Publié le 25 octobre 2011 sur le site palestine-info.net
Al-Nasserah – CPI
Un journal hébreu a affirmé que la majorité des
prisonniers palestiniens libérés lors de l’accord d’échange entre le mouvement
du Hamas et l’occupation sioniste ont refusé de signer l’engagement de non-reprise des activités résistantes, à l’heure où le bureau du Premier ministre
sioniste a annoncé que l’engagement ne fait pas partie de l’accord, comme déjà
annoncé par le Hamas.
Le journal hébreu Maariv a rapporté dans son édition
de lundi 24 octobre que quelques heures avant l’exécution de l’accord d’échange
de prisonniers, des officiers du Shin Bet sioniste se sont rendus dans les
prisons dans lesquelles ont été réunis les prisonniers avant leur libération,
dans le but de les faire signer un engagement de ne pas réintégrer des activités
résistantes.
Il ajoute : « La majorité des détenus ont
refusé de signer au grand désarroi des agents du Shin Bet », car ils
allaient être relâchés peu de temps après. Maariv note que pour faire signer les
prisonniers, des officiers du Shin Bet qui maitrisent la langue arabe et
connaissent bien la mentalité palestinienne se sont libérés de leur travail de
supervision d’indics pour la collecte de renseignements dans les territoires
palestiniens.
Le journal hébreu a cité d’un responsable sécuritaire : « Lorsque le premier prisonnier s’est présenté devant l’agent du Shin Bet, ce dernier a posé devant lui un document d’engagement qu’il lui a demandé de signer. Le détenu a refusé, et a déclaré qu’il n’a pas demandé sa libération dans le cadre de l’accord, et que si Israël n’est pas concernée par sa libération alors il est prêt à renoncer à l’accord d’échange ».
« Après que le prisonnier soit parti,
l’information de son refus de signer s’est répandue parmi les prisonniers qui
ont ensuite à leur tour refuser de signer le même document d’engagement, tandis
que les agents du Shin Bet n’ont pas su comment faire face à cette
situation », a-t-il ajouté.
Ce même responsable sioniste a affirmé que ces
agents ont l’habitude de se considérer comme des rois, et lors de leur travail,
ils n’entendent pas de réponses négatives des Palestiniens qu’ils emploient,
mais cette fois-ci, ils sont restés embarrassés face aux prisonniers qui leur
disaient qu’ils seraient libérés dans tous les cas, qu’ils signent ou
non.
Le journal a souligné que « suite à cet incident, les agents du Shin Bet se sont contentés de lire haut et fort le texte d’engagement devant les prisonniers ».
Le journal a souligné que « suite à cet incident, les agents du Shin Bet se sont contentés de lire haut et fort le texte d’engagement devant les prisonniers ».
Il a été rapporté d’un responsable juridique :
« La demande faite aux prisonniers de signer l’engagement était une requête
du Shin Bet, et lorsque les prisonniers ont refusé de signer, le Shin Bet a été
forcé de retirer sa demande ».
Le bureau de Netanyahu a commenté cette affaire en
disant : « La signature de document de tous genres accompagnant la
libération ne faisait pas partie de l’accord ».
Il faut rappeler que le mouvement du Hamas avait
affirmé que l’accord d’échange ne comprenait pas une demande de signer
l’engagement mentionné, et que les médias du Fatah ont utilisé pour se
promouvoir. Les prisonniers ont confirmé avoir déchiré ce document sans l’avoir
signé.
1 commentaires:
Allahou Akbar! Ils sont sorti dignement de prison après toute ces années d'humiliation!
Enregistrer un commentaire