samedi 31 juillet 2010

Diaporama de la journée du 31 juillet 2010 en Terre de Palestine

Lien du Diaporama : http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/israel-palestine.html?imageUrl=/ap/20100731/r_p_ap_wl_israel/pwl-mideast-israel-palestin-ae71c4c0ad62&sp=-1

L'escalade sioniste est un résultat naturel de la décision arabe de reprendre les négociations

Paru le samedi 31 juillet 2010 sur le site du Centre Palestinien d'Information

(Photo CPI)


Gaza – CPI
Dr. Sami Abou Zouhri, porte-parole du mouvement du Hamas, a affirmé que l'escalade militaire effectuée la nuit dernière par les forces de l'occupation sioniste contre la bande de Gaza est un résultat naturel de la décision arabe d'accepter les négociations avec l'entité sioniste occupante.

Cette escalade "est une réaction à la décision arabe, qui a couvert l'entrée d'Abbas aux négociations directes", a dit Abou Zouhri dans une déclaration de presse spéciale au Centre Palestinien d'Information, samedi 31/7.

Il a mis en doute les déclarations de l'armée sioniste concernant le lancement d'une roquette à partir de la bande de Gaza, et il a précisé que cette escalade et cette menace sionistes ne peuvent pas réaliser leur objectif, qui est de casser la volonté du peuple palestinien.

"Notre peuple va affronter cette escalade et les crimes sionistes par la lutte", a-t-il indiqué en appelant les ministres arabes à porter la responsabilité de cette escalade, qui vient suite à la couverture apportée par la décision arabe.

Enfin, il a appelé la communauté internationale à prendre ses responsabilités face à cette agression qui a fait un martyr et plus de dix blessés au sein des Palestiniens.

Lien de l'article : http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7vp4IlKQ31RhR7lJPRm7quPbygBGGAgf%2f24YQbvfSXGIt%2bIrHxuq9s%2bfCPUZ1oddtQOdbUlDd9YAb77nY5Z9m2GsBjBwgIJolMz07xXT0TgE%3d

Ne niez pas nos droits : lettre ouverte à Mahmoud Abbas

Publié le vendredi 30 juillet 2010 sur le site de l'International Solidarity Movement
Par divers signataires

Cette lettre ouverte adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, dont le mandat électif a expiré en juillet 2009 et qui est resté au pouvoir en vertu de lois d’urgence controversées, a été publiée le 22 juillet 2010.

Nous sommes des Palestiniens d'origines et affiliations diverses – savants, intellectuels, artistes, activistes, syndicalistes, défenseurs des droits de l’homme et dirigeants de la société civile, en Palestine historique et en exil – qui sommes unis dans notre engagement pour la réalisation des droits fondamentaux de tous les Palestiniens, en particulier notre droit inaliénable à l’autodétermination. Ce droit universellement reconnu comprend, au minimum, la libération de l’occupation et de la colonisation dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem ; une pleine égalité pour les citoyens palestiniens en Israël, et le droit au retour pour les réfugiés palestiniens et leurs descendants.

Au cours d’une réunion avec l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) le 9 juin, vous auriez dit : « Je ne dénierai jamais [le] droit juif à la terre d’Israël, » une déclaration dont vous devez encore vous rétracter. Nous considérons cette annonce, qui adopte un principe central du sionisme, comme une trahison grave des droits collectifs du peuple palestinien. Elle équivaut à un abandon du droit des citoyens palestiniens vivant en Israël à vivre dans l’égalité dans leur propre patrie, dans laquelle ils se sont fermement maintenus en dépit du régime d’apartheid qui leur est imposé depuis des décennies. Cete déclaration cède également sur le droit des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs foyers.

Aucune institution ni dirigeant palestinien n’a jamais accepté une revendication d’exclusivité juive à la Palestine, qui est incompatible avec les droits internationalement reconnus au peuple palestinien. Nos droits nous sont inhérents en tant que peuple, il ne vous appartient pas d’en faire ce que vous voulez.

Nous, en tant que Palestiniens, avons besoin de toute urgence d’une direction légalement et démocratiquement élue, qui soit responsable, capable et engagée dans la réalisation de nos droits nationaux et nos aspirations à vivre dans la liberté, la dignité et une paix juste dans notre patrie ancestrale. Nous demandons à tous les Palestiniens de reprendre immédiatement le processus démocratique pour la construction duquel notre peuple a tant lutté, de sorte que nous puissions désigner des dirigeants ayant une vision et une stratégie efficaces pour réaliser nos droits en tant que peuple.

Premiers signataires :

Saleh Abdel-Jawad, Assoc. Prof. of History, Birzeit University (Ramallah); Abdul-Rahim Al-Shaikh, poet and academic (Jerusalem); Naseer Aruri, Prof. Emeritus, University of Massachusetts (Dartmouth); Mourid Barghouti, poet and author (Ramallah/Cairo); Omar Barghouti, commentator and human rights activist (Jerusalem); Ramzy Baroud, author and editor of the Palestine Chronicle (Seattle); George Bisharat, Prof., UC Hastings College of the Law (San Francisco); Haidar Eid, academic and boycott, divestment and sanctions activist (Gaza); Samera Esmeir, Assist. Prof. of Rhetoric, Univ. of California, Berkeley (Haifa); Wael Hallaq, Prof., Columbia University (New York); Nadia Hijab, author and human rights advocate (Washington, DC); Jamil Hilal, sociologist and author (Ramallah); Islah Jad, Assist. Prof. of Gender & Development, Birzeit Univ. (Ramallah); Hatem Kanaaneh, medical doctor and author (Sakhnin); Ghada Karmi, author and Fellow, Exeter University (Exeter); Nur Masalha, Prof. of Religion and Politics, St. Mary's Univ. College (London); Joseph Massad, Prof., Columbia University (New York); Jean Said Makdisi, author (Beirut); Saree Makdisi, Prof., University of California at Los Angeles (Los Angeles); Zakaria Muhammad, novelist (Ramallah); Karma Nabulsi, Fellow in Politics, University of Oxford (Oxford); Eyad Sarraj, psychiatrist (Gaza)

(par ordre alphabétique – les institutions ne sont indiquées qu’à des fins d’identification)

Soutiens :

Mohammed Abu Abdu, Pal. Student Campaign for Academic Boycott of Israel (PSCABI) (Gaza); Bashir Abu-Manneh, Prof., Columbia University (New York); Mohsen Abu Ramadan, civil society activist and independent political commentator (Gaza); Salman Abu Sitta, Palestine Land Society (London); Abdefattah Abusrour, President of Palestinian Theatre League, Jerusalem - General Director of Alrowwad Cultural and Theatre Society, (Aida refugee camp, Bethlehem); Majeed Al-Barghouthi, poet and writer (Amman); Musa Al-Hindi, Coord. Comm. member, US Palestinian Community Network (USPCN); Hala Al-Yamani, Assist. Prof., Bethlehem University (Bethlehem); Lubna Arikat, community activist (San Diego); Huwaida Arraf, attorney and human rights activist, New York; Khaled Barakat, writer and activist, Vancouver; Nasser Barghouti, human rights activist (San Diego); Diana Buttu, lawyer (Ramallah); Yasmeen Daher, lecturer at Birzeit University and human rights activist (Jaffa); Seif Da'na, Prof. of Sociology, University of Wisconsin, Parkside (Parkside); Lamis J. Deek, attorney and human rights advocate (New York); Noura Erakat, human rights attorney (Washington, DC); Leila Farsakh, Assoc. Prof., University of Massachusetts (Boston); Jess Ghannam, Prof., University of California, San Francisco (San Francisco); Lubna Hammad, lawyer and human rights activist, Adalah-NY (New York); Rema Hammami, Assoc. Prof. of Anthropology, Birzeit University (Ramallah); Nizar Hasan, filmmaker (Nazareth); Zaha Hassan, civil rights attorney and human rights advocate (Oregon); Kamel Hawwash, Assoc. Prof. in Civil Engineering, University of Birmingham (Birmingham); Monadel Herzallah, US Palestinian Community Network (USPCN), San Francisco; May Jayyusi, Exec. Director of Muwatin, Palestinian Institute for the Study of Democracy (Ramallah); Ray Jureidini, sociologist, Cairo; Jamal Kanj, author, (Nahr el Bared refugee camp); Osamah Khalil, PhD Candidate, University of California, Berkeley (Berkeley); Suleiman Mansour, visual artist (Jerusalem); Dina Matar, academic, SOAS - University of London (London); Moammar Mashni, Co-Founder, Australians for Palestine (Melbourne); Mazen Masri, lawyer and human rights activist (Toronto); Fouad Moughrabi, Prof. and Head of Dept. of Political Science, Univ. of Tennessee (Chattanooga); Rana Nashashibi, activist, Coalition for Jerusalem (Jerusalem); Mary Nazzal-Batayneh, Barrister, Palestine Legal Aid Fund (London); Mahmoud Oriqat, Engineer (San Diego); Mazin Qumsiyeh, Prof. (Bethlehem); Ahmad Sadi, Academic (Galilee); Grace Said, activist (Washington, DC); Dalal Yassine, lawyer and human rights advocate (Beirut); Raja Zaatry, journalist (Haifa); Elia Zureik, Prof. Emeritus of Sociology, Queen's University (Kingston, Ontario)

(par ordre alphabétique – les institutions ne sont indiquées qu’à des fins d’identification)

Traduction : MR pour ISM

Source : http://electronicintifada.net/v2/article11433.shtml

Lien de l'article : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14198&type=analyse&lesujet=Politique%20intérieure

Les occupants israéliens effacent des patrimoines chrétiens dans la ville d’Al-Quds

Paru le samedi 31 juillet 2010 sur le site du Centre Palestinien d'Information

(Photo CPI)


Al-Quds occupée – CPI
Le père Attallah Hanna, archevêque de l’église romaine de la ville d’Al-Quds, a confirmé, dans un communiqué, que la mairie israélienne de la ville a détruit et effacé des patrimoines chrétiens dans le quartier Ain Karem.

Ladite mairie, en collaboration avec le ministère israélien, construit des magasins sur les ruines découverts remontant à l’époque romaine byzantine. Les ruines se trouvent à côté du lieu saint de Ain Marie.

L’avocat Qaïs Nasser a dit que les autorités avaient refusé de conserver les patrimoines pour les transformer en un lieu de visite.

L’archevêque Attallah a condamné le crime pratiqué contre ce lieu sacré où la Vierge avait vécu un certain temps.

C’est un crime manifeste à l’encontre du patrimoine chrétien. Les occupants israéliens tentent d’effacer tous les aspects chrétiens dans ce village visité par plus d’un million de pèlerins chaque année.

L’archevêque a appelé toutes les organisations religieuses, juridiques et humanitaires à faire face à ce nouveau crime.

De son côté, le secrétaire général du comité islamo-chrétien Hassein Khatter a confirmé : « L’occupation est une machine de judaïsation ». L’occupant vise aussi bien les lieux saints musulmans que chrétiens, sans distinction.

Lien de l'article : http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7ppO5cFahLmd%2fJC0VQcY9%2b7K6yYydxoVFhVa9Dt%2fXA%2bnpinqqvZ%2fRqGzwmtGr9G2Tm6Es0XgIbgeDqIdkwfYl7Gof0%2fLaOhbG14o6YlTTaz0%3d

La palinodie du Caire. Pas sérieux du tout !

Publié le samedi 31 juillet 2010 sur le site info-palestine.net
Par Kharroubi Habib/K. Selim

Israël enfin gagne sur tous les tableaux. Il a tout obtenu sans rien céder ni promettre.

