
Un responsable palestinien, proche du président Mahmoud Abbas, a réclamé ce mercredi l'éviction de Tony Blair de son poste de représentant du Quartet des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient.
Il lui reproche une partialité en faveur d'Israël et un manque total d'utilité. Les Palestiniens se plaignent de plus en plus fréquemment de l'ancien Premier ministre britannique mais aucun n'avait jusqu'alors réclamé sa mise à l'écart.
«Il a manifesté une grande partialité»
«Nous n'attendons pas grand-chose du Quartet. Il y a du mécontentement à l'égard de son émissaire, M. Tony Blair», a dit Mohamed Ichtaïeh, membre du comité central du Fatah, à l'antenne de la radio Voix de la Palestine.
«Notre évaluation globale de ses efforts est qu'il n'est plus d'aucune utilité. Il a manifesté une grande partialité en faveur de la partie israélienne et il a perdu une grande partie de sa crédibilité», a-t-il poursuivi. «Nous espérons que le Quartet va réexaminer la désignation de cette personne.»
Un porte-parole de Tony Blair a déclaré que ces propos ne correspondaient pas aux déclarations des responsables palestiniens lors de leurs entretiens avec l'émissaire spécial du Quartet depuis 2007.
Les Palestiniens " continueront à travailler avec Blair"
RAMALLAH, Palestine (TAP) - Le président palestinien Mahmoud Abbas "continuera à travailler" avec l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient Tony Blair, a assuré mercredi son porte-parole, malgré les vives critiques palestiniennes contre M. Blair.
M. Abbas a rencontré mercredi à Strasbourg la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton, a indiqué par ailleurs une source officielle palestinienne.
"La présidence palestinienne continuera de travailler avec M. Blair étant donné qu'il est le choix du Quartette", a déclaré à la presse le porte-parole, Nabil Abou Roudeina, joint par téléphone à Strasbourg, où il accompagne M. Abbas.
M. Abou Roudeina a appelé "les membres du Quartette (Etats-Unis, UE, ONU, Russie) et leur envoyé Tony Blair à faire tout leur possible pour contraindre le gouvernement israélien à accepter la dernière déclaration du Quartette, non seulement en parole, mais aussi en actes, en arrêtant la colonisation.
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