A Jérusalem, au moins une dizaine de Palestiniens, dont un adolescent de 16 ans, ont été blessés lors de heurts avec les forces israéliennes.
Dans le quartier de Silwan, théâtre de violences quasi quotidiennes, un jeune manifestant a été grièvement blessé dans des circonstances encore non éclaircies et hospitalisé.
Un porte-parole du Croissant-Rouge a confirmé neuf blessés, dont Milad Saïd Ayache, 16 ans, apparemment blessé par balle, ainsi qu'un autre jeune de Silwan, touché par des balles caoutchoutées.
Une source hospitalière palestinienne a fait état d'une trentaine de blessés dans les incidents qui ont éclaté après la prière musulmane du vendredi, dans les quartiers entourant la Vieille ville, ainsi que dans le camp de réfugiés de Chouafat.
Au total, 34 Palestiniens ont été arrêtés dans la région de Jérusalem, a indiqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld, assurant que les forces israéliennes, qui ont eu trois blessés légers, n'avaient pas tiré à balles réelles.
A Hébron (sud de la Cisjordanie), quelque 500 militants et sympathisants du mouvement islamiste Hamas ont défilé dans le secteur autonome de la ville mais la police palestinienne a empêché les manifestants de marcher vers un barrage israélien.
La police a déployé des milliers d'hommes en renfort à Jérusalem-Est et dans le nord d'Israël, où est concentrée la majorité de la population arabe, l'armée mobilisant de son côté sept bataillons supplémentaires en Cisjordanie occupée, avec des consignes de retenue pour éviter des effusions de sang.
Dans la Jordanie voisine, qui accueille le plus important contingent de réfugiés palestiniens, des milliers de personnes ont manifesté à Karameh, dans la vallée du Jourdain, en faveur du "droit au retour" des réfugiés, brandissant des drapeaux palestiniens et jordaniens, ainsi que plusieurs centaines dans la capitale Amman.
En Egypte, les autorités ont fermé l'accès à la péninsule du Sinaï, frontalière de la bande de Gaza, ne laissant passer que les résidents de cette région, pour empêcher une marche devant rallier Le Caire au territoire palestinien.
Plusieurs dizaines d'Egyptiens ont manifesté devant l'ambassade d'Israël au Caire en réclamant l'expulsion de l'ambassadeur et la rupture des relations diplomatiques.
"Il y a des préparatifs de manifestations vers les frontières palestiniennes", dimanche 15 mai, date anniversaire de la "Nakba", a souligné jeudi un haut responsable palestinien, Nabil Chaath.
"Ce sera probablement plus facile en provenance du côté égyptien", par rapport aux autres pays limitrophes, a-t-il estimé.
La "Nakba" s'est traduite par l'exode de quelque 760.000 Palestiniens, point de départ de la question des réfugiés, actuellement au nombre de 4,8 millions avec leurs descendants, répartis pour l'essentiel entre la Jordanie, la Syrie, le Liban et les territoires palestiniens.
La résolution 194 de l'ONU dispose que "les réfugiés qui désirent rentrer dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient y être autorisés le plus vite possible".
Tous les gouvernements israéliens se sont opposés à l'application du droit au retour, au nom du caractère juif de l'Etat. Les responsables palestiniens exigent la reconnaissance par Israël du "principe" de ce droit, tout en se déclarant prêts à en négocier les modalités d'application.
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