jeudi 27 janvier 2011

Les membres de l'ancien régime tunisien "pas bienvenus" au Canada

Publié le 27 janvier 2011 sur le site romandie.ch

RABAT - Les membres de l'ancien régime tunisien "ne sont pas bienvenus" au Canada, où se sont réfugiés des membres de la famille du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, a déclaré jeudi à Rabat le Premier ministre canadien Stephen Harper.

"Des membres de l'ancien régime (tunisien) ne sont pas bienvenus au Canada", a lancé M. Harper lors d'une conférence de presse à l'occasion d'une visite au Maroc.

"Nous utiliserons tous les outils que nous avons pour gérer cette situation et pour coopérer avec la communauté internationale à l'égard de l'ancien régime", a-t-il ajouté, laissant ainsi entendre qu'Ottawa pourrait chercher les moyens d'expulser les membres de la famille Ben Ali se trouvant au Canada.

Le Premier ministre, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse commune avec son homologue marocain Abbas El Fassi, n'a pas donné de précisions sur les proches de l'ancien président tunisien pouvant se trouver au Canada.

Mais selon les médias canadiens, l'un des principaux membres du clan Ben Ali, le beau-frère du président déchu, y a trouvé refuge.

Belhassen Trabelsi - frère de Leïla Trabelsi, épouse de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali - sa femme, leurs quatre enfants et leur gouvernante, ont atterri le 20 janvier à Montréal à bord d'un avion privé, selon les quotidiens La Presse et The Globe and Mail, ainsi que la chaîne LCN.

Ottawa a confirmé l'arrivée sur son sol de membres du clan Ben Ali. Les autorités ont pour le moment refusé de les identifier, précisant toutefois qu'ils possèdent le statut de "résident permanent" au Canada, ce qui leur a permis d'y être admis et leur confère de nombreux droits.

M. Harper a d'autre part indiqué avoir parlé avec son interlocuteur marocain de la situation en Tunisie. Le point de vue de ce "pays ami est très important pour le développement de notre propre analyse", a-t-il dit, avant d'ajouter: "Nous appuyons le développement démocratique" en Tunisie.

(©AFP / 27 janvier 2011 14h25)

URL de la dépêche: http://www.romandie.com/ats/news/110127132500.zjw6lllb.asp

Au sujet de la visite de Stephen Harper au Maroc

Harper veut éviter les sujets chauds au Maroc

Publié le 26 janvier 2011 sur le site lejournaldequebec.canoe.ca

par Althia RAJ - Agence QMI
Le premier ministre canadien a été accueilli par son homonyme marocain, Abbas El Fassi, à son arrivée à l’aéroport de Rabat.
© Reuters

GENÈVE, Suisse / Le premier ministre Stephen Harper, en route hier pour Rabat, au Maroc, a fait part de ses préoccupations pour la liberté, la démocratie et les droits de l’homme, mais n’a pas prévu de faire de la révolution tunisienne et des manifestations égyptiennes le centre des discussions de sa visite.

Quatre personnes se sont immolées par le feu la semaine dernière au Maroc, avec la probable intention de déclencher une révolution comme celle qui a provoqué le départ du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

« Je suis au Maroc pour deux raisons principales, a indiqué Stephen Harper, interrogé sur la question de savoir s’il apportait son soutien aux peuples qui veulent renverser des dictateurs ou s’il soutenait les régimes non démocratiques, mais stables.

« Premièrement, le Canada a des intérêts économiques importants dans ce pays et nous voyons là un potentiel de développement des relations économiques entre nos deux pays, a dit le premier ministre. Notre communauté canado-marocaine, tant musulmane que juive, est importante, particulièrement au Québec. Et cette communauté apporte une grande contribution à notre pays. »

Stephen Harper a laissé entendre que les discussions avec le premier ministre marocain, Abbas El Fassi, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Taieb Fassi-Fihri, allaient se concentrer sur l’approfondissement des relations commerciales entre les deux pays. Le roi du Maroc pourrait inviter Stephen Harper à une rencontre de dernière minute.

« Je pense que nous aurons des discussions intéressantes sur les sujets que je viens de mentionner, ainsi que sur ceux que vous avez évoqués », a dit Stephen Harper à des journalistes à Genève, en Suisse, avant de prendre son avion qui devait le conduire à Rabat.

URL du billet: http://lejournaldequebec.canoe.ca/politique/federale/archives/2011/01/20110126-222820.html

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