La palinodie du Caire
par Kharroubi Habib

La Maison-Blanche veut la reprise de pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens. Tout indique que l’on s’achemine vers cette reprise, même si les Palestiniens n’ont obtenu satisfaction sur aucune des conditions qu’ils ont mises pour leur retour à la table des négociations et que les Israéliens n’ont pas varié d’un iota leur position sur le sujet.

Pour obtenir la reprise des pourparlers directs, Barak Obama et son émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell, ont exercé de fortes pressions sur le président Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne pour les faire renoncer à tout préalable de leur part lui faisant obstacle. C’est pratiquement chose faite, que Mahmoud Abbas a rendue officielle en donnant son accord à des négociations directes avec le gouvernement Benyamin Netanyahu.

Pour donner un semblant de consensus palestino-arabe à sa décision, le chef de l’Autorité palestinienne a requis le feu vert de la Ligue arabe, qui le lui a accordé jeudi passé. Eux-mêmes sous pression américaine sur le sujet, les Etats arabes ont renoncé au semblant d’opposition qu’ils ont affiché quant à une reprise des négociations directes palestino-israéliennes sans l’acceptation par Tel-Aviv du plan de paix arabe global. Pour se couvrir du côté de leurs opinions nationales, ils ont assorti leur feu vert à la volonté de Mahmoud Abbas et de l’Autorité palestinienne d’aller malgré tout à ces négociations directes.

La position ainsi adoptée par la Ligue arabe est d’une hypocrisie consommée. Elle permet en effet aux Etats membres qui l’ont approuvée de ne pas s’attirer les foudres américaines, de ne pas en même temps donner l’impression d’avoir changé de position sous pression de Washington, et d’avoir la latitude d’imputer aux Palestiniens le probable échec des négociations directes en les chargeant de la responsabilité d’avoir voulu celles-ci.

En faisant mine de respecter la volonté des Palestiniens, la Ligue arabe agit avec cynisme. En fait de respect, elle pousse tout simplement ces Palestiniens à la capitulation aux pressions américano-israéliennes. Les Etats arabes savent que Mahmoud Abas et l’Autorité palestinienne vont aller aux négociations directes en position d’extrême faiblesse parce que leur démarche ne fait pas unanimité au sein du peuple palestinien et parce que eux-mêmes ont renoncé à peser sur ces négociations.

En obtenant des Arabes et des Palestiniens leur accord pour la reprise des pourparlers directs sans aucune contrepartie d’Israël, l’allié stratégique des Etats-Unis, Barack Obama a fait coup double. Primo, il peut se prévaloir d’un important succès diplomatique que les démocrates vont valoriser dans leur campagne des élections législatives américaines qui pointent. Secundo, il préserve l’entente israélo-américaine qui a semblé battre de l’aile depuis son entrée à la Maison-Blanche, et se concilie ainsi les puissants lobbys juifs prosionistes de son pays.

Israël enfin gagne sur tous les tableaux. Il a tout obtenu sans rien céder ni promettre. De quoi imposer ce qu’il veut à la table des négociations. Les Arabes (les dirigeants) quant à eux sont fidèles à leur habitude : faire semblant d’être des acteurs agissants, alors qu’ils ne sont que des subissants sans courage ni honneur.

Source : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5141233

PAS SERIEUX DU TOUT !
par K. Selim

Le « Comité arabe de suivi de l’initiative de paix » n’a pas vraiment rendu service à Mahmoud Abbas en soutenant la reprise des négociations directes et en laissant « au Président palestinien le soin d’évaluer quand les conditions permettront de débuter de telles négociations ». C’est comme donner à un estropié la mission de concourir sur une course de cent mètres ou sur un marathon.

La décision prise jeudi — seule la Syrie semble avoir exprimé de fortes réserves- - n’est pas un soutien au président palestinien, qui est soumis à de grosses pressions occidentales pour reprendre les pseudo-négociations « directes ». Les membres de ce comité n’ont pas l’excuse de l’ignorance. Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad Ben Jassem Al-Thani, qui préside ce comité, a souligné que les négociations directes ou indirectes ne donneront aucun résultat tant que « Netanyahu est là ».

Pourquoi faire mine d’encourager la négociation alors ? « Pour prouver au monde que nous sommes pour la paix ». Le responsable qatari a ajouté qu’une lettre allait être envoyée au président américain Barack Obama, exposant « comment nous voyons tout processus de paix ou de négociation directe » ! La belle affaire, comme si « le monde » (dans la bouche d’un dirigeant arabe, cela veut dire les Etats-Unis) ne savait pas qui veut la paix et qui ne la veut pas !

Que dit M. Amr Moussa ? Qu’il sait que M. Netanyahu n’est pas sérieux, que les Israéliens mènent un jeu politique qui consiste à gagner du temps ? Mais on y va quand même à ces négociations directes pour prouver au monde qu’Israël n’est pas sérieux !

En définitive, ce sont les Arabes qui ne sont pas sérieux ! Ils n’essayent même pas de soutenir Mahmoud Abbas, qui tente de donner des gages à son opinion publique en maintenant des exigences élémentaires pour une reprise des négociations. Ils ne font qu’essayer de plaire aux Etats-Unis, qui sont déjà dans un contexte préélectoral où tous les acteurs font assaut de surenchère prosioniste.

Les Arabes n’ont même pas essayé d’envoyer un message alambiqué - ils sont forts dans ce domaine - qui permettrait à Abbas de continuer d’essayer de résister.

En réalité, ils ont fait un cadeau à Netanyahu, le menteur et l’assassin. Il s’est empressé de le saisir pour demander aux Palestiniens des négociations « directes et franches » et sans « préconditions ». Le dirigeant israélien n’allait tout de même pas rater l’occasion qui lui est donnée !

M. Mahmoud Abbas et ses éternels négociateurs, qui ne sont pas, loin s’en faut, des foudres de guerre, sont en réalité affaiblis par la décision du comité de suivi. Ce dernier n’avait pas le souci de soutenir Mahmoud Abbas, il avait l’obsession de ne pas déplaire à l’administration Obama. Est-il acceptable, même quand on joue au « modéré », que le Comité de suivi arabe devienne un autre instrument de pression sur les Palestiniens ? Jusque-là, ce comité semblait inutile et servait d’habillage pour conférer une légitimité à la démarche de Mahmoud Abbas. Désormais, on se rend compte qu’il est dangereux. Abbas finira bien par aller aux négociations directes qui ne mèneront nulle part. Le Comité de suivi arabe n’aura pas apporté un « plus » dans sa capacité de négocier, bien au contraire.

Oui vraiment, ce n’est pas Netanyahu qui n’est pas sérieux !

Source : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5141242

Lien de l'article : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9175

Kassem : Accuser le Hezbollah de l’assassinat de Hariri relève du complot

Publié le samedi 31 juillet 2010 sur le site info-palestine.net
Par L’Orient-le-Jour

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a estimé hier que « le fait d’accuser le Hezbollah d’avoir assassiné Rafic Hariri constitue un complot israélo-américain visant la résistance ». « Le Hezbollah est aux antipodes de ses méthodes et ses actions », a-t-il dit.

Il a indiqué que « l’acte d’accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) constitue un moyen de pression sur le Hezbollah et vise à affaiblir le parti ». « Cet acte d’accusation fait partie d’un jeu des nations qui anéantit les patries comme ce fut le cas en Irak, qui avait été accusé de posséder des armes de destruction massive », a-t-il affirmé.

Naïm Kassem a ajouté que « tout ce qui s’est passé jusqu’à présent constitue une falsification des vérités et le TSL n’est pas encore arrivé à prendre la bonne décision. Nous sommes hors du cercle des accusations, nous n’avons peur d’aucune échéance et nous avons le droit de nous défendre ». Il s’est également dit « étonné de l’attitude des leaders du 14 Mars qui contestent le fait que nous nous défendons contre de fausses accusations, bâties sur les dépositions de faux témoins ».

De son côté, Mahmoud Comati, membre du conseil politique du Hezbollah, a souligné qu’il « soutient toute action positive menant à l’annulation du TSL qui est politisé. Le secrétaire général du Hezbollah (Hassan Nasrallah) a déjà appelé dans ce cadre à la mise en place d’un tribunal arabe et d’un comité libanais qui enquêteront sur les faux témoins ». « Nous n’accepterons pas que la noble résistance soit transformée en une bande de recherchés par ce qu’on qualifie de justice internationale, et qu’elle soit accusée de terrorisme. Cela ne constitue que l’une des conséquences de l’argent dépensé par Jeffrey Feltman (sous-secrétaire d’État américain pour les Affaires du Proche-Orient) visant à ternir l’image de la résistance et à semer encore une fois la discorde au Liban », a-t-il souligné en conclusion.

Source : http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/666378/Kassem+%3A_Accuser_le_Hezbollah_de__l%27assassinat_de_Hariri_releve_du_complot.html

Lien de l'article : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9174

Connivence entre Israël et un cheikh en exil pour un coup d’Etat dans un Emirat du Golfe

Publié le samedi 31 juillet 2010 sur le site info-palestine.net
Par Robert Booth et Ian Ferguson

Israël appuie un cheikh arabe en exil qui est sur les rangs pour prendre le contrôle d’un Emirat du Golfe, stratégiquement important, à seulement 60 km de l’Iran.

L’ambassadeur israélien à Londres, Ron Prosor, a rencontré le cheikh Khalid fils de Saqr al-Qasimi, et prince héritier en exil du Ras al-Khaimeh (RAK), qui lui a demandé de l’aider dans sa campagne pour évincer les dirigeants de cet Emirat le plus au nord des Emirats arabes unis.

La rencontre a eu lieu à Londres en mars et fut suivie d’appels téléphoniques, d’appuis et de conseils plus larges, d’après le compte rendu des contacts par le Guardian.

Khalid, qui a été basé à Londres et a pris pour agent un avocat-conseil d’Ickenham, est sur les rangs pour remplacer son père à l’agonie, le cheikh Saqr, et son demi-frère, le cheikh Saud, afin de prendre le contrôle du Ras al-Khaimeh.

L’implication d’Israël dans ce qui serait un coup d’Etat sans mort d’hommes dans l’une des régions les plus sensibles du monde, serait « extrêmement gênante », selon le Dr Christopher Davidson, spécialiste de la politique des Emirats arabes unis à l’université de Durham.

(Image Info-Palestine)
Agrandissement


Khalid, qui fut envoyé en exil en 2003, prétend que le RAK est actuellement une plaque tournante du trafic d’équipements pour armes nucléaires pour l’Iran ; il a dépensé plus de 4 millions de livres en relations publiques internationales et en campagne de lobbying pour persuader les politiciens états-uniens et le lobby proisraélien aux Etats-Unis qu’ils y gagneraient sur la sécurité si c’était lui qui dirigeait l’Emirat.

L’alliance avec Israël est le dernier coup de théâtre dans l’épopée déjà extraordinaire des tentatives de Khalid pour parvenir au pouvoir. En juin, le Guardian révélait que le financement de son action s’acheminait par le canal de Peter Cathcart, président de conseil paroissial et passionné de chemins de fer à vapeur miniatures, qui dirige une entreprise familiale d’avocats-conseils à Ickenham, dans l’ouest londonien.

Il s’est à son tour épuisé auprès des grands lobbyistes de Washington, des consultants californiens en relations publiques et des experts militaires pour monter des dossiers qui accablent le régime du RAK.

Prosor a fait pression sur ses contacts au gouvernement US pour le compte de Khalid dont les assistants sollicitaient de l’aide pour organiser des rencontres à Washington avec quiconque serait intéressé par leurs demandes de sanctions censées flanquer un bon coup au RAK, particulièrement à propos des équipements pour le programme nucléaire iranien, il y a tout pour un complot dans ce ballet quotidien.

