Publié le 16 février 2011 sur le site journalmétro.com
par AHMED AL-HAJ/ The Associated Press
SANAA, Yémen - Le Yémen a déployé 2000 policiers dans les rues de la capitale Sanaa mercredi alors que des milliers de Yéménites manifestaient pour le sixième jour consécutif contre le président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.
Une personne a été tuée et cinq autres ont été blessées lors d'affrontements entre policiers et protestataires, à Aden, un port du sud du pays, a-t-on appris auprès de représentants des services de sécurité et médicaux.
Dans la capitale, les policiers ont tiré des coups de feu en l'air et empêché plusieurs milliers d'étudiants de l'université de rejoindre des milliers d'autres manifestants dans la capitale. Des témoins ont raconté que la police avait fermé les accès de l'université avec des chaînes pour empêcher les étudiants de sortir.
À Aden, la police a fait usage de balles réelles, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes contre plusieurs centaines de manifestants. Selon un agent des services de sécurité, un protestataire âgé de 23 ans a été tué d'une balle dans la tête. Un responsable des services médicaux a de son côté fait état de cinq autres personnes blessées, dont au moins une grièvement.
Une personne a été tuée et cinq autres ont été blessées lors d'affrontements entre policiers et protestataires, à Aden, un port du sud du pays, a-t-on appris auprès de représentants des services de sécurité et médicaux.
Dans la capitale, les policiers ont tiré des coups de feu en l'air et empêché plusieurs milliers d'étudiants de l'université de rejoindre des milliers d'autres manifestants dans la capitale. Des témoins ont raconté que la police avait fermé les accès de l'université avec des chaînes pour empêcher les étudiants de sortir.
À Aden, la police a fait usage de balles réelles, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes contre plusieurs centaines de manifestants. Selon un agent des services de sécurité, un protestataire âgé de 23 ans a été tué d'une balle dans la tête. Un responsable des services médicaux a de son côté fait état de cinq autres personnes blessées, dont au moins une grièvement.
Les manifestants, qui comptaient dans leurs rangs des étudiants et des ouvriers, ont incendié des pneus dans le quartier de Mansoura, selon des témoins. Des échanges nourris de tirs ont semé la panique, plusieurs résidants choisissant de rester chez eux pendant que des commerçants fermaient leurs établissements.
Les manifestants sont aussi installés sur la place Safir, au centre de la ville de Taiz, à environ 400 kilomètres au sud de Sanaa, promettant qu'ils ne quitteront pas tant que le président Saleh n'aura pas démissionné. Tout comme sur la place Tahrir, au Caire, les manifestants ont mis sur pied un camp de fortune équipé d'équipes médicales, de personnel d'entretien et de gardes de sécurité pour les protéger des attaques extérieures.
Un des leaders de la dissidence, l'avocat Ghazi al-Samie, affirme que des milliers de personne se sont jointes au mouvement de protestation depuis quelques jours, dans la deuxième plus grande ville du pays.
Environ 120 juges ont manifesté devant le ministère de la Justice, à Sanaa, réclamant l'indépendance de l'appareil judiciaire et de meilleurs salaires. Il s'agit de la première manifestation par des juges yéménites.
Le gouvernement Saleh est très fragile puisqu'il ne contrôle essentiellement que la région de la capitale. M. Saleh a communiqué depuis quelques jours avec de puissants chefs tribaux, craignant d'être chassé du pouvoir si ces derniers devaient rallier les rangs de la dissidence.
Inspirés par les révoltes tunisienne et égyptienne, les manifestants yéménites se plaignent de la pauvreté, du chômage et de la corruption et demandent des réformes politiques et le départ du président Saleh.
Le chef de l'État yéménite a tenté de désamorcer la contestation en annonçant qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat en 2013 et ne chercherait pas à ce que son fils lui succède. Les manifestants ont toutefois scandé des slogans hostiles à son fils, Ahmed, mercredi.
Les manifestants sont aussi installés sur la place Safir, au centre de la ville de Taiz, à environ 400 kilomètres au sud de Sanaa, promettant qu'ils ne quitteront pas tant que le président Saleh n'aura pas démissionné. Tout comme sur la place Tahrir, au Caire, les manifestants ont mis sur pied un camp de fortune équipé d'équipes médicales, de personnel d'entretien et de gardes de sécurité pour les protéger des attaques extérieures.
Un des leaders de la dissidence, l'avocat Ghazi al-Samie, affirme que des milliers de personne se sont jointes au mouvement de protestation depuis quelques jours, dans la deuxième plus grande ville du pays.
Environ 120 juges ont manifesté devant le ministère de la Justice, à Sanaa, réclamant l'indépendance de l'appareil judiciaire et de meilleurs salaires. Il s'agit de la première manifestation par des juges yéménites.
Le gouvernement Saleh est très fragile puisqu'il ne contrôle essentiellement que la région de la capitale. M. Saleh a communiqué depuis quelques jours avec de puissants chefs tribaux, craignant d'être chassé du pouvoir si ces derniers devaient rallier les rangs de la dissidence.
Inspirés par les révoltes tunisienne et égyptienne, les manifestants yéménites se plaignent de la pauvreté, du chômage et de la corruption et demandent des réformes politiques et le départ du président Saleh.
Le chef de l'État yéménite a tenté de désamorcer la contestation en annonçant qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat en 2013 et ne chercherait pas à ce que son fils lui succède. Les manifestants ont toutefois scandé des slogans hostiles à son fils, Ahmed, mercredi.
URL du billet: http://www.journalmetro.com/monde/article/774670--yemen-2000-policiers-face-aux-manifestants
Nous ajoutons la vidéo suivante
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire