mardi 31 mai 2011

Le drapeau palestinien flotte à la mairie, le préfet saisit la justice

Publié le 28 mai 2011 sur le site leprogres.fr

Hier, devant l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, les drapeaux flottaient en plein vent  / Photo Maxime Jegat

Hier, devant l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, les drapeaux flottaient en plein vent / Photo Maxime Jegat

Vaulx-en-Velin. Depuis près d’un an, la ville affiche sur son fronton le drapeau palestinien. Le maire refuse de le retirer. Le préfet a saisi le tribunal administratif

Depuis le 30 juin dernier, le drapeau palestinien flotte fièrement sur le fronton de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, à côté des drapeaux français, européen et celui de la ville. « C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël », explique le maire, Bernard Genin (Front de Gauche), qui part lundi dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin.

L’initiative avait à l’époque fortement heurté le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) : « Nous avons alerté les plus hautes autorités de l’Etat. Sur le fronton de la mairie, c’est le drapeau de la République qui doit flotter. On peut être pro-Palestinien, mais on ne doit pas attiser les haines, il y en a déjà trop. Cela me paraît dangereux, surtout dans une ville où l’on voit un exode de la population juive, souvent agressée. Il y a quinze ans, 250 familles juives vivaient à Vaulx-en-Velin, et elles sont aujourd’hui 35. C’est un échec du vivre ensemble. Quand le drapeau a été installé, nous sommes intervenus auprès du ministre de l’Intérieur, M. Brice Hortefeux à l’époque, qui avait été choqué », affirme Marcel Amsellem, président du Crif Rhône-Alpes.

En septembre, le préfet, Jacques Géraud, envoie un premier courrier au maire pour lui demander d’enlever le drapeau palestinien. La lettre reste sans réponse.

Nouveau courrier en janvier du nouveau préfet, Jean-François Carenco, qui fait la même demande. Le maire se fend en mars d’une belle lettre où il explique sa position, mais refuse fermement d’enlever le drapeau. Le préfet a saisi le tribunal administratif. La date de l’audience n’est pas encore fixée.

« Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques », explique la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste.

« On préfère la solidarité à la neutralité. Comprenne qui pourra d’ailleurs quand le préfet nous parle de laïcité sur ce dossier. Si nous sommes obligés d’enlever le drapeau, nous le ferons : le tribunal tranchera, et on aura l’occasion d’organiser des rassemblements et des manifestations. », affirme Bernard Genin, qui dénonce avec vigueur les propos du Crif : « Le drapeau palestinien devant notre mairie n’exacerbe en rien des actes antisémites. De tels raccourcis sont dangereux ».

Laurence Loison

Harper, la voix d'Israël à Deauville?

Publié le 30 mai 2011 sur le site ledevoir.com
Marco Bélair-Cirino


Stephen Harper<br />
Photo : Agence Reuters
Stephen Harper

Le premier ministre canadien Stephen Harper était-il en mission commandée au Sommet du G8 de Deauville, qui s'est conclu vendredi dernier avec la diffusion d'une déclaration éludant les «lignes de 1967» comme point de départ pour négocier les frontières d'un futur État palestinien?

Selon l'édition d'hier du quotidien Haaretz, son homologue israélien, Benjamin Nétanyahou, lui aurait téléphoné mardi dernier afin de le convaincre d'empêcher les sept autres dirigeants du Groupe des huit d'appuyer l'idée d'un État palestinien basé sur les frontières de 1967.

C'est archifaux, a toutefois rétorqué le directeur des communications du chef de gouvernement canadien, Dimitri Soudas.

M. Harper s'est entretenu avec «différents leaders au cours des derniers jours, y compris le premier ministre israélien de même que le dirigeant de la Ligue arabe», mais n'a pas discuté du Sommet du G8 avec lui, a-t-il expliqué dans un courriel à La Presse canadienne.

L'opinion du premier ministre au sujet du processus diplomatique au Moyen-Orient devant mener à la cohabitation de deux États (un État juif reconnu comme tel et un État palestinien) est bien connue, a ajouté M. Soudas. «La politique canadienne à ce sujet est de longue date!»

De passage hier dans le village grec de Kalavryta, site d'un massacre survenu durant la Seconde Guerre mondiale, où il a déposé une gerbe de fleurs à un monument soulignant la mort de 656 personnes exécutées par les Allemands en 1943 — dont le grand-père de M. Soudas —, Stephen Harper n'a pas répondu aux questions des journalistes.

De son côté, l'entourage du premier ministre israélien s'est contenté d'indiquer au quotidien que Benjamin Nétanyahou était constamment en contact avec des dirigeants d'autres États pour «faire avancer le processus diplomatique».

À l'occasion d'un discours prononcé il y a moins de deux semaines, le président des États-Unis, Barack Obama, suggérait de reprendre les négociations d'accord de paix entre Israël et la Palestine en se basant sur les frontières qui existaient en 1967, avant la guerre des Six Jours, lors de laquelle l'armée israélienne a notamment mis la main sur Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Selon le quotidien Haaretz, Israël était particulièrement préoccupé par cette proposition, d'autant plus qu'au moins sept des huit pays membres du G8 étaient en faveur de son inclusion dans la déclaration du Sommet de Deauville.

M. Nétanyahou a téléphoné à M. Harper, mardi, avant le début du sommet du G8 en France, a souligné l'influent journal, qui cite un haut représentant israélien.

Dans son entretien téléphonique avec Stephen Harper, le premier ministre israélien aurait fait valoir qu'aborder la question des frontières serait nuisible aux intérêts de son pays, en plus d'être perçue comme une récompense aux Palestiniens.

Ainsi, la proposition des États-Unis a été balayée de la déclaration du G8 en raison d'objections soulevées par le Canada, ont soutenu sous le couvert de l'anonymat des diplomates européens.

«Les aspirations des peuples de la région [Moyen-Orient] doivent être prises en compte, y compris celles des Palestiniens à un État viable et souverain et celles des Israéliens à la sécurité et à l'intégration régionale», ont déclaré d'une même voix les dirigeants américain, japonais, allemand, français, anglais, italien, russe et canadien. «Le moment de reprendre le processus de paix, c'est maintenant», ont-ils ajouté sans suggérer de point de départ aux négociations sur les frontières d'un futur État palestinien.

D'autre part, le journal israélien rapporte, sur son site Web, que le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a remercié son homologue canadien, John Baird, pour la prise de position canadienne pendant le sommet du G8.

«Le Canada est un véritable ami d'Israël, doté d'une vision réaliste et correcte des choses, et qui comprend que les frontières de 1967 ne correspondent pas aux besoins de sécurité d'Israël ni à la réalité démographique actuelle», a dit M. Lieberman.

Le gouvernement de Stephen Harper apparaît comme un allié indéfectible du gouvernement israélien, même si le premier ministre a pris soin de ne pas remettre en question publiquement la proposition de Barack Obama pendant le sommet du G8.

«Le président Obama a mis l'accent sur une solution à deux États, l'un d'entre eux étant un État juif reconnu comme tel et l'autre, un État palestinien démilitarisé», avait affirmé Stephen Harper. «Je pense que cet aspect, tout comme d'autres éléments, est important à souligner. Dans son ensemble, la position américaine est très équilibrée et il n'y a aucun doute que le Canada peut l'appuyer.»

Avec La Presse canadienne

Réponse au ministre des Affaires étrangères : “Le siège de Gaza par Israël est illégal. Nous naviguerons vers Gaza”

Publié le 30 mai 2011 sur le site gamutnews.com
par Gamut News Staff

MONTREAL, QUEBEC, May 30, 2011 (Marketwire) — L’organisation du Bateau canadien pour Gaza (BCG) rejette catégoriquement les fausses informations du ministre Baird concernant la Flottille de la Liberté II, qui partira vers Gaza à la fin du mois, et promet qu’il sera parti prenante à la Flottille. M. John Baird, récemment nommé ministre des affaires étrangères, a entrepris de décourager les Canadien-ne-s qui participent à cette action dont le but est de briser le siège illégal de Gaza.

“Nous allons prendre la mer pour contribuer à changer la situation injuste et illégale qu’impose Israël à la population de Gaza et pour manifester notre opposition à l’appui inconditionnel accordé par le gouvernement canadien aux politiques israéliennes” déclare Wendy Goldsmith, membre du comité de coordination du BCG.

“M. Baird a qualifié la Flottille de la Liberté II de geste de provocation. Mais comment le fait de vouloir acheminer de l’aide peut-il être provocateur ? Comment se tenir debout pour défendre le droit international et la justice sociale est-il provocateur ? Comment peut-on considérer provocateur le fait de travailler pour la libération de 1,5 million de Palestinien-ne-s qui vivent dans la prison à ciel ouvert qu’est devenu Gaza ?” demande Ehab Lotayef, un porte-parole du BCG.

“La véritable provocation vient plutôt de l’impunité du gouvernement israélien et de ses violations systématiques du droit international” poursuit M. Lotayef. “La véritable provocation vient aussi du gouvernement Harper quand il se fait l’apologiste de tout ce que fait Israël, peu importe que les actions de ce gouvernement soient illégales et immorales, comme le siège de Gaza . Le BCG et la Flottille de la Liberté II sont des réponses directes, non violentes, aux provocations d’Israël.”