Un courriel de Cathcart au cabinet de l’ambassadeur fait savoir que « Son Altesse... a beaucoup apprécié son entrevue avec l’ambassadeur ».

En avril, Cathcart s’est arrangé pour que les deux hommes puissent avoir un entretien téléphonique alors que le cheikh était à Oman, et un enregistrement de la conversation par Cathcart montre que l’ambassadeur « travaille avec certaines personnes de son côté » et « a promis que la question sera réglée en sa faveur (du cheikh) ».

Le cheikh Saqr est attendu à mourir à l’hôpital d’Abu Dhabi et son fils, le cheikh Saud, 54 ans, prince héritier en place, s’est vu demander de commencer à préparer sa veillée mortuaire, un évènement lourd de sens pour la politique des Emirats, qui est susceptible d’être suivi par les dirigeants d’Abu Dhabi qui auront une grande influence sur celui des fils qui lui succédera.

« Lors de la rencontre avec l’ambassadeur israélien, il [cheikh Khalid] a envoyé des signaux à Abu Dhabi et à Washington DC comme quoi il se joindrait à une guerre contre l’Iran le cas échéant, » dit Davidson. « Il s’agit d’un nouveau genre de coup d’Etat. Il ne nécessite aucune menace d’égorgements, mais plutôt de dépenser de grosses sommes d’argent en communications internationales. C’est le premier du genre et je fais le pari qu’il va réussir. Je pense que d’ici la fin de l’été, nous en connaîtrons l’issue. »

Interrogé sur l’implication d’Israël, Peter Ragone, porte-parole de Khalid, répond : « La relation du régime actuel du RAK avec l’Iran est d’une grande importance, particulièrement dans ce contexte de tentatives de stopper la circulation des armes, des marchandises et de la technologie qui traversent le RAK à destination de la République islamique. Le cheikh Khalid et des représentants de son staff se rencontrent en permanence avec des élus, des représentants de premier plan de gouvernements et d’autres des médias de différents pays. En fait, cette semaine, des représentants du cheikh Khalid sont à Washinton DC et rencontrent l’establishment de la sécurité nationale et de la politique étrangère qui sont très préoccupés par l’activité dans le RAK. »

Odelia Englander, porte-parole de l’ambassade israélienne à Londres, n’a pas voulu faire de commentaire.

Traduction : JPP

Source : http://www.guardian.co.uk/world/2010/jul/28/israel-link-sheikh-uae-coup

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L’ONU salue l’entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions

Publié le samedi 31 juillet 2010 sur le site info-palestine.net
Par l'ONU

La Convention sur les armes à sous-munitions, signé par 94 États à Oslo (Norvège) en décembre 2008, entrera en vigueur dimanche 1er août. Pour le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ce nouveau traité qui introduit pour la première fois dans le droit international des dispositions précises sur l’assistance aux victimes civiles, est une « avancée majeure » pour débarrasser le monde de ces « armes ignobles ».

(Photo Info-Palestine)

« Cela va nous aider à lutter contre l’extrême insécurité et les souffrances causées par ces armes terribles, notamment parmi les civils et les enfants », a dit Ban Ki-moon dans un communiqué publié vendredi.

Signé à ce jour par 107 Etats, la Convention d’Oslo interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert des bombes à sous-munitions (BASM), qu’elle définit comme « une munition classique conçue pour disperser ou libérer des sous-munitions explosives dont chacune pèse moins de 20 kilogrammes, et comprend ces sous-munitions explosives ».

Larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre, les BASM dispersent leurs sous-munitions sur de larges zones, mais 5 à 40% d’entre elles n’explosent pas au contact du sol. Actives pendant des années, elles continuent à tuer ou blesser des civils, en particulier des enfants tentés de les ramasser.

Ces bombes ont été particulièrement utilisées pendant la guerre du Vietnam, dans les Balkans, en Iraq en 2003 et au Liban en 2006. Selon la Coalition contre les armes à sous-munitions (CMC) qui regroupe environ 300 organisations de la société civile originaires de plus de 80 pays, l’un des pays les plus touchés est le Laos, où 300 personnes en moyenne sont encore tuées ou blessées chaque année par des bombes à sous-munitions larguées pendant la guerre du Vietnam. C’est ce qui a poussé ce pays à accueillir en novembre prochain la première réunion de suivi de la Convention d’Oslo.

Toujours selon la Coalition contre les armes à sous-munitions, le stock mondial s’élèverait aujourd’hui à plus d’un milliard de bombes, dont l’essentiel dans les arsenaux des grandes puissances militaires comme la Chine, la Russie, les Etats-Unis et Israël, qui n’ont pas signé la Convention jusqu’à présent. Vingt-deux des 29 Etats membres de l’OTAN ont en revanche signé le texte, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France qui possèdent chacun des stocks estimés à 50 millions de BASM.

(Photo Info-Palestine)

Pour Ban Ki-moon, l’entrée en vigueur de la Convention d’Oslo dimanche « traduit non seulement la répulsion collective dans le monde envers ces armes ignobles, mais aussi le pouvoir de la collaboration entre les gouvernements, la société civile et les Nations unies pour changer les comportements et les politiques face à une menace pour tous les êtres humains ».

« Une telle coopération sera cruciale maintenant que nous allons chercher à appliquer la Convention, y compris dans le domaine de l’assistance aux victimes », a-t-il ajouté dans son communiqué.

Car outre l’interdiction de l’emploi, de la production, du stockage et du transfert de ces armes par les Etats parties, la Convention d’Oslo comporte aussi plusieurs obligations pour les Etats parties, notamment dans le domaine de l’assistance aux victimes, une première dans le droit international.

Si dans un délai de huit ans après avoir ratifié la Convention, les Etats sont tenus d’avoir détruit leurs stocks et dans un délai de dix ans, d’avoir enlevé de leur territoire les bombes à sous-munitions abandonnées qui n’auraient pas explosé, ils sont aussi obligés de prendre en charge les victimes de BASM sur leur territoire ou dans des zones sous leur contrôle.

La Conventions énumèrent des mesures précises qui leur incombent de mettre en œuvre : fournir des soins médicaux, une réadaptation physique, un soutien psychologique et une insertion sociale et économique aux victimes. Ils doivent également évaluer les besoins domestiques dans les zones touchées et élaborer des plans et mobiliser des ressources pour y répondre.

« J’appelle tous les Etats Membres de l’ONU qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier sans délai la Convention », a conclu Ban Ki-moon.

Dans un communiqué diffusé vendredi, le Directeur du Service de la lutte anti-mines de l’ONU (UNMAS), Max Kerley, a également exprimé sa satisfaction de voir la Convention d’Oslo entrer en vigueur, deux ans seulement après son élaboration définitive et le début des adhésions des Etats membres.

« C’est une étape majeure pour l’agenda mondial du désarmement. Les bombes à sous-munitions causent des dommages humanitaires et socio-économiques considérables », a-t-il souligné, rappelant que l’UNMAS en voyait quotidiennement les traces dans les pays où il intervient.

« A la lumière du succès de la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines antipersonnelles, nous ne pouvons qu’espérer que la Convention d’Oslo aura autant de soutien de la part des pays touchés par ces armes que des pays qui les utilisent, afin de mettre un terme aux pertes inutiles de vies de civils innocents », a conclu Max Kerley.

(Photo Info-Palestine)

Lien de l'article : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9173

60 avocats réunis à Istanbul pour discuter des poursuites judiciaires

Publié le samedi 31 juillet 2010 sur le site de ihh.org
Par IHH

60 avocats originaires de 25 pays se sont réunis à Istanbul pour défendre le droit des militants d’aides humanitaires, faisant partie de la flottille, attaqué par Israël. Lors de la réunion de presse à l’hôtel Akgun, Istanbul, les avocats ont déclaré qu'ils se sont entendus sur une feuille de route conjointe de l'action juridique à mener en ce qui concerne la défense des militants, soumis aux attaques meurtrières de l’état d’Israël. L'avocat de Rachel Corrie, l'activiste américaine tué, écrasé par les bulldozers des forces israéliennes, a également assisté à la conférence de presse.

(Photo IHH)


60 avocats originaires de 25 pays se sont réunis à Istanbul pour discuter de la défense des droits des militants d'aide humanitaires, soumis aux attaques meurtrière de l'armée israélienne dans les eaux internationales à bord du Mavi Marmara et des cinq autres navires de la flottille, sur leur chemin pour fournir l’aide humanitaire à Gaza.

Au cours de leur séance privée, les avocats se sont mis d'accord sur la feuille de route à suivre dans la défense des droits des militants.

Les avocats qui ont tenu une réunion de presse à l’hôtel Akgun, ont déclaré qu'ils vont travailler pour les droits légaux des victimes issues de 36 pays dont Israël.

Lors de la réunion de presse, les avocats ont déclaré qu'ils suivront la feuille de route conjointement établi pour la défense des militants. L'avocat de Rachel Corrie, l'activiste américaine tué, ecrasé par les bulldozers des forces israéliennes, a également assisté à la conférence de presse.

Ramazan Ariturk, un avocat de la firme Elmadag Bureau de Droit, a prononcé la déclaration à la presse au nom des avocats issue des pays tel que Israël, les Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne, France, Suisse, Afrique du Sud, Egypte, Belgique, Indonésie, Algérie et le Koweït. Ariturk a souligné que leur ligne de défense sera basée sur les valeurs du droit international. Ariturk a également déclaré que leur objectif est de parvenir à rétablir la suprématie du droit international et d’apporter une nouvelle perspective aux valeurs de celle ci.

Il a ajouté qu’ils se battront, avec le soutien de gens doués de conscience, croyant en la loi, contre ceux qui se croit au dessus des lois.

Ramazan Ariturk a également noté que leur bataille juridique n'est en rien contre le peuple d'Israël. Il a dit: «Si le peuple d'Israël avait été soumis à une telle injustice, nous aurions agis de la même manière. Ce rassemblement n'est pas un rassemblement autour de la haine, comme annoncé par certains agitateurs. »

Ariturk a dit que le droit du jeune de 19 ans, Furkan Dogan, et des 8 autres martyrs, tués dans l'attaque israélienne, sera défendu de la même manière. Ramazan Ariturk a déclaré que des plaintes ont dores et déjà été déposé dans certains pays, d’autres sont en en phase finale. Ariturk a également mentionné leurs efforts en vue d'établir une commission internationale afin d’enquêter sur l'attaque de la flottille et déposer une action en justice internationale.

Lien de l'article : http://www.ihh.org.tr/60-avukat-davalar-icin-istanbul-da-bulustu/fr/

Gaza : grave insuffisance des traitements sous dialyse

Publié le samedi 31 juillet 2010 sur le site info-palestine.net
Par PCHR Gaza

Ahmed Zourob est l’un des 164 patients qui occupent chaque jour l’unité de dialyse à l’hôpital d’Al-Shifa dans la ville de Gaza. Comme les autres, il est ici parce que ses reins, détériorés par la maladie, ne peuvent pas remplir correctement leur fonction ; comme beaucoup des patients ici, il compte sur le traitement médical qu’il suit à Al-Shifa pour survivre.

(Photo Info-Palestine)
Ahmed Zourob suit le traitement sous dialyse à l’hôpital d’Al-Shifa dans la ville de Gaza. En raison du blocus, son traitement est insatisfaisant et il peut plus obtenir les médicaments dont il a besoin.


