Publié le 25 octobre 2011 su rle site palestine-info.net
Ramallah – CPI
Chez lui, dans la ville de Jénine, c'est avec une grande
joie et beaucoup de dignité, que Abdou Ar-Rahman Salah, 57 ans, reçoit les gens
venus le féliciter pour sa libération des prisons de l’occupation israélienne.
Il répète : « Merci à la résistance. Merci au Hamas ; nous sommes sortis de
prison avec dignité, au moment où les bourreaux, eux, y restent ».
Abdou Ar-Rahman Salah raconte au correspondant du
Centre Palestinien d’Information (CPI) les derniers jours qui ont précédé la
libération, les jours qui ont suivi l’annonce de la transaction signée entre le
mouvement de la résistance islamique Hamas et l’entité sioniste : « Je savais,
depuis trois mois, que mon nom était sur la liste des libérables, mes camarades
me l'vaient confirmé. Mais avant de parler de toute autre chose, je voudrais
adresser toutes mes salutations aux dirigeants du mouvement Hamas qui sont
encore dans les prisons et qui nous ont préférés à eux-mêmes ».
« Ces frères, qui ont été exclus de la transaction,
se sont adressés à la direction, lui disant que s’ils étaient un bâton dans les
roues de la transaction, qu’ils la terminent sans eux ; cela a fait bouger les
choses. Ils nous ont préférés à eux-mêmes. Ils méritent vraiment notre
gratitude. »
On dirait qu’un mécontentement, une frustration et
une colère règnent chez les captifs palestiniens, dans les prisons israéliennes,
en raison du fait que la transaction d’échange de prisonniers n’a pas pris en
compte beaucoup de chefs palestiniens. Abdou Ar-Rahman Salah dément
catégoriquement ces dires : « Tout au contraire, les frères dans les prisons ont
organisé des fêtes pour célébrer notre sortie, dès que la nouvelle avait été
confirmée, vendredi dernier. Les fêtes ont même continué après notre sortie. Une
fête grandiose a été organisée dans la prison de Madjo, m’a affirmé un
frère ».
La nouvelle, le
rêve
Quand la nouvelle de la signature de l’accord
d’échange de prisonniers est arrivée dans les prisons, les détenus palestiniens
étaient en grève de la faim ; les bourreaux les mataient. Ils ont décidé
d’arrêter la grève, vu que la transaction faisait partie des exigences des
grévistes.
Par une radio locale, il a appris qu’il faisait
partie de la liste des libérables : « J’ai senti une grande joie en constatant
que j’allais retourner à la maison, et non vers l’exil. Je me sens toujours
comme dans un rêve ; je n’arrive toujours pas à croire ce qui m’arrive ».
L’administration pénitentiaire n’a informé les
détenus de leur future libération qu’au dernier jour. Un officier est entré et
lui a dit d’apporter ses affaires, ainsi qu’à un détenu originaire de la bande
de Gaza.
Sortir dans la dignité
Les prisonniers ont tous été rassemblés, la veille de
la libération, dans la prison du Néguev ; certains détenus étaient dans un état
de santé très grave, étant en grève ; ils refusaient de l’arrêter pour protester
contre le fait de n’avoir été informés de leur libération qu’au dernier
moment.
A l’improviste, une délégation égyptienne, à laquelle
participait le consul égyptien à Jérusalem et celui de Ramallah, est entré dans
la prison et s’est adressé aux grévistes, leur disant que l’accord d’échange de
prisonniers comportait aussi l’acceptation par l’Entité sioniste des exigences
des grévistes.
La malveillance de
l’occupation
A l’arrivée de la délégation égyptienne, les officiers israéliens s’étaient retrouvés obligés de rendre ces documents aux prisonniers, qui les ont déchirés et piétinés.
Puis, dit Abdou Ar-Rahman Salah : « Nous avons signé
un court document de deux lignes nous obligeant à respecter la transaction entre
l’Entité sioniste et le Hamas ».
Par ailleurs, Abdou Ar-Rahman Salah a appelé
l’Autorité palestinienne à donner une grande marge de manœuvre au Hamas pour
fêter cet événement en Cisjordanie comme c’était le cas dans la bande de Gaza.
Il a appelé à réaliser l’unité nationale. Il terminé ses propos par des
remerciements : « Merci au Hamas, merci à la résistance. Je suis sûr que l’aube
de la liberté des captifs arrivera, plus tôt qu’on ne l’attendait ».
Rappelons enfin que le cheikh Abdou Ar-Rahman Salah
était condamné par les occupants israéliens à 25 ans de prison, accusé d’être
membre des brigades d’Al-Qassam, d’avoir travaillé avec le cheikh martyr Nasser
Jarrar ; il en a purgé 9. Son fils aîné Mohammed est tombé en martyre durant son
arrestation.
1 commentaires:
al hamdoulillah!
heureusement qu'un frère connaissait l'hébreu! comment faire confiance à un sioniste!
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