Dans sa déclaration, M. Baird mentionne le droit d’Israël de prévenir l’entrée clandestine d’armes à Gaza. “Qu’est-il en train d’insinuer ?” demande Mme Goldsmith. “Si M. Baird a quelque inquiétude concernant notre mission ou le matériel que nous transportons, ajoute-t-elle, nous l’invitons, lui ou tout organisme canadien, à venir inspecter le navire”.

“Nous tenons à rappeler à M. Baird que le Comité international de la Croix-Rouge, une des organisations par laquelle transite l’aide humanitaire à Gaza, a déclaré que ” tous les Etats ont l’obligation d’autoriser et de faciliter le passage rapide et sans encombre de tous les envois, des équipements et du personnel de secours (vers Gaza)” (1) et non pas seulement ce qui passe par les canaux approuvés par le gouvernement israélien” conclut M. Lotayef.

Le BCG est une initiative de “société civile à société civile”, financée par des citoyen-ne-s et des organisations de la société civile. Le BCG n’a reçu aucun financement gouvernemental ni bénéficié ni d’exemption fiscale ni de crédit d’impôt comme l’ont faussement laissé entendre dernièrement certains médias.

On peut trouver la liste complète des donateurs, individus et organisations sur le sitewww.tahrir.ca.

(1) http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/htmlall/palestine-update-140610?opendocument

POUR PLUS D’INFORMATIONS, COMMUNIQUEZ AVEC:
Stéphan Corriveau
David Heap
media.franco@bateaugaza.qc.ca
david.heap@gmail.com
(438) 288-3882
(519) 859 -3579

www.tahrir.ca

URL du billet: http://gamutnews.com/20110530/12022/reponse-au-ministre-des-affaires-etrangeres-le-siege-de-gaza-par-israel-est-illegal-nous-naviguerons-vers-gaza.html

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Le ministre Baird veut dissuader l'aide à Gaza hors des réseaux établis


Manifestation à Istanbul, un an après l’attaque de la flottille pour Gaza

Publié le 31 mai 2011 sur le site rfi.fr


Des milliers de Turcs se sont rassemblés à Istanbul pour rendre hommage aux victimes de l’attaque de la flottille pour Gaza, le 31 mai 2011.
Des milliers de Turcs se sont rassemblés à Istanbul pour rendre hommage aux victimes de l’attaque de la flottille pour Gaza, le 31 mai 2011.
REUTERS/Osman Orsal

C'était il y a un an, le 31 mai 2010 à l'aube, l'armée israélienne attaquait la flottille internationale au large de la bande de Gaza. Ces navires affrétés par des associations de soutien aux palestiniens et de défense des droits de l'homme voulaient briser le blocus imposé par Israël sur le territoire palestinien. L'assaut a dégénéré et neuf militants turcs avaient été tués. C’est pour rendre hommage à ces victimes et pour appeler à forcer une nouvelle fois le blocus que ce lundi soir, des milliers de Turcs se sont rassemblés à Istanbul.

Ils étaient plus de 10 000, lundi, dans les rues d'Istanbul. L'avenue Istiklal, la principale artère commerçante de la ville s'est recouverte de drapeaux palestiniens. En tête du cortège une large banderole sur laquelle on pouvait voir les portraits des neufs turcs qui ont péri, Il y a un an, lors de l'assaut par des commandos israéliens du Mavi Marmara. Ce navire d'aide humanitaire tentait de forcer le blocus de Gaza imposé par Israël.

Cette opération musclée s'était produite en dehors des eaux territoriales. Israël avait aussitôt essuyé une vague de réprobation internationale. Lundi, à Istanbul, les militants des droits des Palestiniens ont réaffirmé leur détermination à remettre le cap sur Gaza.

La nouvelle flottille internationale pourrait s'approcher des côtes de Gaza à la fin du mois de juin. Elle pourrait se composer de 15 navires avec à bord 1 500 militants d'une centaine de pays, des denrées alimentaires, des matériaux de construction et des équipements médicaux.

URL du billet: http://www.rfi.fr/moyen-orient/20110531-manifestation-istanbul-an-apres-attaque-flottille-gaza

La seconde flottille pour Gaza déterminée à forcer le blocus israélien

Publié le 30 mai sur le site lalibre.be
par AFP

Le musicien israélo-suédois Dror Feiler, représentant de la branche suédoise de la flotille, a pour sa part exclu le recours à la violence.

Les organisateurs d'une flottille d'aide humanitaire internationale ont réaffirmé lundi à Istanbul leur détermination à forcer d'ici la fin juin le blocus israélien sur Gaza en dépit de la réouverture de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.

"Nous saluons de tout coeur la décision du gouvernement égyptien de faire fonctionner de manière régulière le terminal de Rafah entre l'Egypte et la bande de Gaza, (mais) le blocus illégal d'Israël reste effectif", a déclaré lors d'une conférence de presse Vangelis Pisias, coordinateur de la flottille. "Israël empêche toujours les Palestiniens d'utiliser leur mer et contrôle et restreint sévèrement les biens entrant et sortant de Gaza. Dès lors, nous devons continuer à défier ce blocus", a-t-il poursuivi.

Quinze navires en provenance de différents ports de la Méditerranée appareilleront "dans 20 jours", soit aux alentours du 20 juin, pour Gaza, a indiqué l'activiste grec, qui s'exprimait à bord du Mavi Marmara, navire amiral d'une première flottille pour Gaza prise d'assaut le 31 mai 2010 par des commandos israéliens.

Neuf Turcs avaient péri à bord du Mavi Marmara durant l'assaut, qui avait suscité la réprobation internationale et a créé une grave crise dans les relations turco-israéliennes. Une manifestation devait avoir lieu dans la soirée sur la place de Taksim, la principale esplanade d'Istanbul, pour commémorer l'anniversaire de l'assaut. Les organisateurs comptent sur la présence de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

M. Pisias a également rejeté la proposition des autorités israéliennes de transférer les cargaisons humanitaires à Gaza après avoir vérifié qu'elles ne dissimulent pas d'armements. "Nous rejetons les appels à livrer nos marchandises via des canaux contrôlés par Israël car cela revient à accepter un régime brutal et illégal", a-t-il dit. Les bateaux de la deuxième flottille, venant du Canada, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, de Grèce, d'Irlande, d'Italie et de Turquie, se retrouveront dans les eaux internationales au sud de Chypre, a précisé Hüseyin Oruç, de l'organisation caritative islamiste turque IHH, partenaire de la flottille.

Outre quelque 1.500 militants d'une centaine de pays, ils transporteront des denrées humanitaires, des matériaux de construction --dont 600 à 700 tonnes de ciment--, des fournitures scolaires, des équipements médicaux, des médicaments et des jouets, a ajouté M. Oruç. Interrogé par l'AFP sur la réaction des militants en cas de nouvel assaut israélien --un an plus tôt, des passagers du Mavi Marmara avaient pris à partie des commandos israéliens avec des barres de fer et des battes de base-ball--, M. Oruç a rejeté l'hypothèse d'un nouvel assaut.

"Ils n'attaqueront pas. Nous ne pensons pas qu'ils commettront une nouvelle fois cette même erreur (...) Les navires de la flottille sont des navires de paix. Les activistes vont naviguer paisiblement", a-t-il déclaré. Le musicien israélo-suédois Dror Feiler, représentant de la branche suédoise de la flotille, a pour sa part exclu le recours à la violence. "Ce qui arrivera dépendra des Israéliens: s'ils choisissent la voie de la paix, ce sera paisible, s'ils choisissent le chemin de la violence, malheureusement ce sera violent. Mais nous ne serons pas violents", a-t-il affirmé.

L'Egypte a rouvert samedi à titre permanent sa frontière avec la bande de Gaza, autorisant pour la première fois depuis quatre ans la libre circulation des personnes. La réouverture du point de passage de Rafah, le seul de l'enclave palestinienne qui ne soit pas contrôlé par Israël, a été critiquée par l'Etat hébreu.

URL du billet: http://www.lalibre.be/actu/international/article/664101/la-seconde-flottille-pour-gaza-determinee-a-forcer-le-blocus-israelien.html

Cisjordanie: heurts entre pèlerins juifs et soldats israéliens à Naplouse

Publié le 30 mai 2011 sur le site lorientlejour.com

Des heurts ont opposé dans la nuit de dimanche à lundi des soldats israéliens à un groupe de fidèles juifs, qui se sont rendus sans autorisation au tombeau de Joseph, lieu de pèlerinage juif dans la ville palestinienne de Naplouse, a-t-on appris auprès de l'armée.
"L'armée a autorisé 1.600 Israéliens à venir prier dans ce caveau et cette visite s'est déroulée sans problème. Mais 200 autres Israéliens se sont infiltrés à Naplouse sans autorisation et 50 d'entre eux se sont introduits dans le tombeau", a déclaré à l'AFP une porte-parole militaire.

"Des affrontements se sont produits lorsque les soldats les ont évacués de force. L'armée a également reçu des plaintes de Palestiniens, qui affirment que certains des manifestants se sont livrés à des exactions contre leurs propriétés. Ces accusations vont faire l'objet d'une enquête", a ajouté la porte-parole.
Selon elle, seules les visites organisées après une coordination préalable avec l'armée sont autorisées au tombeau de Joseph.
La radio publique a précisé que trois manifestants, dont un mineur, ont été arrêtés par des garde-frontières israéliens.
Le 24 avril, un jeune Israélien avait été tué et quatre autres blessés par la police palestinienne près du tombeau de Joseph après s'y être rendus sans autorisation.
Le tombeau, un petit édifice d'architecture islamique, abritait une synagogue jusqu'à son évacuation en octobre 2000 par l'armée israélienne, peu après le début de la deuxième intifada, à la suite de violents combats. Il a été vandalisé et partiellement détruit par des Palestiniens, puis restauré.
C'est depuis des siècles un lieu de pèlerinage pour des juifs religieux qui croient que le patriarche Joseph, l'un des douze fils de Jacob, y a été enterré, ce que contestent nombre d'historiens, pour qui le tombeau est celui d'un religieux musulman.
Depuis 2007, l'armée israélienne y autorise régulièrement des pèlerinages nocturnes, en coordination avec la police palestinienne, sauf pendant les périodes de tension avec les Palestiniens.
Mais des juifs ultra-orthodoxes et des colons de la région de Naplouse s'y rendent parfois sans permission.

L'amitie Unesco-Israël au beau fixe

Publié le 30 mai 2011 sur le site fr.jpost.com
par fr.jpost

La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a salué "l'excellente coopération" constatée entre l'organisation et Israël dans une variété de domaines dont l'éducation, la culture, la science et la communication. En visite à Jérusalem, Bokova a même confié avoir été "déçue" par la décision du Conseil exécutif d'adopter, en octobre dernier, cinq résolutions hostiles à Israël.

Photo: Zvi Roger , JPost

Pour sa première visite en Israël, Irina Bokova, 58 ans, a toutefois noté que les rumeurs selon lesquelles Israël menaçait de suspendre toute coopération avec l'Unesco étaient inexactes. "J'ai été immédiatement rassurée de savoit qu'Israël n'avait aucune intention de suspendre ou de limiter ses relations avec l'Unesco", a-t-elle déclaré. En effet, l'Etat hébreu n'avait choisi de suspendre sa coopération que dans les cinq domaines spécifiques concernés par les résolutions.

Bokova a été nommé à la tête de l'Unesco en septembre 2009, devançant de justesse l'ancien ministre égyptien de la Culture Farouk Hosny. Hosny était le favori jusqu'à certains de ses commentaires ne soient rappelés dans les médias. Il avait notamment appelé, en mai 2008, à brûler les livres israéliens dans les bibliothèques égyptiennes. Il a, par ailleurs, accusé des "pressions sionistes" d'être à l'origine de sa défaite.

Des projets de fond

Bokova était invitée, au cours de sa visite, à prononcer un discours à la conférence internationale des femmes leaders, au centre Golda du Mont Carmel, dimanche. Elle a également inauguré la "place de l'Unesco pour la tolérance et la paix" à Haifa, en compagnie du maire de la ville Yona Yahav. La ville juive-arabe est un modèle, selon elle, de coexistence entre les populations. Un message de "tolérance et de paix" qui devrait être diffusé à travers le Moyen Orient et le monde entier, a-t-elle ajouté.

Enfin, Bokova a détaillé une série de projets et de programmes sur lesquels l'Unesco et Israël travaillent ensemble, dont le projet SESAME (Centre international de rayonnement synchrotron pour les sciences expérimentales et appliquées au Moyen-Orient), une coopération basée en Jordanie et qui regroupe des scientifiques et des gouvernements de la région parmi lesquels l'Egypte, Israël, la Jordanie,le Pakistan, la Turquie, l'Autorité palestinienne et l'Iran.

L'Unesco bénéficie également d'une grande aide israélienne dans son travail de plus en plus important sur l'éducation de la Shoah, a-t-elle également rappelé

URL du billet: http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257331159&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Publié le 30 mai 2011 sur le site cyberpresse.ca

Ian Bussières
Le Soleil


Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, que... (La Presse Canadienne)

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, que l'on voit en train de se recueillir en Grèce avec sa femme Laureen là où les nazis ont massacré 696 hommes, en 1943, a mis «le curseur un peu plus du côté d'Israël», selon Sami Aoun, professeur à l'Université de Sherbrooke. La Presse Canadienne

(Québec) Le politologue Sami Aoun, spécialiste du Moyen-Orient, s'est dit peu surpris des positions du premier ministre canadien, Stephen Harper, au Sommet du G8 concernant la création d'un État palestinien basé sur les frontières d'avant la guerre de Six Jours, en 1967.

Jeudi, M. Harper avait endossé la position du président américain, Barack Obama, en faveur d'une telle solution, alors que samedi, le journal israélien Haaretz déclarait que c'est à la suite des discussions entre Stephen Harper et son homologue israélien, Benyamin Nétanyahou, qu'aucune mention des frontières de 1967 n'était inscrite dans le communiqué final du G8 vendredi.

Selon Haaretz, le premier ministre israélien aurait affirmé à M. Harper qu'aborder la question des frontières serait nuisible aux intérêts de son pays, en plus d'être perçue comme une récompense pour les Palestiniens.

À la conclusion du sommet, des médias ont cité des diplomates ayant affirmé que la proposition de M. Obama avait été exclue de la déclaration du G8 en raison d'objections soulevées par le Canada.

Hier, le directeur des communications de Stephen Harper, Dimitri Soudas, a cependant déclaré que le premier ministre n'avait pas discuté avec Nétanyahou au sujet du G8 et que ses opinions en faveur d'un processus diplomatique favorisant une solution à deux États étaient bien connues.

Cohérence

Pour M. Aoun, que Stephen Harper ait tenté ou non d'influencer le libellé du communiqué du G8, sa position demeure cohérente avec celle du gouvernement conservateur depuis son accession au pouvoir.

«Même sous un gouvernement libéral, la politique canadienne n'a jamais été une politique neutre, mais une politique de médiation avec une certaine sympathie pour la cause juive. Avec l'arrivée au pouvoir des conservateurs, on a mis le curseur un peu plus du côté d'Israël», illustre le professeur de l'Université de Sherbrooke.

Sami Aoun souligne aussi que la déclaration du président Obama parlait bien d'un État palestinien basé sur les frontières de 1967, et non pas utilisant les frontières exactes de 1967. «Même M. Obama ouvre la porte à des accommodations sur les frontières», souligne-t-il en rappelant la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui stipule que ces frontières doivent être un point de départ.

Impossible

Le politologue considère d'ailleurs que d'accepter telles quelles les frontières de 1967, qui rendraient à un État palestinien la totalité de la bande de Gaza, de la Cisjordanie et du plateau du Golan, serait impossible en raison des réalités sur le terrain.

«Il faut accepter ça comme point de départ, mais ensuite il faut discuter du noeud du problème. Tout d'abord, Jérusalem. Est-ce qu'on partage la ville entre les Israéliens et les Palestiniens? Qu'advient-il des lieux saints? Ensuite, le droit de retour. Est-ce que les colons juifs retournent en Israël ou demeurent en Palestine?»

Selon Sami Aoun, le droit de retour est davantage symbolique et il faudra s'astreindre à accepter des compensations morales ou financières. «Par exemple, si une zone du territoire palestinien est majoritairement occupée par des juifs, on pourrait modifier la frontière pour inclure cette zone en Israël, et l'inverse est également vrai pour les territoires israéliens à majorité palestinienne. Il ne faut pas oublier que de 18 à 20 % des habitants d'Israël sont des Arabes, un pourcentage qui pourrait atteindre 32 % en 2025. Au fond, c'est une crise israélienne. Si Israël avait la possibilité de gérer la démographie galopante des Palestiniens, on ne parlerait même pas d'un État palestinien!»

URL du billet: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201105/29/01-4404028-etat-palestinien-harper-ne-surprend-pas.php

Israël embarrassé par des relations commerciales avec l'Iran

Publié le 30 mai 2011 sur le site 7sur7.be

Benyamin Netanyahou a démenti dimanche que les navires appartenaient au groupe israélien. © epa

Les relations commerciales entre un groupe de transport maritime israélien et l'Iran font scandale en Israël, provoquant l'embarras des dirigeants qui appellent depuis des années la communauté internationale à sanctionner Téhéran et son programme nucléaire.

L'affaire, qui fait la une des médias, a éclaté après la décision mardi des Etats-Unis de placer sur une liste noire le groupe israélien Ofer Brothers Group et sa filiale Tanker Pacific basée à Singapour.

Cette sanction a été prise à la suite de la vente en septembre 2010 d'un bateau-citerne pour une somme de 8,6 millions de dollars à la compagnie maritime iranienne IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines) en violation de l'embargo international frappant Téhéran pour ses activités nucléaires controversées.

Dans un premier temps, le groupe des frères Ofer a démenti ces accusations et affirmé qu'il s'agissait d'un "malentendu".

Le président de la Chambre du commerce, de l'industrie et des mines iranienne (ICCIM), Mohammad Nahavandian, cité dimanche par les médias, a également nié que l'Iran ait acheté ce navire à une société israélienne.