Mais l’unité de dialyse d’Al-Shifa’s doit gérer son propre état de détérioration - sous blocus depuis plus de trois années et par conséquent incapable d’assurer les soins nécessaires, ses équipements dans un délabrement perpétuel, et confrontée à une grave pénurie d’électricité. « Nous avons constaté un manque de quasiment 50% des médicaments et des machines dont nous avons besoin pour faire fonctionner cette unité à sa capacité réelle, et ceci à cause de l’occupation israélienne et du bouclage, sans compter les problèmes résultant de la crise en approvisionnement électrique » explique le Dr. Mohammad Shatat, directeur adjoint de l’unité de dialyse d’Al-Shifa, la plus importante unité de ce type dans la bande de Gaza. Les conséquences, dit-il, sont un évident déclin pour la santé et les perspectives de guérison, et même de survie, des patients.

Le traitement sous dialyse n’est pas aisé et sous aucune circonstance. Les patients souffrant de déficience rénale chronique doivent passer jusqu’à quatre heures par séance fixé à une machine de dialyse qui fait circuler leur sang par un système de filtre pour éliminer les toxines, avant de le réinjecter dans leur organisme. Dans des conditions normales, les patients suivent le traitement de dialyse trois fois par semaine et il leur est également demandé de prendre cinq types différents de médicaments, dont des antibiotiques et une combinaison d’hormones et de compléments qui protègent les reins contre d’autres dommages et empêchent un début d’anémie, explique encore le Dr. Shatat.

Pourtant le blocus imposé par Israël a rendu les traitements sous dialyse plus difficiles pour les 300 malades des reins à Al-Shifa, comme pour leurs familles. Avant le blocus, dit le Dr. Shatat, les médicaments nécessaires aux patients était disponibles à la pharmacie de l’hôpital, et ils étaient gratuits pour les malades souffrant de maladies chroniques. Maintenant, comme conséquence directe du siège, la pharmacie de l’hôpital manque de beaucoup des médicaments pourtant essentiels, y compris ceux requis pour les dialysés. Les patients et leurs familles doivent trouver d’autres sources pour ces médicaments, payant directement ces médicaments à des prix artificiellement élevés dans les pharmacies en dehors de l’hôpital, et encore à la condition que ces médicaments-là puissent être trouvés.

L’insuffisance rénale d’Ahmed a été diagnostiqué en 2008, et il est resté sans emploi à peu près depuis ce moment-là. Le blocus a empiré l’état d’Ahmed en l’empêchant à la fois d’avoir accès aux médicaments dont il a besoin à Al-Shifa et à la fois d’avoir les ressources économiques qui lui permettraient d’acheter ses médicaments en dehors de l’hôpital. « Il y a trois mois l’hôpital m’a annoncé que mes médicaments n’étaient plus disponible à la pharmacie de l’hôpital, mais sans travail je n’ai pas les moyens d’acheter moi-même les médicament. Je ne sais pas ce que je peux faire. » Sans possibilité d’obtenir les médicaments prescrits, l’état d’Ahmed s’est sérieusement détérioré ces derniers mois et on lui a récemment diagnostiqué une anémie.

Dans le cadre de sa politique de bouclage, Israël a également refusé l’importation d’équipements médicaux, dont de nouvelles machines de dialyse ainsi que les pièces de rechange nécessaires aux réparations des machines qui ne fonctionnent plus. En raison de moyens insuffisants, le traitement sous dialyse a dû être réduit pour tous les patients, passant de trois séances à seulement deux par semaine, ce qui a des implications graves pour la santé des malades, explique le Dr. Shatat : « Le traitement avec dialyse a pour objectif les reins, aussi il est absolument essentiel pour les patients . Si ceux-ci ne reçoivent pas le traitement requis, les conséquences peuvent être mortelles. » En effet, quatre patients de l’unité de dialyse sont morts en avril 2009, juste après la réduction des traitements.

Le secteur entier de la santé dans la bande de Gaza souffre d’un manque aigu de médicaments et d’équipements médicaux, à cause du blocus israélien. Selon le ministère de la Santé palestinien, 110 types de médicaments et 123 types d’équipements médicaux sont épuisés ou ont cessé de fonctionner dans la bande de Gaza rien que durant les six premiers mois de 2010. On s’attend à ce qu’encore 76 types de médicaments soient épuisés dans les trois mois à venir.

La très difficile situation que l’on rencontre dans l’unité de dialyse d’Al-Shifa à cause des restrictions dans l’entrée des marchandises dans Gaza, est aggravée par les coupures constantes d’électricité, résultat direct de la crise énergétique affectant la bande de Gaza. Pour les 1,5 million de Palestiniens à l’intérieur de la bande de Gaza, les pannes constantes d’électricité sont simplement devenues un fardeau supplémentaires dans la vie quotidienne. Mais dans l’unité de dialyse d’Al-Shifa, les pannes soudaines et fréquentes qui surviennent en plus des coupures régulières d’électricité mettent en grand danger les appareils médicaux mais aussi les vies des patients.

« Quand l’électricité stoppe pendant un cycle de dialyse, » explique le Dr. Shatat, « approximativement 300 millilitres de sang sont en dehors du corps du patient et ne peuvent pas être réinjectés. Nous avons perdu plusieurs machines de dialyse suite aux changements brusques des niveaux de puissance électrique, mais le risque pour la vie des patients est beaucoup plus grand. »

Israël permet juste l’entrée d’assez de carburant pour que la centrale de Gaza puisse fonctionner à 45% de la capacité requise pour répondre correctement à la demande à Gaza. La bande de Gaza dans sa totalité doit supporter à présent des coupures électriques allant jusqu’à douze heures par jour, perturbant tous les aspects de la vie des Palestiniens qui vivent déjà avec toutes les difficultés causées par le blocus israélien.

En conséquence, Al-Shifa dépend de quatre générateurs pour son électricité, mais ils sont anciens et ont constant besoin de réparations. « Les générateurs sont censés être des supports, et ils ne sont pas pérvus pour fonctionner en permanence, » dit le Dr. Shatat. « Maintenant les générateurs sont utilisés pour alimenter toutes les salles de l’hôpital et ils ont donc souvent besoin d’opérations de maintenance. Mais le blocus israélien rend très difficile l’obtention des pièces dont nous avons besoin ; nous avons attendu une année rien que pour des batteries, interdites pour de soit-disant « problèmes de sécurité. »

Dans ces conditions difficiles, un nombre croissant de patients dans Gaza souffrant de blessures et maladies graves sont forcés de chercher un traitement à l’extérieur du territoire assiégé. Mais la route à parcourir pour obtenir les permis nécessaires pour quitter Gaza et se rendre dans les hôpitaux à l’étranger est longue et compliquée. Des centaines de patient - y compris des femmes et des enfant - se voient tous les mois interdire cette possibilité par Israël sous prétexte de « problèmes de sécurité. » Depuis 2007, le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme a recensé les cas de 67 patients qui sont décédés parce qu’ils ne pouvaient pas suivre le traitement requis à Gaza et que leur avait été refusée l’autorisation de suivre un traitement médical à l’étranger.

6 juillet 2010 - PCHR Gaza - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.pchrgaza.org/portal/en/i...

Lien de l'article : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9165

Des marches anti-mur réprimées en Cisjordanie

Paru le samedi 31 juillet 2010 sur le site du Centre Palestinien d'Information

(Photo CPI)


Ramallah – CPI
Les soldats sionistes ont attaqué, vendredi après-midi, le 30/7, les participants à la marche hebdomadaire organisée dans le village de Maassara au sud de Bethléem contre la construction du mur raciste sioniste sur les terres du village.

La marche a commencé devant le lycée du village vers le lieu de construction du mur d'apartheid. Lorsque les citoyens palestiniens sont arrivé au mur, les soldats sionistes leur ont fait face en lançant sur eux des bombes sonores et des bombes lacrymogènes, pour obliger les manifestants à évacuer le lieu.

Dans le village d'Artas, près de Bethléem, un certain nombre de pacifistes étrangers et de citoyens palestiniens ont organisé une marche contre le mur et la colonisation. La marche s'est dirigée devant la monastère des religieuses chrétiennes à Artas, vers la région d'Omira, dont se sont emparées les forces occupantes.

Dans le même contexte, des témoins oculaires ont dit que les forces occupantes ont attaqué les manifestants en les matraquant, qu'ils ont lancé des bombes lacrymogènes et ont tiré des balles en caoutchouc, blessant la pacifiste britannique Eillie Kidd, 23 ans, et asphyxiant des dizaines de Palestiniens.

Dans le village de Bilin, près de Ramallah, un citoyen palestinien et un solidaire étranger ont été blessés alors que des dizaines d'autres ont été asphyxiés suite à l'agression des forces sionistes contre la marche hebdomadaire contre le mur et la colonisation dans le village.

Lien de l'article : http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7uLbpQqRnA9Kod01FbWdixXxuzeb4i4yylJfd9Y2hsykuhqh1fRoegAzWLYTPuiIcf9KNOPGGYYEUw4ZCZ6XFh6kLhAz5VS1JldrEgRjiiPM%3d

L'occupation annonce le village d'Irak Bourine région militaire fermée

Paru le samedi 31 juillet 2010 sur le site du Centre Palestinien d'Information

(Photo CPI)

Naplouse – CPI
Les forces occupantes ont annoncé, samedi 31/7, que le village d'Irak Bourine est une région militaire fermée, empêchant des équipes médicales et des solidaires étrangers d'atteindre le village.

Des témoins oculaires ont dit que les soldats sionistes qui installés à l'entrée du village empêchent l'entrée de toute personne qui vient d'en dehors du village pour participer à la marche populaire hebdomadaire organisée chaque samedi dans le village.

Les témoins ont dit que l'armée sioniste a empêché les ambulances palestiniennes et des équipes médicales palestiniens et étrangères d'arriver au village d'Irak Bourine, assiégé de tout côté.

Notons que le village d'Irak Bourine est exposé à une attaque sauvage par les forces et les colons sionistes qui planifient de s'emparer de grandes surfaces de terres agricoles du village limitrophe à la colonie de Brakhah.

Lien de l'article : http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s76ETWnhM27Z2fs9VjtRZKexzLs%2f4qfjNnI%2fESoWEwBVZGMpTbBIrLuEPkMAtMURQm3hrOzpfvsv6T0VEgjhb9%2bMtPzgFuS8Z%2bciY%2b8GOU080%3d

L'occupation démolit une mosquée et des maisons palestiniennes à Toubas

Paru le samedi 31 juillet 2010 sur le site du Centre Palestinien d'Information

(Photo CPI)

Jénine – CPI
Les autorités de l'occupation israélienne poursuivent leurs plans d'expulsion de citoyens palestiniens et de démolition de maisons. Ils s'en prennent même aux mosquées. En effet, forces de l'occupation ont envahi la région de Yarza à l'est de Toubas en Cisjordanie occupée, et ont donné aux habitants des décisions de destruction de plusieurs maisons et d'une mosquée.

"Les décisions ont visé la mosquée de Kherba construiet sur plus de 100 mètres carrés et quatre maisons résidentielles"; a dit Mouklis Massaid, président du conseil du village de Yarza.

Il a ajouté que les habitants de la région sont exposés aux agressions continuelles des forces occupantes qui envahissent leurs maisons.

Lien de l'article : http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Vk3DMS4yXesFS1rGkc6bj7MhkMmNDpsa8IUqz8hfXFqgY8SMFKWiSNyde3k0ZPWloUhrfsy6VR4jGIpBspe%2fWKN%2bv6Fy8%2bETGCA7KHycOjg%3d

Deux ouvriers palestiniens blessés par les tirs de l'occupation au nord de Gaza

Paru le samedi 31 juillet 2010 sur le site du Centre Palestinien d'Information


(Photo CPI)


Gaza – CPI
Deux jeunes Palestiniens ont été blessés, ce matin, samedi 31/7, par les tirs de l'occupation israélienne, à l'est de la ville de Beit Hanoun, au nord de la Bande de Gaza.

