mercredi 30 novembre 2011

Les détentions politiques : une bombe à retardement

Publié le 30 novembre 2011 sur le site palestine-info.cc


Le chef du bureau de l'information du gouvernement à Gaza, le Docteur Hassen Abou Hachich, a mis l'accent sur le fait que la poursuite des opérations de détentions politiques sur la rive occidentale, menace d'écarteler le tissu social, conduit à la dégradation des rapports et met en péril la réconciliation palestinienne

Dans une déclaration exclusive au CPI, le lundi 28 novembre, Abou Hachich, a affirmé que les détentions politiques sont légitimement, patriotiquement et légalement prohibées! Il est donc nécessaire de neutraliser cette menace que constitue les détentions politiques et qui pourrait faire exploser à tout moment la Réconciliation!

Il a ajouté que "la persistance des opérations d'arrestations confirme qu'il existe des sphères sur la rive occidentale qui veulent signifier, à travers les arrestations, que leur décision est du ressort exclusif des compétences sécuritaires et de la coordination sécuritaire" il a en outre attiré l'attention sur le fait que dès le départ, le dossier des détentions politiques a été examiné avec une responsabilité exceptionnelle, signalant que celui qui été arrête à la bande de Gaza le fut pour des motifs criminels et pour intelligence avec l'occupation et non pour des raisons de nature politique.

Abou Hachich a par ailleurs précisé que les personnes arrêtées pour avoir commis un crime pourraient elles-mêmes appartenir au mouvement "El Fath", mais que les raisons de leur arrestation n'est absolument pas fondée sur leur fait de leur appartenance à El Fath mais bien en raison du crime qu'elles ont commis.

En ce qui concerne, les propos du mouvement El Fath relatifs à l'arrestation de quelques journalistes à Gaza, le Docteur Abou Hachich a assuré que ces hommes n'appartiennent à aucun groupe de presse et qu'ils n'ont pas été arrêtées parce qu'ils sont du Fath mais que leur arrestation a reposé sur des informations parvenues au Ministère de l'Intérieur à Gaza qui montraient que ces derniers rédigeaient des rapports hostiles qui nuisaient à la Bande de Gaza. 

Orthographe et syntaxe corrigées par le CCY

Jérusalem : Les forces occupantes prétendent avoir arrêté des cadres du Hamas

Publié le 30 novembre 2011 sur le site palestine-info.cc


Al-Qods occupée - CPI

La radio de l'occupation sioniste a prétendu le mardi 29 novembre, qu'il a été dévoilé qu'au cours des derniers mois, le Shin Bet sioniste a arrêté en collaboration avec la Police d'éminents activistes du mouvement Hamas dans la région d'al-Qods occupée.

La radio sioniste a prétendu qu'ils travaillaient secrètement à l'étranger pour financer une activité de résistance face à l'occupation et resserrer l'emprise du Hamas sur Jérusalem occupée.

"Le Shin Bet et la police ont arrêté au cours des derniers mois 18 cadres du mouvement du Hamas à l'est d'al-Qods, ils travaillaient à recruter des Palestiniens en faveur du mouvement du Hamas", a-t-il ajouté.

La radio a déclaré  que les activistes du Hamas étaient en garde à vue depuis leur arrestation par les services de sécurité sionistes.

Orthographe et syntace corrigées par le CCY

Israël débloque les fonds dus à l'Autorité palestinienne

Publié le 30 novembre 2011 sur le site 7sur7.be

Israël, sous pression internationale, a débloqué mercredi les fonds dus à l'Autorité palestinienne dont le versement était suspendu depuis début novembre, ont annoncé les radios locales.


© afp

Cette décision a été prise lors d'une réunion du Forum des huit ministres les plus importants du gouvernement de Benjamin Netanyahu, a précisé la radio publique en précisant que seul le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman avait voté contre.

L'annonce n'a pas été confirmée officiellement par le bureau du Premier ministre.

Le gel des fonds, décrété le 1er novembre pour sanctionner l'adhésion comme membre à part entière de la Palestine à l'Unesco, avait été dénoncé par les Etats-Unis, l'ONU et la France notamment.

Ces fonds d'un montant de 100 millions de dollars proviennent des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises destinées aux Palestiniens transitant par les ports et aéroports israéliens.

Sans ces fonds qui représentent deux tiers de recettes budgétaires intérieures, l'Autorité palestinienne n'est plus en mesure d'assurer la paye de ses quelque 150.000 fonctionnaires.

Selon la radio, le Forum a pris sa décision à la suite d'un rapport qui lui a été présenté selon lequel les Palestiniens auraient pour le moment renoncé à leurs démarches à l'ONU pour l'adhésion d'un Etat de Palestine.

En outre, le récent rapprochement entre les islamistes du Hamas et le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas ne constituerait pas vraiment une réconciliation, selon ce rapport.

Les ministres israéliens ont toutefois prévenu que le versement de cet argent pourrait être en partie gelé s'il s'avérait qu'une partie des fonds était versée au Hamas ou à "d'autres éléments terroristes", a ajouté la radio. (belga)
30/11/11 13h28

Aux sources du sionisme / IX - L'oignon sioniste et le bernard-l'hermite


Envoyé par l'auteure
Par Aline de Diéguez

Madame de Diéguez bonjour,
Nous tenions à vous remercier tout spécialement pour cet opus IX de votre très fameuse chronique Aux sources du sionisme! Si nous osions, nous dirions qu'il s'agit-là d'une "cuvée" tout à fait exceptionnelle, tant sur le fond que sur la forme, à laquelle nous décernons une mention spéciale… Pour tout dire, il est très probable que nous ne regardions plus jamais tout à fait avec le même œil ce légume si commun qu’est l’oignon et qui trône en bonne place dans notre cuisine…
Nul doute en effet, qu’il s’agit-là d’un texte qui a véritablement frappé notre attention et qui nous en sommes convaincus, en fera de même pour tous les lecteurs qui prendront grand soin de le lire !
Merci pour cet énorme travail de recherche et de réflexion brillante sur une cause qui nous est commune et chère.
Dans l’attente du prochain opus,
Le CCY


" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )
*
2ème Partie

Aux sources du sionisme
IX - L'oignon sioniste et le bernard-l'hermite


1 - Du légume au mythe
2 - Naissance du syndrome du bernard l'hermite
3 - "Otez-vous de là que je m'y mette!"
4 - Les effets magiques de l'oignon sioniste
5 - L'aliénation de nos cervelles 6 - Ajout tardif de la volute victimaire
7 - Un sadisme institutionnalisé
8 - Résistance

