samedi 12 mars 2011

Marine le Pen cherche la caution d’Israël et entend obtenir le vote juif

Quand la France de 2011 découvrent que des hommes et des femmes de confession juive sont prêts à donner leurs prochaines voix à un Front National génération Marine le Pen, focalisée à 100% sur une haine anti arabe/anti musulmane !!! Qui aurait-il de vraiment étonnant dans ce choix?! "Après tout, le Front national a toujours été favorable au sionisme et a toujours défendu le droit à l’existence d’Israël." Interview de Marine le Pen dans le journal hébreu Haaretz le 7 janvier 2011. http://www.haaretz.com/weekend/week-s-end/the-daughter-as-de-demonizer-1.335743

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Marine Le Pen : c’est encore loin Jérusalem ?
Un voyage qui pourrait encore faire parler d’elle
Publié le 7 mars 2011 sur le site metamag.fr

Le voyage de Marine Le Pen en Israël ne devrait plus tarder. Il était même semble-t-il programmé dans la foulée de son élection à la tête du Front National. Il y a eu cependant des problèmes de dernière minute qui expliquent un retard et quelques incertitudes.

Avant même de devenir présidente du FN, Marine Le Pen avait manifesté à plusieurs reprises sa volonté de se rendre en Israël. Cela fait parti de sa stratégie de dédiabolisation. Elle veut se positionner sur une ligne populiste ferme, mais débarrassé de tout soupçon d’héritage des combats de l’extrême-droite pendant la période de la montée des fascismes et de la deuxième guerre mondiale.

Ce projet s’est toujours heurté à deux oppositions. Celle dans son propre camp, de ceux qui dénonçaient une démarche de reniement et de repentance à la Gianfranco Fini, chef de l’Alliance Nationale italienne. Cette ligne a été nettement battue lors du dernier congrès. Elle ne se sent plus obligée d’en tenir compte. L’autre obstacle, plus sentimental, concerne son père et sa lecture de la seconde guerre mondiale. Il semble qu’elle ait reçu le feu vert. Jean Marie ne cède sur rien ; il laisse à sa fille le droit d’avoir, sur ces sujets, une vue différente. C’est ce qui explique quelques déclarations très «
politiquement correctes » de la présidente du Fn, sur les camps de concentration par exemple.

Israël rempart de l’Europe « blanche » ?

La principale opposition venait d’Israël. Les Israéliens ne veulent surtout pas prendre à contre-pied les organisations militantes juives françaises, qui ont fait du FN depuis des années un parti infréquentable. Or, de
nombreux autres leaders européens de la droite populiste anti-immigration et dénonçant l’islamisation de l’Europe ont déjà été reçus dans l’Etat hébreu ces derniers mois, sans que cela ne provoque des tollés d’indignation. Et Israël a décidé que le danger principal était l’immigration musulmane en Europe et que la montée de certains mouvements non-nostalgiques, était une bonne chose pour la diaspora et pour son image de rempart de l’Occident contre le monde arabo musulman au Proche Orient ( voir livre Goldadel-Crif). La situation française est donc particulière.


Geert Wilder : un habitué des voyages en Israel

La montée, réelle, exagérée ou fabriquée, de Marine Le Pen dans l’opinion pousse les dirigeants sionistes et leurs partisans, qui ont donné un feu vert à ce voyage, à activer sa concrétisation. La créditant de 23% des intentions de vote au 1er tour, devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry au coude à coude à 21%, et provoquant un séisme dans la classe politique, ce n’est pas le dernier sondage publié ce week-end qui modifiera cette position. Car Marine Le Pen a assuré dimanche concourir "
pour gagner et pas pour faire de la figuration", tandis que la polémique se poursuivait de plus belle sur l'usage par Nicolas Sarkozy des questions de laïcité et de religion. Cela donne au voyage en Israël une nouvelle dimension.

Et va peut être une hésitation inattendue, car du côté de Marine, certains se demandent maintenant s’il sera forcément une bonne chose. Les événements dans le monde arabe changent la donne. On ne sait pas vraiment ce qui va se passer et qu’elles en seront les conséquences pour Israël, son image. Ce qui était hier un voyage presque obligé pourrait, demain, devenir un guêpier. Ceux qui incitent à la prudence font remarquer qu’Obama lui-même, malgré la puissance du lobby juif qui aux Usa se revendique fièrement comme tel, prend ses distances avec Tel–Aviv.