Le directeur des urgences et des secours au ministère de la santé, Dr. Mouwaia Hassanien, a dit que les blessés sont Khaled Mahdi Al-Hamadine, 16 ans, et Mohamed Salmi, 25 ans. Il a qualifié blessure de moyenne, après avoir été exposés aux tirs sionistes.
Hassanien a souligné que les équipes médicales ont pu transporter les blessés à l'hôpital du martyr Kamal Adwan au nord de Gaza.

Notons que les forces occupantes escaladent leurs agressions contre la Bande de Gaza. Elles prennent en cible toutes les villes de la Bande, de Rafah à Beit Hanoun, en effectuant plusieurs raids aériens et des invasions aux frontières est du secteur avec les territoires palestiniens occupés en 1948.

Lien de l'article : http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s73EZ4izcwBmoOW3wPk5lL8h%2bff1NusgMRkic9j0UMMtUwtrl%2bsfgeqAjF7Ee%2bk%2bqA64Fq7o4mk6gAIMKDhPfFJIsVXWBiMOAT2pRLWkwzhSo%3d

Bande de Gaza : un mort dans un raid israélien après un tir de roquette

Publié le samedi 31 juillet 2010 sur le site aloufok.net
Par la Rédaction

"Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients."

(Photo Al-Oufok)

Le mouvement palestinien Hamas, qui administre la bande de Gaza, a promis samedi de se venger après la mort d’un de ses commandants militaires dans un raid aérien israélien ayant fait également huit blessés.
Plusieurs frappes israéliennes ont été menées dans la nuit en riposte à un tir de roquette palestinien vendredi contre le sud d’Israël.
Dans un communiqué, la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, a identifié la victime comme Issa Al-Batran, 40 ans, précisant qu’il était un de ses commandants de haut rang.
"Ces nouveaux crimes sionistes ne resteront pas impunis", indique le texte.
Un responsable du Hamas a fait état plus tôt de la mort d’un de ses membres, tué par un missile tiré sur une caravane, près du camp de réfugiés de Magazhi, dans le centre de la bande de Gaza.
L’armée israélienne a affirmé que le site en question était un "entrepôt de fabrication d’armes".
Vendredi soir tard, les avions israéliens ont tiré au moins quatre missiles contre des bâtiments utilisés par les forces de sécurité du mouvement Hamas blessant huit personnes, dont plusieurs grièvement, selon le responsable des services d’urgence de Gaza, Mouawiya Hassanein.
En prévision de nouvelles frappes, le Hamas a ordonné l’évacuation de tout son personnel chargé de la sécurité, a indiqué à l’AFP une source au sein des services de sécurité. Les appareils israéliens ont également visé des tunnels de contrebande à la frontière avec l’Egypte, selon des témoins.
Israël, qui a pour habitude de riposter après chaque tir de roquette en provenance de Gaza, a indiqué dans un communiqué qu’il "tient le Hamas pour entièrement responsable de la terreur provenant de la bande de Gaza".
Une roquette de type Katioucha tirée de Gaza s’est abattue vendredi sur Ashkelon, dans le sud d’Israël, endommageant des voitures et brisant des vitres, selon des sources militaires.
Les Nations unies ont condamné l’attaque, estimant qu’un tir de roquette visant des civils était "totalement inacceptable" et constituait "une attaque terroriste".
Quelques minutes avant l’explosion, les quelque 125.000 habitants d’Ashkelon, ville située à environ 13 km de l’enclave palestinienne, avaient été avertis par des sirènes. "Israël considère avec la plus grande gravité ce tir sur Ashkelon", avait pour sa part déclaré Benjamin Netanyahu.
Israël avait lancé du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 une attaque militaire dévastatrice contre la bande de Gaza "Plomb durci", afin de mettre un terme aux tirs de roquettes quotidiens de groupes armés palestiniens, fréquents à Ashkelon.
Le nombre de ces tirs s’est considérablement réduit depuis cette offensive qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens.
Une centaine de roquettes et d’obus de mortier ont atteint le sud d’Israël depuis le début de l’année, selon l’armée.

(Samedi, 31 juillet 2010 - Avec les agences de presse)

Lien de l'article : http://www.aloufok.net/spip.php?article2246

vendredi 30 juillet 2010

Déchéance de la nationalité : Sarkozy contredit Nicolas

Publié le 30 juillet 2010 sur le site rue89.com
Par Julien Martin

Le chef de l'Etat veut déchoir de leur nationalité les délinquants d'origine étrangère. En 2006, il refusait toute forme de double peine.

Nicolas Sarkozy avec Brice Hortefeux à Grenoble ce vendredi (Philippe Wojazer/Reuters)

Au plus bas dans les sondages de popularité, Nicolas Sarkozy mise une nouvelle fois sur la sécurité pour regagner l'adhésion de l'opinion. A l'occasion de l'installation du préfet de l'Isère, l'ancien policier Eric Le Douaron, il a annoncé, ce vendredi à Grenoble, vouloir déchoir les délinquants d'origine étrangère de leur nationalité :

« Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française. Je prends mes responsabilités.

La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique.

La nationalité française se mérite. Il faut pouvoir s'en montrer digne. Quand on tire sur un agent chargé des forces de l'ordre, on n'est plus digne d'être français.

Je souhaite également que l'acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant au moment de sa majorité ne soit plus automatique. » (Ecouter le son recueilli par France Info)

« Ne peut varier selon que l'on est Français ou non »

La salle est silencieuse, comme le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, présents à ses côtés. Nicolas Sarkozy semble bien éloigné de l'égalité républicaine… et de son ancienne « conviction ».

Une « conviction » pourtant couchée noir sur blanc lorsque, après deux années passées au ministère de l'Intérieur, il écrit en 2004 « La République, les religions, l'espérance » (éditions du Cerf), se plaçant à l'antipode des déclarations de ce vendredi :

« La réforme de la double peine a procédé de la même conviction : à chaque délit, à chaque crime, il doit y avoir une réponse pénale ferme. Mais celle-ci ne peut varier selon que l'on est, sur sa carte d'identité, Français ou non.

Lorsqu'il a passé toute son enfance en France ou qu'il y a fondé une famille, le second n'a pas à subir une seconde sanction en étant expulsé dans son pays de nationalité et coupé de sa famille. »

Si le chef de l'Etat s'éloigne aujourd'hui de cette position, il se rapproche en revanche du programme du Front national. Encore dans ses voeux pour 2010, Jean-Marie Le Pen réclamait que soient rendues « plus sévères les procédures de naturalisation et de déchéance de la nationalité ». Il a été entendu.

Photo : Nicolas Sarkozy avec Brice Hortefeux à Grenoble ce vendredi (Philippe Wojazer/Reuters)

Lien de l'article: http://www.rue89.com/2010/07/30/decheance-de-la-nationalite-sarkozy-contredit-nicolas-160484?page=0#commentaires

Le Conseil constitutionnel juge inconstitutionnelles les gardes à vue de droit commun

Publié le 30 juillet 2010 sur le site lemonde.fr

Le Conseil constitutionnel laisse onze mois au gouvernement pour reconstruire le régime de garde à vue en France.
AFP/FRED DUFOUR
Le Conseil constitutionnel laisse onze mois au gouvernement pour reconstruire le régime de garde à vue en France.

Le Conseil constitutionnel a déclaré, vendredi 30 juillet, inconstitutionnel le régime de gardes à vue pour les délits et les crimes de droit commun. Il demande l'abrogation des articles 62, 63, 63-1, 63-‘ et 77 du code de procédure pénale. La déclaration d'inconstitutionnalité ne prendra effet qu'au 1er juillet 2011. Les Sages laissent un peu moins de onze mois au gouvernement et au Parlement pour reconstruire un régime de garde à vue en France. Le Conseil constitutionnel a cependant jugé conformes à la Constitution les gardes à vue en matière de terrorisme et de criminalité organisée.

La décision du Conseil constitutionnel est un coup de tonnerre. Les sages de la rue Montpensier considèrent que la garde à vue ne permet plus de concilier "d'une part la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions, et, d'autre part, l'exercice des libertés constitutionnellement garanties".

Les circonstances de fait et de droit ont changé depuis l'examen de la garde à vue par le Conseil constitutionnel en 1993, à commencer par " un recours de plus en plus fréquent à la garde à vue", qui ont conduit à la "banaliser". Il y a eu plus de 790 000 mesures de gardes à vue en 2009.

Le Conseil relève que les procédures soumises à l'instruction représentent moins de 3% des jugements et ordonnances correctionnelles. Conséquence : "Une personne est désormais le plus souvent jugée sur la base des seuls éléments de preuve rassemblés avant l'expiration de sa garde à vue". Les Sages notent aussi que le nombre d'officiers de police judiciaire a doublé depuis 1993, mais que "les exigences conditionnant l'attribution de la qualité d'officier de police judiciaire" ont été réduites.

Pour autant, les Sages ne remettent pas en cause le principe de la garde à vue qui "demeure une mesure de contrainte nécessaire à certaines opérations". Ils ne fixent pas de lignes de conduite précises au gouvernement pour rédiger son texte. Il ne donne pas son avis sur la présence de l'avocat lors des interrogatoires, par exemple. Au gouvernement d'apporter "les garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue ainsi que son déroulement et assurant la protection des droits de la défense".

En tant que juges, les Sages du Conseil ne disent pas au gouvernement ce qu'il doit écrire. Ils fixent les grandes lignes, tout en sachant qu'ils seront amenés à se prononcer une fois la nouvelle loi adoptée. Enfin, le Conseil constitutionnel ne censure pas les dispositions régissant les gardes à vue en matière de terrorisme et de criminalité organisée, qui permettent de détenir un suspect jusqu'à 96 heures. Il les a jugées constitutionnelles en 2004.

LE GOUVERNEMENT PRÉPARE LES "MESURES QUI S'IMPOSENT"

Réagissant à la décision de la haute juridiction, le premier ministre, François Fillon, a déclaré dans un communiqué que le gouvernement préparait "en conséquence, les mesures législatives qui s'imposent". "Elles s'inscriront dans le cadre de la réforme d'ensemble de la procédure pénale", a-t-il ajouté, précisant que "le texte de cette réforme sera transmis dans les prochaines semaines au Conseil d'Etat". Selon le premier ministre, la décision du Conseil constitutionnel "laisse, au législateur, une grande marge d'appréciation pour encadrer les possibilités du placement en garde à vue et pour améliorer les modalités d'intervention de l'avocat".

"Les décisions du Conseil constitutionnel s'inscrivent totalement dans le cadre de la réforme de la procédure pénale initiée il y a plus d'un an par Michèle Alliot-Marie", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la chancellerie, Guillaume Didier. "Michèle Alliot-Marie va enrichir son projet de réforme au regard des analyses du Conseil constitutionnel, avant de le transmettre au Conseil d'Etat très prochainement", a-t-il ajouté.

Lien de l'article: http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/30/le-conseil-constitutionnel-juge-inconstitutionnelles-les-gardes-a-vue-de-droit-commun_1394146_823448.html

Gaza : des milliers de cerfs-volants dans le ciel, nouveau record du monde

Publié le 29 juillet 2010 sur le site un.org

Des enfants avec des cerfs-volants à Gaza.

29 juillet 2010 – Des milliers d'enfants de la bande de Gaza, qui participent au quatrième « Jeux d'été » organisés par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), ont battu leur propre record du monde du nombre de cerfs-volants simultanément dans le ciel qu'ils avaient établi l'année dernière.

Ce nouveau record s'est déroulé sur une plage du nord du territoire palestinien, avec plus de 7.200 cerfs-volants planant en même temps au dessus de la tête de milliers d'enfants.

« Comme tous les enfants dans le monde, ceux d'ici doivent pouvoir vivre une certaine normalité, en dépit de l'anormalité de leur vie quotidienne. Le record d'aujourd'hui remonte le moral de toute la population de Gaza », s'est réjouit le Directeur de l'UNRWA à Gaza, John Ging.

La semaine dernière déjà, 7.200 enfants de Gaza avaient battu un autre record du monde, celui du nombre de dribbles de basket simultanés. En quelques minutes, ils ont atteint 6.000 dribbles, deux fois plus que le record mondial établi en septembre 2007, aux Etats-Unis et qui s'élevait à 3.000 dribbles.

Depuis quatre ans, l'UNRWA organise dans la bande de Gaza des « Jeux d'été » pendant six semaines. Plus de 250.000 enfants participent ainsi à des activités sportives, récréatives ou culturelles dans 150 lieux du territoire palestinien. Ils sont encadrés par des instituteurs et des professeurs de l'UNRWA qui acceptent de renoncer en partie à leurs congés estivaux.

« Je remercie tous nos employés et bien sûr tous les enfants. Mais je souhaite aussi adresser toute ma gratitude aux donateurs qui ont permis l'organisation de ces Jeux d'été : le gouvernement finlandais, l'Union européenne et les Etats-Unis », a insisté John Ging.

Le Directeur de l'UNRWA à Gaza a d'ailleurs estimé que « sans ce partenariat extraordinaire, rien de tout cela n'aurait été possible ». Il a aussi appelé tous ceux qui soutiennent les enfants de Gaza à leur envoyer félicitations et encouragements sur la page Facebook de l'UNRWA (www.facebook/unrwa).

Autre évènement cette semaine à Gaza, la visite de Matt Harding, un Américain de 34 ans, développeur de jeux vidéo mais surtout célébrité du site Internet YouTube.

Depuis plusieurs années, Matt Harding parcourt le monde et se fait filmer pendant quelques secondes en train de danser dans un lieu de la planète. Mise en ligne ensuite sur le site YouTube, ses vidéos intitulées « Mais où est donc Matt ? » ont séduit des millions d'internautes et en ont fait une célébrité.

Lors de son passage à Gaza, Matt Harding s'est fait filmer en train de danser au milieu d'enfants auxquels il avait préalablement appris les quelques pas de danse caractéristiques de son style. Dès sa mise en ligne sur YouTube, le film a connu un franc succès avec plus d'un millier de visionnages dès les premières heures.

« C'était une surprise incroyable de voir le nombre visionnages croître exponentiellement. Clairement, l'idée que les enfants de Gaza sont exactement comme ceux du reste du monde fait son chemin dans le Moyen Orient et le reste du monde », s'est félicité le porte-parole de l'UNRWA à Gaza, Chris Gunness. « C'est un message important : les enfants de Gaza veulent juste s'amuser. Si c'était autorisé, Gaza serait un lieu normal où les enfants peuvent grandir », a-t-il ajouté

Lien de l'article: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22566&Cr=Gaza&Cr1=

Jérusalem : l'ONU déplore des incidents provoqués par des colons israéliens

Publié le 29 juillet 2010 sur le site un.org

Colonie israélienne près de Jérusalem.

29 juillet 2010 – Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a déploré jeudi « l'inacceptable » opération menée par des colons israéliens qui se sont emparés de force d'un bâtiment dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem où résidait neuf familles palestiniennes.

« J'appelle les autorités israéliennes à retirer les colons de cette propriété et à revenir au statu quo ante », a déclaré Robert Serry dans un communiqué de presse. « De plus hier, les autorités israéliennes ont détruit de nombreux bâtiments commerciaux palestiniens dans la périphérie de Jérusalem-Est ».

Ces actes « provocants » surviennent à un moment critique où la communauté internationale redouble d'efforts pour la reprise de pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens, a souligné le Coordonnateur spécial.

« J'appelle le gouvernement d'Israël à tenir compte de l'appel du Quatuor et de réfréner toute action provocatrice à Jérusalem-Est y compris les démolitions et les expulsions », a-t-il conclu.

Le 23 juillet dernier, à l' occasion du Séminaire international des médias pour la paix au Moyen-Orient organisé à Lisbonne, au Portugal, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon avait appelé les parties à reprendre les négociations directes. « L'établissement de colonies sur n'importe quelle partie des territoires palestiniens occupés contrevient au droit international, aux résolutions du Conseil de sécurité et aux obligations de la Feuille de route, cela doit être gelé », avait-il rappelé.

Le 12 juillet dernier, la municipalité de Jérusalem a approuvé la construction de 32 nouveaux appartements dans une colonie de Jérusalem-Est. Le 13 juillet, la municipalité a démoli six bâtiments palestiniens de Jérusalem-Est, déplaçant 26 personnes dont 14 enfants.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, doit rencontrer vendredi le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, à New York. Il espère aborder les problèmes liés « à la situation à Gaza et au gel des colonies », a fait savoir jeudi son porte-parole.

Ban Ki-moon a eu plusieurs conversations téléphoniques mercredi avec des dirigeants de la région afin « d'encourager les parties à accélérer le processus de paix ». Il s'est entretenu au téléphone avec le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et avec le Secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, ainsi qu'avec le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit. Il a réitéré son soutien à la reprise de pourparlers directs auprès de chacun de ses interlocuteurs.

Lien de l'article: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22559&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens

Police de Jérusalem : un nouveau conseiller au passé sombre.

Publié le 29 juillet 2010 sur le site french.pnn.ps

Surnommé « Capitaine Georges », le nouveau conseiller chargé des affaires arabes de Jérusalem fait couler beaucoup d’encre.
Il est accusé principalement de torture et d’enlèvement pendant la guerre du Liban.

Sa tâche est de conseiller le commandant de la police de Jérusalem quant aux affaires arabes.
Officiellement, il est censé établir des liens entre la police et la communauté arabe de la ville sainte en rapprochant les autorités des habitants.
Ainsi, il doit faire état, dans ses rapports, de la situation de la communauté arabe à Jérusalem et en Israël, selon les dires de cette population.

« Un conseiller devrait être accueilli positivement par la communauté arabe comme une personne de confiance dotée de nombreuses compétences. Sans ces qualités et cette réciprocité, le travail ne pourra pas être effectif », a souligné un officier de police.

Ce fameux « Georges » comme on l’appelle, serait responsable de l’enlèvement et de la torture de Mustafa Dirani, un activiste libanais du Hezbollah.
Cet homme qui vient de subir une opération du cerveau est paraplégique.
Il a été emprisonné plus de 10 ans pour l’enlèvement de Ron Arad, lieutenant colonel de l’armée de l’air israélienne, disparu lors d’une mission près de Sidon au Liban.

Mustafa Dinari affirme qu’il a été détenu pendant un mois dans le camp 1391, où il a été cruellement torturé par l’armée israélienne.
Humilié, il raconte avoir été contraint de porter des couches comme seule protection et avoir été sodomisé avec un bâton par un soldat.

« Capitaine Georges » nie ces accusations mais reconnaît toutefois qu’un soldat s’est effectivement introduit une fois dans la cellule de Mustafa Dinari en sous-vêtements dans l’intention de le menacer sexuellement.
Cependant, tous les anciens prisonniers du Camp 1391 ont affirmé qu’ils n’avaient jamais vu le visage d’un seul soldat exerçant leur détention.

Le tribunal militaire a reçu les plaintes de Mustafa Dinari.
Bien que Georges ait essayé de laver son nom de telles accusations, il a été déchu de ses fonctions par la Cour Suprême.
Dirani a, quant à lui, reçu 6 millions NIS de dédommagement de la part du gouvernement israélien après son retour au Liban.
Depuis, l’affaire s’est étouffée.

« Georges » a donc quitté ses fonctions militaires mais a pu intégrer les forces de police israélienne, accédant au poste de conseiller il y a quelques mois.
Face au scandale, le pôle de police de Jérusalem se défend : « Il ne faut pas tout mélanger. Il n’y a aucun rapport entre les accusations retenues contre le rôle qu’a pu jouer « Georges » au cours de la guerre du Liban et sa fonction actuelle. Cet officier de police satisfait pleinement la direction et contribue pleinement à l’amélioration des relations entre la police de Jérusalem et les habitants des quartiers Est. »

Lien de l'article: http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4994

Coup d’accélérateur dans la construction du mur

Publié le 29 juillet 2010 sur le site french.pnn.ps
par PNN

Jérusalem - PNN – Le ministère de la Défense israélien a décidé d’accélérer l’expansion du mur de séparation autour d’un village au sud de Jérusalem.
Cette accélération provient du fait qu’un tribunal de Jérusalem a demandé à l’Etat de répondre sous 45 jours à la question : pourquoi a-t-il continué à bâtir le mur un an après l’expiration d’un ordre d’expropriation sur le village ?

Les villageois palestiniens et la Société pour la Protection de la Nature en Israël ont saisi la cour en soulignant que le mur, qui entourera le village de trois côtés, coupera non seulement les habitants de leurs terres, mais endommagera également le paysage de manière irréversible.

L’audience de dimanche au tribunal a révélé que l’Etat d’Israël avait continué de construire le mur après la fin de la période légale. La cour n’a toutefois pas ordonné d’arrêt des travaux. Au lieu de cela, elle a demandé à l’Etat de fournir une explication satisfaisante sous 45 jours.

Depuis la décision de dimanche, le ministère de la Défense et les entreprises associées ont accéléré la construction du mur en amenant 5 bulldozers sur le site ainsi que d’autres machines lourdes. Ils entendent finir les travaux sur lé section de mur d’un demi-kilomètre, selon la SPNI et les villageois.

Pour le ministère de la Défense, pas de changement notable dans le rythme de construction, ajoutant qu’un comité d’appel avait établi que le tracé du mur « se conforme aux demandes pour limiter le tissu social de la vie palestinienne, et prend la nature et le paysage en considération .»

Lien de l'article: http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4995

Une kippa

Publié le vendredi 30 juillet 2010 sur le site aloufok.net
par Al Faraby


"De -faux juifs- vont être déployés dans les rues d’Amsterdam, pour empêcher la banalisation des comportements antisémites"
"c’est quoi cette histoire ?"
"c’est ce qu’a annoncé le maire de la ville"
"et comment va-t-il s’y prendre ?"
"des agents de police seront coiffés d’une kippa et serviront de leurre, avec pour mission d’arrêter les éventuels agresseurs"
"eeuuuhhhhh........"
"quoi ? ... je te trouve bien sceptique"
"à quoi reconnaît-on un juif qui ne porte pas une kippa ?"
"ça peut être un -vrai policier- ou encore..."
"ou encore qui ?"
"un membre du Mossad"
"... !?"
Al Faraby

Le maire par intérim, M. Lodewijk Asscher, a décidé de réagir après une émission de l’Organisation juive de radio-télé, le mois dernier. Une caméra cachée a suivi un rabbin et deux enfants juifs portant la kippa dans les rues d’Amsterdam, filmant les réactions sur leur passage. Une bande de jeunes les a entourés pour leur faire le salut nazi, d’autres les ont insultés dans la rue.
Un autre programme radio avait déjà dénoncé les mêmes dérives à Rotterdam, la deuxième ville des Pays-Bas. « C’est devenu banal, pour les juifs, de cacher leur kippa dans la rue », selon Ronny Naftaniel, le directeur du Centre d’information et de documentation sur Israël.

Lien de l'article: http://www.aloufok.net/spip.php?article2239

Jérusalem: des colons chassent une famille palestinienne de la Vieille ville

Publié le 29 juillet 2010 sur le site romandie.com

JERUSALEM - Des colons juifs ont pris possession jeudi d'un immeuble de la Vieille ville de Jérusalem et provisoirement expulsé une famille palestinienne qui y vivait depuis plus de 70 ans, avec l'appui de la police israélienne, a-t-on appris auprès des membres de cette famille.

