mercredi 12 octobre 2011

Les négationnistes sionistes passent à nouveau à l'offensive...

Lundi 3 octobre dernier, était diffusée sur la chaîne publique France 2, le 34ème numéro de l'émission un Œil sur la planète intitulé « Un État palestinien est-il encore possible ? » ; force est de constater que ce reportage a soulevé dès le lendemain de sa diffusion, une levée de bouclier en règle dans les milieux sionistes ou affiliés. Une fois de plus, nous sommes donc obligés de constater, que dès lors que la télévision tente exceptionnellement de s’intéresser à la question palestinienne et à l’abjecte tragédie qu’elle dévoile, elle est accusée d’enseigner ipso facto la propagande anti-israélienne ! Plus grave encore… l’antijudaïsme !

L’idée même qu’on puisse en effet envisager de montrer, par l’image, une réalité vécue par tout un peuple, victime depuis d'innombrables décennies d’une occupation sanguinaire et tyrannique - au-delà même de ce qu’il est possible de concevoir pour la raison humaine - est tout bonnement impensable pour tous ceux qui sont liés de près ou de loin au bourreau sioniste! Alors tenter de dévoiler sur le service public français, juste le temps de quelques minutes un très très petit aperçu (et même pas impartial très loin s’en faut !) des actes barbares quotidiens commis par l’entité sioniste contre un peuple, le peuple palestinien, devient un crime inqualifiable qui mérite SENTENCE ET REPARATIONS pour tous ceux qui soutiennent le crime permanent et multiformes en Palestine occupée !

Montrer ce que fut l’occupation nazie et ses abjections à longueur de soirées, OUI, car cela s’inscrit dans un devoir moral de mémoire sur lequel personne n’est autorisé à émettre la moindre réserve, mais oser vouloir dévoiler, un tant soit peu, l’histoire contemporaine d’une occupation criminelle et barbare dont l’ignominieuse réalité quotidienne peut par ailleurs être visualisée et lue chaque jour par l’ensemble des individus de cette planète pour peu que ces derniers s’intéressent à la condition humaine (l’information existe, il suffit juste de la chercher !), c’est prendre le risque immédiat d’être accusés de fomenter des théories conspirationnistes antijudaïques. Et chacun sait parfaitement que partout dans le monde, il ne peut y avoir plus terrible accusation portée sur des individus ou des associations que cette accusation-là! Et bien aujourd’hui encore nous réitérons à nouveau l’idée forte qui ne prête pas au moindre doute pour nous, que l’antijudaïsme n’est pas l’antisionisme et ce en aucune manière !

Que chacun dans ce pays ainsi que sur la planète entière, soit en effet sommé d’adhérer au credo « Israël est la seule démocratie du Moyen Orient et l’armée israélienne est la plus morale du monde » vendu depuis toujours par la hasbara sioniste et pro sioniste ne fait pas et ne fera jamais de ce dernier UNE VERITE! Ce mantra sioniste contient l’idée que l’entité sioniste n’est coupable d’aucun des inqualifiables crimes dont on l’accuse (crimes dont la nature élèvent ipso facto cette entité coloniale au rang des pires tyrannies existant dans le monde) et que les défenseurs des droits humains à travers le monde qui cherchent inlassablement à les mettre en lumière et à les faire condamner au nom de la JUSTICE UNIVERSELLE DES HOMMES ne peuvent être que « des ennemis des juifs » par essence et par excellence !

La liberté, notre liberté d’hommes doués d’une conscience n’est pas sensée s’arrêter là ou commence l'hégémonie d'Israël!

N’en déplaise à tous les censeurs de la conscience humaine, nous réitérons l’idée que La VERITE EST et que les mensonges permanents qui prennent aussi la forme d’un odieux silence dès lors qu’il s’agit de dévoiler la tragédie palestinienne - parce qu’il est une complicité du crime sioniste permanent et multiformes - doivent cesser ! Ce devoir et ce travail de vérité est à la portée de tous les hommes pour peu qu’ils soient encore convaincus qu’il est indispensable, vital même que la sinistre « œuvre » sanguinaire du criminel - quel qu’il soit - doit être arrêtée et stoppée net, y compris par la force, et pour la victime elle-même, l’ensemble du peuple palestinien, mais aussi plus largement pour l’humanité entière !