Mais les médias israéliens sont revenus à la charge en révélant qu'au moins treize pétroliers des frères Ofer ont mouillé dans des ports iraniens au cours des dix dernières années.

Des documents d'Equasis, une banque de données sur la circulation maritime dans le monde, ont permis de retrouver la trace de ces tankers qui transportaient des carburants dans les ports iraniens de Bandar Abbas et de l'île de Kharg. (belga)

30/05/11 14h10

lundi 30 mai 2011

Bank of Jerusalem propose 100 millions d'euros pour Dexia Israël

Publié le 30 mai sur le site rtbf.be

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Bank of Jerusalem offre 515 millions de shekels (environ 103 millions d'euros) pour la filiale israélienne de Dexia, a-t-on appris lundi. Il y a quelques semaines, le groupe franco-belge avait confirmé son intention de se défaire, avant l'été, de Dexia Israël, accusée de financer illégalement la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens.

L'offre de Bank of Jerusalem concerne toutes les actions de la filiale de Dexia. Dexia Israël Bank Ltd est cotée à la Bourse de Tel Aviv.

La filiale israélienne de Dexia vaut au groupe, depuis des années, de sévères critiques en raison de ses activités de financement dans les colonies juives situées dans les territoires palestiniens.

Lors de la dernière assemblée générale du groupe bancaire, un groupe de plusieurs dizaines d'actionnaires avait protesté contre ces activités de financement de la colonisation israélienne, qualifiées d'illégales au regard du droit international.

Le président de Dexia, Jean-Luc Dehaene avait souligné que l'actuelle équipe dirigeante avait hérité des activités israéliennes -acquises en 2001- et qu'il avait déjà été décidé de ne plus financer de nouveaux projets liés à la colonisation. Jean-Luc Dehaene avait également laissé entendre que Dexia voulait finaliser avant l'été la vente de ces activités et négociait en ce sens.

Belga

URL du billet: http://www.rtbf.be/info/economie/detail_bank-of-jerusalem-propose-100-millions-d-euros-pour-dexia-israel?id=6193863

Livni : "L'ONU ne créera pas un Etat palestinien"

Publié le 30 mai 2011 sur le site fr.jpost.com
par fr.jpost

"Les Nations unies ne peuvent pas établir un Etat palestinien. Leurs actions ont uniquement un caractère déclaratif". C'est ce qu'à déclaré la leader de l'opposition Tzipi Livni dans une interview accordée à Newsweek, lundi.

Photo: Reuters , JPost

Selon elle, une résolution de l'ONU ne serait d'aucun secours pour le processus de paix et ne permettra pas la création d'un Etat. "Je ne pense pas qu'une telle mesure, en septembre, puisse nous permettre de parvenir à la paix ni de mettre fin au conflit", a-t-elle ajouté.

Printemps ou automne ?

A propos de la réconciliation entre les deux factions rivales Fatah/Hamas et ses possibles effets sur les accords de paix, Livni a refusé de qualifier cette union de "mariage". "Ce n'est pas un mariage. Pas encore. C'est simplement un engagement. Le gouvernement n'a pas encore été créé. Mais cet accord est une mauvaise nouvelle."

Concernant le printemps arabe, et ses effets sur les voisins d'Israël, la leader de l'opposition a souhaité nuancer : "Il y a deux possibilités. Soit un printemps soit un automne. Dans le meilleurs des cas, ces jeunes gens, qui ont envahi les rues, qui se sont battus pour leurs droits pour changer leur pays, verront naître de nouvelles démocraties", a-t-elle poursuivi.

Elle a pourtant tenu à rappeler que "l'hiver" pourrait également venir de ces régions et avertit que les extrémistes "pourraient également abuser de ce système démocratique afin de mettre en place un agenda complètement anti-démocratique".

URL du billet: http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257331940&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Nouveaux affrontements à Naplouse

Publié le 30 mai 2011 sur le site fr.jpost.com
par fr.jpost

Près de 200 pèlerins juifs se sont rendus illégalement à Naplouse, dans la nuit de dimanche, pour prier sur le Tombeau de Joseph selon un communiqué de l'armée. Une cinquantaine des fidèles se sont confrontés aux forces de sécurité.

Photo: REUTERS/Mohamad Torokman , JPost

"Ce genre de comportement menace des vies et met aussi inutilement en danger la vie de soldats, forcés d'agir à Naplouse", ajoute le communiqué.

Dimanche soir, un Palestinien s'est plaint que sa propriété ait été endommagée par les intrus.

"L'armée considère le comportement de ces individus comme étant profondément irresponsable et il sera examiné, avec l'aide des différentes forces de l'ordre qui reverront également les conditions de sécurité à l'entrée du Tombeau de Joseph."

Le même soir, environ 1 600 pèlerins s'étaient également rendus sur le site, avec l'autorisation de l'armée.

URL du billet: http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257330938&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Libye : Sarkozy pourrait être accusé de crimes contre l’humanité

Publié le 30 mai 2011 sur le site legransoir.info



Deux célèbres avocats, l’ancien ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas et Jacques Vergès, ont annoncé à Tripoli qu’ils allaient déposer une plainte contre le président français Nicolas Sarkozy, l’accusant de "crimes contre l’humanité", annoncent lundi les médias occidentaux.

Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue dimanche soir à Tripoli, le porte-parole du gouvernement libyen, Ibrahim Boukhzam a annoncé que les deux avocats avaient décidé de soutenir une plainte des familles "victimes des bombardements de l’Otan" contre le président français.

Roland Dumas a indiqué avoir été "stupéfait de constater que cette mission (de l’Otan) qui vise à protéger les civils est en train de les tuer".
Il a dénoncé "une agression brutale contre un pays souverain", et a affirmé qu’il était prêt à défendre le colonel Mouammar Kadhafi au cas où il serait jugé par la Cour pénale internationale (CPI).

Qualifiant les pays de l’Alliance atlantique d’"assassins", Me Vergès a fustigé de son côté un "Etat français conduit par des voyous et des assassins". "Nous allons briser le mur du silence", a-t-il dit.

A l’issue d’une visite de deux jours en Libye, les deux avocats ont indiqué qu’ils allaient commencer les procédures juridiques pour le dépôt de la plainte, dès leur retour lundi à Paris.

http://fr.rian.ru/world/20110530/18...

URL de cette brève 1824
http://www.legrandsoir.info/+Libye-Sarkozy-pourrait-etre-accuse-de-crimes-contre-l-humanite+.html

Gilad Atzmon: British PM Resigns as patron of the Jewish National Fund

Sunday, May 29, 2011
By Gilad Atzmon

The Guardian reported today that British PM David Cameron has stepped down as a patron of the Jewish National Fund (JNF) in a “move pro-Palestinian campaigners claim is a result of pressure.”

The JNF was originally a Zionist fund set up to buy land in Palestine to establish Jewish settlements before the creation of the state of Israel. Since 1948 it has been operating as a global charity specialising in planting trees over Palestinian stolen land and eradicated villages.

Sofiah Macleod of the UK-based Stop the JNF Campaign told the Guardian that it was the organisation's lobbying that had led Cameron to withdraw. "There has been a change in public opinion and awareness about Israel's behaviour and there was specific pressure on [Cameron] to step down from the JNF," she said. "

Traditionally, the leaders of the British three main political parties have become patrons of the JNF. However, Cameron's resignation means that none of the current three leaders are JNF patrons.

The Palestine Solidarity Campaign welcomed the decision. "It reflects the fact it is now impossible for any serious party leader to lend public support to racism," campaign director, Sarah Colborne, said in a statement.

The JNF did not respond to a request for comment.

URL du billet: http://www.gilad.co.uk/writings/gilad-atzmon-british-pm-resigns-as-patron-of-the-jewish-nati.html

Ce que veut dire et ne veut pas dire l'ouverture de Rafah

Publié le 30 mai 2011 sur le site alqods-palestine.blogspot.com

Gaza - 29 mai 2011
Par Yousef

La nouvelle a été saluée par beaucoup dans le monde entier cette semaine, lorsque des articles sur une décision prise par le gouvernement militaire actuel d’Égypte d'ouvrir le passage de Rafah ont refait surface. Mais que signifie l'ouverture de Rafah ? Certains vont sans aucun doute proclamer que la vie à Gaza s'améliore maintenant et que le siège est terminé. Mais le siège qui piège Gaza est très complexe. Ignorer les nuances de cette décision d'ouverture et penser que Gaza équivaut à une grosse boite dont le couvercle vient d'être levé est complètement erroné. Il est important, en particulier à l'heure où l'anniversaire de l'attaque sur le Mavi Marmara approche, de comprendre ce que signifie et ce que ne signifie pas l'ouverture de Rafah, et de redoubler nos efforts pour sensibiliser l'opinion et défier le siège israélien ininterrompu de la Bande de Gaza.

