par Laura Uzan
Sacré jeu de poker menteur!!!

Le Premier ministre israélien est soumis aux pressions du ministre des Affaires étrangères, A. Lieberman, du ministre des Finances, Y. Steinitz ainsi que du vice-Premier ministre M. Ya’alon, lesquels réclament une forte réponse de la part du gouvernement israélien face à l’initiative unilatérale de M. Abbas.
Avigdor Lieberman, leader de ce mouvement d’opposition, a évoqué à de nombreuses reprises la nécessité de couper tout lien avec l’AP et de ré-évaluer les Accords d’Oslo.
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon a déclaré que si l’AP continuait d’agir à l’encontre de tout les accords signés avec Israël, dont ceux concernant les relations économiques, “Israël n’aura aucune obligation diplomatique ou légale envers un quelconque État palestinien, lequel aura été fondé de manière artificielle, en enfreignant les accords signés” dans le passé. Ceci laisse entendre qu’Israël pourrait couper les transferts financiers vers l’AP en plus d’imposer d’autres sanctions économiques.
Les États-Unis demandent à Benyamin Netanyahou de ne pas sanctionner les Palestiniens suite à la présentation de leur proposition de reconnaissance de la Palestine à l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Avigdor Lieberman, leader de ce mouvement d’opposition, a évoqué à de nombreuses reprises la nécessité de couper tout lien avec l’AP et de ré-évaluer les Accords d’Oslo.
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon a déclaré que si l’AP continuait d’agir à l’encontre de tout les accords signés avec Israël, dont ceux concernant les relations économiques, “Israël n’aura aucune obligation diplomatique ou légale envers un quelconque État palestinien, lequel aura été fondé de manière artificielle, en enfreignant les accords signés” dans le passé. Ceci laisse entendre qu’Israël pourrait couper les transferts financiers vers l’AP en plus d’imposer d’autres sanctions économiques.
De leur côté, les États-Unis, soutenus par plusieurs pays européens, insistent pour qu’Israël ne prenne pas de mesures répressives drastiques à l’encontre du peuple palestinien après qu’ils aient déposé leur demande de reconnaissance à l’ONU dans les jours à venir.
Cependant, confronté à ces divergentes sollicitations, B. Netanyahou a décidé d’attendre le moment où les conséquences de la démarche de M. Abbas deviendront significatives avant d’adopter une ligne de conduite particulière.
Plusieurs représentants américains ont appelé le Premier ministre israélien à ne pas prendre de mesures qui risqueraient de déstabiliser l’équilibre déjà précaire de l’Autorité Palestinienne, tel que mettre fin à la coopération assurant la sécurité des deux peuples. M. Obama s’est joint à cet appel, assurant de la nature négative des conséquences de ce genre de décision pour les Palestiniens comme pour Israël. Le gouvernement de M. Netanyahu a reçu des demandes similaires de la part de Catherine Ashton, la représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères ou encore du ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle.
Ehoud Barak, ministre de le Défense ainsi que Dan Meridor, ministre chargé des services de renseignements, sont les leaders de la campagne d’opposition aux sanctions contre l’AP. Ils mettent en garde contre la montée des violences pouvant être occasionnée dans la région à cause d’une réaction trop brutale de la part d’Israël et présagent que l’arrêt de la coopération entre Israël et l’AP pour assurer la sécurité entre les deux États pourraient mener à l’effondrement de celle-ci, renvoyant la responsabilité de tout les habitants de Judée-Samarie, israéliens ou non, à Israël.
À New-York, Ehoud Barak a rencontré Salam Fayyad, le Premier ministre de l’AP, afin de discuter de la manière d’éviter l’accroissement des violences lors des manifestations palestiniennes prévues dans le cadre de la campagne de soutien de la demande de reconnaissance de la Palestine par l’ONU.
Selon un représentant du gouvernement, bien que B. Netanyahou penche plutôt en faveur de la position de E. Barak et D. Meridor, il semblerait toutefois possible qu’il choisisse, pour des raisons de politique interne, de suivre celle de A. Lieberman et D. Ayalon.
Il faudra cependant attendre les conclusions du vote de l’Assemblée générale de l’ONU pour être fixé sur la futur ligne de conduite du Premier ministre israélien et donc du futur des relations entre Israël et l’AP.
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