En effet, le concept de justice que les individus dans nos contrées occidentales ne cessent à juste titre de réclamer haut et fort pour eux-mêmes, doit être exigé pareillement pour tous les hommes, et à moins de penser que les Palestiniens ne sont pas nos semblables, nous avons cette obligation morale de dévoiler l’ensemble des crimes qu’une entité coloniale appelée Israël (qui est financée, protégée, encouragée outrancièrement dans sa barbarie par NOS dirigeants) commet chaque jour depuis des décennies et des décennies au nom d’une idéologie sioniste qui repose sur le commandement biblique suivant: "Le Seigneur conclut une Alliance avec Abraham en ces termes: C’est à ta descendance que je donne ce pays, du fleuve d’Egypte au grand fleuve, le fleuve Euphrate." la Genèse (XV, 18-21). Et le commandement ne cesse d’être suivi à la lettre depuis la fin du XIXième siècle : « La carte actuelle de la Palestine a été dessinée sous le mandat britannique. Le peuple juif possède une autre carte que les jeunes et les adultes doivent s'efforcer de mener à bien : celle du Nil à l'Euphrate. » Ben Gourion.

En clair, la Palestine a été donnée aux juifs par Dieu et la planète entière est sommée de faire allégeance et de collaborer! Et bien nous disons haut et fort que nous n’avons aucune obligation de nous soumettre au culte juif ! Ni aujourd’hui ni demain !

Et que le président d'une chaîne de télévision nationale française soit invité à aller s'expliquer devant l'ambassadeur d'une puissance étrangère devrait inquiéter très fortement l’ensemble de nos concitoyens ! Quelle humiliation qui conduit une fois de plus à se demander si la France est encore souveraine! Rappelons que la liste des pressions exercées par le CRIF et autres lobbys juifs n'a cessé de s'allonger ces derniers mois ; pressions pour interdire l’exposition Gaza 2010 présentée en novembre 2010 au Musée d’Art Moderne à Paris ; pressions pour faire interdire un débat qui devait avoir lieu en mars dernier à l'ENS dans le cadre de la "semaine contre l'apartheid israélien" ; pressions sur les éditions Hachette pour qu'il raie le mot Nakba des manuels scolaires mis en circulation à la rentrée 2011 ; pressions pour rendre illégal et pénalement condamnable les appels au boycott des produits israéliens venant des colonies illégales implantées dans les territoires palestiniens occupés… La liste ne cesse de s’allonger… et les gouvernants de tous bords n’ont cessé de montrer l’ampleur de leur totale soumission devant « l’ami israélien! »

Alors oui, que le quai d'Orsay convoque donc l'ambassadeur d'Israël, l’officiel, Mr GAL mais aussi l’officieux, Mr Prasquier président du CRIF puisqu’il semble en effet bien que l’entité sioniste possède deux ambassades en France, pour que tous deux aient l'obligation de s'expliquer sur leurs inadmissibles ingérences dans n’importe lequel des travaux de mémoire qui concerne la terrifiante Shoah palestinienne en cours * !

Note

*Nous avons utilisé en toute conscience l’expression "Shoah palestinienne" ; ce terme de « shoah » ayant été utilisé en 2008 par Matan Vilnai, vice-ministre de la Défense israélien à l’encontre des Palestiniens dans la déclaration suivante : « Plus les tirs de Qassam s’intensifieront et la portée des roquettes s’allongera, et plus forte sera la Shoah qui s’abattra sur eux, car nous utiliserons toute notre force pour nous défendre.»

Pour voir ou revoir l'émission en question

video en intrégrale

Les responsabilités de tous sont lourdes dans l’injustice causée aux Palestiniens. Mais ce peuple n’a jamais oublié son rêve d’indépendance. Devant l’enlisement du processus de paix et la poursuite de la colonisation israélienne, les Palestiniens ont annoncé leur demande d’adhésion d’un État de Palestine aux Nations unies, dans le cadre des frontières de 1967 (Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est). Une initiative qui sème le trouble dans les chancelleries. Les Européens sont divisés, les Israéliens et les Américains contre, alors qu’une majorité des États membres sont favorables à une reconnaissance de la Palestine. Pourquoi un tel blocage ? Un tel État n’est il pas aujourd’hui envisageable ?

« Un État palestinien est-il encore possible ? », c’est le 34ème numéro d’un Œil sur la planète.








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Les diverses réactions à propos de la diffusion de ce reportage

France 2 et la désinformation : Retour sur un massacre audiovisuel
Publié le 4 octobre 2011 sur le site guysen.com
par Mathias Mellul


Dans l’émission « Un œil sur la planète », France 2 a diffusé un reportage de plus de deux heures appelé « Un Etat palestinien est-il encore possible ? ». Le constat est affligeant.

