vendredi 30 avril 2010

Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

Publié le 30 avril 2010 sur le site info-palestine.net
par PCHR du 22 au 28 avril 2010

Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) continuent leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les territoires palestiniens occupés (TPO).

Durant la semaine passée, du 22 au 28 avril :

•2 civils palestiniens ont été tués en Cisjordanie, par exécutions extrajudiciaires ;
•20 civils palestiniens, dont 3 mineurs, 4 femmes, 3 internationaux militants des droits de l’homme et 2 caméramans, ont été blessés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ;
•les FOI continuent de tirer sur les agriculteur et les salariés palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza et de harceler les pêcheurs palestiniens en mer ;
•les FOI poursuivent également leurs violences contre les manifestations pacifiques en Cisjordanie ;
•elles ont mené 27 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie et 4 dans la bande de Gaza ;
•elles ont arrêté 45 civil, dont 14 mineurs, 2 femmes, 2 caméramans dont l’un est israélien, 5 militant israéliens de la solidarité et 2 militants palestiniens, en Cisjordanie ;
•elles continuent de harceler les membres des comités populaires contre le mur d’annexion et de les menacer d’arrestation ;
•elles poursuivent leurs mesures visant à créer une majorité juive dans la Jérusalem-Est occupée ;
•Israël maintient également un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
•il poursuit la colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens ;
•des familles dans le secteur d’al-Musafer, au sud d’Hébron, ont reçu des avis leur ordonnant de partir de leur secteur ;
•70 dunums (7 ha) de vignobles à Beit Ummar ont été inondés par de eaux usées ;
•20 oliviers ont été arrachés à Deir Estia, dans Salfit


Lire la suite du rapport sur le site Info Palestine

Lien du rapport: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8633

Zapiro, le juge Goldstone et la bar-mitzvah

Publié le 29 avril 2010 sur le site mounadil.blogspot.com

La presse francophone ne se bouscule apparemment pas pour rapporter les petites difficultés du juge Richard Goldstone dans son projet d'assister à la bar-mitzvah de son petit fils.
Ce peu d'empressement tient peut-être au fait que selon une officine sioniste spécialisée dans la lutte contre la "désinformation", les informations selon lesquelles le juge Goldstone serait empêché d'assister à cette cérémonie relevaient précisément de la... désinformation.
Pourtant, l'organisation sioniste d'Afrique du Sud a vraiment tenté d'empêcher le juge Goldstone d'assister à cette cérémonie à la fois religieuse et familiale, nous montrant ainsi les expédients auxquels a recours le sionisme: bannir celui par qui le scandale arrive de la vie communautaire, jusque dans des aspects qui relèvent purement et simplement de l'ordinaire de la vie familiale. Une forme d'excommunication ou de mise à mort symbolique, rien de moins.
Cependant, le juge Goldstone pourra assister à la bar-mitzvah de son petit fils après avoir néanmoins satisfait aux exigences de l'organisation sioniste. Tout cela est exposé dans ce petit article de Jews Sans Frontière et illustré par une planche de Zapiro, un dessinateur du Mail & Guardian, un journal d'Afrique du Sud. J'ai traduit la légende, mais l'effet du jeu de mot "barred mitzvah" ne peut pas être rendu par une traduction (barred signifie en effet interdite).

Quelle que soit la décision du garçon, son grand père sera semble-t-il présent à la bar-mitzvah. Il s'avère que la fédération sioniste sud africaine a décidé de ne pas tenir un piquet pendant cet événement spécial pour un garçon âgé de 13 ans. J'ai eu l'information par un courriel de Deborah Maccoby à la liste de diffusion Just Peace UK.

Mais jetons un coup d'oeil au courriel envoyé par le juge Goldstone au rabbin Michael Lerner:

Michael,

Je suis heureux de t'informer qu'après avoir été contacté ce matin par des organisations communautaires juives, la déclaration suivante a été publiée par Wendy Kahn, la directrice du groupe des députés Juifs Sud Africains:

"Le SA Jewish Board of Deputies (SAJBD) a le plaisir d'annoncer que, après consultation avec toutes les parties concernées, un accord s'est fait pour confirmer la présence du juge Richard Goldstone a la prochaine cérémonie de bar-mitzvah de son petit fils.

Il a été convenu qu'une rencontre dans les locaux de la fédération sioniste d'Afrique du Sud réunira le juge Goldstone et les dirigeants de la fédération sioniste d'Afrique du Sud et d'autres représentants communautaires juifs pour discuter la réponse de la communauté juive au rapport de la commission présidée par le juge Goldstone l'an dernier et pour que le juge Goldstone donne ses perspectives sur la question.

Il a été en outre confirmé que le juge Goldstone assistera à la bar-mitzvah de son petit fils que qu'il n'y aura pas de manifestations liées à la bar-mitzvah.

Le SAJBD demande respectueusement, à la lumière de l'accord obtenu, que toutes les parties cessent immédiatement toute activité publique sur ce sujet de sorte que la cérémonie de bar -mitzvah du jeune homme puisse retrouver le caractère privé et digne qu'elle mérite.

Incroyable! Le prix de la présence du juge Goldstone à la bar-mitzvah de son petit fils consiste en une rencontre avec la fédération sioniste sud africaine "pour donner ses perspectives sur la question" de son rapport. Moi qui pensais que ces gens ne pouvaient pas tomber plus bas que lors de leur soutien à l'agression contre Gaza elle-même. Combien j'avais tort.

Meaux : une association musulmane poursuit Liès Hebbadj

Publié le 29 avril 2010 sur le site le parisien.fr
par Ava Djamshidi

C'est une croisade qui est à son paroxysme à n'en pas douter! Qui se cache derrière la plainte de cette Mme Benamed?! Mr Copé ?!...
Car ce que le Parisien ne dit pas, dixit un article de Libération, c'est que la dame en question est militante UMP dans la ville de Meaux dont le maire est l'inénarrable Jean-François Copé, le plus grand croisé que compte la France! Eric Raoult (qui n’en n'est pourtant pas moins croisé que son copain de Meaux...) a osé dire hier selon une déclaration APF que « ce que fait Copé sur la burqa "donne l'impression d'une croisade" »). Un autre site nous apprend que la représentante musulmane en question est une amie de Mr Copé et qu'elle est en sus représentante de NPNS!...

Aux lecteurs donc d'en tirer les conclusions qui s'imposent!

L’affaire du conjoint de la conductrice voilée de Nantes rebondit en Seine-et-Marne : l’Association des musulmans de Meaux et de sa région le poursuit en diffamation.


Pas question pour elle d’en rester là. Rachida Benamed, la représentante de l’Association des musulmans de Meaux et de sa région n’apas spécialement goûté les propos de Liès Hebbadj, le conjoint de la femme verbalisée pour avoir conduit en niqab à Nantes.

La musulmane pratiquante a décidé de porter l’affaire devant la .
Hier, cette habitante de Meaux s’est rendue au commissariat de sa ville pour déposer une plainte pour diffamation contre le commerçant nantais au nom de son association qui regroupe une soixantaine d’adhérents. Après avoir transité par le parquet de Meaux, la plainte devrait atterrir au parquet de Nantes, là où s’est déroulée l’affaire qui a suscité la colère de cette mère de trois enfants.
Il y a trois jours, menacé par , le ministre de l’Intérieur, d’être déchu de la nationalité française parce qu’il « vivrait avec quatre femmes », Liès Hebbadj s’était défendu d’être polygame, en affirmant avoir des maîtresses. « A ce que je sache, les maîtresses ne sont pas interdites en , ni par l’islam.Elles le sont peut-être par le christianisme, mais pas en France. Si on est déchu de sa nationalité pour avoir des maîtresses, il y a beaucoup de Français qui seraient alors déchus de la nationalité », avait ironisé le musulmande35ans. Des propos « insupportables » pour Rachida Benamed.
« Cet homme salit notre religion. A cause d’une minorité comme lui, on fait du mal à toute la communauté musulmane », tempête-t-elle avant de soulever les points qui lui semblent diffamatoires : « D’abord, l’islam n’autorise pas les maîtresses. Dans notre religion, l’adultère est un péché. La polygamie n’est pas interdite,mais elle est strictement encadrée. Si cet homme s’est marié religieusement avec plusieurs femmes, les qualifier publiquement de maîtresses revient à les répudier aux yeux de la communauté musulmane. »
Devant l’ordinateur où elle guette avec attention l’évolution de cette affaire, Rachida Benamed ne décolère pas. « C’est un homme dangereux. Il profite de sa soudaine notoriété pour véhiculer une image catastrophique de l’islam. Si la justice ne condamne pas cet homme, ce sont tous les barbus de France qui auront gagné », déplore la musulmane qui soutient le projet de loi contre le port du voile intégral et milite activement pour la réglementation du statut des mosquées.
Derrière sa démarche, la volonté de s’exprimer au nom de« la grande majorité des musulmans qui ne supportent plus les provocations des extrémistes ». « L’islam est une religion de paix, soupire- t-elle en hochant la tête, dépitée. Mais aujourd’hui, tout le monde semble l’avoir oublié. »


Au sujet du voile intégral

Raoult (UMP): ce que fait fait Copé sur la burqa "donne l'impression d'une croisade"
Lien de l'article: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g-m5bUWZ7WgA_TRQwSJN5hEVeraQ

Imposer le port du voile intégral pourrait être puni d'un an de prison
Lien de l'article: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100430.OBS3221/imposer-le-port-du-voile-integral-pourrait-etre-puni-d-un-an-de-prison.html

Les députés belges unis approuvent l'interdiction du voile intégral
Lien de l'article: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100430.OBS3227/les-deputes-belges-unis-approuvent-l-interdiction-du-voile-integral.html

Belgique: l'interdiction du voile intégral, acte "liberticide" pour les musulmans
Lien de l'article: http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-redir.htm?&rub=2&xml=newsmlmmd.556cdc9e7617f56e2d12071b6fd42f68.321.xml

Proposition de loi en Israël : mettre hors la loi les ONG dénonçant les violations

Punblié le 30 avril 2010 sur le site association-belgo-palestinienne.be

Une nouvelle proposition de loi déposée mercredi au parlement israélien vise à interdire l’enregistrement des organisations israéliennes (ONG) qui sont soupçonnées de fournir des informations ou de participer aux actions en justice contre les responsables israéliens ou des commandants en cas de violation du droit international humanitaire, ou de crimes de guerre.

Cela exigerait également que le Registre des Associations ferme les organisations existantes engagées dans ces activités.

Le projet de loi sur les associations (amendement - Exceptions à l’enregistrement et de l’activité d’une association) 2010, s’inscrit dans le sillage d’une campagne d’incitation contre la communauté des droits humains en Israël et est la seconde loi à être proposée contre leurs activités cette année.

Avi Dichter

Avi Dichter

Parmi les signataires de la proposition de loi deux anciens membres de la police secrète d’Israël, le Shin Bet ou shabak : l’ancien directeur Avi Dichter et l’ancien directeur adjoint Gideon Ezra.

La proposition de loi ne cite pas les noms des organisations spécifiques, mais les initiateurs du projet de loi, 19 membres de la Knesset (MKS) de différents partis de la Coalition et de l’opposition, ont cité des groupes israéliens comme Adalah, Physicians for Human Rights-Israel, le Comité public Contre la Torture en Israël et la coalition des femmes pour la paix à titre d’exemples, dans le cadre d’un débat organisé mercredi sur le projet de loi.

Le quotidien israélien Maariv a traité spécifiquement du cas d’Adalah, une organisation des droits humains dirigée par les citoyens palestiniens d’Israël. Son article sur la proposition de loi a été intitulé « Les députés proposent : mettons Adalah hors la loi ».

Dans une discussion animée hier à la Knesset, le député Nitsan Horovitz du parti de gauche Meretz a décrit la proposition de loi comme une chasse aux sorcières. «Tant que des activités sont légales en vertu de la loi israélienne, elles sont [admises] en vertu de la liberté d’expression, ce conflit est politique», a déclaré Horovitz. « Est-ce quelque chose d’illégal se fait par une organisation? - alors allez à la police », dit-il.

Il a ajouté que la Knesset devait répondre aux allégations faites par les organisations attaquées, au lieu de les réduire au silence.

Un groupe de dix organisations israéliennes de défense des droits de l’homme a publié une réponse au projet de loi, en disant qu’il « viole les traités internationaux et la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui a été signé à la suite des horreurs de la Seconde Guerre mondiale », et qu’il « cherche à dissimuler des informations ou des soupçons d’un crime. »

Le groupe a ajouté que « Le refus du gouvernement israélien de permettre au système juridique interne d’enquêter sur les allégations de crimes de guerre est la raison même pour laquelle les crimes de guerre peuvent être l’objet d’enquêtes et de poursuites à l’étranger», et qu’« au lieu de défendre la démocratie, les auteurs de ce projet de loi préfèrent le réduire en cendres. »

Le directeur d’Adalah, Hassan Jabareen, a ajouté que « si la loi est adoptée, elle constituerait un aveu officiel par l’État d’Israël qu’il commet des crimes de guerre, et qu’il ordonne aux organisations des droits humains en Israël de garder le silence à ce sujet, de s’abstenir de transmettre des informations à leur sujet, et de cesser d’aider les victimes et la communauté internationale à travailler afin de prévenir leur continuation. Seul un État qui commet des actes interdits serait intéressé par une telle législation. »

Par JNews, jeudi 29 avril 2010

Lien de l'article: http://www.association-belgo-palestinienne.be/infos/analyses/proposition-de-loi-en-israel-mettre-hors-la-loi-les-ong-denoncant-les-violations/

En Israël la tyrannie fasciste de la majorité est dangereuse

Lien de l'article: http://www.planetenonviolence.org/En-Israel-La-Tyrannie-Fasciste-De-La-Majorite-Est-Dangereuse_a2175.html

Les Palestiniens ne croient pas tous au projet d’état en 2011 de Fayyad

Publié le 30 mars 2010 sur le site protection-palestine.net
par Associated Press

Le premier ministre palestinien Salam Fayyad fait doucement bouger les lignes du conflit israélo-arabe avec un credo simple : les Palestiniens doivent construire leur état maintenant et ne peuvent plus attendre un accord de paix avec Israël toujours remis à plus tard.

Son ambition étant de préparer les Palestiniens à la proclamation d’un état en août 2011, il essaye de le bâtir de fond en comble : construction de routes, réforme judiciaire, planification des villes nouvelles.

Cet économiste formé aux USA a été couvert d’éloges, d’argent et de soutien par les États-unis et l’Europe. Les dirigeants israéliens n’ont pas dit grand’chose, même si certains en Israël se montrent inquiets que Fayyad soit le fer de lance d’une stratégie palestinienne consistant à se passer de négociations, déclarer un état de facto et en demander la reconnaissance internationale.

Fayyad croit que le succès appelle le succès, que fournir des arguments convaincants pour la création d’un état palestinien rendra celle-ci inéluctable. Mais il ne va pas jusqu’à dire que les Palestiniens déclareraient l’indépendance tous seuls.

"Le raisonnement a été que, vers mi-2011, si le processus politique n’a pas abouti à une fin de l’occupation... la réalité d’un état palestinien s’imposera d’elle-même au processus politique, au monde", a-t-il récemment déclaré lors de l’interview qu’il a donnée depuis son cortège de voitures sur les routes de Cisjordanie.

Ces derniers mois, Fayyad s’est appliqué à faire renaître l’enthousiasme chez les Palestiniens désabusés par des années de vaines promesses de paix.

Il leur tend la main en court-circuitant la hiérarchie du Fatah, mouvement de son patron, le président Mahmoud Abbas. Indépendant, Fayyad parle toutes les semaines à la radio, voit régulièrement des journalistes palestiniens et a embauché un consultant pour gérer ses comptes Facebook et Twitter.

Et contrairement aux politiciens du Fatah, qui se bornent généralement à recevoir leur cour dans leurs bureaux, il ne reste pas plus de quelques jours sans se rendre ici et là en Cisjordanie.

En apparaissant ainsi de façon très visible, Fayyad a détourné l’attention [du public] d’Abbas, dont les cinq ans de présidence n’ont pas abouti à grand’chose en matière de négociations de paix et qui consacre le plus clair de son temps à des missions diplomatiques à l’étranger.

Âgé de 75 ans, Abbas affirme qu’il ne cherchera pas à être réélu, et certains imaginent que Fayyad pourrait un jour être candidat à la présidence. Fayyad dit toutefois qu’il fait campagne pour un projet, pas pour un mandat politique.

Cependant, l’écart entre réalité et ambitions reste énorme.

Fayyad, qui a été nommé à son poste par Abbas en 2007, n’a un pouvoir limité que sur 40% de la Cisjordanie, dont le reste est totalement sous contrôle israélien. La bande de Gaza, qui est censée composer avec la Cisjordanie un état palestinien, est aux mains des militants du Hamas, qui ont évincé les forces d’Abbas en 2007.

Fayyad vit dans une Jérusalem-Est annexée par Israël. Son épouse, Bashayer, y a un permis de résidence permanent en tant que native de Jérusalem. En tant que Cisjordanien, Fayyad vit à Jérusalem avec un permis de séjour renouvelé tous les quelques mois par Israël.

Au cours d’une journée de travail à Ramallah, Fayyad reçoit souvent des VIPs étrangers. Il rentre à la maison en passant par un checkpoint israélien.

"Si, ne serait-ce qu’une minute, je devais penser que c’est quelque chose je vais devoir supporter toute ma vie... je pourrais me dire ’laisse tomber, c’est vraiment trop absurde’ ", dit Fayyad, 58 ans. "Mais c’est une [période de] transition. Pour moi, tout cela est une transition vers la liberté, vers un état [palestinien]."

La stratégie de Fayyad est à l’inverse de la démarche du tout-ou-rien des dirigeants palestiniens plus traditionnels, et a même suscité des comparaisons avec le père-fondateur d’Israël, David Ben Gurion.

Son approche est un mélange équilibré de coopération et de confrontation avec Israël.

Israël a réagi au fait que Fayyad a réussi à restaurer l’ordre dans les villes autrefois chaotiques de Cisjordanie en diminuant le nombre de ses troupes et en réduisant les restrictions de déplacement. Ceci a permis à l’économie palestinienne, durement frappée, de rebondir un peu. Conjugué avec la transparence des dépenses de Fayyad et son projet de construction d’état, ce mini-boom a convaincu les pays donateurs de maintenir une aide [financière] massive.

Toutefois, Fayyad soutient également le mouvement de protestation populaire palestinien contre Israël et a poussé à construire dans les 60% de la Cisjordanie interdits au développement palestinien.

Le plus grand défi de Fayyad est de devoir marcher sur la corde raide entre la coordination avec Israël que requiert son projet de construction d’état et l’opposition à Israël qu’exigent les Palestiniens et qui les attirent, a déclaré Robert Blecher, analyste du comité d’experts International Crisis Group.

Israël a distribué de bonnes notes à Fayyad parce qu’il a amélioré la sécurité. Mais plusieurs hommes politiques ont critiqué ce qu’ils interprètent comme son projet de proclamation d’état unilatérale.

"Je pense que çà ne servira à rien", a déclaré Benny Begin, ministre ultra-nationaliste. "Même si elle reçoit un accueil positif, aucune déclaration ne fera que nous nous retirions."

Certains palestiniens disent craindre que la stratégie de Fayyad nuise à leur cause en créant quelque chose qui aurait tous les attributs d’un état sans vraiment en être un, —ce dont Israël pourrait profiter pour dire qu’un accord définitif n’est plus nécessaire.

Toutefois, Fayyad séduit de plus en plus en Cisjordanie.

Récemment, Fayyad s’est rendu dans le village cisjordanien d’Arura, dont les habitants tentaient d’obtenir le record du monde Guinness du plus grand plat de musakhan, spécialité de poulet locale. Noyé dans la foule, Fayyad a inspecté l’énorme bac de nourriture sur la place du village, puis emporté une pleine assiette de poulet vers son siège et s’est mis à manger avec les doigts.

Les hommes qui regardaient assis sous un arbre ne partageaient pas tous la même opinion.

Certains l’ont félicité d’être venu en disant que c’était la première fois qu’une personnalité politique se déplaçait au village. D’autres ont dit estimer qu’après des années de soulèvements et de pourparlers de paix échoués, Fayyad était le seul leader qui ait un plan.

Mais Moawiya Rimawi, ingénieur de la région, a déclaré que Fayyad vendait des illusions.

"Ça n’endort absolument personne", a-t-il dit. "L’Autorité Palestinienne n’a aucun contrôle sur les personnes ni sur le territoire ; alors comment pourrions-nous avoir un état dans deux ans ?"

Fayyad dit qu’il rencontre encore beaucoup de scepticisme, mais que l’atmosphère est en train de changer.

Comme on lui demandait s’il croit devenir un symbole d’espoir, il a déclaré : "En toute modestie, je pense que oui".

Source: http://www.haaretz.com/hasen/spages/1165706.html

Lien de l'article: http://www.protection-palestine.org/spip.php?article8743

Les événements de la ville d'Al-Quds ressemblent à une croisade

Publié le 30 avril 2010 sur le site du CPI

Le Caire – CPI
Les occupants israéliens poursuivent la judaïsation des lieux saints islamiques dans les territoires palestiniens, surtout dans la ville d'Al-Quds, son ancien bourg et sa mosquée Al-Aqsa.

Les intellectuels réunis dans le Premier forum culturel de la ville d'Al-Quds, organisé par le syndicat des journalistes égyptiens, mercredi 28 avril, ont affirmé que ces agissements sionistes prennent l’ampleur des croisades.

Ils accusent les régimes arabes de coopérer avec les Etats-Unis et l’entité sioniste, contre la cause palestinienne et contre la ville d'Al-Quds.

Dr. Mohammed Amara a conclu que cette coopération a permis aux Etats-Unis d’avoir 35 bases militaires dans le monde arabe dont 30 dans les pays du Golfe !

Dr. Qasem Abda Qasem, professeur d’histoire, note que les sionistes n’ont pas tiré de leçons des croisades. Les Sionistes pratiquent la même sauvagerie que celle des croisés. Et les deux mouvements prétendent que la terre de la Palestine est la leur.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7YtBs45wdgoWCOi%2fLmww8WxkL18LniQqEcXbTZjPN%2blHpve8qCoV%2ftSgqMe88dRYxVfZGunvz%2bcgXV6J170qfOhrR1KCo54ru7qrXM1GGRNk%3d

Les occupants israéliens interpellent une femme âgée pour faire pression sur son fils !

Publié le 30 avril 2010 sur le site du CPI

Al-Khalil – CPI
Les forces israéliennes d'occupation ont interpellé, hier jeudi 29 avril, une femme âgée du village de Dora, au sud de la ville d’Al-Khalil. Elles ont effectués des raids contre des maisons du village et de celui de Noba.