1- Du légume au mythe 

Tout le monde connaît la jolie boule charnue appelée oignon. Les tuniques - c'est ainsi qu'on appelle les feuilles épaissies s'enveloppant les unes dans les autres - sont harmonieusement disposées en couches concentriques. Une dernière couche de fines pelures allant du blanc au pourpre emprisonne les réserves de cet astucieux miracle de la nature. Mais si vous vous avisez de peler cette petite merveille de la botanique, une huile essentielle, particulièrement volatile et âcre, vous fera pleurer à chaudes larmes.
Tel est l'exact portrait du sionisme. Sous la fine pelure de la fameuse "démocratie" israélienne encore moins "démocratique" que l'Etat-apartheid d'Afrique du Sud, d'épaisses couches concentriques de mythes religieux, politiques, historiques révèlent leurs juteuses réserves d'arguments. Plus on pèle l'oignon sioniste, plus on découvre les réserves charnues de mythes s'empilant les uns sur les autres et plus l'odeur sulfureuse des allyles mensongers envahit la planète, pique les yeux, colle aux mains, brûle les cœurs et affole les cerveaux.

Dans les chapitres précédents je me suis attachée à la rude entreprise de retirer d'abord la fine pelure religieuse qui nimbe la totalité de l'idéologie sioniste. Sans cette aura religieuse qui donne son sens à l'entreprise, jamais le mouvement sioniste n'aurait pu prendre pied en Palestine. J'ai pris soin d'éviter toute utilisation de termes théologiques afin d'accéder, par delà l'idéologie biblique, à la  réalité politique la plus nue possible et débarrassée des falbalas et des masques qui déguisent les actions politiques en innocentes constructions religieuses. J'étais persuadée que c'était la seule manière de comprendre et de faire comprendre toute l'étendue du drame politique que vivent aujourd'hui les Palestiniens, ces victimes innocentes de la répétition d'un scénario dont on connaît désormais la date de sa rédaction et même les principales modifications du texte au cours des siècles.

C'est pourquoi j'ai entrepris de débarrasser l'oignon sioniste, couche après couche, des moelleuses protections religieuses dont il s'enveloppe afin de parvenir au petit germe verdâtre qui se prélasse en son centre et qui figure la source de vie de ce juteux légume, à savoir une politique de conquête territoriale acharnée, grossière et brutale, déguisée en un messianisme gémissant de victime professionnelle, pourtant assise sur un arsenal de deux à trois cents missiles nucléaires et qui, néanmoins, continue de saturer l'atmosphère avec ses déplorations sur les menaces qui pèsent sur sa sécurité.

2 - Naissance du syndrome du bernard l'hermite 

J'ai donc commencé par montrer, grâce aux travaux des archéologues et des exégètes modernes, que les grands héros de la fiction biblique sont des créatures symboliques et mythologiques qu'on retrouve à peine modifiées dans d'autres récits théologiques communs à tous les peuples de la grande région du bassin oriental de la Méditerranée. On sait aujourd'hui à quel moment les scribes de la petite province judéenne ont nationalisé ces fictions et ont constitué les membres de ce groupe en chouchous d'une sorte de gardien intersidéral du cadastre terrestre, lequel aurait glissé à l'oreille d'ancêtres à l'ouïe particulièrement fine, le conseil, et même l'ordre, d'exterminer le peuple autochtone afin de s'approprier justement ce petit bout de terre-là, sur lequel il aurait pointé, volontairement ou non, nul ne sait, son auguste doigt et bien que ce lopin fût déjà habité depuis plusieurs siècles.

Bernard l'hermite, squattant un domicile , © Foto Natura

Les obéissants bernards-l'hermite de l'antiquité ont raconté en ces termes comment ils ont fait main basse sur le territoire et les maisons d'un autre peuple sur ordre du surnaturel: "Lors donc, Jahvé, ton Dieu te fera entrer dans le pays qu'il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob de te donner: villes grandes et belles que tu n'as pas bâties, maisons pleines de toutes sortes de biens que tu n'as pas remplies , citernes creusées que tu n'as pas creusées, vignes et oliviers que tu n'as pas plantés, et tu mangeras et te ressassieras. " [Deutéronome, 6,10, trad. Osty]

Nos lois et nos principes ont beau être déclarés universels, nous constatons jour après jour avec quelle légèreté il excluent dans la pratique quotidienne le groupe privilégié blotti à l'intérieur de son oignon divin et ne concernent donc que les peuples ordinaires - c'est-à-dire 99,999% de l'humanité - qui se nourrissent modestement de blé, de riz, de choux, de carottes ou de navets qu'ils se sont harassés à semer et à partager entre eux, alors que pour les dévoreurs d'oignons divins, tout est simple et clair, le surnaturel a pourvu à tout : territoire, lois, privilèges, tout chez eux est particulier, supérieur, exceptionnel, "supplémentaire" comme l'écrivait l'un de leur éminents rabbins.

Voir : VI - Le messianisme biblique à l'assaut de la Palestine


3 - "Otez-vous de là que je m'y mette!" 

Car c'est bien sur la juridiction surnaturelle de l'oignon mythique qui établit qu'un groupe humain qui se déclare "peuple élu" en vertu d'une adhésion à une fiction façonnée dans la lointaine province de Judée entre le Ve et le VIIIe siècle avant notre ère, que repose l'essence de l'idéologie sioniste. J'ai donc essayé de me projeter dans le passé et de remonter le temps.

Il n'est ni psychologiquement plaisant, ni politiquement productif de dire la vérité et de d'accepter de reconnaître que les ancêtres furent banalement semblables à tous les humains de l'époque, qu'ils ont trimé sur la terre, se sont battus férocement et se sont comportés en rusés voyous et en bretteurs, à l'égal de toutes les autres tribus de la région, qu'ils ont joué des coudes pour se tailler un lopin afin de poser quelque part leurs tentes et leur barda et qu'ils furent, à un certain moment de leur histoire, 
suffisamment forts et malins pour se choisir un territoire déjà habité, en application du célèbre syndrome du bernard-l'hermite, plutôt que de se donner la peine d'en construire un à partir de rien, mais qui leur fût propre, de préférence encore désertique, ce qui ne devait pas manquer à l'époque dans la région. Comme l'écrivait le juif converti Saül, devenu l'apôtre Paul, dans sa Lettre aux Galates , 4:16 "Suis-je devenu votre ennemi parce que je vous dis la vérité ? "

J'ai compris que la partie de la fiction nationale rédigée en premier et intitulée Deutéronome - la supposée "première loi" étant attribuée à un personnage mythique - est tout entière une entreprise d'innocentement du forfait spoliateur originel et de peinture d'un portrait glorieux et idéal d'ancêtres suffisamment forbans pour avoir réussi à mettre la main sur des villes déjà construites et des jardins parfaitement cultivés et soigneusement entretenus, comme leur épopée le révèle involontairement. C'est pourquoi on pourrait intituler cette reconstitution du passé Les aventures des Hébreux au pays des merveilles.

C'est à cette époque et dès l'origine de la sédentarisation qu'est née, dans cette population, la première manifestation du syndrome du bernard-l'hermite, qui consiste à affirmer que le pays et les maisons volés vous appartiennent en vertu d'un acte notarié chu de la galaxie. Une rechute, particulièrement nocive, s'est à nouveau traduite, à la fin du XIXe siècle, par une violente fièvre guerrière, une frénésie d'assassinats et une irrépressible expansion territoriale.

En termes de décryptage biblique, on peut donc dire que les directives romanesques données par un "dieu" à un prétendu "peuple choisi" ou "élu" sont une invention astucieuse du mécanisme de purification du groupe, symbolisée par la notion connue de nos jours sous le nom de "bouc émissaire". Cette notion est devenue une métaphore, mais à l'origine la dramaturgie de l'envoi d'un animal portant sur son dos tous les péchés des Judéens était parfaitement réelle et concrète. Mourant de faim et de soif dans le désert, ce pauvre quadrupède était censé enterrer avec sa carcasse la masse des forfaits privés et publics dont il charriait le fardeau sur son dos. "Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché, il les mettra sur la tête du bouc; puis il le chassera dans le désert." (Lévitique, 16)

Pourquoi avoir choisi un bouc et non un bœuf, un taureau ou un bélier, tous mammifères mâles et à l'échine plus robuste? Tous ceux qui ont eu l'occasion d'approcher de cet animal ont expérimenté à la fois son agressivité et surtout l'odeur pestilentielle que dégagent ses hormones sexuelles. Ce caractère nauséabond aux narines humaines, mais délicieux et attirant à celles des femelles de la race, ne pouvait que refléter le MAL en soi dont il était l'incarnation démoniaque.

The Scapegoat (Bouc émissaire), tableau de William Holman Hunt (1827-1910)

Mais la notion de "bouc émissaire" a également fonctionné de manière bénéfique et transformé un forfait en bienfait. En effet, la fiction biblique n'a pas pointé du doigt les vrais responsables du péché originel de la tribu, au contraire, elle s'en est lavé les mains et, par un mécanisme de transfert positif et d'innocentement du groupe, elle a expédié le dispensateur des grâces dans la stratosphère, d'où il pouvait commodément continuer à servir d'alibi aux pulsions guerrières et conquérantes d'une population belliqueuse, qui disait hier agir au nom des commandements de l'au-delà et qui le répète aujourd'hui. Ainsi, deux mille sept cents ans après la création de ce généralissime en chef de l'origine de la politique de conquête de l'actuel Etat, les sionistes purs et durs, enfermés dès la plus tendre enfance dans la casemate de leur oignon doctrinal et drogués en permanence par les allyles sulfureux qu'il dégage, continuent de se demander ce que des "Arabes" font sur une terre qui leur a été "donnée" par leur dieu.


Après avoir éliminé la fine, mais résistante, pelure qui protège l'oignon sioniste, j'ai pu, dans les chapitres suivants, démonter le fonctionnement de l'architecture concentrique des mythes politico-religieux qui nourrissent l'édifice sioniste.

4 - Les effets magiques de l'oignon sioniste sur le reste du monde 

Le quidam ordinaire ne peut qu'être stupéfait et même admiratif devant l'efficacité du gigantesque appareil de propagande qui a réussi à faire ingurgiter à la quasi-totalité de la planète la pertinence politique d'un oignon idéologique lequel, au gré des besoins du moment, a réussi à amalgamer à ses tuniques surnaturelles la grossière pâtée colonialiste dont se nourrissaient les peuples les plus puissants à la fin du XIXe siècle et à malaxer le tout en une bouillie théorique indigeste et aussi collante que le scotch du Capitaine Haddock. C'est ainsi qu'un ardent colonialisme de peuplement conjugué à un nationalisme messianique fanatique a déferlé sur la Palestine à partir du début du XXe siècle.

En effet, c'est ne rien connaître du contexte politique des évènements, de la psychologie des peuples et de la manière dont naissent et évoluent les grands mouvements de l'histoire, qui toujours serpentent longuement dans les souterrains des psychismes et du temps avant d'apparaître à la lumière, de croire que le sionisme est une idéologie coloniale exclusivement politique, surgie ex nihilo à partir de la "bible" fondatrice de Herzl - L'Etat juif - et de même nature que les épopées coloniales de la France, de l'Angleterre, de l'Allemagne ou de l'Italie à la fin du XIXe siècle.

Comme je l'ai déjà signalé:


un puissant mouvement sioniste d'essence religieuse existait déjà depuis des décennies dans certaines couches de la société. Ses effluves s'étaient répandus dans de nombreux pays européens, ainsi que dans les marches des provinces asiatiques qui comptaient de puissantes communautés de fidèles du dieu biblique. Des contacts entre des groupes, pourtant ethniquement divers, avaient permis d'unifier les mentalités. Il faut dire que toutes ces populations se nourrissaient des mêmes commentaires de la fiction originelle dans lesquels leurs notables religieux avaient déversé toute la haine et tout le mépris qu'ils éprouvaient à l'encontre des tenants d'autres dieux - notamment des chrétiens et des musulmans. Ce concentré de détestation à l'égard du genre humain et appelé Talmud, imprégnait profondément les cervelles et créait une mentalité commune aux consommateurs gloutons et jamais rassasiés de ce brouet.