Un reportage faux dès les phrases d’ouverture.

« Un œil sur la planète » est selon les dires de la chaine publique « le magazine de géopolitique de la rédaction de France 2 ». Le slogan est « regarder, questionner, comprendre ». Durant cette longue émission, les informations sont toutes présentées comme étant des faits avérés. Le présentateur, Etienne Leenhardt, se donne un ton impartial. Ce ne fut cependant pas le cas. Le mot « humiliation » est utilisé à multiples reprises pour désigner la politique qu’adopte Israël envers les Palestiniens. Les cinq reportages présentés sont tous totalement tournés d’une manière qui présente les Israéliens comme de véritables bourreaux. A certains moments, cela est implicite et à d’autres totalement explicite. Il est difficile de relater toutes les anomalies journalistiques, tous les mensonges, qui ont été présentés aux téléspectateurs ayant visionné l’émission le 3 octobre en 2e partie de soirée. Guysen va s’attarder sur les plus flagrants.
Tout d’abord, les premières phrases prononcées sont les suivantes : « Y aura-t-il une Palestine libre au coté d’Israël ? Les Nations Unies l’avaient prévue, c’était en 1947 en parallèle de la création de l’Etat Hébreu. Mais le partage n’a pas eu lieu. Chacun porte sa responsabilité dans cet échec »*. Ceci est faux. Premièrement, dans la résolution 181 des Nations Unies, un Etat Juif est prévu d’être créer au coté d’un Etat Arabe et non de la Palestine. Les revendications dites « palestiniennes» ne datent pas de cette époque mais arriveront après avec la médiatisation de Yasser Arafat vers la fin des années 50 et se matérialiseront en avril 1964 avec l’adoption de charte de l’OLP. Auparavant, le statut de réfugiés palestiniens avait été établi par l’ONU. Un véritable nationalisme palestinien comme il est visible aujourd’hui n’existait pas, et était bien moindre par rapport à la force du mouvement sioniste de l’époque.
Ensuite, seuls les dirigeants arabes portent une quelconque responsabilité dans l’échec de la création de leur Etat. Ceux-ci ont rejetés la résolution 181 qui avait été acceptée par David Ben Gourion et ses comparses. La cause de ce rejet était due à la présence d’un Etat juif à leurs côtés. Ils ne voulaient pas partager la Palestine mandataire mais voulaient en avoir la totalité.
Le premier reportage présente le renouveau économique palestinien qui a lieu depuis quelques années. Dans ce reportage les attaques contre Israël sont portées un peu plus subtilement que dans les autres. Par exemple, la restructuration de la police palestinienne est évoquée. Les journalistes expliquent que la nouvelle police palestinienne va s’atteler à respecter les droits de l’homme. Durant cette partie, il sous entendent clairement que les Israéliens, eux, ne respectent rien. Il est inutile de préciser que ceci est encore faux et que le système judiciaire israélien prend totalement en compte le respect des Droits de l’homme. Ce respect est notamment inscrit dans les lois basiques adoptées en 1992 qui fait partie de l’ébauche de Constitution que dispose Israël.

La Cour suprême veille constamment au respect de ces lois. Dans ce même reportage, alors qu’il pourrait se suffire d’images de courses automobiles à Naplouse, il rappelle que 10 ans avant, les soldats de Tsahal tuaient des palestiniens au même endroit. Le message est clair : malgré la cruauté des forces armées israéliennes la « formidable » société palestinienne a réussi à se forger une économie stable. Il aurait pu, simplement, se contenter d’expliquer en quoi les réformes entreprises par le Premier ministre palestinien Salam Fayyad ont permis de rebooster une économie palestinienne minée par la corruption et le terrorisme.

« Le reportage montre comment les Israéliens ont rasé toutes les terres des gazaouies afin de créer des zones tampons, comment ils ont transformé Gaza en une véritable prison ».

