lundi 31 octobre 2011

La Palestine devient membre à part entière de l'UNESCO

Publié le 31 octobre 2011 sur le site tempsreel.nouvelobs.com

On se gausse aujourd'hui de voir entrer le bantoustan palestinien occupé au sein de l'une des plus importantes organisations onusiennes ; cette adhésion est à envisager comme une "avancée" vers la reconnaissance de Etat croupion palestinien sans souveraineté ni droits disent tous à l'unisson  les nombreux faux-amis de la Palestine occupée et du peuple Palestinien!!! 
Le scénario de la pièce de théâtre (un vaudeville) onusienne pour la Palestine occupée est déjà écrit depuis très longtemps, et pas faussement sous la plume collaboratrice du renégat Abbas, mais bien sous celle de l'Alliance des génocidaires du peuple palestinien !!! 

Les Etats-Unis ont d'ores et déjà annoncé qu'ils cesseraient de financer l'organisation internationale.

Les 193 Etats membres de l'Unesco réunis en "Conférence générale" à Paris doivent se prononcer sur une résolution au texte très simple et très clair. (ABBAS MOMANI / AFP) Les 193 Etats membres de l'Unesco réunis en "Conférence générale" à Paris doivent se prononcer sur une résolution au texte très simple et très clair. (ABBAS MOMANI / AFP)

La Palestine devient membre à part entière de l'Unesco : la conférence générale de l'organisation s'est prononcée lundi 31 octobre en faveur de son adhésion.
"La Conférence générale (qui réunit l'ensemble des Etats-membres, NDLR) décide de l'admission de la Palestine comme membre de l'Unesco", selon la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abtentions et 14 voix contre, parmi les pays présents.
La France a voté pour, en dépit de ses mises en garde ces derniers jours contre une démarche qu'elle jugeait prématurée. La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l'adhésion.
Les Etats-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.
Suspension des financements
Les Etats-Unis avaient rappelé leur position avant le vote, jugeant l'adhésion "prématurée" et "contreproductive".
Il y a des "lignes rouges" à ne pas franchir, avait mis en garde mercredi le porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland. "Nous sommes préoccupés quant à notre capacité à continuer à faire bénéficier l'Unesco du plein soutien américain".
Deux lois américaines du début des années 1990 interdisent en effet le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepte les Palestiniens en tant qu'Etat membre à part entière.
"Ni le lieu, ni le moment"
Des pays européens avaient également tenté d'exercer des pressions sur les Palestiniens, qui n'avaient auparavant qu'un statut de "mission d'observation" à l'Unesco, pour qu'ils renoncent à leur candidature.
Paris ou Berlin jugeaient ainsi ce vote prématuré, la demande d'adhésion des Palestiniens en tant qu'Etat membre à part entière à l'ONU étant toujours en cours d'examen par le Conseil de sécurité.
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, avait notamment estimé : "L'Unesco, ce n'est ni le lieu, ni le moment. Tout doit se passer à New-York".
L'enjeu de ce vote était symbolique pour les Palestiniens, qui y voient la possibilité d'un premier succès dans leur démarche d'adhésion à l'ONU en tant qu'Etat membre à part entière.
Le Nouvel Observateur avec agences

URL du billet:  http://tempsreel.nouvelobs.com/palestine-onu/20111031.OBS3536/adhesion-de-la-palestine-a-l-unesco-la-france-vote-oui.html

Sur le même sujet

Palestine - Vote de la France concernant la demande d’adhésion à l’Unesco (31 octobre 2011)

Publié le 31 octobre 2011 sur le site 

Le 21 septembre dernier, devant l’Assemblée générale des Nations unies, le Président de la République présentait la vision de la France pour avancer sur le chemin de la paix au Proche-Orient, pour avancer sur le chemin d’une solution au conflit israélo-palestinien.
S’agissant des Nations unies, le Président de la République avait proposé que l’on travaille à une résolution à l’Assemblée générale permettant à la Palestine de rehausser son statut au sein de l’ONU en devenant un État non-membre observateur. Nous continuons à penser qu’une telle résolution constituerait une avancée légitime vers la reconnaissance d’un État palestinien, sans créer, comme nous pouvons le craindre d’une démarche au Conseil de sécurité, une confrontation diplomatique majeure, qui conduirait à l’impasse.
Aujourd’hui la question qui était posée était de savoir si la communauté internationale répondait oui ou non à la demande d’adhésion de la Palestine à l’UNESCO. Certes nous aurions préféré que cette question fût posée après le traitement du sujet par l’Assemblée générale à New York. Mais à partir du moment, où elle l’est aujourd’hui, il nous faut prendre nos responsabilités et répondre sur le fond. Et sur le fond la France dit oui, la Palestine a le droit de devenir membre de l’UNESCO, cette organisation dont la vocation est d’œuvrer à la généralisation d’une culture de la paix au sein de la communauté internationale. Une telle adhésion entre pleinement dans la logique de la démarche à l’AGNU proposée par le Président de la République.
La France a toujours été, est aujourd’hui et restera demain dans le camp de la paix. Elle soutient les responsables palestiniens, au premier rang desquels le Président de l’Autorité palestinienne, dans leurs efforts pour l’édification d’un État palestinien vivant côte-à-côte, en paix et en sécurité avec l’État d’Israël. Le Président de la République l’a souligné, le 21 septembre, devant l’Assemblée générale des Nations unies : si quiconque à travers le monde menaçait l’existence d’Israël, la France serait immédiatement et totalement aux côtés d’Israël. Nous le disons et le répétons, c’est, avant tout, par le biais de négociations entre Israéliens et Palestiniens que l’objectif de deux États vivant en paix et en sécurité sera atteint. Nous appelons les deux parties à faire tous les compromis nécessaires pour que ces négociations puissent reprendre sans délai.

