mercredi 25 mai 2011

Netanyahu inflexible sur les frontières et Jérusalem

Publié le 25 mai 2011 sur le site lalsace.fr

M. Netanyahu à la tribune du Congrès. AFP/Loeb

M. Netanyahu à la tribune du Congrès. AFP/Loeb

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, acclamé par le Congrès américain, a prononcé, hier, un discours sans concessions dans le processus de paix, même s’il a promis que son pays saurait se montrer « généreux » pour la taille d’un futur État palestinien.

« Nous reconnaissons qu’un État palestinien doit être suffisamment grand pour être viable, indépendant et prospère », a déclaré M. Netanyahu, dont le discours a été brièvement interrompu par une manifestante hostile aux colonies.

« Israël sera généreux quant à la taille de l’État palestinien, mais nous serons très fermes quand il s’agira du tracé de la frontière. C’est un principe important », a-t-il cependant martelé aux élus américains, en réitérant son refus d’un retour aux lignes d’avant la guerre de juin 1967, qu’il a qualifiées « d’indéfendables ».

Les Palestiniens ont réagi en accusant M. Netanyahu « d’ajouter des obstacles à la paix », selon le porte-parole du président Mahmoud Abbas.

Dans son discours, M. Netanyahu a assuré être prêt à « des compromis douloureux » pour parvenir à la paix avec les Palestiniens, affirmant que « nous devrons abandonner des parties de l’ancestrale patrie juive ».

Quel territoire ?

Le blogueur Shmuel Rosner, du journal Jerusalem Post, a été l’un des premiers à réagir avec scepticisme à cet aspect du discours.

« Israël sera généreux sur la taille de l’État palestinien, mais comment ? », s’est-il interrogé : « Si beaucoup de terres restent dans des mains israéliennes, où Netanyahu trouvera-t-il le territoire supplémentaire requis pour une telle générosité ? »

Pas de droit au retour

Le Premier ministre est également demeuré inflexible sur Jérusalem, dont les Palestiniens revendiquent la partie orientale, annexée par Israël en 1967. La Ville sainte, pour M. Netanyahu, est et doit rester la capitale indivisible d’Israël. Il a aussi rejeté l’idée d’un droit au retour des réfugiés palestiniens, chassés en 1948, un point avec lequel M. Obama s’était montré d’accord.

Le Premier ministre israélien a également rejeté toute ouverture envers le mouvement islamiste Hamas, qu’il a qualifié de « version palestinienne d’Al-Qaïda ».

L’une des priorités, pour Israël, est aujourd’hui d’empêcher une initiative palestinienne de faire voter à l’Onu, en septembre, la reconnaissance de leur État. Cette démarche doit être combattue, a plaidé M. Netanyahu devant un Congrès largement acquis à sa cause, et qui l’a applaudi de nombreuses fois debout.

le 25/05/2011 à 00:00

URL du billet: http://www.lalsace.fr/actualite/2011/05/25/netanyahu-inflexible-sur-les-frontieres-et-jerusalem

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