Des sources juridiques ont dit à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’il s’agit de Mme Halima Abdou Rabba Al-Chouamira, âgée de 58 ans. Elles l’ont interpellée après avoir pris sa maison d’assaut, dans le village de Dora. Elles voulaient mettre la main sur son fils qui ne se trouvait pas à la maison au moment des faits. Elles ont alors arrêté la femme, une façon de mettre la pression pour que le recherché se rende.

Cette arrestation vient deux jours après l’interpellation de Mme Maysone As-Souitti, du village de Beit Oaa. C’est la deuxième femme palestinienne a être interpellée en 48 heures.

Dans le même contexte, les soldats de l’occupation israélienne ont investi la maison du Palestinien Achraf Zaloum, dans le quartier de Dahiyat Al-Rama, au nord de la ville. Ils l’ont inspectée, et ont aussi investi plusieurs maisons du village de Noba, à l’ouest de la ville.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7RjfKt7KS37%2brnizQWOwPphKp3Ly%2fsGk%2f7vkNvhluYfj1Xys%2bohJ5qxnlhm4aL1xjKRoJ7cAKLnP2Pa97NfXE6%2bLcPsS6nJT9bQZVKGxVYpQ%3d

Le grand et le petit apartheid d’Israël : la signification d’un Etat juif

Publié le vendredi 30 avril 2010 sur le site info-palestine.net
par Jonathan Cook - The Palestine Chronicle

Nous devons combattre l’apartheid israélien où qu’il soit - à Jaffa et à Jérusalem, à Nazareth et à Naplouse, à Beersheva et à Bil’in. C’est le seul combat qui peut apporter la justice aux Palestiniens.

Discours prononcé à la 5è Conférence internationale de Bil’in sur la Résistance populaire palestinienne, le 21 avril à Bil’in, Cisjordanie.

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Nous devons combattre l’apartheid israélien, où qu’il soit.

Les apologistes d’Israël sont très préoccupés par l’idée qu’Israël ait fait l’objet d’investigations et de critiques particulières. Je voudrais affirmer cependant que dans la plupart des débats concernant Israël, celui-ci s’en tire à bon compte : que bien des aspects de la politique israélienne seraient considérés comme exceptionnels voire extraordinaires dans tout autre Etat démocratique.

Cela n’est pas surprenant parce ce que, comme je vais l’exposer, Israël n’est ni une démocratie libérale ni même un « Etat juif et démocratique », comme ses partisans le prétendent. C’est un Etat d’apartheid, non seulement dans les territoires occupés de Cisjordanie et de la bande de Gaza, mais à l’intérieur même d’Israël. Aujourd’hui, dans les territoires occupés, la nature d’apartheid du régime israélien est irréfutable - et si peu évoquée par les politiciens ou les médias occidentaux. Mais en Israël, elle est en grande partie voilée et cachée. Mon but aujourd’hui est d’essayer de soulever un peu le voile.

Je dis « un peu », parce qu’il me faudrait beaucoup plus que le temps qui m’est imparti pour traiter correctement et à fond le sujet. Il y a, par exemple, quelque 30 lois qui établissent explicitement une discrimination entre juifs et non-juifs - autre façon de se référer au cinquième de la population israélienne composé de Palestiniens censés profiter de la pleine citoyenneté. Il y a aussi beaucoup d’autres lois et de pratiques administratives israéliennes qui conduisent à une ségrégation ethnique, même si ces discriminations ne sont pas aussi manifestes.

Ainsi, au lieu d’essayer de me plonger dans tous les aspects de l’apartheid israélien, permettez-moi de me concentrer plutôt sur quelques-uns de ses traits révélateurs, des questions sur lesquelles d’ailleurs j’ai écrit récemment.

D’abord, examinons la nature de la citoyenneté israélienne.