Pour le moment cependant, le principe du déplacement reste d’actualité. La balance penche plutôt toujours vers le voyage au Mur des lamentations et au Musée de l’holocauste, afin que les positions de papa ne soient plus qu’un point de détail dans la stratégie présidentielle de Marine. Reste à choisir une date emblématique.


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Marine Le Pen veut le vote juif
Publié le 11 mars 2011 sur le site slate.fr

Marine Le Pen " a deux atouts non négligeables: sa personnalité –Marine Le Pen séduit les juifs quand Jean-Marie les révulsait– et son hostilité délibérée et affirmée à l'égard de l'islam."


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Du rififi à Radio J/Madame Le Pen met le souk chez les feujs

Publié le 12 mars 2011 sur le site causeur.fr

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Marine le pen est elle notre ennemie?
Publié le mercredi 27 janvier 2010 sur le site legionjuive.blogspot.com


Le Front National représenté par M. Sulzer, Marie-Christine Arnautu, conseillère régionale (amie de Marine Le Pen) et une dizaine d’autres frontistes, était présent au coeur de la manifestation en la mémoire d’Ilan ce dimanche à Paris. Si on en croit le Monde du 28 février, les représentants du FN étaient « sous la protection de deux militants de la Ligue de défense juive(1)» . Cette présence est une véritable révolution politique et sociale, car comme le clama l’un des 2 protecteurs du cortège des Frontistes : « Ce n’est pas le FN ou Villiers qui sont antisémites, ce sont les mouvements gauchistes pro-palestiniens. Avec eux aujourd’hui on a les mêmes ennemis« .
Ce rapprochement du Front National avec la communauté juive est à l’initiative de Marine Le Pen, Vice-présidente de ce parti. Sûrement encouragé par les propos tenus par Roger Cukierman, président du CRIF, dans un journal israélien après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en 2002, « le succès de Le Pen est un avertissement aux musulmans de France, leur indiquant de se tenir tranquilles« , le Front National version Marine Le Pen multiplia les gestes d’amitié avec les instances juives françaises au nom de la lutte contre l’islamisation de la France(2).
Au mépris de l’unité politique, durant l’affaire Gollnisch en octobre 2004, Marine Le Pen condamna les propos du Délégué Général du Front National et évoqua » le martyre du peuple juif par les nazis « . De plus, six proches de Marine Le Pen ne votèrent pas un communiqué de soutien à Bruno Gollnisch.
En décembre 2005, d’après Libération, Marine Le Pen adhéra au groupe d’études France-Israël au sein du Parlement européen et souhaite, actuellement, participer à ce titre au prochain voyage en Israël organisé par l’assemblée de Strasbourg.


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"Détail" : Marine Le Pen se désolidarise de son père

NOUVELOBS.COM | 28.03.2009

"Je ne pense pas que ce soit un détail de l'histoire", déclare la fille du leader frontiste qui a répété mercredi que les chambres à gaz étaient pour lui "un détail de l'histoire".... Afficher davantage

Marine Le Pen et son père (Reuters)

Marine Le Pen s'est désolidarisée de son père Jean-Marie, après que le leader du Front national a redit mercredi que les chambres à gaz étaient pour lui "un détail de l'histoire".
"Je ne pense pas que ce soit un détail de l'histoire", déclare sa fille dans l'émission "Ripostes" qui sera diffusée dimanche 29 mars sur France 5, confiant qu'elle se serait "bien passé" de cette polémique "parce que je pense que ça permet de se détourner des vrais sujets actuels".