En effet, entre le sionisme messianique des prophètes et le sionisme politique tardif de Herzl, de grands laboureurs du jardin sioniste, comme le médecin polonais Léon Pinsker (1821-1891) auteur en 1882 de la brochure Auto-émancipation et président des "Amis de Sion" ou le fondateur du sionisme social, Moshe Hess (1812-1885) ainsi que des rabbins influents comme le Prussien Tsvi Hirsh Kalisher (1795-1874) qui prônait un retour à Sion dans une perspective messianique, ou le Serbe Alkalaï Yehouda (1795-1874) avaient rempli à ras bord les esprits d'une ferveur messianique.



Léon Pinsker



Moses Hess



Tsvi Hirsh Kalisher



Alkalaï Yehouda



Il a donc suffi qu'un journaliste aigri par ses échecs d'intégration en Europe - Theodor Herzl - qu'un très efficace homme d'influence auprès du gouvernement anglais - Chaim Weizmann - que de richissimes banquiers capables de corrompre le congrès et le gouvernement américain tout entier depuis le début du XXe siècle - notamment Bernard Baruch - et celui de sa gracieuse majesté - Lionel Walter Rothschild et consorts - unissent leurs efforts avec une pluie de richissimes acolytes pour que l'oignon sioniste pût efficacement être planté en Palestine. Il y prospéra si magnifiquement qu'il prit rapidement la taille d'une citrouille, puis d'une montgolfière et se trouve en passe de se métamorphoser en un nuage radioactif pestilentiel qui menace la planète entière.


Theodor Herzl


Chaim Weizmann


Bernard Baruch


Lionel Walter Rothschild


5 - L'aliénation de nos cervelles 

Il fut un temps où cette arrogance nous indignait. Nous nous sommes même permis d'adresser des remontrances officielles aux contrevenants à nos idéaux sous la formes de plusieurs centaines de "résolutions", lesquelles n'ont rien "résolu" puisqu'elles n'ont même pas pu pénétrer dans des cervelles déjà remplies à ras bords de vapeurs alliacées. Autant en emporte le vent et nous nous sommes bien gardés d'insister.

Petit à petit, nous nous sommes platement résignés et l'accoutumance venant, c'est tout juste si nous avons osé exprimer à haute voix que nous étions vexés de ce mépris de nos institutions et de nous-mêmes. Mais sans que nous y prenions garde, les vapeurs de l'oignon sioniste ont fini par s'infiltrer insidieusement dans nos propres cervelles et lorsque le peuple divin a trop ouvertement piétiné nos principes et que le sang des enfants Palestiniens a éclaboussé nos écrans de manière récurrente, c'est tout juste si nous avons éprouvé un léger sentiment de gêne, que nous nous sommes empressés d'enfouir au plus profond de notre for intérieur, car nous n'osions plus exprimer ouvertement la moindre critique.


Exploit sioniste durant l'opération "Plomb durci"

Nous avons momentanément ouvert un œil réprobateur lorsque les missiles directement pilotés à partir de la galaxie ont transformé en bouillie sanguinolente une grosse masse de la population palestinienne et pulvérisé les coûteuses infrastructures que nous avions généreusement offertes aux habitants de Gaza. Comme dans un jeu vidéo, nous payons, nous construisons et le peuple élu tue et détruit. Nous n'osons même pas lui présenter la facture du montant de ses déprédations.

D'ailleurs, nous nous sommes bien gardés de nous indigner ouvertement de ce que tous nos éminents dirigeants européens se soient, comme un seul homme, précipités dans les bras des tueurs en chef et ont fêté leur exploit en banquetant avec eux dans une mise en scène parodiant la Cène de notre bien-aimé prophète. Nous avons regardé, sidérés, mais nous n'avons pas bronché. La vapeur sulfureuse de l'oignon sioniste nous avait anesthésiés, transformés en zombies décérébrés, domestiqués.


Banquet à Jérusalem des joyeux drilles Berlusconi, Merkel , Sarkozy, Olmert, le Tchèque Topolanek, Brown et Zapatero le 18 janvier 2009, au moment où les bombes au phosphore pleuvent sur Gaza

Lorsque notre consulat à Gaza a été bombardé et que toute la famille de notre représentant officiel a été si gravement blessée que la femme de notre consul a perdu son futur bébé, le magnifique silence de tout ce qui dans notre beau pays tient une plume ou un micro, ne nous a même pas surpris. Cette fois, nous avons compris que nous étions définitivement domptés. Notre gouvernement a d'ailleurs adressé une missive plaintive à notre dompteur dans laquelle il gémissait sur le "besoin de sécurité" de notre agresseur.

Un de nos représentants officiels a éprouvé un léger gratouillis quelque part, souvenir de notre défunte dignité, et a convoqué l'ambassadeur des bombineurs. Rien n'a filtré de cette réunion et personne n'a entendu parler de protestation officielle ou de demande de réparations.

6 - Ajout tardif de la volute victimaire

D'aucuns insistent aujourd'hui uniquement sur la volute victimaire, ajoutée en 1945 à l'ensemble des mythes existants, voulant faire croire au monde que le l'Etat sioniste a été créé pour la seule et unique raison de servir de refuge aux victimes rescapées de la deuxième guerre mondiale et aux héroïques passagers de l'Exodus. Rien n'est plus faux. En effet les premières actions du mouvement sioniste datent de la fin du XIXe siècle.

Certes, le drame vécu par une population juive innocente répartie dans tous les Etats européens et qui, d'ailleurs, n'a pas trouvé auprès de ses dirigeants internationaux, chaudement à l'abri aux USA et en Angleterre, les secours qu'elle était en droit d'espérer, a accéléré la création officielle de l'Etat sioniste. Car les grands mamamouchis du sionisme se sont montrés d'un silence et d'une inertie remarquables durant le nazisme et certains ont même collaboré avec le racisme hitlérien.
Très influents auprès des gouvernements anglo-saxons depuis le début du XXe siècle,


l'intervention des grands notables sionistes auprès des alliés occidentaux aurait pu modifier le cours des évènements - je reviendrai ultérieurement sur ce point - mais ils s'en sont bien gardés. Leur objectif n'était pas de sauver des co-religionnaires déjà raflés ou âgés, mais d'assurer par n'importe quel moyen le peuplement de la Palestine avec des immigrants jeunes, vigoureux et en bonne santé, comme l'a explicitement reconnu leur "second Moïse", David Ben Gourion. La panique provoquée chez les survivants par les persécutions nazies a magnifiquement joué le rôle attendu: "Le peuplement du pays - tel est le seul sionisme véritable; tout le reste n'est qu'illusion, verbiage creux et simple passe-temps", clamait Ben Gourion.