Ce que veut dire et ne veut pas dire l'ouverture de Rafah
Ce que l'ouverture de Rafah ne veut pas dire : le siège est terminé

Le siège de la Bande de Gaza est une fermeture multi-couches aux nombreuses dimensions. Plusieurs politiques de bouclage contribuent à l'effet de siège, et l'ouverture de Rafah n'aura vraisemblablement pas un impact majeur sur l'effet global, simplement parce que les autres décisions de fermeture, imposées par Israël, ne changent pas.
Tout d'abord, qu'est exactement le passage de Rafah ? Rafah est une ville palestinienne dans la Bande de Gaza, à cheval sur la frontière avec l’Égypte. Un terminal existe à la frontière pour faciliter le passage des gens à travers la frontière, mais Rafah n'est pas conçu comme un passage pour les marchandises. L'ouverture de Rafah, tandis qu'elle peut permettre aux gens de Gaza de sortir (avec la permission de l’Égypte toujours nécessaire bien sûr), a peu d'effets sur la quantité réelle des produits qui entrent et sortent de Gaza.

Les autres couches du siège

Les autres passages : Pour des raisons logistiques, historiques et d'infrastructures, d'autres points de passage vers Gaza sont conçus pour l'entrée des marchandises commerciales et humanitaires. Grâce aux données de l'Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, qui enregistre tout ce qui est autorisé à entrer à Gaza, quand et par quel endroit, on peut voir un contraste frappant entre les différents passages. L'ensemble des données du 19 juin 2007 au 19 mai 2011 présentées dans ce camembert montre que très peu de marchandises passent par le passage de Rafah.

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Mais ce graphique ne dit pas tout. Aujourd'hui, la plupart de ces passages ont été fermés et, en fait, à ce jour de 2011, 95% des camions qui ont été autorisés à entrer à Gaza sont passés par le carrefour Kerem Shalom. Israël a, au fil du temps, pratiquement bouclé tous les autres passages.

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Les dizaines d'années d'occupation israélienne de Gaza, et l'histoire de Gaza en tant que partie intégrante de la Palestine historique depuis des millénaires, ont créé des réalités d'infrastructure et logistiques qui rendent l'approvisionnement par le nord beaucoup plus facile que par le sud. La densité de la population de Palestine/"Israël" au cours du temps a toujours été plus importante que celle du Sinaï d’Égypte, ce qui signifie que les ressources étaient situées au milieu de la Palestine historique et distribuées naturellement à son périmètre.

En conservant un contrôle total des autres passages, Israël est toujours en mesure de maintenir sa politique de siège pratiquement dans la même exacte mesure qu'avant l'ouverture de Rafah. A moins que l’Égypte et la Palestine ne réorganisent complètement le passage de Rafah et l'infrastructure qui l'entoure des deux côtés de la frontière, il est peu probable qu'il y ait le moindre changement. De plus, de tels changements sont hautement improbables pour des considérations tant politiques qu'économiques. Ce n'est tout simplement pas un investissement rentable de ravitailler Gaza en faisant un détour quand la terre à laquelle elle a toujours été intégrée d'un point de vue économique est dans sa partie nord. En outre, la séparation de Gaza de la Palestine historique est de toute façon un champ de mine politique à cause de ses implications politiques dans la lutte pour l'autodétermination des Palestiniens.

Électricité et eau : Pour beaucoup des mêmes raisons expliquées ci-dessus, Gaza est très largement dépendante d'Israël lorsqu'il s'agit d'électricité. Ce rapport spécial de 2010 d'OCHA déclare que "les besoins de la Bande de Gaza sont entre 240 et 280 mégawatts (MW), dont au moins 42% sont achetés à Israël, distribués par des câbles d'alimentation séparés le long de la Bande de Gaza, et 6 à 7% sont achetés à l’Égypte, distribués principalement dans la région de Rafah."

Le rapport explique bien la genèse du problème de l'électricité :

"La pénurie d'électricité dans la Bande de Gaza remonte à juin 2006, lorsque l'aviation israélienne a détruit les six transformateurs au cours d'une frappe aérienne. Cinq mois plus tard, la centrale électrique a repris la production, mais à un niveau considérablement réduit ; elle a produit environ 65 MV (sur une capacité potentielle de 80 MV), comparés aux 118 MW de production de pointe (sur une capacité potentielle de 140 MW) avant le bombardement.

L'imposition par Israël d'un blocus sur la Bande de Gaza en juin 2007, après la prise de contrôle par le Hamas, a encore resserré les restrictions existantes sur les importations des pièces détachées, des équipements, des consommables et du carburant industriel nécessaires à l'exploitation de la centrale et au réseau électrique. Il y a eu en conséquence un déficit chronique du niveau de production électrique de la centrale de Gaza. Depuis janvier 2010, le déficit électrique journalier s'est aggravé, suite à l'expiration de la subvention directe de la Commission européenne pour l'achat du carburant de la centrale. Depuis lors, la centrale s'est arrêtée complètement deux fois, par manque de carburant. La centrale ne fonctionne actuellement qu'avec une turbine et ne produit que 30 MW d'électricité, par rapport à sa production moyenne de 60-65 MW en 2009.

Le contrôle d'Israël sur l'essentiel de l'électricité produite en dehors de Gaza et sa capacité à nier le développement durable de la production d'électricité à l'intérieur de Gaza en empêchant l'entrée des matériaux nécessaires pour ramener la centrale en capacité, lui donne le contrôle effectif sur l'interrupteur électrique de Gaza.

L'électricité a également un impact direct sur le problème de l'eau potable. Amnesty International rapporte que 90 à 95% de l'eau potable de Gaza est contaminée et impropre à la consommation. Les Nations Unies ont même trouvé que l'eau en bouteille à Gaza contenait des contaminants, vraisemblablement dus aux bouteilles en plastiques recyclées dans des usines qui ne fonctionnent pas correctement. Le manque d'électricité suffisante pour les usines de dessalement et d'épuration provoque l'infiltration de quantités importantes d'eaux usées dans l'aquifère côtier de Gaza, la principale source d'eau pour la population.

Le blocus : Les gens utilisent souvent les mots blocus et siège de façon interchangeable, ce qui est inexact. Le blocus de Gaza est appliqué par la marine israélienne au large des côtes de Gaza et dans ses eaux territoriales. Le siège est une combinaison de politiques restrictives et punitives qui comprennent le blocus, mais aussi certains des autres problèmes évoqués plus haut. Le blocus lui-même, cependant, a un impact spécifique mais également dévastateur sur Gaza, sa population et son économie. Pour l'industrie de la pêche de Gaza, il a été destructif. Israël impose son blocus naval illégal à 3 miles nautique (la plupart des poissons des eaux territoriales de Gaza se trouvent au-delà de cette limite) et lorsque les pêcheurs de Gaza s'en approchent trop, la marine israélienne leur tire dessus. En fait, ce matin même [27 mai], trois pêcheurs ont été blessés lorsque des vedettes israéliennes ont fait feu sur eux.

Alors qu'Israël prétend que son blocus est destiné à empêcher l'entrée d'armes à Gaza, il lui reste encore à fournir une explication au sujet des tirs sur des pêcheurs palestiniens venant de Gaza sur des canots. Les effets de ces actions sont si graves qu'un territoire côtier à l'histoire maritime riche fait de l'élevage de poissons et importe maintenant du poisson frais d'Israël. Inutile de dire que l'ouverture du passage de Rafah aura peu d'impact sur cet aspect du siège.

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Ce que l'ouverture de Rafah signifie vraiment : la fermeture d'un chapitre sombre de l'histoire de l'Egypte

Le siège de la Bande de Gaza est une politique honteuse qui punit collectivement des civils, en contravention directe au droit humanitaire international et est une cicatrice affreuse sur la conscience de la communauté internationale. L’Égypte a malheureusement joué un rôle indéniable dans cette politique sous le régime Moubarak, en dépit du fait que la plupart des Égyptiens ont dénoncé avec véhémence cette politique. Tandis que la fermeture égyptienne de Rafah fut une contribution mineure aux effets globaux du siège comparés aux restrictions israéliennes, le régime complice Moubarak était considéré comme traître aux yeux de la plupart dans le monde arabe et musulman. Les Palestiniens et une grande majorité des gens de par le monde savaient que la population d’Égypte était en désaccord avec ce que son gouvernement faisait. Tous ceux qui en doutait en furent totalement convaincus après le 25 janvier 2011.

Toutefois, c'est le rôle que jouera la nouvelle Égypte vis-à-vis de Gaza qui déterminera si c'est vraiment la fin d'un chapitre sombre de son histoire, et si l'ouverture de Rafah est la première ou la dernière démarche qu'elle prendra pour rompre la politique de siège imposée par les Israéliens. Garantir que les Palestiniens de Gaza puissent entrer et sortir de Gaza librement par le passage de Rafah nouvellement ouvert, sans visas discriminatoires et retards de contrôles sécuritaires qui ont cassé la mobilité par le passé, serait un prochain pas extrêmement important dans la bonne direction.