"Ce qui est une évidence"

Condamné à plusieurs reprises pour avoir tenu de tels propos, le président du Front national avait déclaré mercredi à Strasbourg, en réponse au président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schultz: "Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la (Seconde) guerre mondiale, ce qui est une évidence".
Marine Le Pen, vice-présidente du FN, assure que son père "n'a jamais nié aucun des événements de la Seconde guerre mondiale". Notant que "la spécificité de la Shoah en a fait un symbole en quelque sorte" de ce conflit, elle ajoute que son père, "pupille de la nation, ayant perdu son père, cherche en réalité à élargir en quelque sorte la mémoire collective à l'ensemble des victimes et le fait sûrement de manière maladroite". (avec AP)

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Marine, Israël & le sionisme…

Marine, Israël & le sionisme…

…ou la question de l’Alliance avec un grand A –

François-Xavier Massa –

C’est à dessein, vous vous en doutez bien, que je plagie, ici, le titre du best seller (ou l’un d’entre eux) de l’année auprès du public national. Pour tout dire, la question n’est pas nouvelle, elle serait même récurrente avec les tentatives, prêtées à l’intéressée, de s’attirer les bonnes grâces de ce fameux Lobby qui n’existe pas. Avec Marine Le Pen, bon nombre de cadres de la Droite (dite) nationale se prendraient à rêver d’un lepénisme light, débarrassé de ses scories (supposées) racistes et antisémites, avec lequel il serait désormais beaucoup plus aisé d’aller négocier quelques strapontins auprès du pouvoir sarkozien.

Mais, précisément, pourquoi parler de Marine, d’Israël et du sionisme ? Pour deux raisons essentiellement.

Primo, tout simplement parce que le débat est ancien, mais non tiré au clair depuis des années. Il serait donc plus que temps de s’y intéresser au moment-même où doit se faire le choix de celui (ou celle) qui conduira le FN dans ses batailles à venir.

Secundo, le débat pose le problème majeur des préférences politiques et géopolitiques de Marine Le Pen sur une question de fond : la future position d’un FN mariniste sur les questions du Proche & du Moyen-Orient. Donc, parlons-en, ou, plutôt, crevons l’abcès.

D’entrée, je poserai un principe : contentons-nous de ce qui est avéré et prouvé par les faits et gestes de l’intéressée elle-même. Car, à coup sûr, le coup du Lobby qui n’existe pas et ses affinités avec Marine, il y a longtemps qu’on vous le fait. Difficile à prouver effectivement ! Que Marine Le Pen ait (ou non) des amis affichant leur soutien forcené à Tel-Aviv et à sa politique n’a – en dépit de l’adage « dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es » – rien de probant ou de définitif…

En revanche ce qui existe bel et bien, vrai de vrai, dur de dur : c’est la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen ! Ça tombe bien, Marine Le Pen, elle, est bel et bien élue du ce même parlement. Et après, me direz-vous ?

Marine se gardera probablement d’en faire état, proprio motu, lors que la campagne qui va l’opposer au Pr. Bruno Gollnisch, alors mangeons le morceau à sa place(1) : la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen(2), elle connait. Plutôt bien d’ailleurs, vu qu’elle en a fait partie. Ce à DEUX reprises :

Très précisément :

Du 15 octobre.2004 au 13 juillet 2007, puis :
Du 14 juillet 2007 au 13 juillet 2009. Soit, en fait, une période interrompue allant d’octobre 2004 à juillet 2009.

Cette appartenance, pour le sujet de fond qui nous préoccupe, aura été tout sauf neutre et appelle quelques remarques de fond :

1. Sa durée tout d’abord. Elle a été assez prégnante dans le temps. Assez, tout du moins peut-on l’espérer, pour s’être fait une idée assez précise de la politique et de la géopolitique d’Israël en tant qu’État du Levant et de l’Orient arabe. Qu’a tiré Marine Le Pen d’une expérience aussi enrichissante (dans le cas contraire pourquoi a-t-elle renouvelé son engagement au sein de la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen le 14 juillet 2007 ?) expérience ? Pas d’amères critiques contre les activités et les prises de position de ladite délégation(3), en tout cas. Si elle n’a dit mot, son silence vaut, de jure, consentement, serait-on tenté de dire, sans forcer le trait.

2. Quid des intérêt de la France dans ses relations avec Israël. C’est bien cela qui compte, non ? En quoi, en faisant partie de la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen, Marine Le Pen a-t-elle servi les intérêts de la Nation ? Otez-moi d’un doute : c’est bien pour cela qu’une élue du camp national siège au sein des délégations, commissions et tutti quanti ?