Le reportage « les 1000 visages de Gaza » est surement le plus choquant. France 2 légitimisme les actes terroristes menés par la branche armée du Hamas Ezdin Al Qassam et des groupes salafistes djihadistes encore plus radicaux. Les présentant tout de même comme des terroristes, ceux-ci sont, selon les employés de France Télévisions, les victimes des brutalités israéliennes. Ils ne répondent qu’en représailles des raids israéliens et du blocus en vigueur depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007. Parfois ils attaquent, comme c’est le cas avec les tirs de roquettes où lors de l’enlèvement de Guilad Shalit en 2006 (passage qui dure moins d’une minute), mais la plupart de leurs actions sont défensives.
Le reportage montre comment les Israéliens ont rasé toutes les terres des gazaouies afin de créer des zones tampons, comment ils ont transformé Gaza en une véritable prison. La faute n’est jamais portée sur le Hamas, et son leader dans la bande de Gaza Ismail Haniyeh, mais toujours sur Israël. Les deux entités, Hamas et Israël, sont totalement mis au même niveau. Le reportage est introduit par un discours d’Ismail Haniyeh à des fidèles musulmans à la fin du Ramadan. Il explique que la volonté du Hamas est de s’étendre sur la Palestine, et de reprendre la totalité de « sa terre » des mains des « forces sionistes ». Aucun commentaire n’est ajouté par France 2 à ce discours. Les reporters précisent que le Hamas est une organisation terroriste, et montre quelques images d’attentats. Ils ne s’étendent pas plus sur le sujet. L’Etat d’Israël est, donc, bien plus responsable de la situation à Gaza que les islamistes du Hamas qui tiennent d’une main de fer le territoire depuis maintenant plus de quatre ans.

Mahmoud Saad est un membre des plus radicaux du Hamas selon le reportage. Il estime que l’action terroriste contre Israël est nécessaire. France 2 atténue ses propos en expliquant que ses fils, « activistes », sont mort tués par les Israéliens. Ils ajoutent qu’Israël et le Hamas se donnent coup pour coup (Israël=Hamas donc) mais Israël n a pas la même force de frappe. En effet, lors de l’opération Plomb Durci (visant les terroristes du Hamas en réponse aux incessant tirs de roquettes contre des villes israéliennes), la population gazaouie est prise au piège par Tsahal qui utilise des bombes au phosphore contre les civils. Ainsi, les criminels sont de nationalité israélienne.
Les Gazouis sont présentés comme faisant preuve d’ingéniosité en creusant des tunnels allant de l’Egypte à la bande de Gaza. C’est grâce à la contrebande que la population aurait survécu. Ces tunnels sont, surtout creusés par des terroristes afin de faire passer des armes vers la Bande de Gaza. Ceci est présenté mais très brièvement. La fonction première de ces tunnels serait de faire passer de la marchandise alors qu’en réalité ils sont utilisés par le Hamas afin de combattre « l’ennemi sioniste ».
Par la suite, les journalistes de « Un œil sur la planète » expliquent comment la « colonisation » mine tout espoir de paix en Israël. Selon eux, il n’y aurait pas de place pour les négociations pour les palestiniens. Ce qui intéresse les Israéliens c’est la conquête de la terre. Israël ne s’approprie pas que la terre des Palestiniens, ils contrôlent aussi l’eau. Les Israéliens boivent l’eau des Palestiniens. C’est ce que veut Israël avec sa politique. Aucune interview d’habitants juifs de Judée-Samarie pour tenter de comprendre leurs positions. Pourtant, les membres des groupes salafistes ainsi que de nombreux membres du Hamas étaient interviewés, certains armes à la main.

« Le reportage explique que des Arabes quittent la ville à cause des persécutions des Juifs »

