par D.BENCHENOUF
C’est pour cela que tous ceux qui les combattent, quels que soient leurs ancrages, doivent être salués pour cela. Car l’Algérie est en danger de mort. Et tous ceux qui se cantonnent dans un rôle de spectateurs seront accusés par l’Histoire de non assistance à nation en danger.
Il est vrai qu’une organisation comme le MAOL n’est pas très lisible, mais il a le mérite de combattre les criminels qui mènent le pays à la ruine. De façon concrète, discrète, mais d’une impressionnante efficacité.
Et cela nous suffit pour le moment. Le choix qu’il a fait, de rester dans la clandestinité, qui nous a semblé quelque peu douteux, nous apparaît aujourd’hui comme une option logique, la seule qui pouvait être adoptée.
Il existe aujourd’hui des groupes constitués, si l’on peut dire, même s’ils n’ont pas d’existence légale, comme celui de l’Appel du 19 mars, de Rachad, du Cercle de l’Initiative citoyenne de Ahmed Benbitour, d’ El bina el Hadhari de Anouar Haddam et ses amis, et de nombreux autres groupuscules qui tentent de faire entendre leurs voix. En vain.
Le Groupe de l’Appel du 19 mars a impulsé une formidable initiative, en appelant à la création de Front pour le Changement National, qui regrouperait toutes les forces opposées au régime mortifère qui tue notre nation, mais cet appel est resté lettre morte.
Chaque groupuscule, aussi insignifiant soit-il, voulait demeurer le centre de sa propre dynamique, même si cette dernière n’avait aucun effet sur la réalité du terrain.
D’autres, des personnalités connues du peuple algérien, qui sont restées intègres, ou relativement intègres, malgré leur participation aux Affaires de l’Etat, tentent de faire de l’opposition soft, en usant d’un plumeau là où il faudrait un glaive.
Et donc, cette opposition, qui est devenue une E-opposition, pour reprendre le mot d’une amie, une dynamique politique qui a su profiter de l’aubaine internet, mais sans vraiment trouver la voie de la mobilisation, pour impliquer le peuple dans une véritable action de résistance, continue de déployer des montagnes de bonne volonté, mais sans vrai résultat.
Elle a bien du mérite néanmoins, et les hommes et les femmes qui y activent sont souvent des gens qui sacrifient le plus clair de leur temps, leur argent, et même leur tranquillité, méritent le respect du peuple algérien, et sa reconnaissance.
*Mais leur action reste vaine pour l’instant.*
Hormis celle du MAOL dont le travail inlassable en direction des officiers de l’armée algérienne commence à porter ses fruits, puisque nous apprenons aujourd’hui qu’un vent de fronde souffle au coeur de l’ANP, que des officiers d’honneur et de devoir refusent de voir leur pays aller à la dérive, sans rien faire pour en redresser le cap.
Nous savons aujourd’hui, avec certitude, que le travail des officiers libres, assidu, laborieux et sans tapage, a planté au coeur même de la bête, une banderille de résistance. Ce ne sont plus des centaines d’officiers et de sous-officiers seulement qui attendent le moment de reprendre le commandement des mains de ceux qui ont mené notre pays à la catastrophe, mais des dizaines de milliers, y compris parmi les hommes de troupe. Les méthodes Tartag n’y peuvent plus rien. Grâce au MAOL, le vent a tourné, et Tartag ne dort plus.
Le régime le sait, et c’est pour cela qu’il a resserré ses rangs, et mis fin aux luttes de clans qui le secouaient il y a seulement quelques semaines. C’est pour cela que Toufik, le « Dieu » du pays, comme il l’a lui même dit en public, et Bouteflika, qui ne voulait pas être un ¾ de président, sont devenus des alliés objectifs. Des alliés contre le peuple.
Le régime sait que l’armée algérienne n’est plus cette soldatesque docile qui ne sait qu’obéir, quels que soient les ordres qu’on lui donne, y compris celui de massacrer des populations innocentes.
Une prise de conscience se développe au sein de notre armée. Le Maol a fait un travail remarquable. Nous savons désormais, et le régime aussi, que l’armée algérienne, malgré la propagande psychologique qui y est menée par les services du DRS, ceux là même qui ont assassiné des centaines d’officiers, sous la torture, pour jeter l’effroi au sein de toute l’armée, ce régime sait désormais qu’un phénomène de grande ampleur a transformé l’état d’esprit de nos soldats et de nos officiers.
La méthode Tartag est périmée, désormais.
L’Armée est prête à se ranger du côté du peuple, contre le régime odieux et criminel qui continue de mener le pays à sa perte.
Mais le problème demeurera entier, tant que l’opposition algérienne ne fera pas la preuve de sa maturité et de sa capacité à jouer le rôle historique que la nation toute entière attend d’elle : S’unir, constituer un Front, pour mener la bataille politique qui doit permettre de chasser le régime.
Cette bataille décisive ne peut être que pacifique.
Le peuple algérien doit éviter la confrontation armée qui deviendrait un piège pour les Officiers libres qui attendent l’heure d’intervenir. Et ceci pour deux raisons fondamentales :
La première est que le pouvoir doit être pris par des forces civiles, et non par l’armée.
Le rôle de l’armée sera républicain ou ne sera pas.
Il doit consister exclusivement à remettre le pouvoir entre les mains d’un comité de Salut Public désigné démocratiquement par toutes les tendances politiques de l’opposition algérienne.
La seconde est que la contestation ne doit pas être l’occasion pour des provocateurs du régime de mettre la sécurité publique en danger, comme cela s’est produit à plusieurs reprises dans un présent récent, et qui a contraint l’armée d’obéir aux ordres de répression.
La seule manière de jeter à bas ce régime, et de permettre au peuple de recouvrer la pleine souveraineté sur sa destinée, devra être une désobéissance civile progressive, qui puisse atteindre, en l’espace de quelques semaines, la paralysie totale du pays.
Non seulement le régime ne pourra plus faire fonctionner ses relais et ses forces de répression, mais nous montrerons ainsi, au monde entier, que le peuple algérien s’est engagé de façon massive et intense, pour le recouvrement de sa volonté, et l’avènement d’un Etat de Droit.
La désobéissance civile, pour être effective et efficace, devra consister en des grèves générales, des marches pacifiques, des Sit in dans les places publiques, et la fraternisation avec toutes les forces de sécurité, pour éviter que celles-ci ne soient piégées par le régime, et dressées contre le peuple.
Mais il est nécessaire pour cela, et pour consolider le formidable travail du MAOL, que l’opposition se regroupe en Front pour le Changement National. Ce Front, constitué de toutes les mouvances politiques du pays, sans exclusive ni exclusion, sauf celles opportunistes qui continuent de soutenir le régime, devra désigner un comité de Salut public qui désignera son président et sa structuration organique.
Personnellement, je pense que cette action, depuis la constitution du front, jusqu’à la désignation du Comité de Salut public, doit s’effectuer dans la clandestinité. Tous les membres de ces deux formations devront rester dans l’anonymat, sauf ceux qui vivent à l’étranger, et qui deviendront les porte-parole du mouvement.
Le Comité de Salut Public devra se préparer à prendre en main la gestion du pays, aussitôt que le régime sera tombé.
Il devra mettre en œuvre toutes les dispositions démocratiques pour initier toutes les mesures nécessaires à l’instauration d’un État de Droit.
Mais cela ne pourra se faire que si toute l’opposition au régime d’Alger, structurée ou non, se décide enfin à entreprendre de véritables actions, et notamment la primordiale : SE CONSTITUER EN FRONT POUR LE CHANGEMENT NATIONAL ;
C’est maintenant ou jamais.
Et si cette opposition, qui a beaucoup de mérite, mais qui ne parvient pas à mettre de côté les ambitions personnelles ou claniques, ne se décide pas, alors nous serons nombreux à envisager une autre forme de résistance : La résistance et l’organisation dans la clandestinité.
Je m’exprime ici en mon nom personnel. En tant que citoyen algérien. Et je crie à tous mes compatriotes que l’Algérie est en danger de mort imminente. Et je supplie humblement tous ceux qui activent dans des groupes structurés, comme l’Appel du 19 mars ou Rachad, ou dans des Partis, comme le FFS, ou comme tous les grands Serviteurs de l’Etat, comme MM MEHRI, BENBITOUR, ou comme ces héros vivants comme D.BOUHIRED et D.BOUPACHA, ou comme ces grands intellectuels comme MM HARBI, ADDI, CHITTOUR, M.CHERIF, EL KENZ, et tant d’autres qui me pardonneront de pas les avoir cités, ou comme ces grands journalistes, comme S.GHEZALI, S.Mellah, C.AMARI, ou comme ces amis étrangers mais qui aiment tant notre peuple, comme F.GEZE, J.B RIVOIRE, et tant et tant d’amis chers à notre patrie, je leur demande à tous, à tous ceux qui se reconnaitront dans ce que je dis, d’entrer dans notre rêve d’une Algérie heureuse, d’y entrer de plain pied, de nous aider à le concrétiser, et de nous rejoindre dans notre marche en avant, épaule contre épaule, dans un même élan de libération, vers un horizon de lumière.
