par LEMONDE.FR avec AFP et Reuters
Une journée entière de réunion pour pondre des déclarations aussi abjectes; nous en restons sans voix!!!
"Ce bain de sang est totalement inacceptable" a dit Clinton la sénile !!! On n’avait su avant ce soir qu’il y en avait des bains de sang qu’ils l’étaient ACCEPTABLES !!! Ceux en Irak ou en Afghanistan!!! C’est ce à quoi elle devait penser en sortant une telle ineptie !!!
Nous demandons à Kadhafi d'agir avec RETENUE ; oh mais bien sûr le gentil Bisounours de Kadhafi va surement les écouter nos gentils petits diplomates au cerveau tout ramolli !!!!
Si la violence ne s'arrête pas […], nous réfléchirons à des sanctions" Allez mon fils va en paix !!! C’est ça qu’on voulait lui envoyer comme signal fort à l’ordure de Kadhafi???!!!
Hier matin on évoquait aux Nations Unies des crimes contre l’humanité ; dans toutes leurs déclarations plus aucune trace de ces belles paroles, toutes en l’air !!!
Le monde doit être réformé et ce sont tous les peuples du monde qui doivent faire leur révolution afin d’avoir des représentants dans les instances internationales DIGNES et MORAUX !!!
le CCY
Après un discours très menaçant de Mouammar Kadhafi, mardi 22 février, le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni en urgence à New York, a exigé "la fin immédiate" de la violence dans le pays et condamné la répression des manifestants engagée par le régime. Il a également demandé que les responsables d'attaques contre des civils répondent de leurs actes.
Les quinze pays membres du Conseil "ont demandé au gouvernement de Libye de prendre ses responsabilités pour protéger la population. Ils ont demandé aux autorités libyennes d'agir avec retenue, de respecter les droits de l'homme et la loi humanitaire internationale", a souligné Maria Luiza Ribeiro Viotti, ambassadrice du Brésil aux Nations unies et présidente en exercice du Conseil de sécurité.
Les membres du Conseil "ont demandé une aide humanitaire internationale pour le peuple de Libye" et "ont souligné la nécessité pour le gouvernement de Libye de respecter la liberté de réunion pacifique et d'expression, y compris la liberté de la presse", ajoute la déclaration. Celle-ci exprime en outre "sa profonde inquiétude à propos de la sécurité des étrangers en Libye".
PREMIÈRE RÉUNION DU CONSEIL SUR LES RÉVOLUTIONS ARABES
C'est la première fois que le Conseil discute de la tourmente qui a gagné le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. "Il s'agit à l'évidence d'un cas différent de ce que nous avons vu en Egypte et en Tunisie, du fait de l'étendue de la violence et de l'utilisation de mercenaires" contre les manifestants, a souligné un diplomate sous couvert d'anonymat.
Bien que la Chine et la Russie s'opposent traditionnellement à toute ingérence dans les affaires intérieures d'un pays, "tout le monde reconnaît qu'il s'agit d'une situation très grave et que la violence a atteint un niveau choquant", avait indiqué un autre diplomate avant la réunion. "Nous espérons que quelque chose sortira du Conseil afin de protéger le peuple libyen", avait indiqué de son côté Ibrahim Dabbashi, ambassadeur adjoint de la mission libyenne à l'ONU, qui a fait défection lundi. M. Dabbashi avait envoyé une lettre au Conseil lundi soir pour demander cette réunion. Il a demandé que les Nations unies proclament une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et l'établissement d'un corridor humanitaire pour apporter une aide aux civils.

"Il en va de la responsabilité du gouvernement de Libye de respecter les droits universels de son peuple", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton.AFP/CHIP SOMODEVILLA
La chancelière allemande Angela Merkel a jugé "très effrayant" le discours du colonel Kadhafi, "car il a déclaré la guerre à son propre peuple". "Nous demandons aux autorités libyennes l'arrêt de la violence contre leur propre peuple […]. Si la violence ne s'arrête pas […], nous réfléchirons à des sanctions", a ajouté la chancelière allemande. "Les informations qui nous parviennent de Libye sont extrêmement préoccupantes", a-t-elle précisé.
"Ce bain de sang est totalement inacceptable", a déclaré de son côté la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton. "Il en va de la responsabilité du gouvernement de Libye de respecter les droits universels de son peuple, y compris son droit de s'exprimer librement et de se rassembler", a ajouté la chef de la diplomatie américaine.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a demandé à Mouammar Kadhafi de cesser de "menacer son peuple", exhorté tous les Libyens "à la retenue", tout en déplorant "tous les actes de violence" dans le pays.
BERLUSCONI ET KADHAFI SE SONT PARLÉ AU TÉLÉPHONE
En Italie, Silvio Berlusconi s'est entretenu par téléphone avec le dirigeant libyen après l'intervention télévisée de ce dernier. Selon l'agence de presse italienne ANSA, au cours de cette conversation qui a duré une vingtaine de minutes, M. Berlusconi a réaffirmé la nécessité d'une solution pacifique sous le signe de la modération pour éviter que la situation ne dégénère en guerre civile.
Rome craint en particulier un afflux massif de migrants clandestins. L'Italie a conclu un accord avec Tripoli en 2008 qui prévoyait notamment la reconduite de migrants en Libye. Selon l'un des scénarios étudiés mardi soir, il y aurait un risque de voir affluer de deux à trois cent mille immigrés.
LA LIGUE ARABE ENVISAGE D'EXCLURE LA LIBYE
Au moment où Mouammar Kadhafi s'exprimait à la télévision, la Ligue arabe a publié un communiqué expliquant que la participation de la Libye aux réunions de l'organisation était suspendue. Les représentants des vingt-deux pays de la Ligue arabe ont également indiqué qu'ils allaient recommander à la réunion ministérielle de la Ligue, le 3 mars, d'envisager la suspension de la Libye "en tant que membre" de cette instance.
Le Conseil estime "légitime la satisfaction des ambitions, des revendications et des espoirs des peuples arabes dans la liberté, dans les réformes démocratiques, le développement et la justice, et qu'il s'agit d'un droit qu'il faut respecter". Les participants à cette réunion ont également rejeté "les dangereuses accusations libyennes sur la participation de ressortissants de certains pays arabes vivant en Libye dans les actes de violence".
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