
"Nous avons dit très clairement depuis le début que nous ne participerions pas" à cette action de la coalition internationale, a-t-il déclaré aux journalistes en arrivant à une réunion avec ses homologues de l'Union européenne à Bruxelles.
"Cela signifie que nous estimons qu'il y a des risques" avec l'opération en cours, "et lorsque nous entendons ce que la Ligue arabe a dit hier (dimanche), malheureusement, nous constatons que nous avions des raisons d'être préoccupés".
Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, a critiqué dimanche les bombardements de la coalition internationale sur la Libye, estimant qu'ils s'écartent "du but qui est d'imposer une zone d'exclusion aérienne".
Le chef de la diplomatie allemande a dans le même temps assuré que la position allemande ne signifiait nullement que son pays reste "neutre" à l'égard du régime libyen et de Mouammar Kadhafi.
"Il est absolument clair qu'il doit démissionner", a dit M. Westerwelle.
Mais il a insisté pour que l'Union européenne se prononce en faveur de sanctions économiques et financières renforcées contre le régime libyen, en particulier dans le secteur pétrolier et gazier. Cette question doit être à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens.
D'autres pays de l'UE ont affiché un certain scepticisme après le déclenchement des bombardements de la coalition internationale en Libye.
"Notre objectif devrait être de résoudre cela (la crise libyenne) d'une manière pacifique, cela devrait être notre objectif, pas au travers d'opérations militaires", a indiqué à Bruxelles le ministre chypriote des Affaires étrangères, Markos Kyprianou.
Il a exhorté les forces de la coalition à faire respecter le cessez-le-feu des troupes libyennes loyales au colonel Kadhafi mais aussi "dans le même temps à ne prendre des mesures qui ne sont pas nécessaires pour y parvenir".
L'Italie refuse que la coalition mène "une guerre" contre la Libye, a affirmé pour sa part son ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini
A l'inverse, le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires européennes et à l'Otan, David Lidington, a estimé que "l'Europe devait se rassembler pour soutenir la résolution de l'ONU et afficher notre détermination à protéger le peuple libyen" du régime du colonel Kadhafi.
Sur la même longueur d'ondes, le chef de la diplomatie finlandaise Alexander Stubb a rejeté les critiques de l'Allemagne et de la Ligue arabe après le début des bombardements.
"Cela fait moins de 48 heures que l'opération a débuté et jusqu'ici cela se passe bien", a-t-il dit. "Kadhafi doit arrêter de massacrer sa population".
Son homologue espagnole, Trinidad Jimenez, a également assuré que la coalition internationale respectait "strictement" la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, "qui dit que toutes les mesures" peuvent être prises "pour protéger la population civile".
Elle a dans le même temps souligné qu'il était "très important" pour la coalition de pouvoir compter sur le soutien de la Ligue arabe, malgré les critiques de son chef.
(©AFP / 21 mars 2011 10h25)
URL de la dépêche: http://www.romandie.com/ats/news/110321092525.e2ujipcb.asp
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