Publié le 17 mars 2011 sur le site fr.jpost.com
Par MÉLANIE LIDMANUn habitant de Jérusalem sur 10 Jérusalem est un immigrant arrivé en Israël il y a moins de 20 ans. C'est ce qu'a annoncé mardi la commission pour l'Immigration de l'Intégration et de la Diaspora de la Knesset, lors d'une réunion qui examinait l'immigration dans la capitale.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost
Jérusalem représente l'une des destinations les plus populaires pour les nouveaux immigrants. En 2010 la ville a accueilli 15% des nouveaux arrivants sur le sol israélien. Une augmentation importante quand on sait qu'en 2002 la ville en avait accueillis 6%.
Si ces dix dernières années l'immigration vers Israël a baissé de près de 50%, l'aliya vers Jérusalem, elle, a augmenté de façon importante : la ville absorbe 2300 nouveaux immigrants chaque année.
Des arrivées massives qui posent cependant de nombreux problèmes dans la capitale. Le président de la commission, Danny Danon (Likoud), a pointé les difficultés que rencontrent les nouveaux arrivants pour se loger à Jérusalem. Nir Barkat, le maire de la ville, a répondu qu'il allait mettre en place de nombreuses mesures pour résoudre ce problème.
En tout, depuis 1990, ce sont plus de 80 592 nouveaux migrants qui sont venus s'installer à Jérusalem. Près de la moitié d'entre eux sont originaires de l'ancien bloc soviétique.
Depuis 2004 une nouvelle vague arrive en Israël.
Il s'agit d'immigrants venus d'Amérique du Nord et d'Europe de l'ouest. Ces nouveaux arrivants sont la plupart du temps issus des classes sociales élevées dans leur pays et ont choisi Jérusalem pour son système d'éducation. Ainsi, en 2010, 60% des personnes nouvellement installées à Jérusalem étaient originaires de ces régions.
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Ceci explique cela!
Israël poursuivra la colonisation à Jérusalem-Est malgré les critiques
Les dirigeants israéliens ont clairement fait savoir mercredi que la construction de logements dans les quartiers juifs de colonisation à Jérusalem-Est allait se poursuivre, quitte à défier le président américain Barack Obama et la communauté internationale
«Il n’y a pas eu de gel de la construction à Jérusalem, et il n’y aura pas un tel gel, telle est la politique des gouvernements israéliens depuis 40 ans», a réaffirmé à la radio publique Tzvi Hauser, secrétaire du cabinet, qui accompagne le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite aux Etats-Unis.
«Il n’est pas concevable qu’il y ait des limitations à la construction dans les quartiers où vivent 300.000 habitants», a-t-il souligné, en faisant allusion à la douzaine de quartiers de colonisation israéliens construits à Jérusalem-Est, un secteur que l’Etat hébreu a annexé en 1967.
Israël, gouverné par une coalition de droite et d’extrême-droite favorable à la colonisation, a approuvé lundi la construction de 1.300 logements dans le secteur oriental de la Ville sainte, à majorité arabe, suscitant la colère des Palestiniens et les vives critiques de Washington, entre autres.
Le ministre de l’Education, Gideon Saar a lui aussi mis les points sur les «i»: «Nous ne saurions arriver à une situation où l’ensemble de nos activités de planification et de construction seraient paralysées à Jérusalem». «Tout le monde doit comprendre que nous avons des droits sur Jérusalem et que nous avons une position claire sur ce dossier», a souligné ce ministre.
Israël, qui a proclamé l’ensemble de Jérusalem sa capitale «éternelle et indivisible», considère que les quartiers de colonisation font partie intégrante de son territoire, alors que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat.
Dans un communiqué, le bureau de M. Netanyahu avait déjà réagi mardi au tollé international en martelant que «Jérusalem n’est pas une colonie, Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël», sur un ton qualifié de «provocateur» vis-à-vis de M. Obama par l’analyste politique de la radio militaire Ilil Shahar.
«Israël n’a jamais accepté aucune limitation sur la construction à Jérusalem (...) y compris pendant les dix mois du moratoire sur la construction en Judée-Samarie (Cisjordanie)», a poursuivi le texte, en référence au gel partiel de la construction dans les colonies de Cisjordanie occupée, arrivé à échéance le 26 septembre.
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