La situation dans la ville d’Hébron, terre ou sont enterres les prophètes Abraham, Isaac et Yaakov, est longuement évoquée. D’après le magazine, les Juifs sont arrivés à Hébron en 1968 alors qu’une population juive a toujours été présente jusqu’en 1929. A cette date un pogrom, relaté par Albert Londres, a eu lieu. 67 Juifs ont été tués par des civils et policiers arabes. Les survivants se sont enfuis. Pourtant, France 2 présente le retour d’un groupe de Juifs qui est aujourd’hui dénombré à entre 600 et 900 membres (selon France 2) comme de la pure « colonisation » de terres appartenant uniquement aux arabes. Un groupe d’individus religieux ne peut donc s’établir dans l’une des quatre villes saintes de leur religion. Ceux-ci sont exposés comme étant tous « fanatiques », humiliant constamment la population arabe qui ne peut se rendre sur ses lieux de cultes. « Un œil sur la Planéte » explique que des Arabes quittent la ville à cause des persécutions des Juifs.
Normalement un travail journalistique se doit d’avoir une certaine impartialité. Lors de ces six reportages ce ne fut pas du tout le cas. Pratiquement aucune interview d’Israéliens pour répondre aux déclarations palestiniennes. Par exemple, des habitants arabes d’Hébron ont été interrogés pour démontrer « l’humiliation constante » qu’ils subissent face à la population « colonisatrice israélienne ». La seule intervention israélienne a été effectuée par Uzi Landau, ministre des Infrastructures, membre du parti de la droite nationaliste Israel Beiteinu. Celui-ci ne profère d’ailleurs aucun propos choquant et réaffirme le droit des Palestiniens a disposer d’un Etat. Il reprend plusieurs fois des dires de personnalités de la gauche israélienne (Shimon Peres, actuel président de l’Etat d’Israël, ou Abba Ebban ancien ministre des Affaires étrangères israélien) pour rendre son point de vue plus neutre. Il rappelle notamment les enjeux sécuritaires : frontières de 67 difficilement défendables du à la proximité qu’aurait les principales infrastructures israéliennes des lignes ennemis. Ceci est une généralité qui n’est que peu connu du public français.
Cette intervention fut la seule, France 2 ne la commente pas, et n’élabore pas les faits évoqués.
Charles Enderlin procède ensuite à un entretien avec le négociateur palestinien Nabil Sha’ath. Il explique que l’échec de tous les traités signés est du aux Israéliens. Après les accords d’Oslo ils auraient ré-envahit la Judée-Samarie (Cisjordanie), puis également Gaza. Tout le processus qui a conduit à la Seconde intifada et l’échec des accords d’Oslo n’est pas remémoré au téléspectateur, notamment le refus de Yasser Arafat de signer les accords de paix de Camp David en 2000 avec Ehoud Barak en affirmant que les Juifs n’avaient aucun droit à Jérusalem et en préparant un soulèvement violent et armé.

« La désinformation a atteint son paroxysme »

Dans les deux derniers reportages sont exposés la situation des réfugiés palestiniens ainsi que la force du lobby pro-israélien aux Etats Unis. Le ton est le même dans ces deux reportages. Mais alors qu’on pouvait s’attendre à l’évocation de la situation des réfugiés palestiniens, le fait que France 2 s’attarde sur le pouvoir du lobby pro-israélien aux Etats-Unis est inquiétant. Comme Richard Prasquier, le président du Crif, l’a notifié lors d’un entretien avec la rédaction de Guysen, les lobbys sont monnaie courante aux Etats-Unis. De penser qu’un lobby peut dicter tout une politique est un pure « fantasme ». Il rajoute que le lobby des pays du Golfe est largement plus important, et ce au niveau au niveau mondial. Avec l’abondance de leur pétrole, ils ont beaucoup plus de possibilités d’influencer les diplomaties internationales. Ils ont une force de « chantage » qui pèse beaucoup plus, même sur la politique américaine. La crise de 1973 en est le meilleur exemple.
France 2 désinforme fréquemment le public français. Régulièrement, les informations touchant Israël ne sont pas rapportées de la meilleure des manières. Cela est fait de façon plus ou moins évidente. Hier, le mardi 3 octobre à 22h, cela était évident pour tout téléspectateur un minimum informé sur la région. La désinformation a atteint son paroxysme. Les Juifs de France ainsi que les francophones d’Israël ont véritablement subi une « humiliation » audiovisuelle.
*Cette phrase est également le descriptif apporté à la vidéo de France 2

URL du billet: http://www.guysen.com/article_France-2-et-la-d-C3-sinformation-Retour-sur-un-massacre-audiovisuel_16454.html

Toujours en réaction à cette émission, l'éditorial de Richard Prasquier, président du CRIF

Editorial du président


De très nombreuses personnes nous ont dit leur émotion et leur écœurement à la vue du documentaire de France 2 du 3 octobre 2011: "un Œil sur la Planète". A ma connaissance, jamais une émission TV grand public n'avait suscité une telle réaction. Chacun en fustige le parti prix violemment anti-israélien.
Il va de soi que le CRIF va réagir, aussi bien du côté de France 2 que du côté du CSA. Cependant nous allons nous laisser le temps de visionner clairement les documents et les analyser. Ici comme ailleurs la réaction immédiate peut être gravement contre productive, quand elle reste au niveau des généralités ou pis encore quand elle s'appuie sur des informations de seconde main.
A titre personnel, je n'ai pu voir que la dernière partie de l'émission: il y a avait là une mise en cause inacceptable du "lobby" juif américain avec des procédés caricaturaux et des allusions voilées à son effet néfaste sur la démocratie. Comme s'il n'y avait pas de "lobby" pro-arabe! Inversement, dans la partie consacrée aux réfugiés palestiniens au Liban, on a pu voir dans quel mépris ils étaient tenus par la population libanaise. Est-ce Israël le responsable? On a pu voir aussi un vieil homme expliquer qu'il avait quitté son village car les radios arabes lui avaient dit qu'ils allaient chasser les Juifs en quelques jours et qu'il pourrait alors revenir. Ce témoignage valait toutes les pseudo-explications historiques.
Je vais m'exprimer plus complètement après avoir vu l'ensemble des documents de façon soigneuse.
Nous nous laisserons donc le temps de l'analyse, mais nous serons intransigeants sur l'exigence de neutralité particulièrement nécessaire d'une chaîne de service public qui est payée par les contribuables que nous sommes Notre travail s'inscrit dans une recherche de la vérité aujourd'hui trop souvent remplacée par le primat donné à la "bonne" idéologie, celle qui voit les Israéliens en noir et les Palestiniens en blanc. Nous l'avions déjà exprimé auprès de France 2 lors de l"'affaire Al Dura". Nous allons continuer.
Bonnes fêtes à tous
Richard Prasquier
Président du CRIF
Photo : D.R.
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Richard Prasquier, Président du CRIF National réagit à l’émission de France 2, « un oeil sur la planète »

