mardi 31 août 2010

Israeli settlements to be determining issue in peace talks

Une vidéo AlJazeeraEnglish parue le 30 août 2010

The building of new Israeli settlements on Palestinian territories will be one of the key and determining issues in upcoming peace talks that will be held in the US capital Washington DC.

Israel has been criticised by all sides, including the US, for its illegal construction of thousands of homes, which have been separated by an imposing wall.

Nour Odeh reports from the Palestinian village of Al-Walajeh in the West Bank, where many are suffering from the unlawful settlements.

[August 30, 2010]

Mitri Ghounam : « Quand vous aurez terminé votre mur, vous m’aurez achevé »

Publié le mardi 31 août 2010 sur le site info-palestine.net
par Stop the Wall

L’occupant essaie de faire de son pays, une terre « sans peuple », et des centaines de milliers de Palestiniens sont assujettis à des conditions de vie insupportables et poussés à des « déplacements volontaires ».

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On ne peut accéder à la terre de Mitri Ghounam que par une porte en fer et une route clôturée. La maison est enfermée sur trois côtés, soit par un mur de béton soit par une clôture métallique. De l’autre côté de la clôture, un chantier de construction. Bien que les engins soient silencieux aujourd’hui, les travaux s’arrêtant pour le week-end, il est facile d’imaginer le vacarme qu’ils doivent produire le reste de la semaine.

Mitri est assis contre un pied de vigne, il nous accueille avec un verre de limonade et de l’eau, un secours par cette très chaude journée. Derrière lui, une statue de la Vierge Marie qui surplombe une fontaine, et au-dessus de sa maison familiale, saint Georges tuant le serpent.

Mitri Ghounam, qu’on appelle affectueusement Abu Michael (le père de Michael), a 64 ans, il a deux fils et deux filles. L’un de ses fils, avec sa famille, vit ici avec Mitri et son épouse, dans cette enceinte clôturée.

Mitri est né à Jaffa en 1946. Deux années plus tard, pendant la guerre de 1948, sa famille est expulsée par les forces israéliennes et doit se réfugier à Beit Jala, village voisin de Bethléhem. C’est là que Mitri va à l’école, qu’il grandit. Au printemps 1967, Mitri se marie, à Beit Jala. C’est pendant son voyage de noces en Jordanie que la guerre de 1967 éclate et qu’Israël occupe la Cisjordanie. Pendant cette guerre, Israël ferme la plus grande partie des frontières, et Mitri et son épouse ne peuvent rentrer. Malgré plusieurs tentatives pour que la Croix-Rouge les aide à rentrer chez eux, ce n’est qu’en 1979 que la municipalité de Beit Jala leur prête main forte pour revenir grâce à la réunification familiale. A ce moment-là, Mitgri est déjà devenu un papa.

Mitri, actuellement sans emploi, a été peintre et chauffeur de taxi. Il élève alors sa famille avec de maigres ressources. Ce qu’il gagne est épargné et va à l’achat d’un terrain et à la construction de cette maison, à la périphérie de Beit Jala. Mitri travaille dur pour entretenir la terre, planter des oliviers, des amandiers, et construire un four en argile. Il avait fait autrefois un terrain de jeux pour ses enfants. Bien qu’avec de faibles revenus, il était déterminé à offrir un havre à sa famille.

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Mitri Ghounam près du mur qui emprisonne sa maison.

Là où Mitri aimait marcher, devant sa maison, pour regarder ses arbres et l’aire de jeux, il est aujourd’hui face à un mur de béton, un mur qui s’est monté petit à petit tout près de sa maison et sur sa terre. En 1992, l’armée israélienne commence par saisir sa terre pour construire un tunnel et une route qui vient de Jérusalem pour les colonies illégales en Cisjordanie (la route n° 60). Après 1992, elle confisque d’autres terres pour construire un mur autour du tunnel, pour le « protéger ». En tout, 2 200 dunums (220 hectares) de sa terre sont confisqués et détruits. Mitri voit les arbres qu’il a plantés et le havre qu’il a créé, rasés aux bulldozers et saccagés. Quelques-uns de ses arbres sont encore là, près du mur, tailladés et malades, lui rappelant ses rêves lors de leur plantation.

Quand le mur de béton sera complètement terminé, il aura 6 mètres de hauteur et éclipsera la maison de Mitri. Du mur, qui s’élève maintenant à moitié, environ 3 mètres, ressortent des tiges de métal, n’importe comment, se dressant sur le dessus ou s’écartant sur les côtés. A proximité du mur, la terre est saccagée, avec des trous et des ornières qui suscitent beaucoup d’inquiétude à cause des petites-filles de Mitri qui jouent dehors.

Non seulement sa maison si paisible, à la périphérie de Beit Jala, est maintenant couverte par le bruit de la route toute proche, mais les ouvriers de la construction qui montent le mur sont en train d’enfermer la maison de sa famille.

La vie privée qu’autrefois il aimait tant a disparu avec les ouvriers et les soldats israéliens qui envahissent sa cour et sa terre, parfois jusqu’à 9 h du soir. Mitri s’inquiète constamment à cause de cet environnement dans lequel ses quatre petites-filles grandissent.

Mitri a trimé pour subvenir aux besoins de sa famille, tout cela pour se voir dépossédé aujourd’hui des résultats de son labeur acharné. Les conséquences n’en sont pas seulement financières, mais aussi psychologiques. La pression forte qui pèse sur lui pour nourrir sa famille, plus son impuissance devant la destruction de sa terre, sous ses yeux, font que Mitri doit régulièrement aller consulter un psychiatre. Il a même été hospitalisé. La destruction de sa terre le détruit lui aussi. C’est pour cela que Mitri a dit à l’un des soldats israéliens, « Quand vous aurez terminé votre mur, vous m’aurez achevé ».

Mitri se tourmente toujours pour l’avenir de sa famille. C’est pour cette raison qu’il a fait une demande pour aller vivre en Australie. L’occupant essaie de faire de son pays, une terre « sans peuple », et des centaines de milliers de Palestiniens sont assujettis à des conditions de vie insupportables et poussés à des « déplacements volontaires ». Enervé et découragé, Mitri nous regarde, « Est-ce que j’avais un autre choix ? ».

En dépit d’une situation désespérée, il semble que Mitri ne soit pas toujours prêt à capituler, face au nettoyage ethnique que l’occupant israélien veut lui imposer, pour la deuxième fois dans sa vie. Mitri agit toujours sur les petites choses. Il plante des arbres, il a l’espoir d’obtenir une route bitumée, il essaie toujours de faire de sa maison, un havre pour sa famille.

25 août 2010 - Voix de la communauté - Campagne populaire contre le mur d’apartheid - Stop the Wall - traduction : JPP

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9332

Cisjordanie sous occupation : 4 colons tués par la résistance palestinienne

Publié le mardi 31 août 2010 sur le site info-palestine.net
par Ma’an News Agency

Quatre israéliens ont été tués ce mardi soir dans les territoires occupés de Cisjordanie, selon l’armée israélienne.


Photo : MaanImages

Des Palestiniens armés ont ouvert le feu sur une voiture roulant à l’est de la colonie illégale [elles sont toutes illégales par définition - N.d.T] de Kiryat Arba, près d’Hébron à 18h30, d’après les responsables de l’armée.

Les victimes étaient de la même famille et il y aurait une femme enceinte, toujours d’après l’armée israélienne.

Les forces israéliennes immédiatement bouclé le village de Bani Naim et toutes les routes menant dans et hors Hébron, nous dit le correspondant de Ma’an. Selon des témoins, des suspects ont été placés en détention.

Un groupe palestinien se faisant appeler les Brigades Al-Haq (« Le Droit » ou « La raison ») a revendiqué la responsabilité de l’attaque.

Dans une déclaration à Ma’an, Al-Haq a déclaré que ses militants se sont ensuite enfuis sans problème. L’attaque est une réponse à la décision de l’OLP de reprendre les négociations directes avec Israël, selon le communiqué.

L’attaque est intervenue quelques heures après que 10 colons armés aient ouvert le feu sur trois adolescents palestiniens alors qu’ils étaient sur leurs terres dans le village de Deir Istiya, dans le district de Salfit, ajoute le communiqué. Il n’avait pas été fait état de blessures.

Le Hamas a salué l’attaque de Kiryat Arba, mais ne revendique pas de participation.

L’opération a été « une réponse naturelle aux crimes de l’occupation » et « est la preuve de l’échec de la coordination sécuritaire » entre Israël et l’Autorité palestinienne, a déclaré à l’agence Reuters le porte-parole du Hamas, Abou Zouhri.

Néanmoins, les forces de sécurité palestiniennes et israéliennes ont ouvert une enquête conjointe, signale le site israélien Ynet. Un responsable de la sécurité palestinienne a déclaré à Ynet que le Hamas pourrait être responsable de l’attaque.

L’opération semble avoir été planifiée de façon à perturber la reprise des négociations entre Israël et l’OLP, fixée au 2 septembre à Washington.

Americans for Peace Now, un groupe basé à Washington et qui s’oppose aux colonies, a condamné l’attaque.

« L’attaque d’aujourd’hui est un acte insensé de violence dont le but est susceptible de faire dérailler les pourparlers de paix qui doivent débuter à Washington, » a déclaré sa directrice, Debra DeLee, dans un communiqué.

« Il y a sans aucun doute des gens intéressés à forcer les Israéliens et les Palestiniens à repousser les négociations en faveur de la poursuite du conflit. Ils ne faut pas qu’ils y parviennent » », a-t-elle ajouté.

31 août 2010 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9333


A lire aussi

La branche armée du Fatah de Mahmoud Abbas revendique l'attentat
Publié le 31 août 2010 sur le site guysen.com

Les brigades des martyrs d'Al-Aqsa, branche armée du Fatah du mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas ont revendiqué l'attentat de ce soir qui a couté la vie à quatre israéliens. Des hauts fonctionnaires de l'Autorité palestinienne ont affirmé qu'il s'agissait d'une couverture pour les veritables commanditaires de l'attentat, destinée à embarrasser le président Abbas au moment où celui-ci s'apprête à reprendre les conversations directes avec Israël.

URL du billet: http://www.guysen.com/news_La-branche-armee-du-Fatah-de-Mahmoud-Abbas-revendique-l-attentat_288026.html

Manipulation politico-sioniste de l'affaire Sakineh pour diaboliser l'Iran

URL de l'article: http://www.planetenonviolence.org/Manipulation-Politico-Sioniste-De-L-Affaire-Sakineh-Pour-Diaboliser-L-Iran-Liberation-Produit-Mediatique-Made-In-Israel_a2261.html

Le Sarrazin et le "gène juif"

Publié le 29 août 2010 sur le site mounadil.blogspot.com

Un certain Thilo Sarrazin (sic), haut fonctionnaire de la Bundesbank, la banque centrale allemande, s'est fait remarquer depuis quelques années, non tant par ses compétences financières que par ses remarques, disons peu amènes, à l'égard des personnes d'origine turque ou arabe qui résident en Allemagne.
Jusque là, tout allait donc plutôt bien pour Thilo Sarrazin: s'en prendre aux Sarrasins, après tout...
Et puis, patatras, Thilo Sarrazin est allé trop loin puisque, nous apprend le journal sioniste Haaretz,
Pourtant le livre que vient de publier Thilo Sarrazin est une charge sévère contre les Turcs et les Arabes. Mais ce n'est en effet pas ça qui a vraiment fait réagir le gouvernement allemand:

Le ministre des affaires étrangères Guido Westerwelle et le ministre de la défense Karl-Theodor zu Guttenberg ont déclaré que Sarrazin avait passé les bornes [was out of line] pour ses propos sur les Juifs, propos qui ont aussi été critiqués par des dirigeants Juifs du pays responsable de l'holocauste.

Pour ceux qui douteraient que Sarrazin a passé les bornes en raison de ses propos sur la "génétique" juive :
"Il n'y a pas de place dans le débat politique pour des propos qui attisent le racisme ou l'antisémitisme," a déclaré Westerwelle.
"Il y a des limites à toute provocation et Sarrazin, membre de la direction de la Bundesbank, est clairement allé au delà des limites avec ses propos erronés et inappropriés," a ajoué Guttenberg.
C'est donc clair: pas de place dans le débat pour des propos racistes et antisémites, mais les bornes ne sont franchies qu'en cas de propos antisémites.

Un certain Stephan Kramer, présenté comme un dirigeant communautaire juif, caractérise l'aspect antisémite des propos de M. Sarrazin:
"Quelqu'un qui tente de définir les Juifs par une particularité génétique est consumé par une manie raciste," a déclaré Kramer.
Oui, car Sarrazin n'a apparemment évoqué aucune tare imputable à cette particularité génétique, la pingrerie par exemple, ni aucune qualité d'ailleurs (comme la propension à avoir du talent artistique). Il s'est borné à parler d'un gène qui serait commun à tous les Juifs (et aussi d'un gène commun aux Basques).
Or cette affirmation dûment estampillée antisémite fait partie justement des obsessions de nombreuses personnes qui s'acharnent à rechercher ce ou ces fameux gène(s) juif(s). L'ultrasioniste JSS l'a trouvé lui, ce gène juif (je savais bien que JSS était aussi un fieffé antisémite).
Le site Lamed nous précise même que ce matériel génétique est "commun à tous les Juifs et pas seulement pour les Cohanim". (les Cohen sont supposés effectivement se marier entre eux).

Une vie en attente alors que les matériaux de construction sont toujours interdits

Publié le mardi 31 août 2010 sur le site info-palestine.net
par PCHR Gaza

Depuis plus d’un an, Salah Jalal Abou Leila et sa famille de douze personnes vivent dans une tente surpeuplé plantée pas loin d’une grande rue poussiéreuse de Beit Lahia, une ville du nord de la Bande de Gaza.


Salah Jalal Abou Leila vit sous une tente depuis que sa maison a été détruite il y a un an lors de la dernière offensive militaire israélienne. Au chômage depuis qu’on lui a interdit l’accès à son emploi en Israël, il n’a as les moyens de louer un appartement. Il ne peut pas non plus reconstruire sa maison car il n’ y a pas de matériaux de construction.

« Notre maison a été complètement détruite par la guerre. J’avais travaillé seize années en Israël pour la construire et il a suffi d’une seule attaque pour que tout soit réduit à néant ».

Chômeur depuis qu’il a été interdit de rejoindre son travail en Israël en 2002, Salah n’a pas les moyens de louer un appartement et de vivre ailleurs que sous cette tente que le gouvernement a mis à sa disposition. Cette situation est vécue par de nombreuses autres familles qui, comme lui, ont connu la destruction de leur maison lors de l’attaque israélienne de décembre 2008-janvier 2009.

Forcées, comme celle de Salah, à la précarité sur cette petite bande de sable, elles n’ont pas même la possibilité de commencer à reconstruire leurs maisons et de reprendre une vie normale. Israël, en effet, dans le cadre du blocus mis en place en juin 2007, a banni du territoire les matériaux de construction.

Pour Salah et les autres familles, la vie est suspendue dans l’attente de quelque chose qui tarde douloureusement à venir. Plus de 16 000 logements ont été frappés lors de la dernière offensive d’Israël, dont 2114 ont été entièrement détruits. Comme conséquence, 51 000 Palestiniens ont été privés de toit. La plupart ont cherché refuge auprès de proches dans les agglomérations de la Bande de Gaza, ajoutant encore au surpeuplement et la dureté des conditions de vie. Dans une situation où il n’y a ni ciment, ni fer à béton, ni verre, ni bois -matériaux interdits d’entrée par Israël- la plupart des personnes déplacées n’ont pas vu leur situation changer plus d’une année après l’attaque.

Leurs maisons, comme beaucoup d’autres bâtiments civils, devenues décombres, continuent encore- chose dont les Gazaouis se passeraient bien- de témoigner de l’ampleur des destructions causées par la guerre. Voir des milliers de gens privés de la possibilité de reconstruire leurs maison et de rentrer chez elles, de même que vivre au milieu de ces ruines ajoutent par ailleurs, comme on peut s’en douter, à la grande détresse psychologique du million et demi de Gazaouis.

En juin 2007, quand Hamas prit le contrôle de la Bande de Gaza, Israël décida de resserrer son étreinte sur ce territoire, passant d’un blocus sélectif à un blocus qui ne laisse filtrer que l’aide humanitaire minimale -pas beaucoup plus que ce qu’il faut pour couvrir les besoins vitaux. La maison de Salah est toujours en ruine à cause, en grande partie, de l’interdiction des matériaux de construction. Mais les malheurs de cet homme n’ont pas commencé en 2007 avec les nouvelles conditions du blocus. Salah fait partie des 26 000 Palestiniens qui se rendaient chaque jour en Israël pour travailler. Il y avait travaillé comme plombier pendant seize ans. En 2002, le point de passage Eretz fut fermé aux civils palestiniens et Salah perdit cet emploi si précieux pour lui.

Assis à même la terre battue et ne prêtant pas attention à l’animation que poules et enfants faisaient autour de lui, il parle avec nostalgie de ces années en Israël. « Je me faisais vraiment de l’argent à l’époque. Je pouvais nourrir ma famille sans problème et j’avais de très bons rapports avec mes collègues israéliens. Il nous arrivait de nous rencontrer avec nos familles autour d’un repas ou pour célébrer une fête ».

A présent, seulement une moyenne de 100 personnes sont autorisées chaque jour à traverser le point de passage d’Eretz, principalement des travailleurs humanitaires internationaux et des personnes qui ont besoin de soins médicaux d’urgence. Pour Salah, la restriction des déplacements s’est tout simplement traduite par le chômage et la pauvreté.

Quand il perdit son emploi en Israël, il se mit naturellement en quête de travail à Gaza mais là, le taux de chômage est aux alentours de 55%. « Depuis 2002, je n’ai pas pu me rendre en Israël pour travailler. Je suis au chômage depuis de longues années et je n’ai pas d’argent pour pouvoir louer un appartement dans la ville de Gaza comme d’autres. Comment prendre soin de mes douze enfants ? Jusqu’à quand allons-nous vivre aussi nombreux sous une tente ? J’ai demandé aux gens du gouvernement de m’aider mais ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire parce qu’il n’y a pas de matériaux pour construire de nouvelles maisons. Je suis un civil palestinien, pas un politique. Qu’ai-je fait pour mériter un tel sort ? »

Salah est loin d’être seul à vivre cette situation difficile. Juste de l’autre côté de cette rue de Beit Lahia, dans un bureau abandonné qui surplombe une station d’essence fonctionnant par intermittence, habitent Sabah El Attar et sa famille. « Notre maison a été entièrement détruite dès le premier jour de la guerre (le 27 janvier 2007) explique Sabah en illustrant son propos d’un geste vigoureux signifiant que rien n’a été épargné. Depuis, nous vivons dans ce bureau. Mais le gouvernement nous a découverts et nous a ordonné de quitter les lieux parce qu’il est très dangereux de rester ici à cause des réservoirs d’essence qui se trouvent juste au dessous de nous. Ils nous ont dit que si nous ne quittions pas les lieux avant la fin du mois, nous serions condamnés à payer une amende de 10 000 shekels nouveaux ».

Après la guerre, Sabah et les autres membres de sa famille furent heureux d’avoir survécu. Il faut dire en effet que pendant que leur maison était bombardée et qu’ils tentaient d’évacuer le bâtiment en feu, les soldats israéliens leur tiraient dessus. Constater que tous les membres de la famille sont encore vivants est vécu comme une bénédiction. Mais à côté de cela, il n’ y a rien d’autre, car plus d’une année après l’attaque, ils luttent encore pour recoller les morceaux de leur vie éparpillée et pour cause : « Nous n’avons nulle part où aller. Pas de maison, pas de travail, rien. »

A la faveur des nouvelles dispositions annoncées par Israël- lesquelles font suite à la condamnation internationale de l’attaque meurtrière perpétrée dans les eaux internationales sur la Flottille de la Liberté pour Gaza - une augmentation des flux d’entrée de matériaux de construction sera autorisée. Destinés aux projets approuvés par l’Autorité Palestinienne, ces flux se feront sous la supervision d’organismes internationaux. La plupart de ces projets cependant, ne tiennent pas compte du besoin pressant de reconstruire les logements familiaux qui, comme ceux de Salah et de Sabah, ont été détruits.

Des matériaux essentiels tels que le ciment et les planches continueront d’être interdits à la population civile de Gaza parce que selon Israël, ils constituent des « biens à usage double », c’est-à-dire des biens manifestement aptes à un usage militaire. Ces matériaux pourtant ne figurent nulle part dans les listes internationalement reconnues des « biens à usage double ». Il n’est pas difficile de comprendre alors le pessimisme que Salah ressent face à ces nouvelles mesures. « Je n’ai aucun espoir que ces matériaux fassent leur entrée grâce à la nouvelle politique. J’attends depuis trois ans que le blocus arrive à sa fin mais rien n’a changé. Je n’ai maintenant pas d’autre choix que d’attendre encore. »

27 juillet 2010 - PCHR - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.pchrgaza.org/portal/en/i...
Traduction de l’anglais : Najib Alaoui

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9328

Un président illégitime accepte de participer à des négociations sans but

Publié le mardi 31 août 2010 sur le site info-palestine.net
par Abdel Bari Atwan

Depuis son intronisation à la présidence de l’Autorité palestinienne à Ramallah, Mahmoud Abbas a plusieurs fois trahi ses promesses, détruisant ainsi sa crédibilité et celle de tout le peuple palestinien auprès des Arabes et du reste du monde.

N’est pas Yasser Arafat qui veut... L’ex-président Mahmoud Abbas ne représente plus qu’un comité exécutif de l’OLP fantôme et une direction du Fatah accrochée à ses privilèges.Après la conférence d’Annapolis, il avait promis de ne pas entamer de négociations aussi longtemps que la construction des colonies se poursuivait ; pourtant, il l’a fait. Il a dit qu’il ne passerait pas des négociations indirectes aux négociations directes à moins que des progrès n’aient été réalisés, mais il se prépare maintenant à se rendre à Washington cette semaine bien qu’aucune de ses conditions préalables aux entretiens n’ait été remplie.

On ne comprend pas très bien pourquoi le président Abbas assiste aux négociations qui n’ont essentiellement aucun cadre de référence bien que même s’il y en avait un, il ne le respecterait pas plus que ceux qui le représentent et il ne s’en tiendrait pas plus à ses objectifs. Je n’exagère pas en disant que Abbas ne respecte pas le peuple palestinien et ses points de vue à supposer qu’il en reconnaisse même l’existence.

Par le passé, Mahmoud Abbas avait recours au comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine et non pas aux conseils national et central pour l’adoption d’une décision justifiant sa participation aux négociations en réponse aux pressions étasuniennes. Toutefois, comme il n’a pas de légitimité personnelle et qu’il n’est pas certain d’obtenir ce soutien, il ne suit plus cette démarche et il a tendance à décider de son propre chef du sort des Palestiniens, avec pour conséquence logique qu’il signerait un accord de paix en son seul nom.

Neuf membres seulement du comité exécutif de l’OLP ont assisté à la dernière réunion, bien que la télévision palestinienne officielle ait montré une salle bondée de participants pour donner l’impression que le quorum était atteint et que la décision du Président était donc légale. Ce fut une des supercheries les plus graves que Abbas ait commises à l’encontre de son peuple.

La liste d’organes représentatifs qui ne le soutiennent pas est longue : le Front populaire démocratique, le Parti du peuple palestinien, ce qui reste des mouvements de libération palestiniens et arabes, les dix factions représentées à Damas (notamment le Hamas et le Djihad islamique, le commandement général du Front populaire pour la libération de la Palestine et la plupart des mouvements de résistance dans la bande de Gaza) ainsi que le Forum économique palestinien. Alors qui le soutient ? Et qui représente-t-il dans ces négociations ?

Un jour après qu’il eut accepté d’aller à Washington, une fuite a révélé qu’il s’indignait de la déclaration faite par la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, qui confirmait que les négociations auraient lieu sans aucune condition préalable, reprenant ainsi mot pour mot les exigences du premier ministre Benjamin Nétanyahou. On a dit que Abbas s’est calmé après des appels téléphoniques du département d’État, mais le négociateur palestinien, Saeb Erekat, a ensuite affirmé que le président de l’AP ne retournerait pas aux négociations « s’il était posé ne fût-ce qu’une pierre » dans les colonies israéliennes.

Saeb Erekat a de toute évidence complètement oublié la série de déclarations « pas de pourparlers à moins que ... » que le président Abbas et lui-même avaient faites. Il les retrouvera toutes sur YouTube s’il les a oubliées. Aucune des objections palestiniennes n’a duré plus de quelques jours, parfois quelques heures à peine avant d’être remplacée par un « oui » retentissant, justifié de manière naïve et peu convaincante.

Ce n’est pas par hasard que chaque fois que le Président palestinien décide d’annuler une de ses conditions préalables, ou leur totalité, il retourne néanmoins aux négociations à cause des retards dans le paiement des salaires des 160 000 employés de l’AP. Ce retard est expliqué dans de longs rapports sur l’ampleur du déficit budgétaire et la menace de ne pas payer les salaires pendant des mois s’il n’est pas tenu compte des exigences US.

Aussi, la réalisation la plus pernicieuse de l’Autorité palestinienne est-elle d’avoir réduit le peuple de Cisjordanie et d’une partie de Gaza à devenir « esclaves de leur salaire », exposés à un chantage mensuel. Ce que nous craignons est que cet esclavage conduira à renoncer à toute la Palestine ou à ce qui en reste.

La conséquence la plus sérieuse de la « paix économique » adoptée par l’AP est l’oblitération de l’ histoire honorable des Palestiniens. Juste avant la création de l’Autorité un des slogans les plus importants et vigoureux de l’histoire palestinienne était « pain et dignité ».

Maintenant, en Cisjordanie la nouvelle génération ne connaît rien de l’intifada ni de toutes les autres options de résistance possibles pour les Palestiniens si ce n’est les négociations pour l’obtention d’un salaire à la fin du mois. Cette génération ne sait guère que la situation à l’époque de leurs parents, avant l’arrivée de l’AP, était bien meilleure qu’aujourd’hui. Les choses étaient claires alors : d’une part l’occupation israélienne, et d’autre part une résistance populaire féroce.

Aujourd’hui il y a toujours l’occupation, et en face des agents locaux dont la priorité est d’assurer la sécurité et le confort des colons israéliens ; ces agents sont prêts à attaquer brutalement quiconque insulte ou agace ces colons par des appels à la prière ou la récitation de versets du Coran du haut des minarets en Cisjordanie occupée. Pour apaiser les colons illégaux, le ministre des Awqaf islamiques émet des fatwas qui font injure à la logique et à toute les prescriptions islamiques. Les forces de sécurité palestinienne sont devenues une filiale de leurs homologues israéliens et coordonnent leur activité avec les USA contre leur propre peuple qui envisage un retour au statu quo d’avant la création de l’AP.

Netanyahu ment aux Arabes tout comme aux Étasuniens, mais il n’ose pas mentir à ses alliés de la coalition au pouvoir en Israël, ni à l’électorat israélien parce qu’on lui demandera des comptes s’il ne s’en tient pas à sa plate-forme électorale. Le président Abbas par contre n’a pas de tels comptes à rendre et le peuple de Palestine n’a pas l’occasion de lui rappeler son programme électoral ; il n’a pas non plus la possibilité de menacer Abbas d’un vote de défiance en ce qui concerne sa présidence ; son mandat légal a expiré il y a deux ans et en dépit de cela, il agit toujours comme s’il était un président unanimement élu, doté d’un mandat ouvert.

La Maison-Blanche est bien au courant de cette situation tout comme elle connaît le mécanisme de décision de l’Autorité palestinienne ainsi que les points faibles de ceux qui entourent le président (ils n’ont ni autorité, ni pouvoir politiques). C’est ainsi que l’administration US fait pression et donne ses ordres sachant bien qu’ils seront exécutés sans hésitation.

Avec la bénédiction de certains dirigeants arabes « modérés » (c’est-à-dire également aux ordres des USA) dont le président Abbas sera entouré à Washington, nous pouvons nous attendre à un nouveau massacre dans les annales de la cause palestinienne, cette fois par des moyens politiques et par l’humiliation de l’Autorité palestinienne. Peut-être ces dirigeants encourageront-ils Abbas à serrer chaleureusement la main de Netanyahu devant les caméras de télévision à Washington lorsque l’on annoncera « une percée importante dans le processus de paix ».

Je ne vous apprendrai rien de neuf en disant que ces négociations n’aboutiront pas à un traité de paix équitable ni même inéquitable. Ce dernier spectacle vise à créer un écran de fumée ainsi que les circonstances propices pour lancer encore une autre guerre contre un pays musulman, projet en tête de liste pour les USA et Israël.

L’ancien premier ministre israélien Yitzhak Shamir a accepté d’assister à la conférence de paix de Madrid en 1991 pour couvrir la destruction de l’Irak et le massacre de centaines de milliers d’Irakiens ainsi que pour préparer des négociations avec les Arabes qui dureraient plus de 20 ans sans qu’un pouce soit cédé aux Palestiniens. Par coïncidence, le bras droit de Shamir à Madrid n’était personne d’autre que Benjamin Nétanyahou. Les plans de Shamir ont donc été exécutés avec une avance d’un an sur le programme, avant que le « processus de paix » n’atteigne sa 20e année ; les résultats de ce processus sur le terrain, tout le monde les connaît et il n’est pas nécessaire de les expliquer.

Netanyahu continuera sur le chemin tracé par son professeur Shamir ; il fera tout ce qu’il veut aussi longtemps que ceux qui sont « esclaves de leur salaire » apprécieront la paix économique, qu’ils préféreront le pain à la dignité et qu’ils oublieront qu’ils sont les fils du soulèvement le plus important de l’histoire moderne.

* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

26 août 2010 - Cet article peut être consulté ici :
http://www.palthawabet.org/en/newsD...
Traduction : Anne-Marie Goossens

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9319

lundi 30 août 2010

La Grèce : meilleure amie d'Israël ?

