de fausses informations en sa présence.

Pour le reste, il est vrai que mon père se plaisait à manifester par écrit sa satisfaction quand ses ennemis étaient mis à terre. En effet, il s’est réjoui ouvertement et par écrit de la disgrâce de Tawfik El Madani, de la mise en prison de Farès, des ennuis de même nature de Ferhat Abbas, de la mort du parfumeur Zouaï et même de l’exécution par Ben Bella de l’inquiétant colonel Châbani qui avait lancé ses chars contre Alger et qui l’avait menacé de mort. J’ai relaté dans mon précédent article la teneur d’une lettre qu’il avait envoyée à Giscard d’Estaing en 1981 pour lui dire sa satisfaction de le savoir « foutu dehors ».

Ce rapport est émaillé d’autres fables distillées de la même manière par mon père. Son admission parmi les chevaliers de Malte est une fantaisie de son imagination ainsi que l’accueil d’Aït Ahmed à la mosquée de Paris.

Toutes ces fausses informations étaient lancées pour observer leur devenir et repérer les mouchards de son entourage quand elles revenaient à ses oreilles.

On note que mon père a rédigé un travail destiné à la diplomatie algérienne, destinée à argumenter le bien fondé des frontières algéro-marocaines existantes. Je l’ai vu, en effet, rédiger ce rapport dans la bibliothèque où il travaillait et où nous faisions nos devoirs en 1964 alors que Boumediene n’était que ministre des armées.

Je ne crois pas que ce travail ait compté 250 pages. En tout cas, le temps qu’il lui a consacré ne correspond pas à un travail de cette ampleur, à moins qu’il y ait inclus des pages reproduites des ouvrages dont il s’est forcément aidé pour le rédiger.

De la façon dont mon père en parlait, il s’agissait d’un mémoire de quelques dizaines de pages qu’on lui avait demandé dans l’urgence. Ce mémoire était agrémenté de quelques considérations personnelles selon lesquelles les prétentions marocaines n’étaient pas justifiées mais qu’en revanche, l’Algérie était en droit de demander la restitution de certains territoires marocains historiquement placés sous sa souveraineté.

L’attestation délivrée par le gouvernement algérien mentionnant que Hamza Boubakeur « rendait des services appréciables à la nation » était affichée, bien à la vue du public, sur les murs de la mosquée de Paris avec une signature illisible et la marque d’un tampon (de couleur rouge si mes souvenirs sont exacts).

Force est de constater qu’il n’est pas prouvé que cette attestation ait été authentique, que les « émissaires » rencontrés aient été dûment mandatés et que ces derniers ne se soient pas purement et simplement approprié ce travail en le déclarant de leur cru. D’autant que cela n’a nullement apaisé les hostilités du président Boumediene contre mon père.

Mais tous ces éléments sont démesurément grossis et sont transformés en NEGOCIATIONS EN SOUS-MAINS avec Ben Bella dans le document n°2.

S’agissant d’une puissance étrangère, cette accusation portée contre un fonctionnaire français en activité, s’analyse en une faute grave. Elle veut démontrer que Hamza Boubakeur n’est pas un élément fiable du monde politique français et qu’il faut s’en débarrasser.

Aucun de ces fameux « contacts» n’a jamais eu la moindre conséquence dans les relations entre Hamza Boubakeur et le gouvernement algérien, preuve du peu de leur sérieux. Les seuls qui furent suivis d’effets sont ceux qui ont été établis de sa propre initiative, notamment après la mort du Président Boumediene, quand mon père eut fini de comprendre que son désastre personnel vis-à-vis de la France et des français était total.

Enfin ce rapport mentionne un nom qui n’a laissé aucune trace : « le colonel René COURTES ». Aucune information relative à ce nom n’a été retrouvée sur Internet malgré de longues recherches. Il semblerait être le nom d’une personne dans la mouvance du colonel Shœn du 2e bureau en Algérie-sous toute réserve. On peut se demander à quelle source ce renseignement a été puisé. Une piste pourrait être explorée du coté des Pères Blancs qui étaient partie prenante avec les autorités gouvernementales françaises en Algérie pour ce qui était affaire de renseignements.

Ainsi se termine l’exposé des faits que je voulais soumettre au jugement de la communauté qui est la mienne, afin de lui donner des informations nouvelles sur sa difficile histoire en France.


EN GUISE DE CONCLUSION.

1°) Les faits que je relate datent de 1966. Ils prouvent qu’en cette année, tous les musulmans de France, du plus modeste au plus en vue d’entre eux, c’est à dire Hamza Boubakeur, étaient unis :

UNIS DANS LE MEPRIS DES FRANÇAIS.