Traduction : MR pour ISM


Israeli police arrested a 7 year old Palestinian boy / La police israelienne a arrete un enfant palestinien de 7 ans a Silwan, East Jerusalem

Sunday, 29 May, 2011
par Anne Paq

Silwan, Jerusalem (SILWANIC) --

Special police forces raided the house of 7 year-old Ali Siyam this afternoon and illegaly arrested him, causing injury requiring hospitalization to both his aunt and father.
At 3 PM this afternoon, Israeli police forces raided the Alabasya neighborhood of Silwan in East Jerusalem to arrest 7 years-old Ali Siyam from inside his parents’ house. Despite his young age, which is significantly younger than the age of legal responsibity, the boy was taken for questioning at the Russian Compound police station.
When Siyam’s father and aunt tried to protect the boy from the cops, they were violantly assaulted to a degree that required their evacuation to the Hospital. Siyam’s father, Hammouda, was beaten and maced with pepper-spray inside the house and his aunt, Amal, was struck with a rubber-coated bullet in her thigh. The two are currently at the Hadassa Har Hatzofim hospital.
On arrival to the police station, Siyam was taken in for questioning. The boy’s lawyer, Adv. Lea Tzemel, who was already present at the place was denied entry to the station and access to her client. When she proceeded to try and walk through the gate regardless, she was herself detained.
After being questioned for stone-throwing for a number of hours in the presence of his mother, the boy was eventually released from custody at 8 PM.

see pictures

URL du billet: http://chroniquespalestine.blogspot.com/

Le ministre Baird veut dissuader l'aide à Gaza hors des réseaux établis

Publié le 29 mai 2011 sur le site nouvelles.sympatico.ca

OTTAWA - A deux jours du premier anniversaire de l'assaut lancé contre un navire turc qui tentait d'acheminer de l'aide dans la Bande de Gaza, le ministre canadien des Affaires étrangères John Baird veut dissuader les Canadiens de participer à une telle initiative.

Palestine - Le ministre Baird dénonce un projet d'aide humanitaire canadien
John Baird
©Agence QMI/Archives

Une flotille internationale aurait l'intention de faire route vers la Bande de Gaza, le 31 mai, un an après l'arraisonnement sanglant par les forces israeliennes du paquebot turc Mavi Marmara. Neuf personnes avaient été tuées.

Par voie de communiqué, le ministre John Baird incite «fortement» les personnes qui désirent livrer des marchandises humanitaires à la Bande de Gaza à le faire par le truchement de réseaux établis.

Il explique que les initiatives d’aide non autorisées constituent une provocation et n’aident en rien l’atteinte de l’objectif de venir en aide à la population locale.

Le ministre Baird ajoute que le Canada estime qu’il y a des façons plus productives et légitimes pour aider les gens de la Bande de Gaza, dont celle de faire des dons au Comité international de la Croix-Rouge. Il souligne que l’organisation dispose de personnel sur place pour permettre, entre autres, de fournir de l’eau potable et des soins de santé.

John Baird termine en disant que le Canada reconnaît «les préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité ainsi que son droit de se protéger et de défendre ses habitants contre toute attaque du Hamas ou d’autres groupes terroristes, notamment en empêchant le trafic d’armes».

Copyright The Canadian Press

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Réouverture du terminal de Rafah / La revanche des Ghazaouis sur Moubarak

Publié le 29 mai 2011 sur le site elwatan.com
par Hassan Moali

Rassemblement de Palestiniens à Rafah, dans la bande de Ghaza, frontalière avec l’Egypte.
© El Watan - D.R.

Après quatre années de souffrances et d’enfermement pour les habitants de Ghaza martyrisés par le blocus israélien, la réouverture du terminal de Rafah constitue une bouffée d’oxygène. En concrétisant sa promesse, la nouvelle direction égyptienne aura renvoyé l’écho à la place Tahrir et enterré l’ère compromettante de Moubarak.

Pour les Palestiniens de Ghaza, enfermés depuis quatre ans dans une prison à ciel ouvert, la matinée d’hier est à marquer d’une pierre blanche. L’Egypte, débarrassée de son encombrant Moubarak, a tenu parole en procédant à la réouverture «définitive» du terminal de Rafah. Ils étaient des dizaines de Palestiniens visiblement heureux à avoir traversé hier la frontière jadis interdite entre Ghaza et l’Egypte.
La nouvelle direction politique du Caire, qui avait annoncé, fin avril, par la voix du chef de la diplomatie égyptienne, Nabil Al Arabi, de la prochaine réouverture à «titre permanent», vient du coup enterrer l’Egypte du clan Moubarak. Et cette mesure salutaire pour des milliers de Palestiniens qui étouffent sous le blocus israélien, est aussi une grosse pierre dans le jardin d’Israël habitué à traiter avec une Egypte corvéable à merci. C’est la première leçon politique à tirer de cette réouverture de la frontière qui réconcilie ce grand pays – l’Egypte – avec sa vocation de cœur palpitant du monde arabe et non plus de serpillière de l’Etat hébreu et des Etats-Unis.

Au-delà de sa dimension humaine en ce qu’elle permet aux Palestiniens de voir la lumière au-delà des barbelés et des guérites de l’armée d’occupation, la réouverture du terminal de Rafah se veut être un nouvel appel du Caire. La direction politique de l’Egypte issue des «tripes» de la place Tahrir n’entend plus servir de sous-traitant au couple israélo-américain dans sa volonté de martyriser les Ghazaouis coupables d’avoir élu Hamas. Signe de la tragédie humaine que le clan Moubarak a cautionnée par sa lâcheté depuis quatre ans, deux ambulances transportant des malades ont été parmi les premiers véhicules ayant franchi l’ex-ligne rouge de Rafah, selon l’agence officielle égyptienne (MENA). Et c’est là une preuve, s’il en était besoin, que la fermeture du terminal de Rafah par l’Egypte de Moubarak équivalait à une non-assistance à population en danger. Un juste retour des choses donc pour les Palestiniens qui ont dû apprécier à sa juste valeur ce geste des nouveaux maîtres du Caire. Cela étant dit, concrètement le point de passage sera ouvert tous les jours de 9h à 17h locales, à l’exception des vendredis et des jours fériés.

Une voie pour Ghaza, une voix pour la Palestine

La mesure concerne les personnes, selon une source de la sécurité égyptienne. Les femmes palestiniennes de tout âge seront exemptées de visa, de même que les hommes âgés de moins de 18 ans ou de plus de 40 ans. L’exemption s’applique aussi aux Palestiniens voulant étudier en Egypte tant qu’ils ont une preuve de leur acceptation dans une université.
L’annonce de cette réouverture avait été faite deux jours après le parrainage fin avril par l’Egypte d’un accord de réconciliation entre les mouvements palestiniens Hamas et Fatah. Ironie de l’histoire, le départ de Hosni Moubarak du pouvoir en Egypte a débloqué toutes les situations que l’on pensait compromises. Il y a eu d’abord cet accord de réconciliation inter-palestinien.

Sous Moubarak, l’entente n’a jamais dépassé le cadre des intentions. Et comme par enchantement, il a suffi que le raïs «dégage» pour que les frères ennemis se remettent à reparler, plus sérieusement cette fois. C’est que Moubarak et son bras droit Abou El Gheit ont tout fait pour éloigner le «spectre» de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas qui fait tant peur à Israël. Mission servilement accomplie par Moubarak deux années durant. Quant à la réouverture du terminal de Rafah, Moubarak a préféré ériger un mur en acier pour cadenasser la frontière avec Ghaza et faire plaisir à Tel-Aviv ! Désormais, la voie du Caire est ouverte aux Palestiniens et la voie des Palestiniens est bien entendue au Caire.

Hassan Moali

URL du billet: http://www.elwatan.com/international/la-revanche-des-ghazaouis-sur-moubarak-29-05-2011-126420_112.php

«Israël a annexé la vallée du Jourdain»

Publié le 29 mai 2011 sur le site tdg.ch
par Andrés Allemand

Cisjordanie - B’tselem dénonce un «fait accompli» dans cette zone vitale pour un futur Etat palestinien

Reste-t-il encore assez de terre pour créer un Etat palestinien viable? La question s’impose après la lecture du dernier rapport de B’tselem. L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme dénonce «l’annexion de facto» de la vallée du Jourdain et des rives de la mer Morte. Soit 28,8% de la Cisjordanie. Un vaste couloir absolument vital pour le développement d’un futur Etat palestinien indépendant.

On est loin, ici, de la «guerre des mots» à laquelle se livrent Barack Obama, Benyamin Netanyahou, Mahmoud Abbas et le Hamas, pour savoir si la «ligne verte» de 1967 servira un jour de point de départ à une négociation sur les futures frontières. Ce que B’tselem observe et analyse, c’est l’évolution sur le terrain. Or, si tout le monde sait que l’Etat hébreu a créé un fait accompli en annexant Jérusalem-Est et en développant des colonies près de la ligne verte, le sort de la vallée du Jourdain est méconnu.

Le contrôle de l’eau

Or B’tselem semble laisser peu de doute. Au cours des ans, Israël aurait exclu la population arabe de 77,5% de ce territoire en combinant diverses décisions administratives: les 53,4% de cette zone classés «terrain d’Etat» (où les Palestiniens ne peuvent pas construire), près de la moitié des terres censées être des «zones de tir militaire» (même si elles bordent de grandes routes ou des bâtiments agricoles) et un cinquième de ce couloir décrété «réserve naturelle».

Surtout, l’Etat hébreu a pris le contrôle de la plupart des sources d’eau, qu’il réserve presque exclusivement à 9400 colons juifs. Répartis dans 37 villages, ils se consacrent à une agriculture intensive, dont la plupart des produits sont exportés. Leur consommation d’eau représente un tiers de la quantité dont disposent les 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie. Résultat: des puits palestiniens s’assèchent, pénalisant évidemment les paysans arabes.