3. Avançons donc avec notre sujet, si vous le voulez-bien. Quid des prises de positions de Marine au sein de la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen d’octobre 2004 à juillet 2007 ? Et, plus précisément lors des 34 jours de la guerre d’agression menée par Tsahal contre le peuple libanais, en juillet 2006 ? Marine Le Pen n’a jamais passé pour particulièrement férue de politique étrangère. Mais la Guerre de 2006, difficile de ne pas en avoir entendu parler. J’ai eu beau (mal, à l’évidence) chercher, je n’ai point trouvé marque de ses interventions (forcément) vigoureuses sur ce dossier brûlant. J’en appelle donc à l’intéressée et à ses proches pour donner la publicité qui convient à ses propos sur ce conflit majeur pour la sécurité et le devenir du Levant et du Bassin méditerranéen, dans le cadre de la campagne pour la présidence du FN. Ce afin que les votants puissent avoir l’idée la plus précise qui soit des positions de la candidate Marine Le Pen, lors de cette crise majeure au Levant (et, plus généralement, tant que nous y serons)…

4. Quid de son maintien même au sein de la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen, lors de cette guerre et après ? Apparemment (mais, qui sait, je suis peut-être mal-informé), le sang des civils innocents massacrés sous les bombes israéliennes n’a guère causé d’émoi à Mme l’Eurodéputé. Pas au point de faire un esclandre ou un buzz qui eut laissé quelque marque médiatique. Rien, en tout cas, qui ait empêché la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen de vaquer à ses petites affaires(4) avec Marine Le Pen en son sein.

5. Quid (n’étant pas membre du FN je ne sais quelles règles de conduite sont imposées à ses membres et responsables) du fossé abyssal séparant les prises de positions de la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen de la ligne officielle du FN sur cette guerre ? Par quelle tour de passe-passe peut-on être à la fois membre de la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen et responsable national du FN opposé à cette guerre ?

6. Par extension, une personne ayant appartenu à la Délégation pour les relations avec Israël du Parlement européen ayant affiché, comme c’est absolument de son droit, son alignement sur Tel-Aviv en cette crise géopolitique majeure a-t-elle vraiment sa place à la tête du FN (qui, rappelons-le a violemment dénoncé cette guerre) ?

(...)

URL du billet: http://www.medialibre.eu/3788/marine-israel-le-sionisme

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Quand Marine Le Pen dialogue avec les sionistes…
Publié le 11 novembre 2006

EJ Press
Tribune libre
Quand Marine Le Pen dialogue avec les sionistes…
Quand Marine Le Pen accorde un entretien à un site sioniste, cela fait du bruit dans le Landerneau natio.

Immédiatement, l’espoir du Front national est accusée des pires reniements et d’être, aujourd’hui plus qu’hier, mais bien moins que demain, une Fini en jupon.

Or, quand Marine Le Pen répond à cet interview, elle le fait en femme politique, avec modération mais sans compromis. Et il faut la lire avant de, éventuellement, la critiquer.

C’est pour ce faire que nous publions ci-dessous le fameux entretien (1), traduit par nos soins.


Dans un entretien exclusif avec EJP, Marine Le Pen, vice-présidente du parti d’extrême-droite, le Front national, nous parle du révisionnisme, de l’antisémitisme en France, de la politique au Moyen-Orient et de l’immigration.

Agée de trente-sept ans, la fille du dirigeant d’extrême droite Jean-Marie Le Pen a été élue comme membre du Parlement européen en juin 2004. Elle a adhéré au groupe d’étude France-Israël du Parlement et envisage de se rendre en Israël.

European Jewish Press : Vous envisagez de visiter Israël. Cela semble être une nouveauté pour le Front national. Est-ce qu’aucun membre important de celui-ci s’y est déjà rendu officiellement ?

Marine Le Pen: Non, ce sera une première. Nous n’y avons jamais été invité. Mon propre voyage s’intègre dans une visite organisé par la commission du Parlement
européen ayant en charge les rapports avec Israël dont je suis membre.

Je pense que c’est un pas important, mais je dois préciser que ce n’est nullement une tentative de prendre position pour un parti ou un autre. Nous cherchons juste à obtenir toutes les informations dont nous avons besoin afin d’avoir la meilleure vue des choses possible.