URL de l'article: http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1282804779623&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

L’AP sur les nerfs tandis que l’opposition aux pourparlers avec Israël-apartheid gagne du terrain

Publié le 30 août 2010 sur le site alterinfo.net

Les forces de sécurité loyales à l’Autorité Palestinienne (AP) soutenue par l’occident a donné l’assaut, vendredi, à la ville de Dura, au sud de la Cisjordanie, agressant les civils et assiégeant deux grandes mosquées. Les forces, à bord de véhicules flambant neufs « offerts » par les Etats-Unis, et portant le blason de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) ont empêché les gens d’accéder à la Grande Mosquée, dans le centre-ville, avant de donner l’assaut à la mosquée pour empêcher Sheikh Nayef Rajoub, chef islamique populaire, de donner son pré-sermon traditionnel ou homélie


Sheikh Nayef Rajoub, lors de sa libération le 21 juin 2010, après 50 mois de prison dans les geôles sionistes



Rajoub, ancien Ministre des Wakf [legs pieux] et des Affaires islamiques, est l’un des dirigeants islamiques les plus populaires en Cisjordanie. Une popularité qui est cependant une source d’inquiétude pour le gouvernement contrôlé par le Fatah, dont le Ministre du Wakf, Muhammed al-Habbash, a rendu la semaine dernière une ordonnance interdisant à Rajoub de prêcher ou de donner des conférences islamiques dans les mosquées.

Rajoub a rejeté l’ordonnance, la qualifiant de « incompatible avec l’Islam. »

Selon les témoins, les troupes se sont comportées de façon provocante et ont choqué les sensibilités musulmanes. Elles sont entrées dans la mosquée en bottes, ce qui est considéré comme une offense et presque un sacrilège dans tout le monde musulman.

Cherchant à éviter une confrontation plus violente, Rajoub est allé dans une autre mosquée, la mosquée d’al-Mujahed, où il a commencé à prêcher sur les vertus du Mois sacré de Ramadan. Des centaines de troupes de l’AP, dont beaucoup en civil, ont alors poursuivi le Sheikh jusqu’à la Mosquée Mujahed, provoquant un choc.

Là aussi, les troupes ont profané la mosquée en entrant chaussées de leurs bottes. Une autre confrontation potentiellement violente entre les troupes et les fidèles en colère a été évitée de justesse, lorsque quelques dignitaires locaux ont convaincu le Sheikh d’arrêter son prêche.

Selon les témoins, les troupes lourdement armées ont sauvagement frappé les fidèles, dont un des frères de Rajoub.

Le raid sur la ville de Dura et l’attaque des mosquées a rendu furieux les citoyens locaux, qui ont traité les troupes de l’AP d’ « agents d’Israël » et de « soldats de Dayton ».

« Même les soldats israéliens ne se seraient pas conduits comme ça. Ce qui s’est passé aujourd’hui prouve que l’AP et Israël sont les deux faces de la même médaille, » a dit Adib Sharah, un étudiant.

Un fidèle a appelé les troupes « les collaborateurs d’Israël qui frappent et persécutent leur propre peuple pour le compte d’Israël. »

A la fin de la prière en congrégation, les forces de sécurité de l’AP ont mené une vaste campagne d’arrestation dans la ville et dans les environs.

Les sources locales avancent le chiffre de 40 à 50 personnes détenues, pour la plupart de jeunes activistes islamiques qui ont fait rempart autour de Rajoub pour le protéger des attaques des troupes.

S’adressant au Centre Palestinien d’Information vendredi soir, Rajoub a fustigé la conduite de l’AP comme étant une « expression de la faillite morale et politique. »

« Au lieu de combattre l’occupation israélienne et de permettre aux Musulmans d’avoir accès à la Mosquée Aqsa, l’AP donne l’assaut aux mosquées et les profane, ici, dans cette ville. Et ils font ça pour obtenir un certificat de bonne conduite de l’ennemi. »

Il a déclaré qu’aucune force sur terre ne pourrait empêcher un érudit musulman de communiquer et de prêcher le message de l’Islam.

Rajoub, qui est titulaire d’une maîtrise en Sharia, a dit que le ministre du Wakf de l’AP, al-Habbash, n’avait aucun droit d’empêcher les Uléma, ou savants musulmans, d’exercer leurs fonctions de base.

Pendant les élections de 2006, Rajoub a obtenu plus de votes que n’importe quel autre candidat dans le district d’Hébron.

Cependant, à cause de sa popularité, l’autorité israélienne d’occupation le persécute sans relâche, le jetant en prison pendant près de 50 mois sur des accusations montées de toutes pièces, comme le soutien à une organisation militante. Il n’y a que deux mois qu’il est sorti des geôles israéliennes.

Rajoub est toujours très populaire, ce qui inquiète l’AP qui essaie de limiter ses activités.

Les derniers événements de Dura se produisent au milieu d’accusations par les leaders islamiques palestiniens que l’AP combat de fait l’Islam pour plaire à Israël et aux Etats-Unis. Certains experts palestiniens et arabes sont convaincus que la satisfaction américaine et israélienne vis-à-vis de l’AP dépend largement de jusqu’où l’AP est prête à aller pour imposer des restrictions sur l’activisme islamique en Palestine occupée.

Mercredi dernier, les forces de sécurité de l’AP ont violemment bloqué une réunion organisée à Ramallah par des intellectuels libéraux et de gauche qui avaient l’intention de tenir une conférence de presse pour déclarer leur opposition à ce qu’ils considèrent être la capitulation de la direction de Ramallah aux diktats américains et israéliens.

La violente répression de la dissidence, renforcée ces derniers jours et semaines, est vue comme un mauvais présage par la plupart des Palestiniens. Ils craignent que l’AP ait recours à des tactiques très dures pour imposer un « accord de paix » impopulaire avec Israël, qui liquiderait la cause palestinienne en bradant ou en sacrifiant des droits palestiniens souverains comme Jérusalem et le droit au retour des millions de réfugiés palestiniens déracinés de leurs maisons et villages dans ce qui est maintenant Israël.

Source : Palestine Info
Traduction : MR pour ISM

URL de l'article: http://www.alterinfo.net/L-AP-sur-les-nerfs-tandis-que-l-opposition-aux-pourparlers-avec-Israel-apartheid-gagne-du-terrain_a49454.html

Le CRIF "consterné" par l'"amalgame" entre expulsions de Roms et rafles de juifs

Publié le 30 août 2010 sur le site lemonde.fr
Lemonde.fr avec AFP

"Il n'appartient à personne de manipuler l'histoire". Comme nous aimerions que le CRIF applique cette volonté au génocide palestinien qui a cours depuis 62 ans en terre de Palestine occupée!!!

"Le CRIF a lu avec consternation les confusions et amalgames faits entre les expulsions des Roms en Roumanie et les rafles et les déportations de juifs par le régime de Vichy et les nazis. Les différences sont d'une telle ampleur que la simple comparaison relève d'une grande ignorance ou d'une grande mauvaise foi", écrit dans un communiqué le président du CRIF, Richard Prasquier.

Le CRIF "rappelle que les Tziganes ont été les cibles d'une tentative de génocide de la part du régime nazi. Les juifs sont de ce fait particulièrement préoccupés s'il apparaît que leur communauté puisse être stigmatisée. Il existe dans beaucoup de pays d'Europe un sentiment d'hostilité vis-à-vis d'une minorité continuellement opprimée dans l'histoire. Ce sentiment doit être combattu où qu'il se trouve et des moyens de vie décents doivent être proposés aux Roms avec l'aide de l'Union européenne. Mais quoi qu'on pense des mesures et des déclarations actuelles en France, il n'appartient à personne de manipuler l'histoire".

URL du billet: http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/30/le-crif-consterne-par-l-amalgame-entre-expulsions-de-roms-et-rafles-de-juifs_1404485_3224.html

Le rabbin Yossef invoque Dieu pour faire disparaitre les Palestiniens

Publié le 30 août 2010 sur le site almanar.com.lb

Le fameux rabbin israélien Ovadia Yossef, a invoqué Dieu, samedi soir, dans son prêche hebdomadaire à Jérusalem AlQuds occupée, pour qu'il fasse disparaitre le président palestinien Mahmoud Abbas et son peuple.



"Que tous ces méchants qui haïssent Israël, comme Abou Mazen (le président palestinien Mahmoud Abbas) et tous les Palestiniens, disparaissent de notre monde, que la peste les frappe!", a lancé le chef spirituel du parti Shass, dans des propos diffusés par la radio de l'armée d’occupation israélienne.

Interrogé à la radio militaire sur les propos de Yossef, le député du Shass Nissim Zeev a tenté d'expliquer qu'en fait ce dernier avait cité le Talmud pour exprimer le voeu que Dieu fasse disparaître les ennemis d' « Israël ».

Le rabbin Yossef a fait ces déclarations alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et Abbas doivent se rencontrer mercredi à Washington, sous les auspices du président américain Barack Obama, pour engager des négociations directes de paix, suspendues depuis 20 mois.

Notons que le parti Shass est l'un des piliers de la coalition gouvernementale de Netanyahu, avec onze députés sur un total de 120 à la Knesset (Parlement).

URL de l'article: http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152105&language=fr

Washington fustige les propos du rabbin Yossef sur les Palestiniens
Publié le 30 août 2010 sur le site almanar.com.lb

Le département d'Etat américain a qualifié dimanche de "profondément offensants" les propos tenus sur les Palestiniens par l’influent rabbin israélien, Ovadia Yossef, qui a souhaité « la disparition des Palestiniens de notre monde".

"Nous regrettons et condamnons les déclarations incendiaires du rabbin Ovadia Yossef", a commenté le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley dans un communiqué.

"Ces remarques ne sont pas seulement profondément offensantes, mais une incitation comme celle-là nuit à la cause de la paix", a ajouté Crowley, prétendant qu'elles ne reflétaient pas les vues de Netanyahu.

Ovadia Yossef est le chef spirituel du parti Shass, l'un des piliers de la coalition gouvernementale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avait espéré "que Dieu frappe ces Palestiniens méchants et persécuteurs d'Israël de la peste!".

A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, le porte-parole Ghassan Khatib s'est indigné de cette déclaration qualifiée d'"incitation raciste" à la haine, exigeant un désaveu officiel du gouvernement israélien.

URL de l'article: http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152194&language=fr

Véolia essaie de blanchir le projet illégal de tramway à Jérusalem

Publié le lundi 30 août 2010 sur le site info-palestine.net
par Adri Nieuwhof - E.I

La semaine dernière le journal israélien, Haaretz rapportait que le consortium qui détient le contrat du projet de tramway controversé de Jérusalem Est a fait un sondage parmi les habitants (juifs NdT) de la ville pour leur demander si cela les ennuierait que des Palestiniens montent dans le tramway.


Le tramway est construit illégalement dans la partie occupée de Jérusalem - Photo : Anne Paq/Active Still


Le mauvais écho qu’a eu le sondage -qualifié de raciste même par les membres du gouvernement israélien- est un retour des choses ironique. Le géant français du transport Véolia, qui joue un rôle central dans le projet qui renforce l’emprise d’Israël sur Jérusalem Est occupée avait utilisé ce procédé douteux des sondages sur les Palestiniens pour donner une meilleure image à son implication dans ce projet.

Le 20 août Haaretz a révélé que Citypass, la holding dont les transports Véolia et une autre firme française Alstom font partie, a réalisé un sondage parmi les habitants de Jérusalem. Citypass a demandé aux habitants (juifs NdT) si cela les dérangeait que le tramway s’arrête dans des quartiers palestiniens de Jérusalem Est qui est occupée et s’ils voyaient un inconvénient à ce que les passagers, aussi bien juifs que palestiniens, y montent librement "sans subir de contrôle de sécurité".

Les responsables de la municipalité et le ministère des Transports israéliens ont qualifié les questions posées de "racistes". Le Directeur Général de la municipalité de Jérusalem, Yair Maayan, a fait un courrier à Citypass dont voici un extrait : "Nous sommes sidérés de voir qu’un consortium commercial privé ose se mêler de ces questions qui ne sont aucunement de son ressort, et ose poser de telles questions racistes et provoquer des luttes et des conflits dans la ville".

Le tramway de Jérusalem fait partie du "Plan Directeur des Transports à Jérusalem" élaboré par le gouvernement israélien et la municipalité de Jérusalem. Des militants ont fait pression sur Véolia et Alstom à cause de leur participation à ce projet qui a pour but de desservir les colonies israéliennes. La première ligne de tramway relie, en violation des règles internationales, Jérusalem Ouest (peuplée de Juifs NdT) à des colonies illégales établies autour de Jérusalem Est qui est palestinienne et se trouve en Cisjordanie occupée.

Les colonies israéliennes des territoires occupés de la Cisjordanie et l’annexion de Jérusalem Est sont illégales au regard du droit international. Leur illégalité a été confirmée par de nombreuses résolutions de l’ONU ainsi que par l’avis que la Cour Internationale de Justice a rendu au sujet du mur qu’Israël a construit en Cisjordanie occupée. En conséquence les militants soutiennent que Véolia est directement impliqué dans le maintien des colonies illégales de Cisjordanie et l’annexion de Jérusalem Est, la partie palestinienne de la ville. En mai 2006, les transports Véolia ont répondu aux critiques en disant "qu’ils allaient rechercher un avis légal indépendant afin de mieux comprendre la situation".

La firme s’est offert les services de Ove Bring, professeur émérite de l’université de droit international de Stockholm et du collège national de la défense suédois. Bring a dit à Véolia qu’étant donné que l’occupation d’Israël était illégale, on pouvait présumer que le projet de tramway était illégal aussi. Il a ajouté que la présomption d’illégalité pouvait être levée s’il s’avérait que la population palestinienne profitait du tramway.

Or l’Organisation Palestinienne de Libération (PLO) s’est opposée à la participation de Véolia au projet depuis le début. Dans un communiqué de presse du 11 juillet 2001, la PLO a déclaré que le projet "fait du tort aux Palestiniens et viole ses droits à l’auto-détermination". En 2005 la PLO a demandé à Véolia de ne pas participer au projet, et en 2007 la PLO a traduit Véolia en justice en France. Les objections ont été présentées à une conférence de presse en novembre 2009 tenue par le comité national (BNC) de BDS (Boycott, désinvestissement and sanctions) qui représente plus de 170 organisations civiles palestiniennes qui a déclaré son opposition au projet.

Véolia n’a tenu aucun compte des objections des organisations palestiniennes. La firme a déclaré sur son site Web que la controverse autour de sa participation au projet était " largement alimentée par quelques ONG (organisations non gouvernementales) pro-palestiniennes et la presse anglo-saxonne et scandinave" ("le trajet du tramways de Jérusalem").

Pour essayer d’échapper aux accusations des principales organisations palestiniennes, Véolia a commandé toute une série de sondages en 2007 et 2009 pour aller dans le sens que le professeur Bring leur avait suggéré. Véolia s’est vanté de ce que les sondages montraient que la population des quartiers palestiniens occupés de Jérusalem soutenait fortement le projet. Cependant on peut douter de la sincérité de ces sondages car l’entreprise n’a fourni aucun élément sur leur méthodologie, les questions posées ou les caractéristiques des personnes interrogées, et a refusé de clarifier ces questions.

Interrogé par Electronic Intifada, Bring a répondu : "Si Véolia ne veut pas s’expliquer sur l’information qu’ils détiennent, cela ne les met pas en position crédible pour affirmer que le tramway profite à la population palestinienne".

La mère, âgée de 83 ans, d’un habitant de Jérusalem Est, Ramzi Zaniniri, a été interrogée au téléphone. Elle a accepté de participer au sondage. Mais selon Zaniniri : "Les gens [des quartiers palestiniens] de Shuafat et Beit Hanina, comme ma mère n’ont aucune idée du trajet du tramway, ni s’il va être construit sur de la terre confisquée aux Palestiniens au non".

2000 mètres carrés de terre appartenant à Mahmoud al-Mashni qui habite à Shuafat ont été confisqués pour le projet du tramway et plus de terre encore sera confisquée pour construire le parking de la gare. "Ce n’est pas bon pour nous, cela profite seulement aux colonies juives" a expliqué al-Mashni à Electronic Intifada au cours d’un interview téléphonique. "Nous n’avons pas les moyens de payer le prix du billet. Un billet coûtera 15 shekels (4 dollars). Nos revenus sont très modestes. Le bus pour aller à Jérusalem Est ne nous coûte que quatre shekels (un dollar)".

Le 31 janvier 2008, le Jerusalem Post a rapporté que les habitants de Shafat considèrent le tramway plus comme un fardeau que comme un avantage. Abed Dari, un enseignant de Shuafat a dit au journal : "Ils disent qu’ils ouvrent une ligne de tramway pour faciliter la vie des habitants mais nous constatons que cela nous complique la vie. Ici tout le monde a besoin de la grand-route pour aller à Jérusalem mais beaucoup de voies sont bloquées par le tramway."

Selon al-Mashi, comme le tramway utilise la moitié de la largeur de la route qui traverse Shuafat, il n’est plus possible de traverser la rue. Le trafic est maintenant réduit à deux voies dans chaque direction causant des embouteillages quand les bus ou les voitures s’arrêtent au bord de la route. Aux heures de prière, les voitures stationnent en file près de la mosquée et il ne reste plus qu’une seule voie."

Véolia a toujours besoin de faire la difficile preuve que le projet de tramway profitera à la population palestinienne et est réalisé avec leur consentement. Car comme le militant palestinien Rifat Kassis a dit à Electronic Intifada : "On ne peut blanchir ce projet illégal grâce à un ’sondage d’opinion’ ou un autre qui peut être réalisé d’une manière sélective et trompeuse dans le but de faire croire que quelques Palestiniens des territoires occupés sont ’contents’ de ce projet clairement colonial qui cimentera l’occupation israélienne et son contrôle sur la ville occupée."

* Adri Nieuwhof est avocate, conseiller et défenseur des droits de l’homme, travaillant en Suisse.
26 août 2010 - The Electronique Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Tradution de l’anglais : Dominique Muselet

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9318

Le gel de la colonisation israélienne au cœur des discussions

Publié le 30 août 2010 sur le site lemonde.fr
par lemonde.fr avec AFP

QUELLE INCROYABLE FARCE!!!Et puis d'abord, est-ce qu'il y a eu un gel de la colonisation durant ces derniers mois?! NON! sûrement pas!
Les entreprises de bâtiment n'avaient juste pas la capacité de mettre ne route plus de chantiers que ceux qui étaient déjà commencés ou programmés... Alors cette mascarade du gel ou du dégel...


Avant même la reprise des négociations directes entre responsables israéliens et palestieniens, qui doit débuter officiellement jeudi à Washington, la situation s'est tendue, dimanche 29 août, autour de la question de la colonisation en Cisjordanie.

Selon un responsable israélien, cité lundi par l'AFP sous couvert d'anonymat, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, n'a jamais promis aux Etats-Unis la poursuite du gel partiel de la colonisation en Cisjordanie. "Nous n'avons présenté aucune proposition aux Américains sur la prolongation du gel (...) Le gouvernement n'a pris aucune nouvelle décision sur cette question", a indiqué ce responsable en citant les propos tenus dimanche par M. Nétanyahou lors d'une réunion des ministres de son parti, le Likoud.

FIN DU MORATOIRE SUR LA COLONISATION EN CISJORDANIE

M. Nétanyahou faisait allusion à l'expiration le 26 septembre du moratoire de dix mois sur la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie, décrété en novembre dernier par son gouvernement. Le premier ministre avait ainsi cédé aux pressions de Barack Obama, qui souhaitait relancer les négociations directes gelées depuis décembre 2008. "Nous avons dit que l'avenir des implantations serait discuté lors des discussions sur un accord final avec d'autres questions", aurait ajouté M. Nétanyahou, toujours selon ce responsable.

Jeudi dernier, plusieurs médias israéliens avaient pourtant assuré que M. Nétanyahou envisageait un "mini-gel" de la colonisation après le 26 septembre, limité aux implantations isolées, afin de rassurer Washington sans s'aliéner le soutien des colons.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a pour sa part de nouveau fait porter dimanche à Israël l'entière responsabilité de l'échec des négociations de paix s'il reprenait la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Interrogé le 23 août sur d'éventuels engagements de l'administration américaine qu'aurait obtenus l'Autorité palestinienne pour une prolongation du moratoire, le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, s'était montré évasif. "Les Américains nous ont dit que si nous entamions les négociations directes, nous serions en meilleure position pour obtenir une extension du moratoire", s'était-il borné à affirmer.

ABBAS ET NÉTANYAHOU MARDI À WASHINGTON

Par ailleurs, la radio militaire a indiqué lundi que "plusieurs milliers" de logements ayant obtenu toutes les autorisations légales nécessaires pourraient commencer à être construits dès le 27 septembre dans 57 colonies, y compris dans des implantations isolées. Seule une prolongation officielle du gel de la part du gouvernement pourrait empêcher ces mises en chantier. Le secrétaire général de La Paix Maintenant, un mouvement opposé à la colonisation, Yariv Oppenheimer, a pour sa part affirmé que le "gouvernement israélien n'avait aucune intention réelle de parvenir à une solution de deux Etats pour deux peuples".

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait annoncé le 20 août la reprise le 2 septembre à Washington des négociations directes israélo-palestiniennes afin d'aboutir à un accord permanent de paix d'ici un an, avec le feu vert de la Ligue arabe et du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU). MM. Nétanyahou et Abbas sont attendus dans la capitale américaine mardi avant d'engager des pourparlers directs, après un dialogue rompu depuis vingt mois.

URL de l'article: http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/08/30/proche-orient-israel-se-defend-d-avoir-promis-la-poursuite-du-gel-de-la-colonisation_1404215_3218.html#ens_id=1228030

Hadiklaim dans la vallée du Jourdain

Publié le lundi 30 août 2010 sur le site info-palestine.net
par Corporate Watch

Hadiklaim est une coopérative de producteurs israéliens de dattes qui approvisionne plusieurs supermarchés au Royaume-Uni, notamment Sainsburys, Marks and Spencer, Tesco et Waitrose (bien que Co Op et Marks and Spencer affirment qu’ils ont en stock uniquement des produits Hadiklaim d’Israël 1948).

La coopérative Hadiklaim se félicite d’exporter sa production vers 30 pays. Les dattes de la marque Tesco et Marks and Spencer sont des produits Hadiklaim.

La coopérative Hadiklaim regroupe des producteurs de dattes de l’Israël de 1948, principalement ceux du Sud ainsi que des colonies dans la vallée du Jourdain occupée. Le site Internet d’Hadiklaim affirme que la société ne commerce qu’avec l’Israël de 1948 ; ses producteurs sont à Beit Shean, Kinneret, Arava, Eilat et (de manière ambiguë) dans « la région de la Mer Morte ». Toutefois, elle exporte également la production des colonies israéliennes dans la vallée du Jourdain. Les rapports d’Hadiklaim dans les médias israéliens en hébreu sont sensiblement différents - le président de la société a déclaré sur YNet que la vallée du Jourdain occupée est une zone importante pour Hadiklaim.

(JPG) Hadiklaim exporte ses dattes sous les marques ’King Solomon’ et ‘Jordan River’. Sa production est exportée par la société israélienne Almog Tradex Ltd qui déclare exporter 10 000 t de fruits israéliens annuellement.

Hadiklaim se félicite de ce que « les producteurs et les stations d’emballage Hadiklaim aient été approuvés par les organes fixant les normes internationales tels que ISO, BRC, EUREP GAP, Bio USDA et IFOAM ainsi par le ministère israélien de l’agriculture et l’association israélienne de l’agriculture bio organique. Sa production est souvent certifiée comme bio sur le marché britannique.

Le signage de Hadiklaim est affiché sur les installations d’emballage des colonies de Beit Ha’Arava, près du rivage de la mer Morte, et à Tomer, près du village palestinien de Fasayil. Certains indices donnent toutefois à penser que les dattes d’Hadiklaim sont emballées dans des installations utilisées principalement par Carmel - Agrexco ou d’autres exportateurs.

En octobre 2007, un groupe de militants de Brighton Tubas Friendship and Solidarity Group a envahi la colonie de Tomer dans la vallée du Jourdain occupée et il a photographié les dattes mejoul Hadiklaim emballées par Carmel Agrexco et étiquetées « Made in Israel », destinées selon leur marquage aux magasins Tesco.

Les exportations de produits "Made in Israel" bénéficient de conditions préférentielles en vertu de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël qui a pris effet en 2000. Toutefois, les produits des colonies sont exclus des conditions préférentielles de l’accord avec l’UE. Lorsqu’en 2007, l’ITN a accusé les supermarchés de tromper les consommateurs britanniques, Tesco a admis qu’il avait commis « une erreur » et a déclaré que les dattes israéliennes « provenant exclusivement de Cisjordanie seraient ainsi étiquetées [à l’avenir]. « La controverse découlant de cette débâcle a conduit DEFRA (Département de l’environnement l’alimentation et les affaires rurales) à adopter la directive 2009 DEFRA (voir http://www.defra.gov.uk/foodfarm/food/pdf) sur l’ étiquetage de la production des colonies.

La cueillette des dattes dans la vallée du Jourdain est un travail dangereux. Les ouvriers sont hissés très haut dans les arbres par une nacelle élévatrice sur laquelle ils travaillent toute la journée sans pauses repas ni toilette. La majorité des travailleurs sont des Palestiniens ou des émigrés thaïs, tous payés en dessous du salaire minimum. Pour plus d’informations sur les conditions de travail des cueilleurs de dattes dans la vallée du Jourdain voir le film->http://www.leedspsc.org.uk/ ?p=1671 de Kav’La Oved et UNISON de 2009 intitulé Bitter Dates (dattes amères)

Hadiklaim se spécialise dans les dattes majoul - le type de dattes que les musulmans consomment traditionnellement pour rompre le jeûne pendant le Ramadan. Par le passé, les mosquées britanniques achetaient souvent des dattes israéliennes pour la rupture du jeûne parce qu’elles étaient meilleur marché que les dattes équivalentes en provenance d’Afrique du Nord. Le mois de Ramadan est, après Noël, la saison la plus importante de l’année pour les exportateurs de dattes israéliennes. Les dattes israéliennes mejoul ne peuvent être produites que dans la vallée du Jourdain et dans quelques autres régions du sud d’Israël. La campagne de solidarité avec la Palestine (Palestine Solidarity Campaign)(PSC) mène une campagne d’information au sujet des dattes israéliennes achetées pendant le Ramadan - voir ici pour plus de détails.

Le fait que des sociétés telles que Co Op -qui a pris une position morale à l’encontre des produits des colonies- et Marks et Spencer -qui a également accepté de ne pas vendre les marchandises des colonies- stockent néanmoins la production d’Hadiklaim montre bien que le boycott sélectif des marchandises des colonies échoue même en respectant les conditions prescrites. La position de Co Op contre les produits des colonies est affaiblie du fait que la société continue à traiter avec Hadiklaim et Agrexco qui assurent un marché essentiel aux colonies israéliennes illégales. Les ventes assurées par Co Op et d’autres supermarchés britanniques contribuent à perpétuer la politique coloniale d’Israël en encourageant l’activité des colons.

Bien entendu tout boycott qui ne vise que les colonies israéliennes ne va pas assez loin. L’appel palestinien au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (voir ) appelle au boycott de tous les produits israéliens jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit humanitaire international.

L’adresse d’Hadiklaim est la suivante :

6 Harutz Street Tel Aviv 67060 Israel

Site Internet :

Corporate Occupation

Courriel

Site Internet :

19 août 2010 - Corporate Watch - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.corporatewatch.org.uk/?l...

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9316Traduction : Anne-Marie Goossens

Paris vend des armes à Beyrouth, Washington ne décolère pas

Publié le 30 août 2010 sur le site french.irib.ir

Kabul Press - Un parlementaire américain a demandé vendredi 27 août à la France de ne pas vendre de missiles anti-char au Liban, arguant qu'ils pourraient être utilisés contre Israël, étant donné "l'influence du Hezbollah" sur le gouvernement libanais. La représentante Ileana Ros-Lehtinen, qui siège à la commission des Affaires étrangères du sénat, a émis cet avis dans un communiqué à la suite d'une information parue dans le journal arabophone Asharq Al-Awsat selon laquelle la France pourrait vendre ce type de missiles au Liban. "Vendre des armes au Liban en ce moment serait irresponsable et pourrait menacer la sécurité et la stabilité de la région", écrit-elle. Citant un responsable français, le journal Asharq Al-Awsat annonce que le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a envoyé une lettre à son homologue libanais Elias Murr en mai pour l'informer que Paris était "prêt" à livrer 100 missiles anti-char Hot à Beyrouth.

URL du billet: http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/100866-paris-vend-des-armes-a-beyrouth-washington-ne-decolere-pas

Bil’in : condamnation et larmes

Publié le 28 août 2010 sur le site bilin-village.org

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La marche de protestation hebdomadaire, dans le village de Bi’liln, s’est terminée sous l’agression des Forces d’occupation israéliennes contre la foule, atteignant trois militants avec des grenades lacrymogènes, et abattant un homme d’une balle d’acier enrobée de caoutchouc dans le genou à moins de trente mètres.

Ashraf Khatib a été transporté au centre médical palestinien à Ramallah, d’après le comité populaire de Bil’in.

La marche est partie du siège du comité populaire, près de la mosquée de Bil’in. Des militants de diverses régions du monde avaient rejoint les Palestiniens et les habitants, formant une manifestation de 150 personnes contre la construction de la clôture de sécurité qui traverse le village.

Ils chantaient : « Wahda wahda wataniya ».

Beaucoup ont mis le masque d’Abdullah Abu Rahmah, enseignant et dirigeant du combat populaire à Bil’in, condamné vendredi dernier pour « incitation » après un long procès de huit mois.

« Aujourd’hui, nous sommes tous Abu Rahmah » a déclaré le chef du village avant le défilé. L’enquête sur le dirigeant non violent, appelé le Ghandi palestinien, a provoqué une critique de la part de Catherine Ashton, responsable pour les Affaires étrangères et la Sécurité à l’Union européenne.

« [La condamnation] et l’emprisonnement possibles sont destinés à l’empêcher, lui et les autres Palestiniens, à exercer leur droit légitime à manifester contre l’existence des clôtures de séparation de façon non violente » lit-on dans la déclaration d’Ashton.

Le défilé a serpenté à travers les oliveraies dans la chaleur du milieu de matinée, avant de s’arrêter devant un enchevêtrement de barbelés et de béton. La tombe de marbre de Bassem « Pheel » Abu Rahme, le seul mort depuis le début des manifestations hebdomadaires, est toute proche. Le groupe s’est mis à crier sur les soldats en position de l’autre côté de la route.

L’explosion d’une grenade assourdissante a interrompu les manifestants. Les traînées blanches des grenades lacrymogènes attiraient les regards vers le ciel jusqu’à ces armes chimiques dangereuses ; c’est l’une d’elles qui a tué Bassem.

Les nuages blancs sont venus au-dessus de la foule, beaucoup de manifestants se sont mis à courir, la manifestation se trouvant coupée en deux. Vingt minutes de tirs continuels aux lacrymogènes ont décimé la foule. Deux Palestiniens ont utilisé des frondes pour lancer des pierres sur les soldats lourdement armés de boucliers et casques anti-émeute.

Un cri montant de l’oliveraie a pressé les manifestants de courir, les soldats déployant leur position de première ligne. Beaucoup ont couru vers le village à travers les oliviers ou par la route. Les uniformes gris et les fusils noirs suivaient. Les yeux ruisselaient de larmes.

« Bil’in n’est pas le seul ni le premier, » avait dit un organisateur israélien avant les lacrymogènes et les pierres. « mais il est devenu un symbole du combat contre le mur. »

Vidéo



Traduction : Info Palestine

Négociations Israël Palestine une farce

Publié le 29 août 2010 sur le site sergeadam.blogspot.com
Par Stuart Littlewood

Merci à Serge Adam d'avoir repris et illustré si judicieusement cet article qui traduit si bien la nouvelle pantalonnade qui va se jouer à partir du 2 septembre prochain!

Faites entrer les bouffons : D’autres vaines discussions avec Israël?

Le champion palestinien - leur Chevalier Blanc - se prépare à partir la semaine prochaine pour se battre à la table des négociations contre le Chevalier Noir du régime raciste et son gardien, le Grand Satan.

Les règles de la chevalerie ne seront pas appliquées, donc on ne doute pas du résultat.

Cependant, le Chevalier Blanc n'est pas aussi blanc ou courageux qu’il le semble. Désireux de respecter les volontés de son maître, Mahmoud Abbas est un pigeon complaisant.

À cette occasion, Obama a claqué des doigts de façon autoritaire et a annoncé qu'il voulait que les négociations directes commencent « bien avant » que le Chevalier Noir (alias le premier ministre israélien Netanyahu) mette fin au gel partiel de la colonisation illégale dans un mois.

Et, soit dit en passant, les élections de mi-mandat aux États-Unis arrivent dans deux mois et Obama doit faire bonne impression.

Donc, Abbas a bondi.

Et Abbas a dépassé d'au moins 18 mois la date de faire ses valises quand il aurait dû démissionner de son poste présidentiel. Il a prolongé unilatéralement deux fois son mandat et a annulé les élections prévues. Il n'a pas de mandat populaire et continue de ternir le blason palestinien, entachant ainsi la seule démocratie au Moyen-Orient (Israël étant tout à fait autre chose : une ethnocratie).

Dans l’excitation, tout le monde a oublié que le Hamas est le pouvoir élu par voie démocratique en Palestine, même s’il a été consigné de force dans la Bande de Gaza par Abbas et sa bande armée par les Américains et leurs soutiens israéliens. Le Hamas n’est pas invité à la table des négociations, alors, de toute façon, quelle légitimité pourrait éventuellement avoir la rencontre?

Aucune condition préalable sauf celles d'Israël

Les négociations vont avoir lieu alors qu'Israël continue à bombarder les civils palestiniens à Gaza, maintient son cruel blocus terrestre et maritime et assassine tous les humanitaires non armés qui naviguent pour le briser. Israël interdit les exportations, limite durement les déplacements à l’intérieur des Territoires occupés, procède à des démolitions de maisons, interdit l'accès aux universités et aux lieux de culte, et se comporte en général de manière brutale et barbare.

Israël n’a pas honoré ses précédents engagements de paix, et tout indique qu’il veut seulement étendre davantage ses frontières.

L'idée qu'il peut y avoir de véritables pourparlers dans ces conditions est une insulte à l'intelligence du monde civilisé. Abbas avait dit précédemment qu'il ne voyait pas beaucoup d'intérêt à parler, mais il a subi des pressions qui l’ont fait changer d'avis.

Netanyahu insiste lourdement sur le fait qu’il ne peut pas y avoir de conditions préalables alors qu’il s’active à poser les siennes, en excluant notamment tout retour des Palestiniens à Jérusalem-Est, qui, comme chacun sait appartient aux Palestiniens et est désignée comme étant leur capitale, et en refusant de prolonger la suspension temporaire de construction de colonies sur des terres volées.

La Palestine, comme toujours, est dirigée par des perdants. Le principal négociateur d'Abbas, Saeb Erekat, est décrit comme un éditeur de journal, mais il ne semble pas très habile à porter la cause palestinienne à l'attention des médias du monde extérieur.

Ses premiers tirs préviennent les Israéliens qu'ils doivent choisir entre « les colonies ou la paix... qu’ils ne peuvent pas avoir les deux ». Est-ce que cette balle magique d’Erekat désarçonnera le Chevalier Noir?

Le Droit et la justice ne sont pas au menu

Netanyahu dirige une fragile coalition de gens de droite et de cinglés religieux. Il dit que s'il devait prolonger le moratoire sur les colonies, cela pourrait déclencher l'effondrement de son gouvernement.

Alors, il doit continuer ses méthodes criminelles pour survivre.

Pour prouver que son sens de l'humour ne l'a pas encore abandonné, il poursuit en disant : « Nous venons aux pourparlers avec le désir sincère de parvenir à un accord de paix entre les deux peuples qui protégera les intérêts de la sécurité nationale d'Israël, pour qui le plus important est la sécurité. »

Les intérêts de la sécurité nationale des Palestiniens sont, et ont toujours été, sans importance.

Et vous allez mourir de rire avec ce passage : « Il est maintenant temps pour les Palestiniens et les États arabes de saisir la main tendue d'Israël et d’essayer d’égaler l’engagement inébranlable de l'État juif pour la paix par des actions qui leur sont propres. »

Un autre groupe pro-israélien, J-Street, affirme que les négociations pourraient être la dernière occasion de sauver la solution à deux États. « La fenêtre d'opportunité pour le progrès est brève et la dernière. Nous croyons que l'avenir d'Israël en tant que foyer juif et démocratique, pour ne pas mentionner les intérêts vitaux des Américains dans la région, sont en jeu », déclare le vice-président pour la Politique et la Stratégie de J-Street, en prétendant que les meilleurs intérêts de l'Amérique concordent avec l’expansionnisme raciste et illégal d'Israël.

De la façon dont l'Amérique se comporte au niveau international, on pourrait penser que le droit et la justice sont une sorte de plats d’un menu à la carte que l’on distribue au hasard ou pas du tout. Ou quelque chose que les Américains peuvent renvoyer en cuisine si leurs papilles gustatives ne les aiment pas.

C’est scandaleux que M. Netanyahou soit encouragé à penser que le respect de la loi est facultatif et, qu’en même temps, de nouvelles concessions peuvent être arrachées, sous la contrainte, à un peuple que les Israéliens ont opprimé et escroqué depuis 60 ans.

Selon des reportages, le groupe de pression pro-israélien, l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), dans l’une de ses déclarations les plus farfelues à ce jour, a demandé à l'Autorité palestinienne de « renoncer à ses tentatives de longue date pour éviter de faire des choix difficiles à la table des négociations et de cesser l'incitation contre Israël à la maison et à l’étranger. »

Du bavardage tout fait

Les négociations, bien sûr, n'ont rien à voir avec la paix. Elles ont tout à voir avec la cupidité, la domination et le vol de plus de terres. Le plan est d'avoir un leader palestinien faible dans un coin et de faire avec lui une partie de bras de fer afin de lui extorquer plus de concessions, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.

Est-ce vraiment le bon moment pour se mettre à genou ou faire des courbettes devant quelqu'un d'aussi peu fiable qu’Obama ou d’aussi criminel que Netanyahou?
C’est certainement une occasion de rester fidèle aux principes et passer au-dessus des médiateurs corrompus, en exposant des arguments palestiniens convaincants fermement ancrés dans le droit établi et la justice afin qu'il n'y ait pas de place à la dérobade et réclamer à la communauté internationale ces mêmes lois et justice qu'elle a approuvées.


Il faudrait donc une campagne de communication soigneusement planifiée et exécutée de manière professionnelle pour que le monde écoute, quelque chose que l'Autorité palestinienne et l'OLP, sous Abbas, ont fatalement négligé.

Mais Abbas dit que c'est sa « responsabilité nationale » d’accepter les négociations. Ceux à Ramallah qui ont osé désapprouver ont été rapidement écrasés par ses hommes de main de la sécurité.

Abbas et Erekat appartiennent aux échecs minables du passé. Pour la Palestine, l'avenir doit commencer quelque part. Cela pourrait aussi bien être maintenant.

L’Amérique ne peut pas - non, ne veut pas - respecter le droit international ou les résolutions de l'ONU. Comme les Israéliens, les Américains ont un mépris cynique des droits de l'homme, sauf les leurs. Donc, cela va à l'encontre des notions de franc-jeu que de voir l'Amérique agir comme hôte et prétendre être un médiateur honnête.

Abbas ne devrait rien vouloir savoir. S'il ne peut pas être persuadé de se comporter selon les règles et partir, il devrait au moins choisir la solution du bavardage tout fait. Cela a été fait à l'ONU. Et l'ONU a traité Israël avec une générosité estomaquante aux dépens des Arabes, d'abord avec son cadeau du Plan de Partage de 1947 et plus tard avec l’acceptation des gains territoriaux d'Israël représentée par la « Ligne verte » d’Armistice. Les Israéliens devraient accepter cette munificence stupéfiante avec une humilité convenable, et s’en contenter.

Obama ferait bien de reconnaître que les décisions ont déjà été prises. Elles sont inscrites dans les résolutions des Nations Unies, dans le droit international, les Conventions de Genève et dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Elles attendent d'être appliquées par les nations qui ont pris part à ces engagements solennels, y compris les États-Unis.

Alors s'il vous plaît, M. Obama, plus de bavardages. Arrêtez la parodie et faites votre devoir.

Gagnez ce prix de la paix. Ou rendez-le.

Source : dissidentvoice.org/

Traduction : MG pour International Solidarity Movement

Le monde du théâtre israélien ravive le débat sur la colonisation

Publié le 29 août 2010 sur le site fr.news.yahoo.com
par Karin Laub/ Associated Press

La pétition ambitionne de relancer le débat dans la société israélienne, à la veille de la reprise très attendue des pourparlers avec les Palestiniens: une soixantaine de comédiens et hommes de théâtre israéliens de premier plan se sont engagés à refuser de jouer dans l'implantation juive d'Ariel, en Cisjordanie, où un nouvel auditorium ouvre ses portes à l'automne, ou dans quelque autre implantation des territoires palestiniens occupés, a annoncé dimanche l'un de leurs représentants.

Ce refus vient raviver le débat sur une question qui divise les Israéliens: l'avenir de dizaines de colonies de peuplement en Cisjordanie, et ce à l'heure où Israéliens et Palestiniens reprennent le 2 septembre à Washington des pourparlers directs gelés depuis 18 mois.

La question des implantations, considérées illégales par la communauté internationale et situées sur des terres que les Palestiniens veulent voir faire partie de leur Etat, est susceptible de faire dérailler ces pourparlers très vite.

Le président palestinien Mahmoud Abbas affirme en effet qu'il claquera la porte si Israël ne prolonge pas le gel de la construction dans les implantation, un moratoire de dix mois qui arrive à expiration le 26 septembre. Et le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou ne s'est engagé à rien.

Selon le dramaturge Joshua Sobol, au moins 56 comédiens et auteurs de théâtre ont déjà signé la pétition, rédigée en réponse à l'annonce par la direction de plusieurs compagnies subventionnées qu'elles comptaient aller jouer à Ariel.

Parmi les signataires refusant d'aller jouer de l'autre côté de la Ligne verte, qui marque la 'frontière' avec la Cisjordanie occupée, on trouve des grandes figures du monde théâtral et comédiens populaires en Israël, comme Yossi Pollak, Anat Gov ou Savyon Liebrecht.

Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a estimé qu'ils servaient ainsi la campagne internationale qui vise à délégitimiser Israël, via des boycotts économiques, culturels ou universitaires. "La dernière chose dont nous ayons besoin en ce moment, alors que nous faisons l'objet de ce genre d'attaque, c'est d'une tentative de boycott venue de l'intérieur", a-t-il déploré dimanche au début du conseil des ministres hebdomadaire.

La question arrive sur le devant de la scène en raison de l'ouverture, prévue en novembre, d'un nouveau centre culturel qui a coûté dix millions de dollars à Ariel, une des plus importantes implantations cisjordaniennes, avec quelque 20.000 habitants. Selon le maire d'Ariel Ron Nachman, les principales compagnies théâtrales du pays sont prêtes à venir y jouer.

Sobol, auteur célèbre du "Ghetto", pièce sur l'Holocauste, a dit espérer que cette pétition puisse réveiller un public apathique et pousser les compagnies à revenir sur leur décision. "Il y a eu de la léthargie ces dernières années. Les gens sont en quelque sorte devenus indifférents aux nombreuses questions qui sont des questions existentielles en Israël, et ceci pourrait ranimer le débat public", a-t-il déclaré.

Les quatre compagnies, Habima, Cameri, Beit Lessin et Beersheba Theater, ont affirmé dans un communiqué conjoint qu'elles ne céderaient pas. "Nous respectons les opinions politiques de nos acteurs, mais nous ferons en sorte que ce que le théâtre israélien a de mieux aille à Ariel", écrivent-elles.

Selon Osnat Chen, porte-parole de Habima, la compagnie étudiera le cas de chaque acteur qui refuserait de jouer à Ariel.

Depuis qu'Israël s'est emparé de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de la partie orientale de Jérusalem lors de la Guerre des Six jours en 1967, environ 300.000 colons se sont installés en Cisjordanie, et 200.000 autres à Jérusalem-Est, annexée par l'Etat hébreu après le conflit. Les détracteurs de la politique de colonisation estiment que ces enclaves et leur croissance constante pourraient empêcher la partition de la terre et détruire la notion d'un Etat juif démocratique.

Par ailleurs, le chef spirituel du parti ultra-orthodoxe Shas, membre de la coalition gouvernementale, a fait scandale dimanche, après avoir estimé que les Palestiniens et leur président devraient "disparaître du monde". Le rabbin Ovadia Yosef, 89 ans, très respecté dans la communauté sépharade, a aussi qualifié les Palestiniens d'"ennemis amers et malfaisants d'Israël".

Dans un communiqué, l'Autorité palestinienne a riposté, réclamant qu'il soit mis fin à la "culture de la haine envers les Palestiniens" en Israël. "Le chef spirituel du Shas appelle carrément au génocide contre les Palestiniens et il semble ne pas y avoir de réponse du gouvernement. Est-ce ainsi que le gouvernement israélien prépare son opinion publique à un accord de paix?", s'est interrogé le négociateur palestinien Saeb Erekat. AP

URL de l'article: http://fr.news.yahoo.com/3/20100829/twl-israel-palestiniens-implantations-ac-951b410.html

dimanche 29 août 2010

Le Renseignement israélien a entièrement infiltré le Liban

Publié le 28 août 2010 sur le site legrandsoir.info
par Wayne MADSEN

Nous avons appris de nos sources de renseignements au Liban que, là-bas, le gouvernement vient de réaliser que l’infiltration des services de renseignement israéliens dans tous les groupes politiques du pays est pire qu’il ne le pensait au départ.

Une fois satisfait de la pénétration du monde chrétien et druze du pays, le Mossad israélien a aussi complètement infiltré à présent les plus hauts échelons des partis sunnites et chiites.

Le Liban a récemment accusé d’espionnage pour le Mossad le général à la retraite Fayez Karam, un membre éminent du Mouvement Patriotique Libre du général retraité Michel Aoun, allié du Hezbollah.

Parmi les partis politiques infiltrés par le Renseignement israélien, il y a le Mouvement du Futur du premier ministre Saad Hariri, fils de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, assassiné par une voiture piégée à Beyrouth en 2005.

On pense que le tribunal spécial des Nations unies pour le Liban (STL) accusera très bientôt de cet assassinat le Hezbollah. Seulement, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, a annoncé dernièrement que le groupe avait des preuves vidéo venant de drones israéliens, qui montrent que les forces israéliennes suivaient Hariri avant son assassinat.

Le procureur en chef du TSL, le canadien Daniel Bellemare, a demandé les indices du Hezbollah. Or, nous avons appris que Bellemare est soupçonné par les services secrets libanais d’avoir eu des contacts antérieurs étroits avec des agents à la fois de la CIA et du Mossad.

Nous avons déjà signalé que Bellemare est soupçonné d’avoir autorisé et présenté, dans les pièces à conviction de l’assassinat d’Hariri, des interceptions trafiquées de téléphone cellulaire qui désignent le Hezbollah de manière flagrante. Il se pourrait qu’il soit à craindre que Bellemare donne au Mossad les preuves du Hezbollah, afin que les Israéliens déterminent l’origine de la fuite des vidéos classées confidentielles.

On signale aussi que le Mossad prépare un successeur au leader politique chiite Nabih Berri, qui est l’actuel président du parlement libanais. L’opération du Mossad est activement soutenue en coulisses par l’Arabie saoudite, un pays dont l’alliance avec Israël est en passe de devenir l’un des plus grands secrets de polichinelle du Moyen-Orient.

Selon nos sources au Liban, une organisation sur laquelle Israël et les États-Unis peuvent compter pour aider l’ONU, après l’inculpation espérée du Hezbollah pour l’assassinat de Hariri, est un réseau sunnite de la vallée de la Bekaa au Liban. Il comporte un membre de la famille de Ziad al-Jarrah, l’un des présumés pirates de l’air du vol 93 d’United Airline le 11 septembre 2001.

Le Renseignement libanais a relié le Ziad al-Jarrah, qui vient de la vallée de la Bekaa, à un réseau soutenu par des Saoudiens salafistes qui englobe des partenaires d’« Al-Qaïda. » Ils serviront à cibler les Chiites du Liban à la suite des accusations de Bellemare contre le Hezbollah.

Le Renseignement libanais a découvert que des membres de ce même réseau salafiste/Al-Qaïda soutenu par le Mossad a aussi ciblé de hauts dirigeants chiites en Irak.

Nous avons appris que Ziad al-Jarrah a servi au Mossad, à la CIA et au Renseignement saoudien, de « pigeon » dans l’intrigue du 11/9, tout comme des « naïfs » du même acabit sont utilisés en Irak et ailleurs pour aider à maintenir vivant le mythe d’« Al-Qaïda » et d’Oussama Ben Laden.

Bien que toujours à l’état embryonnaire au Liban, ce même réseau salafiste/Al-Qaïda a servi au Mossad et à la CIA pour espionner les groupes palestiniens du Liban durant les années 80 et 90, ainsi que la Syrie pendant son occupation là-bas.

Le réseau d’espionnage israélien se prolonge aussi en Syrie. Nos sources libanaises signalent que l’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam, qui avait accusé le président syrien Bachar al Assad d’avoir ordonné l’assassinat de Rafic Hariri, est soutenu tactiquement par Israël et les états-Unis. Khaddam, qui dirige le Front de Salut National en exil (NSF), cherche à renverser Assad.

Le NSF reçoit un soutien non seulement du Renseignement israélien et américain, mais aussi du Renseignement français et allemand. Le NSF a des bureaux à Bruxelles, Berlin, Paris et Washington, et il est soupçonné d’œuvrer en coulisses avec Bellemare afin d’apporter des charges contre le Hezbollah pour l’assassinat de Rafic Hariri.

Quoi qu’il en soit, les tentatives précédentes pour piéger Assad et les généraux libanais pro-syriens accusés de l’assassinat n’ont pas abouti à cause du manque de preuves crédibles.

http://rplfrance.org/index.php?cont...

URL de l'article
http://www.legrandsoir.info/Le-Renseignement-israelien-a-entierement-infiltre-le-Liban.html
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