On annonçait plus de 200 morts pour la seule journée de samedi à Benghazi de sources médicales sûres et on annonçait le chiffre de 61 morts à Tripoli en début d'après-midi avant les massacres faits par les bombardements de l'aviation il y de cela quelques heures et les multiples exécutions sommaires commises par les hordes de mercenaires!
Alors les chiffres présentés par les médias occidentaux sont tout ce qu'il y a de plus fantaisistes!!!
C’est un massacre à huit clos qui est en train de se produire en Libye et le monde dort ! C’est à vomir !!!
"Je pense que nous assistons à la fin du colonel Kadhafi, ce n'est qu'une question de jours. Soit il démissionne, soit le peuple libyen se débarrasse de lui", a jugé Ibrahim Dabbashi sur la BBC.
Qualifiant de "génocide" la répression du mouvement de protestation qui secoue la Libye, M. Dabbashi a estimé que le "meilleur des scénarios serait qu'il (Kadhafi) soit jugé et qu'il s'explique sur tous les crimes" commis depuis qu'il est à la tête du pays.
Mouammar Kadhafi "doit partir le plus vite possible", a encore dit M. Dabbashi, cette fois sur CNN.
"J'appelle les pays du monde entier à ne pas autoriser Kadhafi à se réfugier chez eux et je les appelle aussi à surveiller attentivement tout transfert d'argent venant de Libye", a encore dit M. Dabbashi.
Au sein de l'équipe libyenne à l'ONU, M. Dabbashi a assuré ne pas être isolé.
Il a indiqué au New York Times que l'équipe diplomatique libyenne à l'ONU a écrit une lettre appelant Mouammar Kadhafi à la démission, sans toutefois expliquer combien de personnes avaient signé le document.
"Il doit arrêter de tuer le peuple libyen", a encore martelé le diplomate. Il n'a cependant pas dit si l'ambassadeur Abdurrahman Shalgham était lui aussi du côté des manifestants, ne l'ayant pas vu depuis vendredi.
Les diplomates ont décidé de prendre leurs distances avec le gouvernement de Mouammar Kadhafi "en raison des agressions méprisables du régime contre le peuple libyen", a souligné Adam Tarbah, un autre diplomate libyen à l'ONU, interrogé par le Los Angeles Times.
"Nous savons que cela va mettre nos familles chez nous en danger, mais elles sont de toutes façons en danger", a expliqué Adam Tarbah.
Il a fait allusion au discours dimanche soir du fils de M. Kadhafi, Seif Al-Islam, qui a promis de "combattre jusqu'à la dernière balle" pour mettre fin aux manifestations, selon M. Tarbah.
"Il incitait à la guerre civile", a dit M. Tarbah. "C'était honteux".
Les violences en Libye ont atteint la capitale Tripoli, où des bâtiments publics ont été incendiés dans la nuit de dimanche à lundi, alors que Seif Al-Islam a brandi la menace d'un bain de sang dans le pays.
Lundi, l'organisation Human Rights Watch avait évoqué un bilan de 233 morts depuis le début de la contestation, mais ce chiffre devrait être désormais beaucoup plus important. La Fédération internationale des Ligues de droits de l'Homme (FIDH) a avancé de son côté un bilan de "300 à 400 morts".
(©AFP / 21 février 2011 21h05)
URL de la dépêche: http://www.romandie.com/ats/news/110221200500.ppdblnuz.asp
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