EJP : Le Moyen-Orient a connu des changements importants récemment. Ceux-ci on culminé avec la victoire du Hamas aux élections législatives. De votre point de vue, comment la France, et la communauté internationale, doivent-elles réagir à l’accession du Hamas au pouvoir ?

MLP: Au Front national, nous sommes inquiets des récents développement politiques au Moyen-Orient. Nous considérons, comme nous l’avons toujours fait, qu’Israël doit avoir des frontières sûres et que son peuple doit avoir le droit de vivre en sécurité, de même que les Palestiniens ont droit à leur propre Etat avec lui aussi des frontières sures.

Il n’y a pas de solution magique. Nous espérons que le parti palestinien radical modèrera ses positions avec l’exercice du pouvoir. Je ne pense pas que la victoire du Hamas soit nécessairement une mauvaise chose. Si l’on exclue des partis de la démocratie on les pousse dans l’extrémisme. j’espère qu’une voie pour sortir de cette crise sera trouvée. Les deux nations le souhaitent.

La France aurait du jouer un rôle plus important au Moyen-Orient, mais elle a échouée sur ce point en laissant les USA jouer les médiateurs. Cependant, les Palestiniens disent : « Les USA ne sont pas un médiateur dans ce conflit », ainsi il reste une place libre pour un acteur réellement neutre. Malheureusement, la France n’a pas saisie sa chance. J’espère seulement que les nations mettront un terme à cette guerre.

EJP: La France et Israël ont amélioré leurs relations ces dernières années. Est-ce que le Front national approuve cette politique ?

MLP : Ce n’est pas à moi de juger de cette politique. Si Jean-Marie Le Pen est élu président ce sera à lui de décider des grandes lignes de la politique étrangère du pays. Nous sommes un mouvement politique et c’est en totalité à son chef de décider en la matière. Définir cette politique est beaucoup plus complexe et subtil que l’on peut l’imaginer à prime abord. C’est pour cette raison que je me rend au Proche-Orient pour rencontrer des membres du parlement israélien pour avoir de nouveaux éléments d’information. Cela, car je suis loin d’être certain que les médias français nous relatent véritablement ce qui s’y passe. J’espère me rendre là-bas bientôt et ramener à mon parti des informations et des éléments intéressant lui permettant d’adopter une position correcte.

EJP : Avez-vous eu des contacts préalablement à votre visite ?

M LP : Non, je n’en ai pas eu et c’est précisément pour cette raison que je vais là-bas, pour rencontrer des gens et écouter ce qu’ils ont a dire, quels sont leurs problèmes.

EJP : Jacques Chirac a annoncé que l’article de loi sur les aspects positifs de la présence française outre-mer serait retiré de la loi du 23 février 2005. Pensez-vous qu’il s’agit d’une sage décision ? Approuviez-vous cet article ?

MLP : Je pense que cette loi n’aurait pas du figurer dans notre législation. C’est pour moi un principe général.

Je pense que les livres scolaires présentent les colonies et leurs conséquences d’une manière exclusivement négative et très critique. Ces livres d’histoire auraient du être modérés et montrer les aspects positifs et négatifs. Cela pouvait être fait par une simple circulaire du ministère de l’éducation. Il était inutile de l’imposer par une loi.

J’ai l’impression que notre législation prend en compte maintenant diverses « communautés ». Il n’est pas surprenant que ceux qui n’ont pas encore eu les attentions du législateur réclament une loi qui leur soit propre. J’estime cette loi fondamentalement dangereuse car elle crée des droits sur la simple base d’un passé social ou ethnique, ou même d’une orientation sexuelle. Je considère que cela est nuisible à notre identité nationale et contribue à la dissoudre. Cela génère des tensions entre les communautés. A mon sens, le gouvernement n’aurait pas du initier cette loi sur l’Histoire. Ce n’est pas le rôle du législateur.

Cela mélange tout. La situation en Algérie et dans les îles des Caraïbes est très différente. On est face à une volonté de mettre ensemble des choses différentes et d’analyser la société française selon des critères raciaux ou ethniques. Cela conduit certains à créer des associations comme le Cran, le Conseil représentatif des associations noires, auquel répond le Crab, le Conseil représentatif des associations blanches.