Que vienne l’heure de la Délivrance et de la Liberté
D.BENCHENOUF
http://www.legrandsoir.info/Algerie-La-resistance-ouverte-ou-la-clandestinite.html
Erigée en mode de gouvernement, la fausse quiétude et l’arrogante irresponsabilité de votre pouvoir – un pouvoir dont vous êtes le chef, au moins nominal – semble avoir fait son temps.
A l’heure-même qu’il est – 05 Janvier 22h00 – de la Casbah à Bab-El-Oued, d’Oran à Bach-Djarrah, de Djelfa à Belcourt, en ces premiers jours de l’année 2011, et d’un peu partout de la terre d’Algérie, proviennent aux citoyens, les bruits d’émeutes populaires, précédées de sinistres craquements, annonçant la fin de ce monstre institutionnel hideux et mafieux, corrompu et anti national, qu’est devenu le pouvoir algérien au fil des années. Particulièrement depuis que vous en avez pris la tête en 1999, sous le parrainage de vos protecteurs, les généraux putschistes sanguinaires et leurs appendices des Services sécuritaires ainsi qu’avec la complicité de tout ce bric-à-brac de clientélisme opportuniste et prédateur, sévissant dans les allées du pouvoir et composé en grande partie de supplétifs pseudo démocrates, ci-devant éradicateurs, avec un zeste de zaouïas et autres associations religieuses au passé national plus que douteux.
Depuis plus de dix ans, le pouvoir dont vous êtes la tête apparente, est devenu plus que jamais synonyme d’injustice et de hogra, de vols et de rapines, de pillage du patrimoine national et de détournements massifs se chiffrant en milliards de dollars. L’impunité régnante autour de vous et de votre entourage immédiat, familial ou étatique, en particulier certains de vos ministres – y compris le premier d’entre eux – est telle que personne n’éprouve plus la moindre gène ni la moindre honte devant les graves accusations de corruption dont ils sont ouvertement et quotidiennement l’objet par la vox populi qui ne se trompe jamais. Particulièrement chez nous.
Vue de l’extérieur, l’Algérie de la « Izza et de la Karama » que vous avez osé annoncer au début de votre mandat, est encore tombée plus bas dans les derniers rangs des Etats voyous corrompus et discrédités. La célèbre photo de votre personnage présidentiel accroché aux revers de veston du criminel Bush – qui regardait ailleurs – est devenue le symbole de l’abaissement de notre pays. En ces moments graves pour notre pays, j’espère de tout cœur que les émeutes populaires – les émeutes du ras-le-bol contre la hogra et l’injustice sociale – qui se déroulent un peu partout à l’heure qu’il est dans le pays, ne serviront pas de prétexte aux ennemis du peuple algérien – planqués dans les arcanes de l’Etat – pour ordonner des répressions sanguinaires contre le peuple algérien, comme ce fut le cas en Octobre 1988 et au cours de la décennie noire des années 1990.
Le moment semble venu pour vous, M. le Président, de prendre conscience de votre écrasante responsabilité, en faisant preuve d’un dernier sursaut d’honneur, pour sauver ce pays en entamant d’urgence, un processus d’auto-liquidation d’un pouvoir qui porte désormais en lui, toutes les caractéristiques juridiques, morales et matérielles d’un pouvoir en faillite.
A commencer par l’annonce solennelle de l’organisation – sous un délai aussi court que possible – d’élections générales pour la mise en place d’une Assemblée Constituante authentiquement représentative de la volonté du Peuple. Assemblée à laquelle seront immédiatement transférés tous les attributs de la Souveraineté Nationale.
Abdelkader DEHBI.
http://www.legrandsoir.info/Derniere-Lettre-Ouverte-dans-l-Urgence-au-President-Bouteflika.html

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