lundi 21 mars 2011

Ingénieur palestinien : Israël confirme

Publié le 21 mars 2011 sur le site fr.jpost.com
par RON FRIEDMAN

Dimanche à Petah Tikva, un tribunal d'instance, a partiellement levé le voile sur l'affaire Dirar Abu Sisi, ingénieur palestinien enlevé en Ukraine par des agents du Mossad fin février. L'homme se trouve bien en Israël.

Photo: Gleb Garanich/Reuters , JPost

L'interdiction de publication de certains détails de l'affaire à été levée à la suite d'une pétition signée par l'Association pour les Droits Civils (ACRI).

L'affaire, largement couverte par la presse internationale, avait été classée confidentielle par Israël. De nombreux détails, comme son transfert en Israël et ceux de l'enquête contre Abu Sisi sont interdits de publication, au moins pour les 30 prochains jours.

Enlevé en Ukraine

Abu Sisi est le directeur de la seule centrale électrique de la bande de Gaza. Dans des interviews données à des journalistes étrangers, sa femme Veronica accuse le Mossad de l'avoir enlevé. Elle dénonce un sabotage de l'usine électrique de Gaza et affirme qu'Abu Sisi est détenu à la prison Shikma d'Ashkelon. Elle a également démenti tout lien entre son mari et le Hamas.

En réalité on ne sait que peu de choses sur les circonstances de la disparition d'Abu Sisi. Il était à Kiev pour rendre visite à sa famille. Mais sa soeur, Suzanne Abu Sisi, 45 ans, a déclaré à l'agence de presse Reuters que son frère avait été enlevé à bord d'un train en Ukraine le mois dernier, puis emmené dans une prison israélienne.

"Des amis nous ont dit que Dirar avait été arrêté par six personnes entre Kharkhov et Kiev. Nous savons maintenant qu'il est en prison en Israël, et que ce sont eux qui l'on enlevé. Nous ne savons toujours pas pourquoi".
Suzanne Abu Sisi, qui vit à Gaza, a déclaré que son frère était venu en Ukraine avec sa femme ukrainienne et leurs six enfants afin de demander la nationalité.

Dans la pétition, remise au tribunal jeudi dernier, ACRI fait valoir le droit du public de connaître les actions menées par les forces de sécurité.

"C'est inconcevable que les autorités d'un pays démocratique soit capables d'arrêter secrètement des gens et de les faire "disparaître".

Selon ACRI, "l'interdiction de publication a pour but d'éviter tout débat public sur l'arrestation de l'accusé et de permettre aux autorités d'enquêter sur lui loin des médias et du grand public".

URL du billet: http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1297325565866&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

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1 commentaires:

mokhtar a dit…

Ils n'ont de démocratique, que le nom !