
17h20. Le ministère des Affaires étrangères, dans une actualisation vendredi de son site internet, conseille «vivement» aux personnes se rendant en Tunisie «de différer tout voyage qui n'aurait pas un caractère d'urgence» dans ce pays.
17h. Le gouvernement tunisien a annoncé avoir décrété l'état d'urgence dans l'ensemble du pays avec un couvre-feu de 18h à 06h du matin, l'interdiction des rassemblements sur la voie publique et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout «suspect» refusant d'obéir aux ordres.
16h50. De violents heurts opposent des groupes de manifestants et des policiers anti-émeutes. Un policier a tiré à bout portant sur un photographe de l'agence EPA qui a été atteint la tête et a commencé à saigner avant d'être évacué vers un hôpital, a rapporté un photographe de l'AFP.
16h45. Une banque, aux abords de la gare, est en train d'être saccagée, selon l'un de nos envoyés spéciaux à Tunis. Depuis la dispersion des manifestants, vers 14h30, l'ambiance est désormais tendue aux abords du centre ville.
16h40. La baisse des prix de produits et de services de première nécessité promise jeudi par le président Ben Ali a été suivie vendredi par la publication d'une liste de 19 de ces produits qui vont du pain au sucre en passant par le gaz à usage domestique dont les prix ont été révisés à la baisse.
16h35. Le voyagiste Thomas Cook a annoncé qu'il comptait rapatrier dès ce vendredi de Tunisie 1800 touristes britanniques et irlandais, «en raison des troubles politiques actuels et des manifestations en Tunisie». Son concurrent TUI Travel annulait des départs de Grande-Bretagne sans organiser pour autant de rapatriement systématique.
16h25. Des groupes se sont reformés sur l'Avenue de Paris, adjacente à l'avenue Bourguiba et des policiers les pourchassent à coup de grenades lacrymogènes. Des manifestants réfugiés dans les immeubles lancent des pierres et de briques en direction des forces de l'ordre, selon une correspondante de l'AFP alors qu'un hélicoptère de l'armée survole la capitale.
16h10. Le président Ben Ali annonce que le gouvernement est limogé et que des législatives anticipées auront lieu dans six mois, selon l'agence officielle TAP. Mohammed Ghannouci, le Premier ministre tunisien a indiqué que le président Ben Ali a décidé «dans le cadre de mesures (d'apaisement) annoncées jeudi, de limoger le gouvernement et d'appeler à des élections législatives anticipées dans six mois». Il a ajouté avoir été chargé de former le nouveau gouvernement.
16h05. Dans le centre ville, les manifestants ont été dispersés par la police. Devant la gare de Tunis, où près de 2000 personnes sont rassemblées, on assiste à de nouvelle scènes de fraternisation entre militaires et certains manifestants.
16h. Olivier Besancenot demande à Michèle Alliot-Marie «de s'excuser ou de démissionner» et au «gouvernement français de cesser de soutenir le dictateur en place». Dans un communiqué, le porte-parole du Nouveau Parti-Anticapitaliste (NPA) estime que la ministre des affaires étrangères, a tenu, le 12 janvier à l'Assemblée, «des propos scandaleux et inadmissibles, en proposant au dictateur Ben Ali le savoir-faire de la police française pour régler les situations sécuritaires».
15h45. Des blindés de l'armée se sont rapidement déployés devant le ministère de l'Intérieur, alors que des unités anti-émeutes pourchassent des jeunes manifestants dans les escaliers d'immeubles résidentiels et dans un centre commercial, où ils se sont repliés. L'avenue Bourguiba est quasiment déserte.
15h35. L'Allemagne appelle à son tour la Tunisie à des réformes durables et solides. «Nous avons suivi avec intérêt les annonces du président Ben Ali. Il est important que ces annonces soient suivies d'un changement concret et qu'elles débouchent sur un processus de réformes durables et solides», a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères allemand.
15h20. Des sources médicales annoncent la mort de 13 personnes jeudi soir à Tunis et sa banlieue. «Les corps de trois personnes atteintes par balles ont été transportés à l'hopital du Kram, près de Tunis, et dix autres ont été emmenés à l'hôpital Charles Nicole à Tunis». Sous l'action des forces de l'ordre, le centre de Tunis se vide de la foule et l'avenue Bourguiba reste irrespirable à cause des gaz lacrymogènes. Quelques manifestants lancent des pierres et des chaises et des parasols des terrasses de cafés en direction des policiers.