L'emménagement des colons survient après une longue bataille juridique entre la famille Qarsh et les nouveaux occupants qui affirment avoir racheté le bâtiment à son propriétaire, une autre famille palestinienne émigrée aux Etats-Unis.

L'arrivée récente de colons juifs dans le secteur oriental de Jérusalem, à majorité arabe et occupé par Israël depuis la Guerre des Six-Jours (juin 1967), avive de plus en plus les tensions dans la Ville sainte, entravant les tentatives de relance du processus de paix israélo-palestinien.

"Nous vivons ici depuis 1936. C'est mon grand-père qui a loué cette maison", a déclaré à l'AFP Majid Qarsh, 50 ans, l'un des membres de la large fratrie qui habitait l'immeuble.

Le propriétaire de l'immeuble, Souleimane Handal, a émigré aux Etats-Unis avec sa famille dans les années 1960. Mais la famille Qarsh assure que depuis lors, elle a le droit de louer la propriété.

Selon Majid Qarsh, les colons ont acheté l'immeuble aux petits-enfants de Handal.

"S'ils ont acheté la maison, bravo. Mais j'ai des droits ici. Ils peuvent me faire payer un loyer mais ils ne peuvent pas me chasser", a insisté M. Qarsh, qui est né à cet endroit.

Les deux familles de colons ont emménagé dans la nuit de mercredi à jeudi "en s'appuyant sur des documents prouvant qu'ils possèdent la maison", a expliqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld.

"Nous examinons les documents pour vérifier leur légalité et leur authenticité et déterminer qui est le véritable propriétaire", a-t-il souligné.

L'affaire a été placée entre les mains de la justice qui doit se prononcer la semaine prochaine. En attendant, les colons ont reçu l'ordre de quitter l'immeuble, selon l'avocat de la famille Qarsh.

Selon Daniel Luria, le directeur d'Ateret Cohanim ("La Couronne des Prêtres"), une association de colons dont l'objectif est d'accroître la présence juive dans la Vieille ville, son organisation n'est pas impliquée dans cette affaire mais des "intérêts juifs" ont acheté l'immeuble dans les années 1980.

"Il y a plus de vingt ans, des intérêts juifs ont acheté l'immeuble à la famille Handal. Les personnes qui vivent là sont des locataires, rien de plus", a assuré M. Luria.

"Quels que soient les arrangements, ils ont été conclus de manière légale. S'il y avait le moindre problème, si quelque chose avait été mal fait ou de manière illégale, je suppose que les Juifs ne seraient pas autorisés à rester", a-t-il ajouté.

Selon lui, la maison a été construite à l'origine par une riche famille juive au 19e siècle et sa récente acquisition fait partie d'un "retour" des Juifs dans la Ville sainte.

Les colons se sont refusés à répondre aux questions des journalistes.

Israël a proclamé Jérusalem sa capitale "éternelle et unifiée" alors que les Palestiniens veulent faire de la partie orientale, dont fait partie la Vieille ville, la capitale de leur futur Etat.

La communauté internationale ne reconnaît pas l'annexion israélienne de Jérusalem-Est.

(©AFP / 29 juillet 2010 18h53)

Lien de l'article: http://www.romandie.com/infos/news2/100729165327.kxaj0xkl.asp

Les empreintes digitales d’Israël apparaissent dans l’assassinat de Hariri

Publié le vendredi 30 juillet sur le site info-palestine.net
par Rannie Amiri

Au Moyen-Orient, le lien entre les machinations politiques, l’espionnage et les assassinats est soit clair comme de l’eau de roche, soit clair comme de l’eau trouble. Pour ce qui est de l’assassinat, en février 2005, du premier ministre libanais Rafiq Hariri, affaire toujours pas résolue, l’eau pourrait devenir plus limpide.

Des enquêtes au sujet des réseaux d’espions israéliens travaillant au Liban ont conduit à plus de 70 arrestations ces 18 derniers mois. Parmi les personnes appréhendées, il y a quatre officiers de haut rang de l’armée libanaise et de la sécurité générale, dont l’un a espionné pour le Mossad depuis 1984.

L’enquête en cours a fait une percée importante en juin dernier aboutissant à l’arrestation de Charbel Qazzi, chef des transmissions et des émissions chez Alfa, l’un des deux opérateurs publics de téléphonie mobile.

Selon le quotidien libanais As-Safir, Qazzi a avoué avoir installé des programmes informatiques et planté des puces électroniques dans les transmetteurs d’Alfa. Les renseignements israéliens pouvaient ainsi les utiliser pour surveiller les communications, localiser et cibler les individus qu’il voulait assassiner et éventuellement déployer des virus capables d’effacer l’information enregistrée lors des communications. La collaboration de Qazzi avec Israël remonterait à 14 ans.

Le 12 juillet, il y a eu une deuxième arrestation chez Alfa. Tarek al-Raba’a, ingénieur et associé de Qazzi, a été appréhendé au motif d’espionnage pour Israël et pour avoir compromis la sécurité nationale. Quelques jours plus tard, un troisième employé d’Alfa a également été arrêté.
Israël a refusé de commenter les arrestations. Néanmoins, le fait qu’il ait pu apparemment pénétrer dans le secteur militaire et des télécommunications a ému le pays et suscité des inquiétudes quant à la sécurité.

Qu’est-ce que ceci a à voir avec l’assassinat de Hariri ?

Outre les conséquences de toute évidence nuisibles de la collaboration d’ officiers militaires libanais de haut rang avec Israël, c’est la légitimité même du tribunal spécial pour le Liban (STL) qui est maintenant en cause. Le tribunal, organe approuvé par les Nations unies, a été chargé d’assigner en justice les responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre. Le 14 février 2005, une tonne d’explosifs a tué Hariri et 21 autres personnes sur le passage de leur caravane de voitures.

On croit que le STL émettra les actes d’accusation début septembre - en s’appuyant considérablement sur les enregistrements téléphoniques et les transmissions par téléphone mobile.

Selon l’AFP, « dans son rapport préliminaire, l’équipe d’enquêteurs des Nations unies disait avoir rassemblé comme preuves des données d’appels par téléphone mobile effectués le jour de l’assassinat de Hariri.

Le National a relaté de même que « l’enquête internationale, qui pourrait aboutir à des inculpations ou à des conclusions dès septembre, aurait selon des articles de presse non vérifiés, utilisé des relevés d’appels téléphoniques pour conclure qu’il y avait eu complot pour tuer Hariri, impliquant largement la Syrie et ses alliés libanais.... »

Le 16 juillet, dans une allocution télévisée, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyid Hassan Nasrallah, a suggéré que le tribunal utiliserait de l’information obtenue à partir de communications falsifiées par les Israéliens afin d’impliquer à tort son groupe dans l’assassinat du premier ministre :

« Dans leur analyse de l’inculpation, certains comptent sur des témoignages, dont certains se sont révélés faux, et sur des réseaux de télécommunications qui ont été infiltrés par des espions qui peuvent modifier et manipuler les données.

« Avant la guerre (de 2006), ces espions ont donné d’importantes informations à l’ennemi israélien et à partir de cette information Israël a bombardé des bâtiments, des maisons, des usines et des institutions. Beaucoup de martyrs sont morts et beaucoup d’autres ont été blessés. Ces espions sont complices de massacres, de crimes, de menaces et de l’exode de personnes.

Nasrallah a dit que la manipulation du STL est un « projet israélien » visant à semer le trouble au Liban.

Effectivement, en mai 2008, le Liban en a eu un avant-goût. Au comble du blocage de 18 mois concernant la formation d’un gouvernement d’unité nationale sous l’autorité du premier ministre de l’époque, Fouad Siniora, la décision de son cabinet de déclarer unilatéralement illégal le système de téléphonie fixe du Hezbollah a poussé le pays au bord de la guerre civile.

Reconnaissant l’importance de sécuriser leurs lignes de communication durant les combats contre l’envahisseur israélien en juillet 2006 et soupçonnant que les télécommunications publiques étaient corrompues, le Hezbollah a rejeté les plans de Siniora visant à démanteler son réseau. Ses membres se sont rapidement déployés à Beyrouth-Ouest et ont mis fin au plan du gouvernement. Deux années plus tard, ces soupçons se sont apparemment confirmés.

Michel Aoun, député de l’opposition et dirigeant du Mouvement patriotique libre a déjà prévenu Nasrallah que le tribunal inculpera probablement des membres « incontrôlés » du Hezbollah et il s’ensuivra".... des tensions libano-libanaises et entre Libanais et Palestiniens ainsi qu’une guerre israélienne contre le Liban ».

Ajoutant foi aux assertions de Nasrallah et d’Aoun, le commandant en chef des forces de défense israélienne, Gaby Ashkenazi, a prévu « et il le souhaite de tout coeur » que la situation au Liban se détériorera en septembre après que le STL aura inculpé le Hezbollah pour l’assassinat de Hariri.

Le témoignage optimiste d’Ashkenazy, prononcé devant la commission des affaires étrangères de la Knesset, montre qu’Israël espère que le rapport du STL fomentera des troubles civils et sèmera la discorde parmi les partis libanais généralement divisés en factions pro et anti- syriennes. Si Ashkenazi peut prévoir ces conséquences, c’est parce qu’il connaît l’accès sans entraves d’Israël aux relevés téléphoniques critiques, grâce auxquels on pourra imputer faussement le crime au Hezbollah.

On a démasqué les barbouzes et les agents secrets israéliens au Liban ainsi que la manière dont ils ont infiltré le réseau de télécommunications. Le tribunal doit à tout le moins reconnaître que la preuve concernant la prétendue implication du Hezbollah dans la mort de Hariri (groupe qui a historiquement eu de bonnes relations avec l’ancien premier ministre) est totalement corrompue et a probablement été falsifiée.

L’arrestation de Qazzi et de al-Raba’a lors du démantèlement du réseau d’espionnage israélien devrait inciter le STL a porter son attention vers le seul acteur régional qui a bénéficié de l’assassinat de Hariri ; acteur qui continuera à en bénéficier s’il réalise son objectif qui est d’impliquer le Hezbollah.

Il est temps de tourner l’attention vers Tel-Aviv.

23 juillet - Cet article peut être consulté ici :
http://www.counterpunch.org/amiri07...
Traduction : Anne-Marie Goossens

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9160

Haneen Zoabi : « la pire des menaces pour le sionisme, c’est la démocratie »

Publié le vendredi 30 juillet 2010 sur le site info-palestine.net
par Max Blumenthal - The Electronic Intifada

Le 13 Juillet, la Knesset israélienne a voté par une large majorité le retrait des droits parlementaires de Haneen Zoabi, membre du parti israélo-palestinien Balad.

Haneen Zoabi - Photo : Oren Ziv/ActiveStills

La décision est une mesure de rétorsion pour la participation de Zoabi à la « Flottille de La liberté » pour Gaza. Comme l’a rapporté le quotidien israélien Haaretz, au cours du débat qui a fait rage, un député de la Knesset, Anasatassia Michaeli, s’est précipité vers Zoabi et lui remit une copie d’un passeport iranien avec la photo de Zoabi. « Mme Zoabi, je prends votre fidélité à l’Iran au sérieux et je vous suggère de communiquer avec Ahmadinejad et de lui demander de vous donner un passeport diplomatique iranien qui vous aidera dans toutes vos tournées diplomatiques, parce que votre passeport israélien sera révoqué ce soir », a dit Michaeli, qui est un membre du parti ouvertement anti-arabe Israel Beitenou du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman (« La Knesset révoque les privilèges de la député arabe Zuabi suite à la flottille de Gaza,, Haaretz, 13 Juillet 2010 »).