Voir Chroniques de la Palestine occupée 19 - Le sionisme, une chutzpah cosmique


Le même Ben Gourion ajoutait: "Si je savais qu'il était possible de sauver tous les enfants d'Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant sur la terre d'Israel, je choisirais la dernière solution parce que, devant nous, il n'y a pas que le nombre de ces enfants mais le calcul historique du peuple d'Israel." (Cité pages 855-56 du Shabtai Teveth de Ben-Gurion dans une version légèrement différente).

Voir : VI - Le messianisme biblique à l'assaut de la Palestine


Ce drame a donc permis une installation foudroyante de la propagande sécuritaire et une manière d'officialisation politique - d'ailleurs acquise grâce à l'utilisation de moyens quasi frauduleux - par un organisme international. L'édredon de la déploration est simplement venu s'ajouter aux tuniques idéologiques déjà bien en place et ne constitue qu'une annexe mythique supplémentaire, insérée légèrement de biais, dans le grand ensemble de l'oignon sioniste.

Tranche d'oignon avec ses volutes annexes

Cette tragédie est surtout utilisée de nos jours comme ADM de premier rang (arme de destruction massive) contre tout opposant à l'Etat colonisateur et comme moyen de pression et de chantage contre les Etats européens auxquels il est reproché de n'avoir pas protégé leurs citoyens juifs. Les mêmes procureurs virulents passent naturellement comme chat sur braise sur les motivations intéressées de leurs propres meneurs. Ainsi, la population palestinienne, devenue "chair à brimades et à tortures" - au sens où on parlait, durant la première guerre mondiale de "chair à canons" - est la véritable victime de la deuxième guerre mondiale. Elle subit, en effet, depuis des dizaines d'années un tenace génocide quotidien, larvé et sournois, opéré avec constance à bas bruit par d'anciennes victimes que l'oignon sioniste a métamorphosées en impitoyables bourreaux.

7 - Un sadisme institutionnalisé 

La pelure religieuse qui enveloppe l'idéologie sioniste dans sa totalité a permis la création d'un univers clos sur lui-même, un ghetto psychologique, qui permet à un sadisme social institutionnalisé et à des formes de cruautés physiques et psychiques spécifiques de s'épanouir avec une bonne conscience inimaginable dans une société normale, laquelle conserve quelques inhibitions liées à des réflexes d'une morale naturelle qu'on trouve même chez les animaux et qui se trouve annihilée dans une société fondée sur un colonialisme messianique.


Comme l'écrivait Blaise Pascal dans ses Pensées, "Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse " (139, 1670).

Seul un gouvernement d'idéologues et de fanatiques gavés d'épaisses couches idéologico-religieuses peut légitimer que des tortures les plus sadiques soient exercées sur les innombrables citoyens palestiniens raflés à la pelle, y compris sur des enfants, et supervisées par les médecins traîtres à leur serment d'Hippocrate; seuls des citoyens à la tête en forme d'oignon, appelés "colons", et agissant impunément en hordes fanatisées, peuvent déraciner ou incendier, sous la protection de "forces de l'ordre" complices des milliers d'oliviers afin de priver des familles palestiniennes de leurs maigres ressources et d'effacer la trace de vies et d'activités antérieures à leur atterrissage sur la terre d'autrui; seuls des soldats à l'esprit embrumé par les vapeurs pestilentielles de la mythologie sioniste peuvent trouver du plaisir à lancer la nuit des grenades assourdissantes à travers des vitres fracassées, à tirer de leur lit de paisibles villageois palestiniens, puis de vandaliser les maisons les unes après les autres, pendant que d'autres lascars trompent leur ennui aux check points en enchaînant pendant des heures, en plein soleil, des hommes ou des adolescents qui leur auraient "manqué de respect", ou jouent à les étrangler en pariant sur celui qui résistera le plus longtemps, alors que d'autres compères encore volent tranquillement des commerçants, s'amusent à briser des vitrines et autres bagatelles distrayantes de même farine.

C'est pourquoi il faut admirer le courage d'une poignée de citoyens allergiques aux vapeurs alliacées et qui réussissent à émerger de la fange sioniste. Ils ont créé l'association "Rompre le silence" qui en recueillant une masse accablante de témoignages de soldats sur les horreurs auxquelles ils se sont livrés, ont enfin permis qu'un public, malheureusement encore insuffisant, découvre la face luciférienne de "l'armée la plus immorale du monde".

L'administration civile n'est en reste dans le concours du plus grand cynique et du pervers le plus tordu que se livrent les divers secteurs du gouvernement sioniste. Ne vient-elle pas de planifier le déplacement forcé des Palestiniens du Sinaï et, après avoir détruit leurs habitations, de leur proposer de s'installer sur une puante décharge d'ordures? Les nouveaux Job condamnés à vivre sur les ordures sionistes et qui, tel le Job biblique sont abandonnés de tous, n'ont plus qu'à prier pour que les foudres célestes frappent au coeur cette inhumaine Sodome.

Bédouins palestiniens dont les maisons ont été détruites, priés de s'installer sur la décharge d'ordures d' Abou Dis

Le sadisme des brimades et des abus, outre le défoulement d'individus ivres d'idéologie suprématisme, d'un sentiment de puissance né d'un droit de vie et de mort sur tout Palestinien, assuré qu'il est d'une impunité quasi-totale ou exceptionnellement sanctionnée par de si légères sanctions que leur dissuasion est nulle, ce sadisme sans limites, dis-je, vise à maintenir au-dessus de la tête de toute la population palestinienne, un gourdin déjà levé, prêt à s'abattre au hasard et selon le bon plaisir du quidam qui décide d'en user, sur l'échine ou les membres de n'importe qui. Cette terreur institutionnalisée et encouragée par les autorités militaires a pour fonction prévue de créer un état de terreur permanente de nature à pousser à l'exil les habitants originels du territoire dont la seule présence entrave la réalisation du rêve messianique. [1]

"Je suis la loi, je suis Dieu" ! a lancé un officier israélien à un groupe de cueilleurs d'olives, qui protestaient contre des contrôles abusifs et qui, par bonheur, étaient épaulés par des volontaires internationaux qui ont pu recueillir et faire connaître au monde ces paroles ailées. [2]

L'armée sioniste n'est donc plus au service de l'Etat, ni même à celui de Jahvé, elle est Jahvé en action. Comme pour tout dieu qui se respecte, les décisions de ce dieu-là sont incompréhensibles aux simples mortels. Dieu est omniscient, omnipotent et omniprésent. Aucun destin, si négligeable soit-il en apparence, n'échappe à la vigilance de son œil de lynx. Ainsi, il peut souverainement se pencher sur des destins individuels et décider qu'un ancien prisonnier âgé de quatre-vingt deux ans et libéré de ses geôles dans le cadre des échanges du précieux soldat Shalit et après une incarcération de trente ans, ne pourra retourner chez lui qu'après une nouvelle peine de bannissement de onze ans. Dieu est prudent et comme il sait que seuls les sionistes sont génétiquement bons alors que tous les Arabes sont génétiquement mauvais, un "terroriste" arabe même nonagénaire reste un terroriste et il devrait remercier le dieu sioniste qui lui fait la grâce de lui permettre de regagner son foyer lorsqu'il atteindra son quatre-vingt treizième printemps.