14h50. «Les policiers reprennent possession du centre ville», constate un des deux reporters du Parisien. Des matraquages en règle se déroulent sans que les manifestants évalués à 10 ou 15 000 ne répliquent pour le moment. «Les forces de l'ordre repoussent tout le monde hors du centre ville en remontant l'avenue et les rues adjaçantes et en tirant des gaz lacrymogènes».
14h45. La police a procédé à la dispersion des manifestants disposés devant le ministère depuis 10 heures du matin, constate l'un des deux envoyés spéciaux du Parisien. Aux tirs disparates de gaz lacrymogènes ont succédé «des tirs tendus» en direction des manifestants.
14h40. Le cordon policier disposé devant le ministère de l'Intérieur à Tunis a dû tirer des gaz lacrymogènes pour contenir la foule massée devant l'édifice, nous rapporte l'un de deux envoyés spéciaux du Parisien. «Les policiers ont été débordés par la foule et des manifestants sont parvenus à escalader la façade du bâtiment pour s'accrocher aux grillages protégeant les fenêtres.
14h02. Le porte-parole du tour-opérateur Thomas Cook France déclare n'avoir «pour l'instant aucun plan de rapatriement de prévu». La filiale allemande du voyagiste britannique avait annoncé un peu plus tôt le rapatriement de 2 000 touristes allemands. La Tunisie est la deuxième destination touristique étrangère des Français derrière l'Espagne.
AUDIO. «Ce qui se passe est incroyable»
14 heures. L'ambassadeur tunisien auprès de l'Unesco, Mezri Haddad, annonce sur le plateau de BFM-TV qu'il démissionne. «Je ne veux pas que la Tunisie bascule dans l'intégrisme; je veux qu'elle bascule dans la démocratie».
13h42. Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, demande à la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, de «s'excuser ou démissionner» après ses propos sur la Tunisie, et souhaité que le président Ben Ali quitte dès maintenant le pouvoir. Mme Alliot-Marie avait affirmé mardi qu'«on ne peut que déplorer les violences» survenues en Tunisie dans des manifestations, proposant le savoir-faire français à la police tunisienne pour «régler les situations sécuritaires».
13h37. Bertrand Delanoë, le maire (PS) de Paris, né en Tunisie ne tourne pas la page Ben Ali. Sur France Info, il déclare : «Je crois que le président Ben Ali a annoncé un certain nombre de mesures, hier (jeudi) qui ont reçu un accueil plutôt positif». L'édile rappelle que «lorsque le 7 novembre 1987, le président Ben Ali a pris le pouvoir alors qu'il y avait le risque du chaos, il a, à ce moment-là, mis en place un certain nombre de mouvements qui vraiment ont été dans le sens du pluralisme et du redressement de la Tunisie».
13h16. La France encourage le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, qui a annoncé jeudi des mesures de libéralisation après un mois d'émeutes et de répression, à «poursuivre» dans la voie de «l'ouverture», selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
13 heures. «Ben Ali dégage ! Ben Ali assassin ! » Les slogans rageurs se succèdent au pied du ministère de l'Intérieur. «Les Tunisiens, des hommes, des femmes, de tous les âges, ont décidé de prendre au mot le président Ben Ali», raconte sous la clameur l'envoyé spécial du «Parisien»/«Aujourd'hui en France», avenue Bourguiba, non loin du ministère de l'Intérieur : «C'est assez incroyable et bien plus spontané que la manifestation d'hier soir ! Il y a bien des gens sur le toit du ministère qui filment les manifestants mais la parole s'est libérée et les Tunisiens prennent le risque de descendre dans la rue».
12h45. Les réseaux internet fonctionnent de nouveau. Soulagement dans la capitale. Un bloggueur raconte à l'envoyé spécial du «Parisien» qu'il a pu recommencer à pianoter après neuf mois de censure.
12h30. Internet ne fonctionne plus à Tunis. Première entorse aux promesses présidentielles ?
12h15. Des scènes de fraternisation entre des soldats et la foule des manifestants ont lieu sous les yeux des journalistes étrangers autorisés à filmer sans autorisation préalable.
