samedi 28 mai 2011

G8 : Harper aurait bloqué la référence aux frontìères de 1967

Publié le 27 mai 2011 sur le site radio-canada.com

Stephen Harper donne un point de presse au Sommet du G8

Photo: La Presse Canadienne /AP/Markus Schreiber

Stephen Harper donne un point de presse au Sommet du G8

Le premier ministre Stephen Harper aurait fait éliminer la référence aux frontières qui prévalaient avant la Guerre des Six Jours en 1967 pour servir de base aux frontières d'un futur Etat palestinien, dans la déclaration finale du sommet du G8, qui se tenait à Deauville à France.

Dans un discours sur le Moyen-Orient prononcé la semaine dernière, le président américain, Barack Obama avait notamment dit souhaiter que les frontières de 1967 constituent les bases des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait aussitôt rejeté cette partie de l'allocution.

Les membres de certaines délégations ont affirmé que la déclaration finale avait été diluée à cause des objections du Canada. Un diplomate européen cité par l'agence Reuters a affirmé que le premier ministre Harper avait été « inflexible ».

Pressé par les journalistes canadiens de préciser son rôle dans la formulation finale, le premier ministre Harper a ignoré la question, se réjouissant plutôt de la déclaration finale, qu'il a jugée « équilibrée ».

Disant appuyer la « position nuancée » de M. Obama, Stephen Harper a soutenu qu'on ne pouvait choisir certaines parties de son discours, qui devait être pris comme un tout, en précisant que l'allocution de M. Obama faisait aussi « référence au fait qu'un de ces États doit être juif et que l'État palestinien doit être démilitarisé ».

Une déclaration qui reste vague

La section de la déclaration finale consacrée au conflit palestino-israélien se contente essentiellement d'énoncer de grands principes et fait référence au discours de M. Obama. Elle affirme entre autres que « le moment de reprendre le processus de paix, c'est maintenant ».

Nous avons la conviction que les bouleversements historiques que connaît la région rendent d'autant plus important le règlement, par la négociation,
du conflit israélo-palestinien. [...] Les négociations sont le seul moyen d'avancer sur la voie d'un règlement global et durable du conflit.

— Extrait de la déclaration finale

« Nous demandons instamment aux deux parties de reprendre des négociations de fond dans l'objectif de conclure un accord-cadre sur toutes les questions du statut final », disent les dirigeants dans le document. « À cette fin, nous exprimons avec force notre soutien à la conception de la paix israélo-palestinienne énoncée par le président Obama le 19 mai 2011. »

Le document réclame également un « assouplissement de la situation à Gaza » ainsi que « la libération inconditionnelle et sans délai du soldat [israélien] Gilad Shalit », capturé en 2006 par un commando palestinien.

Le porte-parole du NPD en matière d'affaires étrangères, Paul Dewar, a estimé que le veto du Canada l'isolait de ses alliés traditionnels. « Allons-nous contribuer à construire des ponts pour soutenir le processus de paix ou allons-nous simplement nous tenir en retrait en applaudissant à tout ce que déclare M. Nétanyahou? »

Radio-Canada.ca avecPresse canadienne, CBC et Globe and Mail

URL du billet: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/05/27/014-harper-frontieres-proche-orient-g8.shtml

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