par Mounadil al Djazaïri
Un texte de Gilad
Atzmon dans lequel il nous fait part de son inquiétude quant au risque d’une
guerre totale au Moyen orient, voire d’un conflit mondial par la faute du
bellicisme des dirigeants sionistes, qu’ils se trouvent à Tel Aviv, à Londres ou
ailleurs.
Il est vrai que
les sionistes comptent sur le parapluie américain, un peu comme le roquet qui
compte sur le secours de son maître après avoir mordu un berger
allemand.
J’ai remplacé
l’expression « lobby juif » par « lobby sioniste ». Je comprends parfaitement
pourquoi Atzmon a fait le choix de cette expression mais je préfère éviter des
simplifications excessives qui ne sont pas du tout dans son
esprit.
A propos
d’esprit, je suis en train de terminer la lecture du livre d’Atzmon, « The
Wandering Who», une approche assez limpide et éclairante de la problématique qui
est au cœur du drame du Proche Orient.
Sauf erreur de ma
part, Atzmon ne cite pas Israel Shahak dans son livre qui donne pourtant
nettement l’impression d’être dans la même logique que « Histoire Juive,
Religion Juive » de Shahak.
Dans un entretien
accordé à Sylvia
Cattori, Atzmon déclare d’ailleurs s’inscrire explicitement dans les traces
d’Israel Shahak.
Comme pour
ce dernier, choqué par une scène à laquelle il assiste dans la
rue, le cheminement d’Atzmon commence par une expérience vécue alors qu’il était
dans l’armée sioniste.
Gilad Atzmon ne
s’étend pas tant sur les ressorts religieux du sionisme, ces derniers ayant été
exposés longuement dans le livre de Shahak, mais il offre par contre une analyse
sociale et psychologique du sionisme avec une méthodologie dont l’application
n’est pas réservée aux Juifs en tant que groupe minoritaire mais peut intéresser
tous les groupes sociaux ou ethniques minoritaires.
C’est là sans
doute à mon avis l’originalité et la puissance de ce travail qui ouvre de
nouveaux horizons pour la compréhension non seulement du sionisme mais aussi de
la dynamique des minorités.
Le livre d’Atzmon
semble bien se vendre puisque j’ai dû m’adresser à trois librairies différentes
pour en trouver une qui n’avait pas épuisé son
stock.
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| Gilad Atzmon (désolé, je préfère l'accordéon au saxophone) |
Par Gilad Atzmon, 29
octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
Selon Ynet, le
premier ministre Benjamin Netanyahou et le minister de la defense Ehud Barak
sont très préoccupés par la «menace iranienne ». Le yediot Aharont, le plus fort
tirage de la presse israélienne, a rapporté cette semaine que Barak et
Netanyahou poussent pour une action contre l’Iran.
Selon le chroniqueur
Israélien bien connu Nahum Barnea, les hiérarques des forces armées et du Mossad
sont opposées à une action contre l’Iran pour le moment.
L’ancien chef du
Mossad,, Meir Dagan, avait déclaré auparavant qu’une attaque aérienne contre
l’Iran était une “idée stupide” et averti des conséquences désastreuses qui
résulteraient d’une telle action – une guerre régionale totale. A ce qu’il
semble, Dagan a perdu son poste pour avoir exprimé son point de vue sur cette
question.
On a l’impression
qu’Israël prépare le terrain pour une attaque contre l’Iran qui dégénèrerait
probablement dans un atroce conflit mondial. Les dirigeants israéliens semblent
avoir du mal à saisir le sens de tout cela. Ces dirigeants ont réussi à se
tailler la réputation d’être imperméables aux notions de culpabilité et de
responsabilité. Ils sont fondamentalement incapables de comprendre les
conséquences de leurs actes.
Mais bien plus
pénible encore, est l’idée que les lobbies sionistes dans le monde sont aussi
loin d’être responsables de leurs actes. Liam Fox, qui a démissionné la semaine
dernière du poste de ministre de la défense, était fortement soutenu par le
lobby sioniste. Il s’était fait aussi l’avocat enthousiaste d’une attaque contre
l’Iran. La question de savoir si Fox était un ‘agent du Mossad’, une
« marionnette du lobby sioniste ou même seulement un ‘idiot utile’ n’est pas
encore tranchée. Il est par contre évident qu’il servait les intérêts israéliens
chez nous.
Mais il n’était pas
seul, actuellement 80 % des parlementaires du parti au pouvoir sont membres de
Conservative Friends of Israel [Conservateurs amis de l’entité
sioniste].
Le moment n’est-il
pas venu de de s’éloigner autant que possible de Jérusalem et de ses
larbins ?
URL du billet: http://mounadil.blogspot.com/

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