Les institutions divines du sionisme ont pu démasquer une autre manifestation de la nature vicieuse des Arabes. Elle est illustrée par cette femme qui pensait pouvoir rejoindre son mari libéré des geôles dans le cadre du même accord et condamné au bannissement dans un Etat voisin. Nenni, Dieu veille, même une courte visite peut être dommageable au précieux Etat sioniste. Ces deux filous n'allaient-ils pas en profiter pour planter le germe d'un nouveau terroriste? Heureusement Dieu pense à tout et veille à la précieuse sécurité de son Etat bien-aimé. Sa prudence a évité la naissance probable d'un nouveau terroriste.

Et c'est ainsi que Jahvé est grand, Alleluïa!

8 - Résistance 

Le destin des Palestiniens dépend de leur capacité de s'immuniser contre les vapeurs de l'oignon sioniste. Parmi ses allyles les plus perfides, il faut compter ceux qui ont produit ce qu'on appelle "l'industrie de la négociation". Ses vapeurs vénéneuses ont conduit à la création sur le terrain, en Cisjordanie, d'un corps officiel de vermines institutionnalisées tapies dans tous les secteurs de la société: politique, administratif, économique et sécuritaire.



Ce Président et tous ces ministres sans Etat, ces conseillers de l'abandon et de la lâcheté, ces spécialistes du néant, ces juges dépourvus de conscience, ces sbires d'une police au service de l'occupant, ces industriels sans éthique qui investissent dans la construction de colonies spoliatrices, toute cette bourgeoisie administrative ou affairiste qui s'enrichit et prospère sur la misère du peuple, tous ces complices directs et indirects, aspirés par les mythes du colonisateur, sont objectivement des traîtres à la cause palestinienne.

Si la résistance de l'Angleterre au nazisme était légitime, ou celle de la France après quatre ans seulement d'une occupation qui aurait semblé bien légère aux Palestiniens, combien l'est mille fois plus la résistance d'un peuple en voie d'anéantissement après plus d'un demi-siècle de bombardements, d'assassinats, de tortures, de spoliations, de dispersions, de trahisons. C'est pourquoi l'extrait du discours de Churchill au peuple anglais lors des bombardements nazis serait la meilleure réponse du peuple palestinien à l'oignon sioniste et à ses propres compradores:

" Vous demandez : " Quel est notre but ? Je réponds par un mot : la victoire. La victoire à tout prix. La victoire malgré toute la terreur. La victoire même si la route doit être longue et dure, parce que sans notre victoire il ne peut y avoir pour nous de survie, il faut bien le comprendre, pas de survie. (…) Nous défendrons notre pays quel qu'en soit le prix. (…) Nous nous battrons dans les champs. Nous nous battrons dans les rues. Nous nous battrons dans les collines. Nous ne nous rendrons jamais."

Ces principes sont déjà ceux de l'héroïque combat des résistants palestiniens. Parmi ses nombreux héros je voudrais rappeler deux magnifiques figures de femmes. N'oublions pas Dalal Mughrabi, cette très jeune fille, à peine sortie de l'adolescence et tuée à la tête d'un groupe de combattants par l'actuel ministre de la guerre, Ehud Barack, alors simple capitaine, lequel s'est ensuite acharné à piétiner son cadavre.

Dalal Mughrabi

Je termine par un chaleureux hommage à Alham al Tamimi, heureusement vivante et libérée au cours du dernier échange de prisonniers contre l'hyper précieux Shalit et après dix années de souffrances dans les geôles sionistes.

Alham al Tamimi

P.S.
Le 24 novembre 2011, un accord de "partenariat" a été signé entre le tenant de la résistance et celui de la collaboration. Il s'agit de la troisième tentative. L'avenir dira si c'est enfin la bonne et si la nouvelle donne régionale et internationale aura mis un peu de plomb, durci ou pas, dans les cervelles des larrons complaisants au colonisateur, après dix-huit ans de la vaine comédie des "négociations". Nous saurons rapidement si les solennelles proclamations d'union "dans l'intérêt du peuple palestinien tout entier" de la part d'une "Autorité" dépourvue de légitimité, de pouvoir et d'autorité, résisteront au tarissement du pactole et aux menaces diverses proférées par le colonisateur et par son sponsor d'outre-Atlantique.
*
Notes
[1] Benjamin Barthe : D’anciens soldats israéliens racontent les dérives de l’occupation à Hébron
[2] Voir: Un officier israélien : "Je suis la loi, je suis Dieu" !
Bibliographie
Professor Abdel-Wahab Elmessiri:
The function of outsiders : http://weekly.ahram.org.eg/1999/435/op2.htm
A chosen community, an exceptional burden :http://weekly.ahram.org.eg/1999/437/op5.htm
Mario Liverani, La Bible et l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008
Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002
Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006
Arno J. Mayer, De leurs socs, ils ont forgé des glaives, Histoire critique d'Israël, Fayard 2009
Ernest Renan, Histoire du peuple d'Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887
Douglas Reed, La Controverse de Sion
Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard 2008, coll. Champs Flammarion 2010
Avraham Burg, Vaincre Hitler : Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste, Fayard 2008
Ralph Schoenman, L'histoire cachée du sionisme, Selio 1988
Israël Shahak, Le Racisme de l'Etat d'Israël , Guy Authier, 1975
Karl Marx, Sur la question juive
SUN TZU, L'art de la guerre
Claude Klein, La démocratie d'Israël,1997
Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif. Fayard, 2002

1er décembre 2011

Mahmoud Alzahar : « Nous ne nous engagerons dans des négociations ni directes ni indirectes avec Israël »

Publié le mercredi 30 novembre 2011 sur le site info-palestine.net
Jiahn Alhusseïni - Al Hayat

Mahmoud Alzahar, éminent dirigeant du mouvement Hamas et membre de son bureau politique a confirmé que le mouvement ne procédera pas à des négociations avec Israël qu’elles soient directes ou indirectes.