Même la manne touristique échappe aux Palestiniens. La côte de la mer Morte est aux mains de colons. De même que les sources d’Ein Feshkha, mais aussi les grottes de Qumran ou le site du baptême de Jésus. Sans même parler de l’exploitation par des industriels israéliens des ressources minérales de cette région…

Déjà trop tard?

Bref, tout se passe comme si ce «territoire occupé» était en fait une zone annexée par Israël, note B’tselem, rappelant que le droit international en interdit la colonisation et l’exploitation. Or la vallée du Jourdain et la côte nord de la mer Morte constituent la principale «réserve de terre» pour un futur Etat palestinien, qui verrait décupler sa population en cas de retour massif des réfugiés. C’est aussi une zone vitale pour le développement économique de la Cisjordanie. Et l’unique voie de communication avec le monde.

Entre autres choses, Benyamin Netanyahou affirme l’exigence de maintenir une présence militaire israélienne le long du Jourdain. En théorie, cela n’implique pas forcément de conserver le contrôle sur la vallée. Mais le rapport de B’tselem pose implicitement cette question: l’Etat hébreu est-il encore prêt à s’en séparer? Ou est-il trop tard pour faire marche arrière, à l’instar des grands blocs de colonies le long de la ligne verte?

La vallée du Jourdain en Cisjordanie

URL du billet: http://www.tdg.ch/israel-annexe-vallee-jourdain-2011-05-29

Israël se prépare pour les manifestations

Publié le fr-ca.actualites.yahoo.com
Par Josef Federman, The Associated Press/La Presse Canadienne

Mohammed Ballas / The Associated Press
Mohammed Ballas / The Associated Press

JÉRUSALEM - Les forces de Tsahal se préparent à la possibilité que de violentes manifestations éclatent le long des frontières d'Israël au cours des prochains jours, voulant ainsi éviter une répétition des agitations fatales qui ont eu lieu un peu plus tôt ce mois-ci, a indiqué, dimanche, un militaire haut gradé à l'agence The Associated Press.

Des militants regroupés par le truchement de Facebook ont demandé la tenue, la fin de semaine prochaine, de manifestations au Liban, en Syrie et en Jordanie pour souligner le 44e anniversaire de la guerre des Six Jours. Cet affrontement avait permis à Israël de prendre la Cisjordanie, la bande de Gaza, Jérusalem-Est et le plateau du Golan.

Le haut gradé de l'armée israélienne a indiqué que Tsahal se préparait également à contrer de possibles agitations en Cisjordanie en septembre, soit après la tenue prévue d'un vote à l'ONU pour reconnaître l'indépendance de la Palestine.

Le militaire a affirmé que son armée espérait éviter des victimes civiles. Il a ajouté que Tsahal ne permettrait pas aux manifestants de traverser les frontières durant les manifestations de la semaine prochaine, ni de pénétrer dans les colonies juives de la Cisjordanie en septembre.

Il a assuré qu'Israël n'interviendrait pas lors des protestations pacifiques, ni lors des manifestations de grande envergure qui auront lieu à proximité des colonies. Le militaire a toutefois ajouté que l'armée israélienne serait forcée de passer à l'action lors de situations où des vies sont en danger.

Le 15 mai, alors que les Palestiniens pleuraient par un rituel le 63e anniversaire de la fondation de l'État d'Israël, en 1948, des centaines de manifestants provenant de la Syrie ont forcé leur entrée dans le plateau du Golan, une région sous contrôle israélien. Au même moment, d'immenses foules convergeaient du Liban vers la frontière israélienne. Quatorze manifestants sont morts lors d'affrontements avec l'armée israélienne, qui avait été prise de court par ces affluences vers le territoire d'Israël.

Le haut gradé de l'armée israélienne, parlant sous le couvert de l'anonymat, en vertu des directives de Tsahal, a assuré que son armée serait bien mieux préparée la prochaine fois. Il a précisé qu'un plus grand nombre de soldats serait déployé et que ces derniers auraient à leur disposition des outils de contrôle des foules, comme des balles en plastique et des canons à eau.

URL du billet: http://fr-ca.actualites.yahoo.com/isra%C3%ABl-se-pr%C3%A9pare-pour-les-manifestations-223955890.html

Quand la diplomatie qatarie s’emmêle les pinceaux

Publié le 30 mai 2011 sur le site liberte-algerie.com
Par Merzak Tigrine

Doha propose un gel du processus de paix jusqu'à ce qu'Israël soit prêt

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Alors que les dirigeants palestiniens sont déterminés à saisir l’ONU pour obtenir la reconnaissance de leur État dans les meilleurs délais, le Qatar va à contre-courant de leur volonté en proposant le “gel” du processus de paix israélo-palestinien, jusqu’à ce que l’Etat hébreux soit prêt à négocier.

La diplomatie qatarie, qui ne rate aucune occasion de s’imposer comme un acteur incontournable dans le monde arabe, comme en témoignent ses nombreuses médiations dans les différents conflits, est allée trop loin cette fois-ci en s’arrogeant le droit de proposer une suspension pure et simple du processus de paix israélo-palestinien, jusqu’à ce qu’Israël daigne bien s’asseoir à une table de négociations avec les Palestiniens.
Voilà une proposition, qui va à contre-courant des efforts des responsables palestiniens, lesquels font le forcing pour une reconnaissance rapide de leur État, si nécessaire en septembre prochain par l’Assemblée générale des Nations unies. Dans cette perspective, les dirigeants palestiniens lanceront la procédure de demande d'adhésion à l'ONU en juillet, a déclaré Saëb Erekat, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération pour la Palestine (OLP) à la radio Voix de la Palestine. “Les Palestiniens coordonneront avec les pays arabes pour entamer en juillet la procédure de demande pour obtenir la reconnaissance de leur Etat”, a-t-il affirmé depuis… Doha, capitale du Qatar. Du même endroit, à l'ouverture d'une réunion sur l'initiative de paix arabe en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, le Premier ministre du Qatar proposait de “suspendre” le processus de paix israélo-palestinien, actuellement dans l'impasse, jusqu'à ce qu'Israël soit prêt. “Nous estimons qu'il est préférable de suspendre le processus de paix jusqu'à ce qu'il y ait un partenaire prêt” à des négociations dans le camp israélien, a déclaré cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, dont le pays préside le comité de suivi de l'initiative de paix issu de la Ligue arabe.
Pis, le chef du gouvernement qatari s’est contredit en soulignant qu’à travers son dernier discours, Netanyahu “apporte la preuve qu'Israël ne veut pas la paix”. Alors pourquoi attendre que Tel-Aviv accepte bien de négocier, au moment où il y a urgence pour que l’État palestinien voie le jour. La diplomatie qatarie s’emmêle les pinceaux.
Cela étant, la réunion de Doha était consacrée à l'examen des développements de la question palestinienne après la récente prise de position du président américain Barack Obama en faveur d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967 et la réaction négative du gouvernement israélien, avait indiqué la Ligue arabe. S’isolant davantage sur la scène internationale, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté cette proposition et tracé une série de lignes rouges, exigeant des Palestiniens l'abandon inconditionnel de Jérusalem-Est et du droit au retour des réfugiés, la reconnaissance d'Israël comme État juif et l'acceptation d'une présence militaire israélienne de longue durée. Une chose est désormais sûre, le président palestinien Mahmoud Abbas est catégorique ; sans négociation de paix avec Israël, il demanderait à l'ONU en septembre prochain de reconnaître un État palestinien.

URL du billet: http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=156840&titre=Quand%20la%20diplomatie%20qatarie%20s%E2%80%99emm%C3%AAle%20les%20pinceaux%20

Création d'un État palestinien: l'ex-président du Mexique sermonne Obama

Publié le 29 mai 2011 sur le site cyberpresse.ca

Simon Boivin
Le Soleil

L'ex-président du Mexique, Vicente Fox (de face) avec... (La Presse Canadienne)

L'ex-président du Mexique, Vicente Fox (de face) avec l'ancien président des États-unis, Bill Clinton, à gauche, et Fernando de la Rua, ex-président de l'Argentine, à droite, réunis dimanche à Québec à l'occasion d'une rencontre d'anciens chefs d'État.La Presse Canadienne

(Québec) Le président américain Barack Obama aurait mieux fait de se taire plutôt que de suggérer la création d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967, croit l'ancien président du Mexique, Vicente Fox.

L'ex-chef d'État a choisi l'Assemblée nationale du Québec comme théâtre de sa seconde attaque cette année envers M. Obama. En mars, il a dénoncé l'incapacité du président des Etats-Unis à lutter contre le fléau de la drogue dans son pays.

Cette fois, la proposition de M. Obama pour résoudre le conflit entre Israël et la Palestine, émise il y a dix jours, a été la cible des foudres de M. Fox.

«Ce sont les citoyens et les gouvernements locaux qui doivent prendre les décisions, a-t-il lancé aux journalistes. Pas Obama. Il ne devrait même pas donner son opinion. C'est le problème avec les États-Unis qui interviennent partout. Ils croient qu'ils amènent des solutions, mais ils ne font que créer des problèmes.»