Vive émotion de la communauté juive

Monsieur le Président,

L’émission de la rédaction de France 2, « Un œil sur la Planète » consacrée, le 3 octobre 2011, au conflit israélo-palestinien a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écœurée.

Ceux qui aiment Israël, qu’ils soient Juifs ou qu’ils ne le soient pas, se sont sentis insultés et humiliés. Je vous exprime ici ma colère.

J’ai été élevé dans l’idée du débat et de la pluralité, éventuellement conflictuelle, des opinions. J’ai toujours pensé que le journalisme jouait dans ce cadre républicain un rôle essentiel, sans lequel il n’y a pas de démocratie. Ce rôle consiste à traquer les faits et à les présenter au public de la façon la plus objective et la plus complète possible, sans mélanger commentaires et documents. Cela impose évidemment de s’interdire à sélectionner les documents qui vont dans le sens d’une thèse donnée en mettant de côté ceux qui vont dans le sens d’une thèse opposée. Ne pas faire cela, c’est faire un travail de militant et non pas de journaliste. Il est compréhensible que des militants expriment leurs choix et leurs préférences politiques : il y a des journaux et des medias pour cela. En revanche, et particulièrement dans une chaîne publique de votre importance, la recherche de l’objectivité doit être une obligation absolue. C’est exactement ce que l’équipe qui a produit cette émission n’a pas fait. Elle a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale. Elle a diffusé une « narration » en sélectionnant les omissions, en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites (le passage scandaleux sur le lobby sioniste aux Etats Unis) : le florilège de la propagande politique la plus grossière y est passé.

L’affaire Al Dura, que France 2 a toujours refusé d’éclaircir, considérant probablement que la solidarité professionnelle est une valeur supérieure à la recherche de la vérité, nous avait au moins fait espérer que des précautions seraient prises pour que des dérives ne se produisent plus de façon aussi patente. Nous avions tort : les mêmes hommes, sous couvert d’information, continuent de régler leurs comptes politiques personnels dans votre chaîne en utilisant votre organe national et prestigieux à l’exposition unique de leurs thèses sans laisser la parole à ceux qui ne pensent pas comme eux.

Je vous demande par cette lettre une rencontre, où nous pourrions discuter de la façon de rétablir la pluralité des opinions à France 2. Il en va de la sensibilité d’une très large portion d’une communauté juive française qui n’admet pas que ses sentiments soient bafoués d’une telle façon par une télévision supposée représenter l’ensemble des citoyens de notre pays. Je rends cette lettre publique et j’en envoie une copie au CSA.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments très distingués.

Richard Prasquier Président du CRIF

URL du billet: http://www.crif-marseilleprovence.org/le-crif-en-action/article/richard-prasquier-president-du

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Un oeil sur... la planète pro-palestinienne ?
Publié le 10 octobre 2011 sur le site

Des organisations juives contestent une émission de France Télévisions
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Attention, sujet sensible. Lundi 3 octobre, France 2 diffusait un nouveau numéro d'Un œil sur la planète intitulé "Un État palestinien est-il encore possible ?" Et c'est peu dire que l'angle de l'émission composée de plusieurs reportages n'a pas plu aux représentants de la communauté juive. France 2 a ainsi annoncé que, suite à cette émission "des rendez-vous ont été pris entre l'ambassadeur d'Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France), et le président de France Télévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier" pour mettre fin à la polémique.