12h 03. A cause des événements en Tunisie, de nombreux tour-opérateurs prévoient des aménagements pour leurs clients qui doivent partir en vacances ce week-end en Tunisie, selon leur association Ceto.
12 heures. Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, président de République solidaire, interrogé sur RTL : «Après autant de morts, des dizaines de morts en Tunisie, il y a un devoir du pouvoir, c'est celui de mettre en oeuvre rapidement les promesses qui ont été faites en matière de liberté d'information, de perspectives politiques» pour sortir «du verrouillage politique, d'un pouvoir bloqué (...). La seule légitimité aujourd'hui» de Ben Ali «ce sont les engagements qu'il a pris».
11h40. Dans le quotidien belge «Le Soir», le chef en exil du mouvement islamiste tunisien Ennahda, Rachid Ghannouchi, est convaincu que le mouvement de protestation en cours en Tunisie va balayer le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
11h30. «Des milliers de manifestants sont rassemblés de manière pacifique sur l'avenue Habib Bourguiba, rapporte l'envoyé spécial du «Parisien»/«Aujourd'hui en France». Ils réclament la démission de Ben Ali (NDLR: le président tunisien en exercice). De telles scènes étaient encore inimaginables hier soir (NDLR jeudi soir). Il s'agit de la première manifestation libre où des slogans hostiles sont lancés en plus de 23 ans».
11h 15. Benoît Hamon, porte-parole du PS, déclare sur France 2 à propos du discours du président Ben Ali, «il a donné des signes dans deux domaines : les questions économiques et sociales et les questions démocratiques. Est-ce que ces signes suffiront à apaiser le soulèvement de la jeunesse tunisienne? Nous le verrons, moi je souhaite qu'en tout cas il n'y ait plus de victimes (...), qu'on arrête de tirer sur les manifestants». Pour sortir de la crise, il faut «une solution démocratique durable et que d'ici» le départ du président Ben Ali en 2014, «on ait un véritable cadre démocratique qui s'installe».
11h04. Nadia Hammami, la fille de l'opposant tunisien Hamma Hammami, arrêté mercredi matin par la police à Tunis, dit à l'AFP que sa famille est toujours sans nouvelles de son père et qu'elle craint désormais pour sa vie. De passage en France, elle précise avoir eu au téléphone sa mère, l'avocate Radia Nasraoui, à Tunis dans la matinée.
10h45. Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, commente sur France Info les décisions d'apaisement de Ben Ali : «Les annonces qu'il a faites sont sans doute un premier pas, mais un premier micro-pas (...). Il faudrait des élections anticipées qui permettent d'organiser la transition démocratique en Tunisie.»
10h30. La foule gonfle dans les rues de Tunis. Les policiers se tiennent à l'écart. La tension est palpable. Mais aucun incident n'est signalé. Des slogans hostiles au président en place sont proférés: «Non à Ben Ali», «Soulèvement continu, non à Ben Ali».
10h08. Des voyagistes belges invoquant les conseils de prudence du gouvernement belge décident par précaution d'évacuer d'autorité leurs centaines de clients actuellement en vacances en Tunisie, en raison des affrontements. La société Thomas Cook a déjà affrété un avion pour rapatrier un groupe de 180 clients qui devrait arriver ce vendredi matin à Bruxelles en provenance de l'aéroport d'Enfidha (75 km au sud de Tunis). Deux autres avions sont prévus dans la journée de façon à ce que tous les clients, venant eux de Djerba et Hammamet, soient ramenés en Belgique ce week end. Un autre tour opérateur, Jetair, doit envoyer un avion vendredi dans le même but.
9h52. La présence des forces de sécurité, qui ont massivement été déployées dans le centre de Tunis, sont réduites vendredi matin, mais des grèves et rassemblements restent prévus.
Audio. L'intervention du ministre des Affaires Etrangères sur Europe 1
8h30. Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Kamel Morjane, estime sur la radio française Europe 1 que la formation dans son pays d'un gouvernement d'union nationale est «tout à fait faisable» et «même normale» citant Néjib Chebbi, chef historique du Parti démocratique progressiste non représenté au parlement.
Vidéo. L'intervention télévisée du président Ben Ali


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