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Point presse du ministère français des Affaires étrangères du 28 octobre 2011 (extraits)


Territoires palestiniens / UNESCO
Lundi (31 octobre 2011, ndlr.) apparemment, la question sera mise au vote de l’adhésion pleine et entière au statut d’État de la Palestine à l’UNESCO. Dans quel état de préparation est-on ? Est-ce qu’il y a des réunions préalables pour infléchir, retarder ou moduler l’action de la délégation palestinienne ? Où en est la France sur ce dossier ?
Nous n’avons pas changé sur le point de départ de notre position. Nous considérons que la conférence générale de l’UNESCO n’est ni le lieu, ni le moment pour lancer ou faire aboutir cette initiative. Les choses doivent se passer là où elles doivent se passer, c’est-à-dire à New York. A ce sujet, nous sommes en contact avec tous nos partenaires à l’UNESCO et en contact également avec les Palestiniens. Nous avons encore plus de deux jours devant nous. Nous sommes encore en train de travailler sur les différents paramètres.
Quand vous dites que c’est à New York que les choses doivent se passer, cela veut dire que c’est d’abord l’admission comme État avec un accord de paix avec Israël et ensuite, l’UNESCO irait de soi ?
C’est ce sens de la logique. La question est posée pour la reconnaissance d’un État palestinien, faisons les choses dans l’ordre et commençons par New York. C’est vrai aussi que c’est là que les problèmes commencent, c’est la raison pour laquelle le président de la République a proposé un autre chemin. Nos propositions sont toujours sur la table. Dans un souci d’efficacité et de résultats, pour que le projet des Palestiniens avance, il faudrait passer par l’Assemblée des Nations unies avec, en couplage, la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Pour l’instant, si on continue comme cela au Conseil de sécurité, cela va mal se terminer. On l’a dit, il faut continuer le travail pour faire passer les choses vers l’autre voie, mais nous n’y sommes pas encore car le comité d’adhésion du Conseil de sécurité travaille, le moment venu le Conseil de sécurité aura à se prononcer. Nous essayons d’éviter que l’on aille dans le mur au Conseil de sécurité. C’est dans un souci d’efficacité que nous disons que l’UNESCO, n’est ni le lieu ni le moment. Par ailleurs, nous avons des contacts avec les uns et les autres de façon permanente et, s’agissant des Palestiniens, nous leur disons de bien réfléchir notamment aux propositions qu’a faite Nicolas Sarkozy devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Et le second message que nous passons à tous, c’est de dire que l’essentiel passe par une reprise des négociations. Ce sera là aussi le déblocage de beaucoup de choses. La dernière négociation en date c’est la réunion il y a quelques semaines du Quartet avec des contacts bilatéraux. On espère que les choses vont bouger mais, pour le moment, il faut continuer à pousser et à convaincre.
Source : diplomatie.gouv.fr


4 commentaires:

Anonyme a dit…

Retournement spectaculaire de la France en trois jours!
Explication! La cote de Sarkozy ,'a jamais été aussi bas dans les derniers sondages; en 2012, chaque voix va compter y compris le vote musulman, alors il a préféré lâcher ses chers amis sur l'affaire de l'UNESCO... C'est le temps des sueurs froides à l'Elysée!

Hassan a dit…

Les traitres comme Abbas, Fayyad et toute la clique veulent faire rentrer la Palestine dans la gouvernance mondiale... avant de faire respecter les droits fondamentaux des Palestiniens!!!

Anonyme a dit…

Comme on dit souvent chez moi, si ça ne fait pas de bien ça ne fait pas de mal non plus!

Anonyme a dit…

Il faut voir la finalité de cette démarche et qui mène cette démarche et en échange de quoi.
C'est ensuite qu'on pourra comprendre que cette démarche à ce moment là n'est pas dans l'intérêt des doits des palestiniens.