Sujet sensible à la Une

Que reproche-t-on à l'émission ? Avant tout un parti pris pro-palestinien : "le ton employé, le point de vue, le parti pris avec une quasi absence de défense pro israélienne est inacceptable",dénonce par exemple l'Union des Patrons et professionnels Juifs de France (UPJF). Des critiques balayées par le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, qui défend la "rigueur" du travail et dénonce les mails d'insultes et les menaces reçues par le présentateur de l'émission, le journaliste Etienne Leenhardt.

Retour sur une émission qui a fait polémique au moment où les Palestiniens ont entamé des démarches pour une demande d'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU.

"Un Etat palestinien est-il encore possible ?"C'est la question posée par France 2 le 3 octobre dernier lors du 34ème numéro d'Un œil sur la planète, présenté par Etienne Leenhardt. Au cours de l'émission, cinq reportages ont été diffusés : le premier démontrait que d'un point de vue administratif, la constitution d'un Etat viable était en marche; le deuxième reportage était centré sur la violence qui pénalise les civils dans la bande de Gaza. Deux autres reportages s'intéressaient aux problèmes des frontières et du retour des réfugiés palestiniens. Enfin, l'émission s'est arrêtée sur "le lobby pro-israélien aux Etats-Unis".

picto Le sommaire montre que l'émission donne plutôt le point de vue palestinien

Suite à la diffusion de l'émission, un groupe Facebook "Boycott France Télévisions" (consultable pour les membres) est créé. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier, écrit une lettre ouverte à Rémy Pflimlin, patron de France Télévisions. Cette émission "a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écœurée", explique-t-il. L'AFP, Lemonde.fr et Lefigaro.fr relaient la polémique.

Dans sa lettre, Prasquier dénonce l'angle de l'émission et le travail de la rédaction qui "a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale. Elle a diffusé une "narration" en sélectionnant les omissions, en distordant les causalités, en ridiculisant l'adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites (le passage scandaleux sur le lobby sioniste aux Etats Unis) : le florilège de la propagande politique la plus grossière y est passé".

Si le président du CRIF n'entre pas dans les détails, Le Parisien croit savoir que "l'absence de droit de réponse aux Israéliens" est l'une des critiques faites à l'émission. Une autre organisation juive, l'UPJF, relève pour sa part plusieurs "contre-vérités, et orientations assénées avec autorité". A la lecture de tous ces griefs, ce sont moins des erreurs factuelles que le ton et la victimisation des Palestiniens qui sont reprochés à l'émission.

Une lettre ouverte sur le web

Par exemple, quand le reportage présente les efforts effectués par les Palestiniens pour développer leur économie, l'UPJF explique que "l'autorité palestinienne n’est pas encore prête à être autonome. Sans la perfusion financière américaine et européenne qui s'élève à des centaines de millions annuels, cette économie s’effondrerait, preuve qu’elle n’est pas autonome". Quand un reportage montre les problèmes quotidiens posés par le mur de sécurité, l'UPJF indique que ce mur "ne sert pas uniquement à embêter les palestiniens, mais à préserver un droit sacré, le droit à la vie et à la sécurité qui prime sur celui d’aller et de venir. Ce mur a empêché un nombre considérable d’attaques terroristes en Israël, et a permis d’épargner des dizaines de vies".

Parfois, c'est la source même des chiffres avancés dans le reportage qui pose problème : par exemple, à propos de l'opération "Plomb durci", campagne militaire menée par Israël fin 2008 pour mettre fin aux tirs de roquette provenant de la bande de Gaza, l'UPJF affirme que cette campagne "n'a pas fait 900 morts civils palestiniens sur 1300 tués. Ces chiffres sont ceux du Hamas qui sont repris sans aucune vergogne par ce reportage venimeux, qui tout en se rendant à Sdérot, pour un semblant d’objectivité, oublie d’aller y rendre visite aux victimes juives des bombardements, qui oublie de mentionner la tactique palestinienne du bouclier humain qui met devant chaque terroriste une femme et un enfant, pour mieux choquer la conscience bienveillante occidentale". Vérification faite : des chiffres similaires ont été avancés par une organisation israélienne B'Tselem (qui dénonce les violations des droits de l'Homme dans les territoires occupés) alors que Tsahal "avait précisé que 295 Palestiniens non impliqués dans les combats avaient été tués, dont 89 âgés de moins de 16 ans, et 49 femmes" selon une dépêche AFP de septembre 2009. De cette bataille de chiffres sur le bilan de cette opération militaire, l'émission ne fait pas état.

