Quarante-sept policiers égyptiens soupçonnés d'avoir participé à la destruction de documents des puissants services de sécurité d'Etat ont été placés en détention provisoire, a annoncé lundi la justice.
Ces policiers sont soupçonnés d'avoir détruit des documents, en particulier en y mettant le feu, et d'avoir "saboté" des ordinateurs dans des locaux de ces services dépendant du ministère de l'Intérieur, a précisé le Procureur général adjoint Adel al-Saïd.
La dissolution du tentaculaire appareil de la sécurité d'Etat, épine dorsale du système répressif et régulièrement accusé de tortures du temps de Hosni Moubarak, est une des revendications principales des opposants et des manifestants qui ont poussé l'ancien président à la démission le 11 février. Samedi, des manifestants à la recherche de preuves d'abus commis par la sécurité d'Etat ont pris d'assaut des bâtiments de cette institution dans plusieurs villes d'Egypte.
Des manifestants ont expliqué avoir agi après avoir constaté que les agents de ces services eux-mêmes étaient en train de détruire des documents. Dimanche, des témoins ont rapporté que des civils armés avaient attaqué des centaines de manifestants égyptiens rassemblés dimanche devant le siège de la Sécurité d'Etat au Caire. L'armée a tiré des coups de semonce pour tenter de disperser la foule.
M. al-Saïd a indiqué lundi que "tous les locaux de la sécurité d'Etat sont actuellement sous le contrôle des forces armées".
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