La marche a été bloquée un moment par un cordon de policiers avant de pouvoir défiler devant le ministère de l'Intérieur, protégé par un fort cordon de policiers et sur le toit duquel était posté des guetteurs qui filmaient la marche.
"Le ministère de l'Intérieur est un ministère de la terreur" et "hommage au sang des martyrs" ou encore "non, aux Trabelsi (ndlr: la belle famille du président) qui a pillé le pays", ont également scandé les manifestants.
Devant le ministère, Radia Nasraoui, avocate et activiste des droits de l'Homme était déjà présente pour demander des éclaircissements su le sort de son mari, Hamma Hammami, dirigeant de la formation d'extrême gauche, le Parti des ouvriers communistes tunisiens (POCT).
"Nous voulons des actes et non des paroles", a-t-elle déclaré disant être toujours sans nouvelle de son mari depuis son arrestation mercredi. Une grève générale de deux heures était prévue vendredi à Tunis à l'appel de l'unique centrale syndicale, l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).
A Sidi Bouzid (sud-ouest) d'où est parti, il y a un mois, le mouvement de contestation après le suicide d'un jeune qui voulait protester contre la saisie de son étal de fruits et légumes, a aussi connu une manifestation hostile au président tunisien, selon un correspondant de l'AFP sur place.
"Ben Ali dehors", ont crié les manifestants, quelque 1.500 personnes, tandis qu'à Regueb, une localité proche, quelque 700 personnes ont lancé desslogans hostiles au chef de l'Etat tunisien, selon le même correspondant. Dans cette localité où des habitants observent un sit-in de protestation pour la cinquième journée consécutive, des manifestants ont dressé des tentes Place 7 novembre (date de l'arrivée au pouvoir de M. Ben Ali en 1987) et ont rebaptisé le lieu "Place des martyrs".
A Kairouan (centre), une marche s'est déroulée aux cris de "Ben Ali dehors", alors que ce même slogan a été crié des manifestants à Gafsa, dans le sud-ouest, selon des sources syndicales.

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