Du plus modeste, insolemment insulté par le flic et le tenancier de bistro, au plus en vue, Hamza Boubakeur, poursuivi par la haine des tenants du pouvoir et de leur préfet de police Papon.

Tous musulmans, avilis par un racisme français, certes ondoyant et divers mais aussi d’une férocité d’ophidien.


2°) A partir de documents peu nombreux, assez courts et rédigés par des mains expertes, nous avons mis en évidence par 2 fois, la tendance qu’ont certains français à transférer sur les musulmans leurs turpitudes les plus inavouables. Le contexte précité en ces lignes permet d’élargir ce constat à un nombre de français beaucoup plus grand.

Ceci pourrait être mis en relation avec leur propension à donner des leçons au concert des nations et à se considérer comme la conscience du monde.

Cette tendance éclaire d’une lumière crue les fondements des préventions de certains français envers l’Islam.

3°) Dans ce contexte vient naturellement à l’esprit la question pour un musulman de se dévouer pour la France. C’est ce qu’a bien compris Hamza Boubakeur qui en a pris son parti.

A-t-il eu raison ?

En est-il autrement aujourd’hui ?

A chacun de se faire une opinion.

Force est de constater que les choses ne se sont guère améliorées depuis 1966. Sur le plan politique, sur le plan économique, et celui des forces en présence avec les menaces proférées contre nous. Quels que soient les débats que cela suscite, les garanties théoriquement offertes par les textes, les recours possibles auprès d’autorités bidons qui au lieu d’agir se font, au mieux, psychothérapeutes et qui sont de toutes façons plus intéressées par les sujets à la mode que par celui des musulmans.

« Restez dans le match ! » disait un arbitre français à un joueur de football arabe qui lui demandait de faire cesser les injures racistes du public. Restons donc dans le match de notre quotidien. Il n’en reste pas moins que ces difficultés procèdent d’une hostilité que la plupart des français nourrissent depuis des siècles à l’égard de l’Islam et qui se transforme en une agressivité irrépressible chaque fois que la communauté musulmane se révèle à sa vue.

En ce qui me concerne, je considère que le fondement cette agressivité est culturel, qu’il procède des valeurs et de la pensée occidentales telles qu’elles ont été formées par l’animosité hideuse et parasitique de la religion chrétienne envers l’Islam depuis plus de 1000 ans, où qu’il se trouve à travers le monde.

Et que son repentir d’aujourd’hui n’y change rien.


                                                                                        Mohammed BOUBAKEUR



3 commentaires:

Assia a dit…

Merci à l'auteur pour toutes ces révélations !

Musulman et Francais a dit…

As salamou Alaykoum,

Encore merci à Mr Boubakeur pour autant d'effort deployer pour redresser l'honneur de la communauté musulmane de France et pour avoir mis en avant toutes ces tractations et manipulations du gouvernement francais afin de tenir sous sont joug la communauté musulmane et continuer a l'avilir et changer sont dogme !

A quand la communauté se reveillera comme elle le fait partout dans le monde ces derniers mois, comment pouvont nous nous sentir bien quand nous voyons nos freres partout dans le monde faire face au fusil pour Allah ainsi que pour leurs liberté fondammental et nous ici ne luttons pas pour nos droits alors que nous ne faisons pas fasse au meme degré de danger !

La communauté musulmane francaise doit prendre conscience de tous ces evenement et comprendre la necessité absolue de reformer le mode de representation et de decision intra communautaire, nous avons le devoir de redresser la situation et se devoir incombe a tous musulman vivant sur le territoire nationnale aucune excuse ne seras accepter de la part de notre Createur Allah subhana, "Celui qui ne se préoccupe pas de m'a communauté n'en fait pas partie" nous a enseigner notre noble prophete alayhi salat wa salam, alors relevons nos manche et au travail car c'est un chantier immence qui nous attend mais que nous n'avons pas la possibilité de delaisser si nous voulons qu'enfin nous puissions vivre notre Islam comme il nous incombe de le vivre !!! C'est à dire la lutte ideologique et donner de sa personne, c'est le Jihad de tous les musulmans vivant en occident celui de vivre leurs Islam pleinement et de faire comprendre a nos concitoyen la vrai force de l'Islam, la solidarité la discipline le don de soit la perseverance dans les luttes a mener !!!

Anti_Illusion a dit…

Je suis entièrement d'accord avec vous Musulman et Français, et grâce à des personnes comme Mohamed Boubakeur nous pouvons comprendre bien plus encore les enjeux de la supercherie, et l'avilissement dont nous sommes victimes!

L'actualité, par ailleurs, en dit bien long!
Mais de quelle manière nous defendre et sortir de cette emprise coloniale sans servir le système?