vendredi 4 mars 2011

Brice Hortefeux devrait prendre la présidence de la Commission des investitures de l’UMP

Publié le 1er mars 2011 sur le site elysee.blog.lemonde.fr

Brice Hortefeux (dans son bureau du ministère, vendredi à Paris) : «Dans cette guerre contre la crise, les Français sont en droit d'attendre plus d'unité et de cohésion des différentes familles politiques.»

Brice Hortefeux s’est réfugié dans son bureau de vice-président à l’UMP. Normalement, quand on n’est plus ministre, le téléphone cesse de sonner. Là, impossible de discuter par téléphone avec lui sans être interrompu : le bureau d’Edouard Balladur, un député socialiste, un journaliste, cela sonne de partout. Limogé, Brice Hortefeux reste un homme de pouvoir. Il conseillera Nicolas Sarkozy pour la campagne présidentielle et devrait commencer par décrocher un poste décisif, celui de président de la Commission des investitures de l’UMP. Une co-présidence est envisagée pour ménager Jean-Claude Gaudin, qui occupe le poste, et ne pas gêner son élection à la présidence du groupe UMP au Sénat. « C’est une chose à laquelle on réfléchit. Encore faut-il que Jean-Claude Gaudin soit élu président du groupe UMP au Sénat », explique Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP.

Peu importe l’habillage, Hortefeux scellera largement le sort des candidats UMP aux législatives de 2012, avec une carte électorale renouvelée. Au total, l’ami du président sera vice président de l’UMP, conseiller régional d’Auvergne, député européen dans un mois où il retrouvera son ennemie Rachida Dati.

Hortefeux est fidèle à Sarkozy, donc ne bronche pas après son éviction. « La décision du président de la République est par définition la bonne », explique-t-il. Il a été six ans ministre, et estime que les années passées place Beauvau comptent double. « Je ne suis pas effondré à l’idée de faire une pause », confie M. Hortefeux. Il a pu regarder les vitrines, ce mardi matin, encore escorté par un officier de sécurité. Il a entendu un reportage à la radio sur les réfugiés africains à Lampedusa.: « Je peux me dire, ce souci est le mien à titre de citoyen, pas de ministre », explique M. Hortefeux, qui ne peut s’empêcher de faire une petite blague :« Longuet redevient ministre 17 ans après avoir été nommé : cela donne beaucoup d’espoir ».

Arnaud Leparmentier

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