Le débat sur la révocation des privilèges parlementaires de Zoabi était presque aussi haineux que les réactions lors de son apparition à la tribune de la Knesset à la suite immédiate du massacre commis contre la flottille. Alors que Zoabi tentait de relater ce qu’elle avait vécu sur le Marmara Mavi, où elle a imploré les commandos israéliens de cesser de tirer sur les passagers et de les frapper, les députés de la Knesset appartenant à un large éventail de partis ont bondi de leurs fauteuils en vociférant pour la faire taire. « Va à Gaza, traîtresse ! » a éructé le député Miri Regev du Likoud. « Une semaine à Gaza comme femme célibataire de 38 ans, et nous allons voir comment ils vous traiteront ! » aboya Yohanan Plesner du parti prétendument centriste Kadima [cette assemblée que l’on n’ose pas qualifier de ’parlementaire’ a donc recours sans aucune honte aux pires injures sexistes et racistes - N.d.T].

Enfin, Moshe Mutz Matalon d’Israel Beitenou a déploré que les commandos israéliens « n’aient laissé que neuf électeurs flottants [en anglais dans le texte : They left only nine floating voters] » (« Le député Regev dit à Zoabi : va à Gaza, traîtresse !, Ynet, 2 Juin 2010) ».

J’ai rencontré Zoabi à son bureau dans le centre animé de la partie basse de Nazareth, le 12 Juin. Alors qu’elle préparait pour moi une profusion de biscuits et de chocolats, elle m’a appris qu’un journaliste de Naplouse qui l’avait rencontrée plus tôt dans la journée avait été arrêté à un checkpoint et s’était vu saisir son ordinateur portable. Zoabi était convaincue que le Shin Bet (service israélien de sécurité) surveillait ses communications et ses déplacements comme il le fait avec de nombreux dirigeants du parti Balad. Malgré le climat de tension et de menaces physique contre elle, elle parle sans retenue de son expérience sur le Mavi Marmara, de la situation des membres palestiniens de la Knesset, et de ce qu’elle considère comme l’orientation fasciste de la société israélienne.

Max Blumenthal : Étiez-vous surprise d’être accueillie avec tant d’hostilité quand vous êtes revenue à la Knesset après ce qui est arrivé à la flottille ?

Hanin Zoabi : Je n’étais pas tellement surprise. Je m’attendais à être qualifiée de traître, que l’on me demande : « Où sont vos couteaux ? » Ou que l’on me dise, « Vous êtes celle qui les a tués ! » Mais ils m’ont hurlé dessus sans aucun argument politique et avec une telle superficialité... J’ai pensé que cela ne pouvait être un parlement. Ce ne sont que des gangsters. Si on leur avait donné des fusils, ils m’auraient tuée. Je leur ai dit que les soldats sur la flottille m’avait traitée avec plus de respect qu’eux. Après que les soldats aient assassiné neuf personnes, ils ont prétendu me demander de l’aide.

MB : Qu’est-ce que les attaques contre vous à la Knesset israélienne vous suggèrent à propos de la démocratie israélienne ?

HZ : L’atmosphère générale qui prévaut en Israël est celle d’un état fasciste qui n’a plus de sens critique, même à propos de son image dans le monde. Il était en général sensible à son image dite démocratique. Rivin [le président de la Knesset] veut un état libéral et veut que les autres s’imaginent qu’Israël est une démocratie. Mais écoutez ce qu’ils disent à la Knesset : que nous ne devrions prêter attention qu’à ce que nous voulons, que ce n’est pas important de prêter attention aux goyims [non-juifs]. Nous devons croire que nous sommes la victime, comme si la victimisation était une idéologie.

MB : Êtes-vous préoccupée par les menaces sur votre sécurité physique ?

HZ : C’est une période dangereuse et elle est également dangereuse pour Jamal [Zehalka] et d’autres du parti Balad. Je suis inquiète, mais ce qui m’inquiète le plus ce ne sont pas les menaces à mon égard, mais l’effet à long terme de cette campagne politique, car elle représente une délégitimation de notre parti et de notre plate-forme politique.

MB : Qu’en est-il de la mesure prévue à la Knesset de vous priver de vos droits parlementaires ?

HZ : Ces trois sanctions parlementaires ne sont rien - je veux dire rien, parce que je peux toujours utiliser mon passeport civil.

MB : Quand vous avez été attaquée à la Knesset, je me suis rappelé d’un incident en 1949, lorsque le premier député arabe à la Knesset, Tawfiq Toubi, a pris la parole pour dénoncer la brutalité de l’armée israélienne contre des villageois palestiniens qui vivaient sous le régime militaire. Les députés juifs de la Knesset sont devenus fous, comme cela s’est reproduit contre vous, mais Toubi était défendu par l’une des personnalités les plus importantes du monde culturel israélien, le poète et socialiste Nathan Alterman. Y a-t-il eu des Israéliens connus qui ont pris votre défense, et si non, pourquoi ?

HZ : C’est à peine si quelqu’un m’a défendue. Jamal [Zehalka] a dit que cette Knesset est la pire que nous ayons jamais eue. Selon les huissiers et les employés qui travaillent à la Knesset depuis 30 ans, celle-ci n’a jamais été aussi raciste. Je crois qu’avec un gouvernement dirigé par des types comme Avigdor Lieberman [ministre des affaires étrangères], les plus extrémistes ne se trouvent pas à la marge de la Knesset, ils en occupent l’avant-scène. Ceux qui m’ont hurlé dessus faisaient partie du Kadima, pas de l’extrême droite. Même le Meretz [le parti de gauche traditionnel] est devenu très centriste, ce qui lui a fait perdre du pouvoir.

Rivlin [speaker de la Knesset] avait bien plus peur de ternir l’image de la Knesset que de la violation de mes droits. Il n’y a pas de limites et le fameux slogan de Lieberman est maintenant repris par tout le monde : « citoyenneté égale loyauté ». Bien entendu, il donne au mot loyauté un sens fasciste. Même lorsque Eli Yishai [ministre de l’intérieur] a demandé la révocation de ma citoyenneté, la presse israélienne ne s’en est jamais indignée. Quel genre d’État avons-nous ? Je viens de lire un article sur la question !

Le journaliste Amnon Levy [de Yediot Aharonot] a été le seul à m’avoir défendue. Il a dit que ce qui arrivait était si absurde qu’il faudrait remercier Haneen de faire parti de cette Knesset sioniste. Il faudrait remercier les Palestiniens de participer au jeu sioniste.

MB : L’atmosphère anti- Arabe en Israël est-elle un phénomène nouveau ou s’est-elle alourdie depuis un certain temps ?

HZ : Ce n’est rien de neuf et le phénomène n’a pas commencé après l’affaire de la Flottille. Cela a réellement débuté après la deuxième Intifada lorsque des centaines de milliers d’Israéliens Palestiniens sont descendus dans la rue, non pas pour manifester au sujet de problèmes internes, mais pour soutenir l’Intifada. Ils disaient clairement aux Israéliens que l’État avait échoué à créer le modèle du nouvel « Arabe israélien ».

C’est ce que l’État essayait de faire de nous : essayer de créer un Arabe israélien, quelqu’un qui ne serait pas 100% Israélien, parce que nous ne sommes pas juifs, mais bien sûr pas totalement arabes non plus. On nous disait que nous pouvions garder notre langue et notre culture, mais non pas la mémoire de notre histoire, notre culture ou notre identité, si ce n’est à un niveau émotionnel et romantique. En résumé, nous ne pouvions pas être Palestiniens.

La deuxième Intifada a marqué un tournant. Elle a signifié à Israël qu’il pouvait contrôler les écoles, notre histoire et les médias, mais qu’il ne pouvait pas nous empêcher d’affirmer notre identité. Ceci a amené directement Yuval Diskin, le directeur du Shin Beth, à déclarer en 2007 qu’il combattrait toute activité politique qui ne reconnaissait pas Israël comme un État juif, même si les activités étaient menées ouvertement et démocratiquement. Ce disant, il visait clairement le Balad. Petit détail, sa déclaration n’a choqué aucun journal israélien.

MB : Le fondateur du parti Balad, Azmi Bishara, a été obligé de s’exiler après avoir été accusé d’espionnage pour le compte du Hezbollah. Amir Makhoul, dirigeant de la société civile palestinienne en Israël, a été placé en détention administrative et il est la cible d’accusations similaires. Omar Saïd et beaucoup d’autres militants font l’objet d’une enquête du Shin Beth. Qu’est-ce que le gouvernement cherche à faire avec ces mesures ?

HZ : Les autorités cherchent à établir des limites à notre identité politique et disent que nous ne pouvons pas avoir de relations avec le monde arabe extérieur. Elles veulent redéfinir les marges de la démocratie de manière à exclure tout programme politique demandant la pleine égalité. Nous demandons l’égalité sans le sionisme. C’est ce que dit le parti Balad. Le fait est que exiger la pleine égalité civique et nationale correspond en fait à exiger la fin du sionisme. Nous ne haïssons pas le sionisme, c’est le sionisme qui hait la démocratie.

Si l’État continue sur cette voie, il changera en fait les règles du jeu. Balad dit que la démocratie a des limites claires. Nous croyons dans les valeurs démocratiques et dans le système et nous utiliserons ces limites de la démocratie pour présenter la manière dont nous voyons une pleine égalité. Si Israël veut effacer ces limites de manière à délégitimer notre perspective sur la scène israélienne, c’est un jeu totalement différent qui se jouera entre l’État et nous. Vu ce qui se passe, l’État nous pousse dans une crise. S’ il disqualifie Balad, aucun parti arabe n’entrera à la Knesset et il s’ensuivra une crise énorme. Si les Arabes n’ont aucun rôle au parlement, la relation entre l’État et nous sera différente. Ce serait la fin de la démocratie. Mais nous savons que c’est ce qui se passera avec un État juif : la fin de la démocratie est une issue inévitable.

MB : Comment votre notoriété après la Flottille s’est-elle répercutée sur la situation des Palestiniens en Israël ?

HZ : Il est possible que la flottille ait été le début d’une nouvelle phase dans l’histoire. Israël aime que nous [les Palestiniens en Israël] restions loin des feux de la rampe. Il nous a opprimés en coulisse, tout comme il a exécuté la Nakba en coulisse. Il a continué à restreindre notre identité et le monde ne nous a pas traités comme faisant partie de la question palestinienne parce que le monde pensait qu’Israël était une démocratie et que nous en constituions seulement une partie. Le monde n’avait d’yeux que pour le siège de Gaza.

Donc en m’attaquant, les membres de la Knesset ont montré au monde leur véritable nature. Et si le monde commence à y prêter attention, spécialement la partie qui ne soutenait pas traditionnellement les Palestiniens et qui croyait qu’Israël devrait être une vraie démocratie, j’espère que l’affaire de la Flottille et ses répercussions montreront qu’Israël a un problème structurel profond et que ce n’est pas un problème de politique. Le problème ne tient pas au caractère extrémiste du gouvernement. Le problème est que la plus grande menace pour le sionisme est la démocratie. C’est ça le problème.

* Max Blumenthal est un journaliste qui a remporté des prix et un écrivain best seller et qui travaille en Israël-Palestine. Ses articles et ses vidéos ont été publiés dans le New York Times, le Los Angeles Times, le Daily Beast, la Nation, le Huffington Post, Salon.com, Al-Jazeera English et beaucoup d’autres publications. Il écrit pour le Nation Institute. Son livre, Republican Gomorrah : Inside The Movement That Shattered The Party, est un best seller sur les listes du New York Times et du Los Angeles Times.

22 juillet 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Annie Goossens & Claude Zurbach

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