Dans le pire des cas, l'Organisation des nations unies peut être interpellée. Mais les actions unilatérales sont à proscrire, soutient celui qui a été à la tête du Mexique de 2000 à 2006.

Sitôt énoncée, la proposition de M. Obama a été rejetée par l'État Hébreu, qui exclut un retrait de Cisjordanie et de Jérusalem Est.

Les ex-leaders préoccupés

La question du «Printemps arabe», le vent de révolution qui a soufflé sur la Tunisie, l'Égypte, la Lybie et la Syrie, préoccupe les anciens chefs d'États réunis à Québec jusqu'à mardi. Ils espèrent que les nouveaux leaders sauront assurer les libertés démocratiques dans leur pays respectif.

«C'est positif, a noté l'ex-premier ministre du Canada, Jean Chrétien. Mais il faut réaliser qu'il y a le printemps, mais aussi l'été et l'automne qui viennent après. Ça a des conséquences. Ça peut développer des instabilités et des pressions nouvelles. Il va falloir faire attention.»

URL du billet: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201105/29/01-4403955-creation-dun-etat-palestinien-lex-president-du-mexique-sermonne-obama.php

dimanche 29 mai 2011

Israël: Netanyahu célèbre la réunification de Jérusalem

Publié le 29 mai 2011 sur le site romandie.com

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a célébré dimanche la réunification de Jérusalem, pour le 44e anniversaire de la conquête de la partie orientale de la ville, affirmant son engagement à poursuivre la construction dans Jérusalem, coeur de la nation.

Le gouvernement est engagé à construire à Jérusalem qui est le coeur de la nation, a déclaré le chef du gouvernement, en allusion à la poursuite de la colonisation juive dans Jérusalem-Est, en dépit de l'opposition de la communauté internationale.

Il y a 44 ans, la ville a été réunifiée et nous sommes retournés aux terres de nos ancêtres a-t-il poursuivi, à l'entrée de la Vieille ville de Jérusalem, à Jérusalem-Est.

Il a annoncé le déblocage d'une centaine de millions de dollars, essentiellement pour le développement touristique et technologique d'institutions israéliennes, dans les deux parties de la ville.

L'unité de la ville est le fondement de l'unité du peuple d'Israël, a encore martelé M. Netanyahu qui a rappelé l'accueil chaleureux que lui a réservé mardi le Congrès américain, alors qu'il réitérait son opposition à tout compromis sur Jérusalem-Est.

Le monde entier sait que le peuple d'Israël et ses amis sont fidèles à Jérusalem (...). Je pense aujourd'hui que cela ce sait encore mieux, a t-il souligné.

La réunion du cabinet s'est déroulée à la Citadelle de David, dont la tour est devenue au fil des siècles un symbole de la ville.

Israël a annexé Jérusalem-Est après son occupation, d'abord de facto, en étendant sa législation civile dès la fin du mois de juin 1967, puis de jure en adoptant le 30 juillet 1980 une loi proclamant la Ville sainte comme sa capitale éternelle et indivisible.

Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, les Palestiniens voulant établir dans le secteur oriental la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

La semaine dernière, le gouvernement israélien a approuvé la construction de 1.520 nouveaux logements dans deux quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est.

Jérusalem comprend près de 780.000 habitants: plus de 280.000 Palestiniens, vivant dans sa partie orientale et qui ont des droits de résidents sans être des citoyens israéliens, et 490.000 juifs dont plus de 200.000 vivent dans une douzaine de quartiers de colonisation.

Les Palestiniens de Jérusalem, tout en bénéficiant des services sociaux des Israéliens, souffrent de graves discrimination en ce qui concerne notamment la délivrance de permis de construire, selon des ONG israéliennes de défense des droits de l'Homme.

Israël va célébrer officiellement 1er mars le Jour de Jérusalem commémorant la réunification de la ville en 1967, après la Guerre des Six jours.

D'importantes forces de sécurité seront déployées pour prévenir tout incident, d'autant que le parcours prévu traverse le quartier de Cheikh Jarrah, théâtre de manifestations hebdomadaires contre l'expulsion de résidents palestiniens.

(©AFP / 29 mai 2011 15h37)

URL de la dépêche: http://www.romandie.com/news/n/_Israel_Netanyahu_celebre_la_reunification_de_Jerusalem290520111505.asp

Afghanistan: une bavure de l'OTAN tue 14 civils, dont des enfants

Publié le 29 mai 2011 sur le site 2011 sur le site romandie.com

14 civils - 12 enfants et deux femmes - ont été tués dans le sud de l'Afghanistan dans une frappe aérienne de l'OTAN. Les responsables afghans dénoncent une bavure d'une ampleur sans précédent depuis des mois.

Ce bombardement accidentel s'est produit dans la province du Helmand où des "marines" américains assiégés dans leur base par des insurgés ont réclamé un appui aérien de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous commandement de l'OTAN.

"La frappe aérienne de l'Isaf a touché deux habitations civiles. Malheureusement, 14 civils innocents ont été tués et six autres blessés", indique le gouverneur du Helmand dans un communiqué. Il a précisé que sept jeunes garçons, cinq filles et deux femmes ont été tués.

Selon des habitants et des responsables locaux, le bombardement aérien a eu lieu de nuit, tard dans la soirée de vendredi. A Kaboul, un porte-parole de l'Isaf a déclaré que la force internationale tentait de vérifier ces informations.

La mort accidentelle de civils dans des opérations menées par les forces étrangères présentes en Afghanistan constitue l'une des principales sources de discorde entre le président afghan, Hamid Karzaï et ses alliés occidentaux. Ce type d'accident complique également les relations entre les soldats étrangers et la population afghane.

Bilan du 25 mai

Par ailleurs, vingt policiers afghans et 18 civils ont péri le 25 mai dernier lors d'une autre frappe aérienne de l'OTAN dans le nord-est de l'Afghanistan, a annoncé dimanche le gouverneur de la province du Nouristan. La frappe a également tué une trentaine de talibans.

D'intenses combats avaient opposé ce jour-là les forces afghanes et de l'OTAN aux insurgés talibans. Ces derniers menaçaient de s'emparer d'un district du Nouristan, une province montagneuse inexpugnable, frontalière du Pakistan, où la rébellion est largement implantée.

(ats / 29.05.2011 10h50)

URL de la dépêche: http://www.romandie.com/news/n/Afghanistan_une_bavure_de_l_OTAN_tue_14_civils_dont_des_enfants290520111005.asp

Pertes civiles en Afghanistan: dernier avertissement de Karzaï aux USA

KABOUL - Le président afghan Hamid Karzaï a qualifié de grave erreur et de meurtre, la mort samedi de 14 civils dans une frappe aérienne américaine, ajoutant lancer un dernier avertissement aux troupes et aux responsables américains sommés de cesser leurs opérations unilatérales.

Quatorze civils afghans, dont une majorité d'enfants, ont été tués samedi, lorsque des hélicoptères venus aider une position de l'Otan attaquée par des insurgés ont tiré des roquettes sur deux maisons dans la province méridionale du Helmand, bastion des insurgés, selon les autorités provinciales.

Il a été dit de façon répétée aux Etats-Unis et à l'Otan que leurs opérations unilatérales et inutiles causaient la mort d'Afghans innocents et que de telles opérations violaient les valeurs humaines et morales, mais il semble qu'ils n'écoutent pas, a déclaré M. Karzaï, selon un communiqué officiel.

Selon le communiqué, au ton inhabituellement virulent, le président a qualifié cet incident de grave erreur et de meurtre d'enfants et de femmes afghans et a indiqué adresser un dernier avertissement aux troupes et responsables américains.

M. Karzaï disant se baser sur de premiers compte-rendus, a mis en cause les troupes américaines dans la mort de ces civils. Les autorités provinciales du Helmand n'avaient évoqué que des hélicoptères de l'Otan sans plus de détails.

La Force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a indiqué à l'AFP être informée de possibles pertes civiles, précisant avoir envoyé une mission d'enquête sur place et assurant que ses conclusions seront rendues publiques.

Les pertes civiles sont un sujet sensible en Afghanistan, où dix ans de présence militaire étrangère alimentent le ressentiment anti-occidental.

M. Karzaï, qui entretient des relations de plus en plus tendues avec ses alliés occidentaux, reproche régulièrement à l'Otan de faire des victimes civiles lors de ses opérations et de les mener sans concertation avec l'armée afghane.

Samedi, il avait demandé à son ministre de la Défense de faire cesser les opérations menées unilatéralement par l'Otan et de transmettre aux forces afghanes le contrôle des raids nocturnes.

Il avait également demandé à ce que l'armée afghane mène ses propres opérations, de manière indépendante.

Un raid de l'Otan, qui avait tué quatre personnes présentées comme des civils par la population, avait déclenché deux jours de violentes manifestations, les 18 et 19 mai à Taloqan (nord-est), faisant 17 morts en deux jours.

(©AFP / 29 mai 2011 15h50)

URL de la dépêche: http://www.romandie.com/news/n/_Pertes_civiles_en_Afghanistan_dernier_avertissement_de_Karzai_aux_USA290520111505.asp