
"Omar Souleimane recevra un Conseil de -sages- afin d’étudier des solutions fondées sur un article de la constitution qui permettrait au président Hosni Moubarak de céder ses pouvoirs à son adjoint"
"eeeuuuhh... c’est quoi des -sages- en Egypte ?"
"des personnalités indépendantes capables de proposer un règlement de la crise aux termes duquel le vice-président assumerait les pouvoirs présidentiels au cours d’une période de transition"
"oui mais, tout le problème est là"
"où ça ?"
"c’est que sous la dictature, il n’existe plus de personnalités indépendantes"
"pourquoi ?"
"toutes, sans exception, sont engagées... soit pour, soit contre le dictateur"
"est-ce à dire qu’il n’existe pas de -sages- en Egypte ?"
"pas comme tu définis le mot"
"mais alors, il ne reste plus q’une solution"
"laquelle ?"
"le destituer de tous ses prérogatives et l’emprisonner en vue de le traduire en justice pour crimes et trahison commis contre le peuple et la Nation au cours de ses 29 ans de pouvoir"
"faut ajouter... pour complicité avec l’ennemi"
"... aussi, pour usurpation et spoliation des richesses naturelles nationales"
"sans oublier le blocus qu’il a érigé contre la population de Gaza"
"hum... hum... tout compte fait... vue la gravité de l’acte d’accusation il mérite même un Tribunal d’exception"
"pas sûr que les -occidentaux- soient d’accord"
"... !?"
Al Faraby
Samedi, 05 février 2011
Le politologue Diaa Rachouane a déclaré qu’il avait été invité avec un groupe de "sages" à rencontrer le vice-président égyptien, Omar Souleimane, afin d’étudier des solutions fondées sur un article de la constitution qui permettrait au président Hosni Moubarak de céder ses pouvoirs à son adjoint.
Le "Conseil des sages" pourrait s’appuyer sur l’article 139 de la constitution, selon lequel le président peut nommer un ou plusieurs vice-présidents, "définir leurs compétences et les relever de leurs fonctions". Mais l’article 82 pourrait compliquer les choses. Il stipule en effet que si le président peut déléguer des pouvoirs à un adjoint, sauf que ce dernier n’est pas habilité à requérir des amendements constitutionnels ni à dissoudre le parlement ou des assemblées traditionnelles.
Cet article rendrait impossible à un gouvernement dirigé par Omar Souleimane de procéder aux réformes constitutionnelles promises par Moubarak sous la pression du mouvement de protestation populaire.
Or, sans changements constitutionnels, l’élection présidentielle prévue en septembre devrait se dérouler selon des règles que les partis d’opposition dénoncent comme un dispositif mettant toutes les cartes entre les mains du parti de Moubarak.
URL du billet: http://www.aloufok.net/spip.php?article3217
Pour répondre à ceux qui nous ont demandé quelles étaient ces personnalités qui prenaient part à ce conseil des" sages" créé au lendemain des évènements que connait l'Egypte depuis le 25 janvier dernier.
Voici une liste de quelques noms
Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe,
Najib Swaris, homme d'affaires
Nabil Arabi et Nabil Fahmy, anciens ambassadeurs
Ibrahim Moallem, éditeur
Hassan Mansour, ancien ministre de l'Information,
Ammar El Sherei, compositeur
Mustafa Kamel El-Sayed, Salama Ahmed Salama, Jamil Mattar et Nevin Massad, auteurs
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire