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Paris demande à des chercheurs français en Egypte de ne pas s'exprimer
PARIS (AFP) - 05.02.2011 11:04
Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à des chercheurs français en Egypte de ne plus s'exprimer dans les médias sur ce pays, au nom de l'obligation de réserve des fonctionnaires et pour des raisons de sécurité, a indiqué samedi son porte-parole.Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, le 28 décembre 2010 à Paris.
Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à des chercheurs français en Egypte de ne plus s'exprimer dans les médias sur ce pays, au nom de l'obligation de réserve des fonctionnaires et pour des raisons de sécurité, a indiqué samedi son porte-parole.
Interrogé par l'AFP sur cette information révélée par le site Mediapart, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, a précisé que cette recommandation concernait des chercheurs français fonctionnaires, qui sont astreints à "une obligation de réserve".
Il a ajouté que cette règle s'appliquait au fonctionnaire "surtout lorsqu'il s'agit de parler de ce qui se passe dans le pays où il a reçu une autorisation de séjour et de travail".
"La deuxième raison, c'est que compte tenu du contexte en Egypte, pour des raisons de sécurité, il y a eu une recommandation de l'ambassade de dire n'en faisons pas trop, n'apparaissez pas trop publiquement. Si vous rentrez en France, vous pouvez vous exprimer, mais là, il faut faire attention", a-t-il expliqué.
Selon le site d'informations Mediapart, l'ambassade a ainsi demandé à Marc Lavergne, directeur du Centre d'études et de documentation économique, juridique et sociale (unité de recherche sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères, basée au Caire, NDLR), de ne plus intervenir dans les médias.
Ces derniers jours en Egypte, des membres d'organisations non-gouvernementales et de nombreux journalistes égyptiens et étrangers ont été interpellés, pris à partie, ou agressés alors qu'ils travaillaient sur le soulèvement populaire sans précédent contre le régime du président Hosni Moubarak.
© 2011 AFP

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