samedi 15 janvier 2011

L'Elysée dit surveiller les avoirs financiers tunisiens en France

Publié le 15 janvier 2011 sur le site lemonde.fr

Et bien cela n’aura pas pris beaucoup de temps ! Pas le moindre état d’âme pour le président Sarkozy envers son ami Ben Ali !... Ce dernier n'est déjà plus qu'un vague souvenir dans la mémoire et dans le cœur de Nicolas ! Place à un nouvel opportunisme avec le nouvel homme fort tunisien!

Ces déclarations de Nicolas Sarkozy sont pour le moins intéressantes ; elles montrent à quel point les dirigeants ne présentent d’intérêt pour leurs corolaires qu’à travers la fonction et le pouvoir qu’ils représentent car force est de constater que dès que le vent tourne, les dictateurs désavoués par leur peuple, sont lâchés dans la seconde ; les fréquenter devenant immédiatement trop préjudiciable! (Il ne fait aucun doute que les élections de 2012 ne sont pas étrangères à ce « lâchage » en règle manifesté depuis hier par Nicolas Sarkozy à l’encontre de Ben Ali ; les Tunisiens présents en France étant pour la plupart des citoyens français et donc de potentiels électeurs !...)

Hilarant n’est-ce pas que cette déclaration-là ?! « Les dispositions nécessaires pour que les mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués administrativement"

Jusqu’à présent la France ne s’était jamais inquiétée de savoir si les avoirs financiers tunisiens en France avaient la sale odeur de la dictature, de la répression ou de la spoliation des richesses volées au peuple tunisien!

Paris "apporte un soutien déterminé" à "la volonté de démocratie" du peuple tunisien. Ah que voilà une spécialité bien française que celle d’arriver à la fumée des cierges, une fois que la messe est dite !!! Une chose est sûre, si les Tunisiens parviennent à mettre en place une représentation démocratique à la tête de leur pays, ils ne devront cette réussite qu’à leur détermination, leur courage et leur dignité et surement pas au président du pays des Droits de l’homme qui a seulement brillé depuis qu’il est au pouvoir, par le soutien qu’il a apporté à tous les dictateurs de cette planète ! Michèle Alliot-Marie ayant même eu le culot en début de semaine, de proposer au sein de l'Assemblée nationale, le savoir-faire français à la police tunisienne pour "régler les situations sécuritaires"; c'est à dire pour mater le peuple tunisien qui manifestait pour déloger son abject tyran !!!

Ah décidément Ben Ali, que le pouvoir est cruel!

Attention Mr le Président Sarkozy, peut-être serait-il sage de commencer à méditer sur la pathétique fin de celui que vous déclariez être votre ami ! 2012 c’est demain…

La France a pris "les dispositions nécessaires pour que les mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués administrativement", a indiqué, samedi 15 janvier, le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué. "Elle est à la disposition des autorités constitutionnelles pour répondre, sans délai, à toute demande sur des avoirs tunisiens en France", ajoute-t-il.

Le texte indique également que Paris "apporte un soutien déterminé" à "la volonté de démocratie" du peuple tunisien. Cette déclaration est la première prise de position claire en faveur du mouvement de manifestations en Tunisie. "La politique de la France est fondée sur deux principes constants : la non ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat souverain, le soutien à la démocratie et à la liberté", explique M. Sarkozy.

La partie du communiqué sur les avoirs financiers ne cite pas explicitement le cas du président déchu Zine El-Abidine Ben Ali, mais c'est bien lui et les autres membres de son clan qui semblent visés. Vendredi, dès l'annonce du départ du président, Paris a très vite écarté son éventuelle arrivée à Paris. Les autorités françaises estiment que M.Ben Ali se retrouverait avec une communauté tunisienne en France qui lui est hostile et qu'il serait susceptible de faire l'objet de poursuites judiciaires.

Le communiqué du président a été publié à l'issue d'une réunion interministérielle à l'Elysée avec notamment le premier ministre, François Fillon, et les ministres Michèle Alliot-Marie (affaires étrangères) et Brice Hortefeux (intérieur).

1 commentaire:

Isleym a dit…

Eh bien ! Des civils meurent mais ce qui préoccupe notre chef d'état ce sont les avoir financiers... Paradoxe et non sens total !