1 - Il y a un processus en route il faut le soutenir et le conduire à son terme : démanteler le régime corrompu et inféodé au colonialisme et construire à sa place un régime démocratique de justice et d'équité qui garantit l'indépendance et empêche le retour au despotisme
2 - La France et les Etats-Unis sont les complices et les bénéficiaires de l'ancien régime. Ils ne peuvent être ni les associés ni les maitres du jeu dans le changement politique, social et économique. Leurs agents économiques peuvent devenir des partenaires dans la transparence et la défense légitime des interêts mutuels et réciproques dans un cadre de droit et d'équité et dans un rapport de compétitivité ouverte à la concurrence internationale
3 - La Tunise historiquement, géographiquement, idéologiquement et culturellement fait partie du monde musulman, du monde arabe et de l'Afrique. C'est ce cadre global qui doit constituer son redéploiement, l'expansion de ses ambitions légitimes et la garantie de son devenir.
4 - Le peuple tunisien doit laisser la place à ses élites politiques de conduire le changement car c'est leur vocation de faire de la politique sous la condition que nul ne doit transgresser l'unité des rangs qui transcende l'esprit partisan ou sectaire. La priorité est de sauver la révolution populaire et de lui donner un contenu politique et un prolongement social et économique qui garantit la souveraineté populaire et la fin de la Hogra. Tout clivage idéologique qui se trompe de pertinence, d'opportunité et de cohérence est ennemi du peuple tunisien. La priorité est à l'emergence de dénominateurs communs pour asseoir la liberté, la justice et la remise sur rail du pays avec la participation de tous sans exclusion ni ni exclusive.
5 - L'organisation de comités populaires pour la défense des acquis populaires contre les troubles que peuvent et vont certainement conduire les infantiles pour des motifs egoistes et les experts de la subversion pour discréditer la révolution populaire et pousser le peuple à s'accommoder des arrangements conçus à son détriment dans les laboratoires et officines des contre insurrections. Le Tunisien ne doit pas perdre de vue qu'il a pris l'initiative historique qui le met à l'avant garde de la libération des peuples et celà l'impérialisme et le sionisme le savent et ne le pardonnent pas.
6 - La demande des comptes contre les membres de l'ancien régime n'est pas et ne doit pas être la priorité de l'instant. Ceci viendra dès que l'état de droit sera installé avec à sa tête des elus légitimes qui mettront en branle de combat tout l'arsenal juridique pour juger les hommes et récupérer ce qui a été pillé.
7 - Les peuples musulmans, arabes et africians doivent soutenir le peuple tunisien et tirer enseignement de son combat car la Tunisie libre et prospère ne peut être viable que dans son cadre naturel. Ce cadre doit être réhabilité par les peuples qui doivent chasser les tyrans en prenant exemple du courage et de la détermination du peuple tunisien.
8 - Rien n'interdit d'imaginer un complot international pour reprendre l'initiative colonialiste face à des vassaux épuisés et incompétents. Il s'agit de ne pas perdre de vue tous les scénarios et de rester vigilants. L'impérialismle et le sionisme ne sont pas des enfants de choeur. Les enjeux dépassent le cadre des frontières nationales d'un pays.
9 - L'effet pygmalion / Rosenthal dans son aspect positif ou négatif que j'ai traité dans deux articles antérieurs en pleine maturation de la crise tunisienne annonçant son paroxysme et son dénouement avait vocation pédagogique : Nous sommes vus par l'idéologie de droite ou de gauche, libérale ou conservatrice, comme des indigènes. Nous ne sommes perçus qu'à travers le prisme de l'indigénat fabriqué par le colonialisme et entretenu par ses vassaux. Nous sommes donc censés être incompétents, stupides, inertes, inconséquents et colonisables sans prise en main de notre destin ni solution à nos souffrances. Ce regard porté sur nous, faux, est notre chance de nous émanciper si nous agissons vite, efficacement et mobilisons l'ensemble de nos compétences imaginatives pour produire l'inédit et la surprise que l'esprit colonial ne peut plus comprendre car il est pris dans la cécité de son propre regard sur nous et surtout il est lui aussi devenu prisonnier de sa bureaucratie, de sa rente et de ses préjugés d'arrogance. Plus les tunisiens mettent du temps à faire emerger leur nouvelle élite qui les conduit au changement et à la libération moins grande seront leur chance de succès car le néo colonialisme aura trouvé le temps de s'adapter et de se donner les moyens d'une lecture correcte et donc d'une riposte. Pour l'instant il est dans le brouillard et il appelle ses consultants qui ont été incapables de comprendre ni de prévoir les événements.