"C'est l'honneur d'une profession de s'attaquer à des questions sensibles et douloureuses"

Itw Le Parisien

Dans une interview au quotidien, le rédacteur en chef de l'émission, Patrick Boitet, s'est pourtant défendu de tout parti pris : "Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur. Pour le Proche-Orient, les opinions s'enflamment facilement. Mais là, c'est exagéré". Et de pointer du doigt les "800 mails reçus cette semaine, où nous sommes traités de petits nazillons", même si"d'autres internautes juifs francophones ont aimé ces reportages et ne comprennent pas l'emballement". Reste que "le présentateur Etienne Leenhardt, ajoute-t-il, a été menacé physiquement".

Sur le fond, Boitet n'entre pas dans le détail des angles des reportages mais fait une précision surprenante pour justifier le manque d'intervenants pro-israéliens : "Il y a sept ans, nous avions fait une émission sur Israël sans faire parler les Palestiniens. Les plaintes étaient beaucoup moins nombreuses", explique-t-il.

Logique : Boitet oublie de préciser que l'émission en question, diffusée en février 2004 et intitulée "Israël, questions interdites" avait également fait l'objet de critiques de la part de l'UPJF qui considérait que la parole avait été donnée essentiellement aux opposants de la politique israélienne. Certes, il n'y avait pas d'interviews de Palestiniens mais "les ennemis d'Israël n'ont pas dû être déçus" déplorait l'UPJF. Sept ans après cette émission, ce deuxième numéro d'"Un œil sur la planète" centré sur le conflit au Proche-Orient fait donc de nouveau polémique.

Pour Charles Enderlin, le correspondant de France Télévisions à Jérusalem, ces protestations relèvent "de la censure". "C'est une atteinte intolérable au droit d'informer", écrit-il sur sur son blog.

Joint par @si, le rédacteur en chef Patrick Boitet assume ses choix et réfute toutes les critiques :"Il y a un choix éditorial clair : l'Autorité palestinienne fait une demande pour la Palestine d'adhésion à l'ONU. Mais ça bloque. On se demande donc pourquoi. Il y une administration qui marche [reportage 1], donc ce n'est pas une question administrative. Qu'est-ce qui bloque ? Gaza ? Les Islamistes ? On a montré qu'il s'agissait d'un régime autoritaire. Pour la première fois à la télévision, on a montré les groupes salafistes et les liens avec Al Qaida [reportage 2].C'est donc peu favorable à la cause palestinienne. Ensuite, on a abordé le problème des frontières [reportage 3]. On dit que ça va être compliqué avec les lignes de 1967 à cause notamment du tracé du mur de sécurité. De toute façon, les Israéliens font ce qu'ils veulent dans la mesure où ils sont soutenus par les Américains. Pourquoi ? [reportage 4] Parce qu'il y a un lobby pro-isralien et pas lobby juif ou sioniste, un lobby qui ne se limite pas à la communauté juive. Enfin, on a abordé la question des réfugiés". [reportage 5].

Mais n'y a-t-il pas un point de vue pro-palestinien ? "Sur les trois personnes interviewées par Etienne Leenhardt, deux sont des Israéliens : le ministre des infrastructures et l'ancien président de la Knesset Avraham Burg. Chaque fois qu'on traite du Proche-Orient, il y a des réactions épidermiques". Et si c'était à refaire ? "Je signerais des deux mains. C'est l'honneur d'une profession de s'attaquer à des questions sensibles et douloureuses. A France 2, on a travaillé dans une très grande liberté. Ce n'est pas parce qu'on est soumis à des pressions, à des insultes et à des menaces qu'il faut abandonner le travail de journaliste. Il y a une police de la pensée qui interdit toutes les informations défavorables à la politique d'Israël".

La preuve ? "Depuis que cette émission a été diffusée, il y a eu une vidéo "Deux yeux sur leur planète" sur le net pour dénoncer notre travail. En 1h, il n'y a pas un élément factuel", explique-t-il. Même pas sur le bilan contesté de l'opération Plomb durci ? "Le porte-parole de l'armée ne dément pas le chiffre annoncé dans le reportage. Si c'était faux, évidemment, il aurait sorti son bilan". Il assure aujourd'hui avoir le soutien du directeur de la rédaction, Thierry Thuillier.

URL du billet: http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4372

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Bonjour les censeurs.

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Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive



1 commentaires:

Anonyme a dit…

Les plus grand négationiste, ils occulte tous ce qui pourrais nuire à leurs plan !