Nous allons droit dans un mur. Les émeutes de novembre sont nées du même problème. Il faut lutter contre cela.

EJP : Est-ce que votre position doit s’appliquer à toutes les lois sur l’Histoire ? Etes-vous opposées aux lois contre le révisionnisme par exemple ?

MLP : Oui, cette position s’applique à celles-ci aussi. Le monde a connu des périodes terribles. Mais nous ne pouvons pas avoir des lois sur tout. Cela ne signifie pas que l’on doive oublier le tort fait à chacun. Mais nous devons mettre fin à la politique des blessures qu’on ne cicatrise pas. Les blessures doivent être soignées.

EJP : Mais comment protéger les communautés du révisionnisme ?

MLP : On doit répondre aux révisionnistes en les ignorant. Dans certains pays, comme aux USA, les citoyens ont le droit de dire exactement ce qu’ils veulent. C’est la liberté de parole. Cela ne veux pas dire qu’ils ont le droit d’agir.

Doit-on réellement mettre des cloches protectrice sur tout ? Une fois que l’on a lancé ce processus il ne s’arrête jamais ! D’abord ce fut le révisionnisme, ensuite l’homophobie, puis le sexisme et maintenant nous avons des lois contre tout.

EJP : Vous pensez qu’une seule loi pour tout serait suffisante ?

MLP : Oui. Et les tribunaux pourrait décider s’ils devraient être plus ou moins sévères selon les circonstances.

Pourquoi avons nous besoin d’une loi déclarant que l’esclavage est un crime contre l’humanité ? Tout le monde sait cela ! Il faut que les citoyens se souviennent que le principe de l’égalité est suffisant. Dans de nombreux pays, celle-ci n’est pas garantie. Mais en Europe, tout le monde est d’accord pour dire que l’esclavage est quelque chose d’horrible. Est-ce que les Français d’outre-mer n’ont pas des problèmes plus importants ? Tout cela n’est qu’un problème identitaire. L’identité française s’efface et les citoyens ont besoin de se rattacher à une identité qui cette fois n’est pas française. Elle peut être religieuse, liée à leur couleur ou à n’importe quoi, mais ce n’est pas une réponse.

Regardez le génocide arménien, c’est un problème turque, pas un problème français.

EJP : Le nombre des actes racistes et antisémites a décru ces dernières années. Comment expliquez vous cela ?

MLP : Depuis de nombreuses années, ces actes sont extrêmement rares. Ces dernières années, ils s’étaient un peu multipliés à cause du conflit israélo-palestinien. Mais les actes antisémites sont extrêmement rares par rapports aux infractions et crimes qui ont dépassé les seize millions en 2002.

Cependant, il est exact que la situation dans certaines banlieues a changée, qu’il y a des violences que les médias ne signalent pas et que, dans les écoles, il y a des sujets que l’on ne peux plus aborder. Cela va du judaïsme et du christianisme à certaines périodes de l’histoire récente.

On ne peux pas accepter cela comme on ne peux pas accepter de changer les dates des examens pour satisfaire à certaines communautés. La France est un Etat séculier. La politique anti-discrimination est en passe de devenir une dictature suscitant de nouvelles discriminations.

EJP : Qu’envisage de faire le Front national pour modifier cette situation ?

MLP : Tout cela est du au problème de l’immigration. Le gouvernement français n’a pas été capable de s’opposer à l’immigration incontrôlée et illégale. Il y a eu une arrivée massive d’immigrants auxquels on a promis un toit, de la nourriture, la scolarisation de leurs enfants. Le gouvernement à menti.

Le FN estime que l’on doit travailler à différents niveaux. Il faut travailler avec les pays africains afin qu’ils se développent. La France doit se protéger de l’immigration incontrôlée qu’elle ne peut absorber.

Nous devons construire de nouvelles prison afin de pouvoir y garder les condamnés plutôt que de les libérer faute de place.

Je pense que nous devons abolir le système de la double nationalité. Cela car il faut qu’il y ait un choix, et je ne pense pas qu’on doive devenir Français uniquement parce qu’on vit sur notre sol.

Nous devons être parcimonieux des bénéfices sociaux et donner la priorité à nos nationaux quand ils recherchent un travail.

(...)

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