jeudi 24 mars 2011

Robes ostentatoires : quand Caroline expérimente

Publié le 22 mars 2011 sur le site la kanz.org

Au lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen, quelques zélotes d’une laïcité dévoyée et agressive ont décidé de mener la vie dure à des jeunes filles trop habillées à leur goût. Auguste-Blanqui, lycée cosmopolite, comme dirait celle qui vient d’administrer une gigantesque culottée à la droite islamophobe. Auguste-Blanqui, lycée d’expérimentation pour Caroline Fourest la mange-barbu. Caroline, c’est le couteau suisse de BHL, la Suisse en moins, le résultat d’un braquage de la pensée toujours en cours. Grâce à Bernard, Caroline a ses entrées un peu partout. Elle a même réussi un coup de force : introduire la mauvaise dissertation de seconde dans les colonnes du Monde, où la protégée tient régulièrement tribune. Chapeau ! Il fallait le faire.

Ce que sait faire aussi Caroline, c’est faire des bébés. Pas des petits, des déjà prêts et opérationnels. Et même que ces bébés lui sont reconnaissants et l’invitent à la maison, comme ce 18 janvier 2011 lors d’un lavage de cerveau passage au lycée Auguste-Blanqui. Devant un parterre de cobayes jeunes élèves, Caroline, introduite par son amie employée du lycée, y a prêché la bonne parole. La bonne, la sienne. L’intégriste, c’est les autres. En voiture, Simone ! de Beauvais ?

Caroline a donc fait au lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen. Avec un certain succès, puisque désormais ses cellules dormantes opèrent dans une relative tranquillité à l’intérieur du lycée : partis en guerre contre des robes jugées « trop ostentatoires », ces lampistes exigent que des lycéennes de confession musulmane viennent en cours « en jean et en t-shirt ». Informé par cette affaire, le rectorat chercherait à tenter de calmer les esprits, en gelant entretiens et menaces d’exclusions, au moins jusqu’en septembre. Une circulaire pourrait alors voir le jour. Bon courage à ceux qui se chargeront de définir ce qu’est une robe ostentatoire.

Nos pensées, qui vont déjà aux sikhs victimes collatérales de l’islamophobie, se tournent vers les adeptes du gothisme. Pardon, comme dirait Ségolène. Pardon aussi aux baba-cool. Pardon aux amish. Pardon aux mormons. Pardon aux Loubavitch. Pardon aux bohémiennes et pardon aux bobos. Pardon à toutes celles qui portent des robes longues et qui pourraient dans un avenir proche être stigmatisées, et pire encore, être prises pour des musulmanes. Nous ne vous oublions pas.

URL du billet: http://www.al-kanz.org/2011/03/22/fourest-islamophobie/

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« La critique n’est pas du racisme »

Publié le mardi 18 janvier 2011 sur le site yahoo.bondyblog.fr

par Mehdi et Badroudine

Caroline Fourest, essayiste et journaliste, est allée à la rencontre, jeudi dernier, des lycéens de Saint-Ouen dans le cadre d'un cours « d'autodéfense intellectuelle ». Au programme : Eric Zemmour et Tariq ramadan, discussion autour de son livre « Libres de le dire », les intégrismes et Lady Gaga…

A la radio, on l’écoute. Elle a la voix posée. Dans les journaux, on la lit. Parfois cinglante, parfois drôle. Souvent opposée. A la télé, on la voit souvent énervée. Elle entre au lycée Blanqui par la grande porte. Quelques élèves, sans trop la reconnaître, la salue. C’est sa première fois, ici, dans un lycée. Elle a l’air contente d’y être. Elle est venue parler, échanger dans le cadre du cours d’Autodéfense intellectuelle de Sophie Mazet, professeur d’anglais. La dernière fois, c’était l’intellectuel Tzetan Todorov. Aujourd’hui, round 2, c’est Caroline Fourest, essayiste et journaliste, qui s’y colle.

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URL du billet: http://yahoo.bondyblog.fr/201101180001/%C2%AB-la-critique-nest-pas-du-racisme-%C2%BB/

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