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Mahmoud Alzahar
Il a expliqué que le mouvement a engagé des négociations indirectes avec les israéliens en ce qui concerne uniquement l’échange des prisonniers afin d’atteindre un objectif précis qui est la libération du plus grand nombre possible de prisonniers palestiniens des prisons israéliennes, cela découlant de l’opération de capture du soldat israélien Gilad Shalit.

Alzahar a insisté dans des ses déclarations à « Al Hayat » sur le fait que le Hamas ne sera poussé vers des négociations indirectes avec Israël qu’en cas de question purement humanitaire : « En cas de pandémie comme la grippe aviaire par exemple alors nous serions contraints à traiter avec les israéliens, mais toujours de manière indirecte. »

Alzahar a indiqué que le projet de négociations est le choix d’Israël et celui de l’ex-président Mahmoud Abbas (Abou Mazen) et se demande sur le ton de la désapprobation : « Sur quoi donc négocierons-nous ? Est-ce que nous répéterons l’expérience d’Abou Mazen qui a échoué ? »

Il constate que les voix qui parlent de la possibilité que le Hamas engage des négociations avec Israël sont « des voix insensées qui, dans cette histoire, font simplement circuler des ballons d’essai sans valeur » et il considère que les négociations avec Israël sont une perte de temps.

Alzahar refuse le lien entre la pacification et l’échange de prisonniers parce que ce sont deux affaires complètement séparées, indiquant par là que la pacification est une tactique à laquelle a recourt le Hamas mais elle n’est pas une stratégie absolue.

Alzahar a défendu le mouvement du « Jihad islamique » et réfute les accusations de certains à son encontre qui consistent à affirmer que le Jihad a délibérément opté pour la récente escalade de la violence dans la bande de Gaza en application de l’agenda Irano-Syrien qui viserait au durcissement de la situation à Gaza afin de détourner le regard de ce qui se passe en Syrie : « Le Jihad n’est pas à l’initiative de tirs de roquettes sur les villages israéliens, c’est plutôt les Israéliens qui ont poussé les brigades Al-Quods (branche militaire du Jihad) dans la bataille suite à la mort de martyrs dans leurs rangs ». Et mentionne qu’il y a une crise israélienne intérieure et qu’Israël pense que l’escalade militaire à Gaza sert ses intérêts.

Alzahar a fait remarquer aussi que le blocus imposé à Gaza n’est pas le résultat de la capture du soldat israélien : « nous avons été assiégés avant la capture du soldat et après la victoire du Hamas aux élections. » Le Hamas a accusé le « Fatah » de ne pas cesser d’œuvrer à l’obtention des gains qui ont été réalisés par l’accomplissement de l’échange des prisonniers : « il y a une politique programmée pour l’accaparement de ces gains » a-t-il dit en se référant à la mise en circulation par certaines personnes de bruits mensongers.
Il a donné l’exemple de « ces critiques montées de toutes pièces dans le but de minimiser la valeur de l’échange » sur « l’éminent dirigeant du Fatah Marwan Bargouti [qui] n’a pas été libéré lors de l’échange malgré les promesses du Hamas à la famille de Bargouti à ce sujet ». Et il a dévoilé que le président du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal a dit à la femme de Bargouti, Madame Fadwa que le nom de Marwan figurait dans les négociations mais il ne lui a pas promis que la transaction ne se ferait pas sans lui.
Et Alzahar a ajouté : « pendant les négociations, les Israéliens ont accepté la libération de Marwan puis ont refusé dans un second temps », faisant remarquer que les négociations étaient une bataille qui reflète exactement la mentalité israélienne qui s’incarne dans les promesses mensongères.

12 novembre 2011 - Al Hayat - Vous pouvez consulter cet article à :
Traduction de l’arabe : Hazardomadaire

Israël refuse de payer pour la marée noire provoquée par ses bombardements au Liban en 2006

Publié le mercredi 30 novembre 2011 sur le site info-palestine.net
Bassam Alkantar - Al Akhbar

Le Ministère des Affaires étrangères du Liban vient de faire connaître la sixième résolution de l’Assemblée générale de l’ONU appelant Israël à verser une indemnisation pour la marée noire provoquée par ses bombardements pendant la guerre de 2006.




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La Direction générale du Programme Environnement des Nations Unies a contacté la mission israélienne permanente à l’ONU à Genève à plusieurs reprises sur cette question, mais elle n’a reçu aucune réponse - Photo : Al-Akhbar

Pour la sixième fois, l’Assemblée générale des Nations a adopté une résolution condamnant Israël et lui demandant de verser une compensation immédiate pour la marée noire provoquée le long de la côte libanaise pendant la guerre de juillet 2006.

La résolution a été adoptée le 17 novembre - par 157 pays qui ont voté en sa faveur, sept s’exprimant contre et trois s’abstenant - lors de la 66ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Cette résolution est un projet révisé des cinq résolutions précédentes (194/61, 188/62, 211/63, 195/64, 147/65), toutes émises dans les années qui ont suivi la destruction par Israël des réservoirs de stockage de pétrole près de la centrale de production d’énergie électrique de Jiyeh, dans les premiers jours de la guerre de juillet 2006.

Près de 15000 mètres cubes de carburant s’étaient déversés dans la mer, contaminant 150 kilomètres de côtes libanaises.

Bien que la résolution ait été publiée il y a deux semaines, le ministère des Affaires étrangères du Liban ne l’avait pas fait connaître.

Les Etats-Unis qui ont attribué 5 millions de dollars pour nettoyer la marée noire, ont voté contre la résolution pour la sixième fois consécutive, ainsi que le Canada, l’Australie, les îles Marshall, la Micronésie, l’île Nauru, sans parler d’Israël.

Alors qu’il n’est pas surprenant que les petits États insulaires votent suivant la position des Etats-Unis, l’opposition du Canada était nouveau et largement due à la pression de l’Association d’amitié israélo-canadienne.

Dans les clauses principales de cette nouvelle résolution, l’Assemblée générale a de nouveau souligné sa profonde préoccupation devant les conséquences néfastes de l’attaque israélienne sur les réservoirs de pétrole de la centrale électrique de Jiyeh.

