par AFP

Les négociations directes de paix israélo-palestiniennes, relancées le 2 septembre, ont été suspendues trois semaines plus tard, les Palestiniens exigeant la prolongation d'un moratoire de la colonisation juive en Cisjordanie occupée, à laquelle M. Netanyahu s'est refusé.
Plusieurs ministres travaillistes ont menacé dimanche de quitter le gouvernement israélien de droite de Benjamin Netanyahu si le blocage du processus de paix avec les Palestiniens se poursuivait. "Aujourd'hui ce gouvernement est au point mort", a déclaré à la presse le ministre en charge des minorités, Avishaï Braverman, avant la réunion hebdomadaire du cabinet.
M. Braverman a appelé sa formation de centre-gauche à se réunir en janvier pour décider si elle devait quitter la coalition gouvernementale dominée par le Likoud (droite) et rejoindre l'opposition. "Ils (les Travaillistes) doivent prendre une décision claire. S'il y a des négociations directes, nous sommes dans le gouvernement. Sinon, nous le quittons", a-t-il déclaré. Les négociations directes de paix israélo-palestiniennes, relancées le 2 septembre, ont été suspendues trois semaines plus tard, les Palestiniens exigeant la prolongation d'un moratoire de la colonisation juive en Cisjordanie occupée, à laquelle M. Netanyahu s'est refusé.
"Le Premier ministre doit comprendre que la stabilité de son gouvernement est en danger", a affirmé Yitzhak Herzog, ministre travailliste des Affaires sociales, qui s'est également prononcé pour la tenue d'une convention travailliste consacrée au processus de paix. M. Herzog n'a pas exclu que cette convention examine aussi l'éventualité d'élections primaires pour désigner un nouveau chef du parti, en remplacement de son actuel leader, le ministre de la Défense Ehud Barak. "Cela doit avoir lieu dans les prochaines semaines. Il faut prendre des décisions graves et importantes, pour faire avancer et sauver le parti", a ajouté M. Herzog.
"A mon grand regret, la stratégie de M. Barak, le président de mon parti, a échoué. Malheureusement, Netanyahu fait du sur-place et c'est notre pays qui en paie le prix (...), ainsi que le Parti travailliste qui perd la confiance de l'opinion", a renchéri M. Braverman. Laminé aux élections législatives de 2009, le Parti travailliste, qui a régné sans partage depuis la fondation d'Israël en 1948 jusqu'en 1977 et ensuite été longtemps la deuxième formation du pays, est à présent à la traîne, derrière le Likoud, le parti centriste d'opposition Kadima, et les ultra-nationalistes d'Israel Beiteinou.
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Interdiction aux Palestiniens d'immigrer par voie de mariage
Israël a prolongé dimanche de six mois une disposition légale empêchant les Palestiniens mariés à ses ressortissants d'immigrer en Israël, a annoncé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "La commission ministérielle pour les affaires de sécurité a décidé ce soir (dimanche) de prolonger de six mois un texte sur l'unification des familles, qui est arrivé à échéance le 31 janvier", indique un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Le texte prolongé jusqu'au 30 juin dénie aux Palestiniens le droit d'acquérir la nationalité israélienne ou le statut de résident par voie de mariage. Cette disposition avait suscité le tollé des formations de gauche et des mouvements représentant la minorité arabe du pays, qui l'avaient qualifiée d'"inhumaine" et de "raciste". La commission ministérielle a également demandé au ministre de la Justice "d'oeuvrer à la mise au point rapide d'un texte de loi sur l'unification des familles, qui répondra aux intérêts sécuritaires et nationaux à long terme de l'Etat d'Israël", ajoute le communiqué. L'Etat hébreu craint de voir son identité juive peu à peu érodée par le biais d'une immigration non contrôlée. Les arabes israéliens sont actuellement 1,4 million, soit 20% de la population du pays.
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