10 - Garder à l'esprit la loi divine à l'oeuvre :
Dis : « O Allah, Maître du Pouvoir, Tu Donnes le Pouvoir à qui Tu Veux, et Tu Retires le Pouvoir de qui Tu Veux; Tu Donnes la Puissance à qui Tu Veux et Tu Humilies qui Tu Veux. Tu Détiens le Bien, Tu Es Omnipuissant sur toute chose : Tu Fais Pénétrer la nuit dans le jour et Tu Fais Pénétrer le jour dans la nuit; Tu Fais Sortir le vivant du mort et Tu Fais Sortir le mort du vivant; Tu Octroies à qui Tu Veux sans compter ». Que les croyants ne prennent point les mécréants comme protecteurs au lieu des croyants. Quiconque fait cela ne tient d’Allah en rien, _ à moins que vous ne le fassiez pour vous prémunir d’eux par précaution. Allah vous Met en garde à l’égard de Lui-même. C’est vers Allah le Devenir.
11 - Pour donner crédit à mes craintes le destin s'exprime sous forme des déclarations de l'Ambassadeur français à Tunis qui dit sans vergogne ni pudeur ni diplomatie que "nous devons envisager d'intégrer dans le processus démocratique les islamistes tunisiens de Nahda et leur chef Rachid Ghanouchi... Rachid Ghanouchi et les islamistes tunisiens sont pacifiques et modérés intégrables dans la démocratie". Au nom de quel droit ten ter de voler le combat des martyrs tunisiens et de tenter de substituer la tutelle française à la voix libre des Tunisiens qui s'est exprimée? Au nom de quelle morale et de quelle tutelle décider qui fera partie oui non du processus démocratique dans le monde musulman, et au nom de quelle déontologie fixer des critères arbitraires pour désigner le bon islamiste du mauvais islamiste. Vous avez refusé d'apporter votre assistance aux peuples musulmans éradiqués par les régimes violeurs à votre solde et vous venez nous prendre une fois de plus comme des indigènes dociles à qui il faut donner des instructions. Peuple tunisien ne te laisse pas déposséder de ton choix. Ta priorité n'est pas de répondre aux injonctions de l'ex tutelle mais d'obtenir la garantie des militaires tunisiens qu'ils restent garants du choix populaire et de l'intégrité du territoire national. Il faut que les comités populaires se mettent en place et arrachent des militaires leur engagement solennel à rester neutre et garant de la nouvelle constitution que les Tunisiens choisiraient loin des tutelles PATERNALISTES ET CAPORALISTES arabes et occidentales. La France a le droit légitime de défendre ses intérêts mais les Tunisiens ont aussi leurs droits et leurs intérêts. Pour l'instant la priorité est de refuser la mise sous tutelle
12 - Le peuple tunisien, considéré comme le maillon faible du monde arabe, s'est montré à la hauteur de ses responsabilités historiques. Il ne doit pas perdre de vue qu'il a accompli une révolution populaire qu'il doit achever. Il doit refuser qu'elle soit confisqué sous le nom de JASMIN alors qu'il a payé de son sang. Elle doit porter le nom de Mohamed Bouaziz le premier martyr de la nouvelle génération qui renoue avec la révolution de 1864.
13 - Cette révolution doit rester pacifique mais radicale : aucune concession à l'ancien régime ni à ses donneurs d'ordre. Tout ce qui représente l'ancien système doit tomber : la constitution, le parlement, les appareils, les hommes du pouvoir et les lois d'exception. Le système essaye de gagner du temps en posant le problème en termes juridiques et en recourant à des subterfuges constitutionnalistes alors que le problème comme sa solution sont idéologiques, politiques et sociaux dans la rupture totale avec le despotisme. Ni le premier ministre, ni le président du conseil constitutionnel ni le président du parlement ne sont représentatifs ni crédibles pour le changement révolutionnaire. Ils font partie de la page que le peuple tunisien doit tourner et laisser à l'histoire et à la Justice de juger. Il faudrait que Rachefd Ghanouchi et Moncef Merzouki et tous les porteurs de projets rentrent en Tunise et conduisent le mouvement populaire ou bien ils supervisent un mouvement auo gestionnaire à la chinoise ce que j'appellle les comités populaires qui font tomber le parlement et prennent en charge la gestion sociale, sécuritaire, médiatique, humanitaire et économique du pays en attendant de faire imposer les choix populaires et choisir les nouvelles élites dignes de confiance qui préparent la transition démocratique en conservant l'initiative historique au pauple tunisien qui ne doit poas être dépossédé de ses rêves, de ses luttes, de ses martyrs.
14 - Les ONG et les associations agissant avec un agenda sioniste tentent de récupérer la jeunesse tunisienne et de lui faire vendre son agenda OCCULTE sinon utiliser la colère ou l'euphorie des jeunes tunisiens ignorants des enjeux stratégiques comme véhicules pour se positionner à travers eux dans l'échiquer politique tunisien en recomposition et influer sur le cours des événements et les tronquer de tragédie en farce. Le croyant ne se fait pas piquer deux fois...
Allah al Mousta'àne Waliyou at tawfiq
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