Elle a également réitéré sa demande au gouvernement israélien de fournir une compensation immédiate et suffisante pour les personnes ainsi que les gouvernements du Liban et de la Syrie.

La résolution stipule que l’indemnisation doit couvrir les frais de restauration du milieu marin pour le rendre à son état initial, et permettre de lutter contre toute atteinte à l’environnement causée par cette attaque.
Pour sa part, le gouvernement israélien refuse d’accepter la moindre responsabilité pour l’indemnisation. La Direction générale du Programme Environnement des Nations Unies a sollicité la mission permanente israélienne à Genève à plusieurs reprises sur cette question, mais elle n’a reçu aucune réponse.
L’Assemblée générale peut recommander au Conseil de sécurité de former une commission d’indemnisation, comme moyen de mettre plus de pression sur Israël.

Une telle demande n’a pas été incluse dans les clauses de cette nouvelle résolution, malgré le fait que le ministère libanais des Affaires étrangères ait conseillé de le faire.

Il faut noter que les ministres des Affaires étrangères du Liban qui ont été en place depuis la guerre de 2006, ont ignoré les trois options qui pourraient forcé d’Israël ou la communauté internationale à fournir une compensation.

Ces options comprennent :
1) un appel au Comité du patrimoine mondial et à d’autres fonds accrédités établi par la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et national
2) la demande à l’Assemblée générale des Nations Unies de solliciter un avis consultatif à la Cour internationale de Justice
3) la soumission de cette affaire devant la Cour pénale internationale.
Il y a aussi la possibilité de déposer une plainte devant une juridiction nationale qui examine les crimes de guerre.

Cependant, cette option doit être considérée comme la dernière étape possible, et le litige devrait alors inclure des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, notamment les massacres commis par les Israéliens au Liban en 1996 et 2006.

29 novembre 2011 - Al Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.net

URL du billet: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11494
Bonjour,
Depuis hier après-midi, des problèmes d'accès à notre site nous empêche de publier normalement de nouveaux billets .
Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément qui risque de durer quelques jours. 
Bonne journée à tous,
Le CCY

mardi 29 novembre 2011

Jour sombre : Salah toujours en prison…


Publié le 28 novembre 2011 sur le site salah-hamouri.fr

Il est 19 heures à Paris, et donc 20 heures à Jérusalem, et nous ne pouvons pas vous annoncer la très attendue bonne nouvelle : Salah est enfin libre !




Salah est toujours en prison. C’est un jour sombre. Pour Salah, pour sa famille et pour nous tous. C’est un jour sombre pour la France aussi.

Salah devait être libéré, c’était écrit noir sur blanc dans une note officielle du CICR, au terme de 6 ans, 8 mois et 15 jours après son arrestation, c'est-à-dire aujourd’hui 28 novembre.

L’administration pénitentiaire israélienne en a, de manière totalement arbitraire, décidé autrement. Estimant que désormais – du fait de la libération de 1.027 prisonniers palestiniens en échange de Guilad Shalit – les prisons n’étaient plus « surpeuplées » (sic), les prisonniers restants pouvaient rester au-delà des peines décidées et annoncées en années administratives (345 jours). Et donc ils pouvaient désormais purger des peines en années civiles (365 jours), ce qui équivaut pour Salah à une prolongation annoncée jusqu’au 12 mars 2012 de son incarcération ! Ni plus ni moins.

Tout cela n’est possible que parce que les autorités israéliennes ont l’arbitraire comme loi. Mais aussi parce que – car personne ne peut imaginer les choses autrement – les autorités françaises n’ont pas « tapé du poing sur la table » pour défendre notre compatriote, le faire sortir et faire respecter le droit israélien par les… israéliens.

Désormais que faut-il faire ? Accepter cette prolongation ? Accepter qu’à l’injustice soit ajouté à l’arbitraire ? Impossible d’accepter pour le Comité de soutien qui regroupe des dizaines de milliers de personnes.
Nous demandons encore une fois solennellement aux autorités françaises d’agir pour que Salah sorte « au plus vite ». Il n’aurait pas du faire un jour de prison.

Nous prendrons d’ici peu des initiatives auxquelles nous vous confierons et pour lesquelles toutes les idées que vous pourriez avoir seront utiles. N’hésitez pas. Notre combat rassembleur n’est donc pas terminé. Il faut sortir Salah des griffes de ses geôliers. Le gouvernement doit intervenir énergiquement.

Liberté plus que jamais pour Salah Hamouri car nous sommes à J+1…

URL du billet:  http://www.salah-hamouri.fr/node/325

Menaces à l'encontre du député à la Knesset Ahmed Tibi

Publié le 28 novembre 2011 sur le site french.pnn.ps
Ecrit par Thiry

Au cours d’une séance à la Knesset, Danny Danon a affirmé ce dimanche qu’il gardait son collègue Ahmed Tibi, membre fondateur du parti Ta'al, dans sa ligne de mire.
Image
Ahmed Tibi menacé par Danny Danon


Danny Danon, membre du Likud, est connu pour ses prises positions encrées très à droite et pour être un vif fervent de la colonisation en Cisjordanie. Il est même allé jusqu'à affirmer, l'été dernier sur la chaîne Al-Jazeera qu'il ne pouvait y avoir qu'un seul Etat sur la terre d'Israël, et qu'une solution à deux Etats était nécessairement vouée à l'échec. Le député avait mené l’initiative visant à fermer la radio israélo-palestinienne Col haShalom le 19 Novembre dernier.

Cette menace verbale a immédiatement été condamnée par le poète Eitan Kalinski, accusant Danon de salir la langue hébraïque. Le poète déplore le recours systématique à un discours dégradant vis à vis des Palestiniens. Ce dernier va jusqu’à dire que les termes en questions sous-entendent un « assassinat politique ». Sûr de ce qu’il avance, l’intellectuel israélien, met au défi Danny Dannon de l’attaquer en justice pour diffamation en se référant à la récente et controversée proposition de loi, visant à augmenter l’amende en cas de condamnation à 300 000 NIS.

Il semblerait qu’Ahmed Tibi se soit habitué à de telles invectives en raison de ses engagements politiques. En 2003, ce représentant des arabes israéliens avait été temporairement interdit de se présenter aux élections législatives avant que cette décision ne soit annulée par la Cour Suprême.