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Uzi Ornan, un professeur de 86 ans qui enseigne au Technion, une université de Haïfa, et qui est l’une des rares personnes à posséder une carte d’identité en Israël indiquant comme nationalité, « Hébreu ». Pour la plupart des autres Israéliens, leur carte et leurs documents personnels déclarent qu’ils sont de nationalité « juive » ou « arabe ». Pour les immigrants dont la judéité est reconnue par l’Etat mais qui pose question aux autorités rabbiniques, quelque 130 autres classifications de nationalité sont approuvées, la plupart ayant trait à la religion de la personne, ou à son pays d’origine. La seule nationalité que vous ne trouverez pas sur la liste, c’est « Israélien ». C’est précisément pourquoi le Professeur Oran, et quelques douzaines d’autres, se battent devant les tribunaux : ils veulent être enregistrés en tant qu’ « Israélien ». Il s’agit d’un combat extrêmement important - et pour cette seule raison, ils sont quasiment certains de le perdre. Pourquoi ?

Ce qui est en jeu, c’est beaucoup plus que l’étiquette ethnique ou nationale. Israël exclut une nationalité d’ « Israélien » afin que, dans l’accomplissement de son autodétermination en tant qu’ « Etat juif », il soit en mesure d’attribuer des droits de citoyenneté à la « nation » collective des juifs du monde, supérieurs à ceux de la masse des citoyens actuellement sur son territoire, à savoir de nombreux Palestiniens. Dans la pratique, il agit en créant deux classes principales de citoyenneté : une citoyenneté juive pour les « nationaux juifs » et une citoyenneté arabe pour les « nationaux arabes ». Les deux nationalités ont été en réalité inventées par Israël et n’ont aucune signification en dehors d’Israël.

Cette différenciation dans la citoyenneté est inscrite dans la législation israélienne : la Loi du Retour, pour les juifs, rend pratiquement automatique l’immigration pour tout juif dans le monde qui le désire ; et la Loi sur la Citoyenneté, pour les non-juifs, détermine sur une base entièrement séparée les droits de la minorité palestinienne du pays à la citoyenneté. Plus important encore, cette dernière loi abolit le droit des familles de citoyens palestinien, qui ont été expulsées par la force en 1948, de revenir dans leurs maisons et sur leurs terres. Autrement dit, il existe deux systèmes juridiques de citoyenneté en Israël qui différencient les droits des citoyens selon qu’ils sont juifs ou Palestiniens.

Cela, en soit, répond à la définition de l’apartheid, telle que définie par les Nations-Unies en 1973 : « Toutes les mesures, législatives ou autres, destinées à empêcher un groupe racial ou plusieurs groupes raciaux de participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle du pays et la création délibérée de conditions faisant obstacle au plein développement du groupe ou des groupes considérés. » Et la clause prévoit les droits suivants : « Le droit de quitter son pays et d’y revenir, le droit à une nationalité, le droit de circuler librement et de choisir sa résidence, le droit à la liberté d’opinion et d’expression. »

Une telle séparation dans la citoyenneté est absolument essentielle au maintien d’Israël en tant qu’Etat juif. Si tous les citoyens devaient être définis uniformément en tant qu’Israéliens, il n’y aurait qu’une seule loi relative à la citoyenneté et des conséquences dramatiques en découleraient. La plus importante serait que la Loi du Retour, soit cesserait de s’appliquer pour les juifs, soit s’appliquerait également pour les citoyens palestiniens, ce qui leur permettraient de faire venir leurs familles exilées en Israël, ce Droit au Retour tant redouté. Dans les deux cas, après une période plus ou moins longue, la majorité juive d’Israël s’estomperait et Israël deviendrait un Etat binational, probablement avec une majorité palestinienne.

Il y aurait beaucoup d’autres conséquences prévisibles à une égalité dans la citoyenneté. Les colons juifs, par exemple, pourraient-ils conserver leur statut privilégié en Cisjordanie quand les Palestiniens à Jénine ou à Hébron auraient des parents en Israël avec les mêmes droits que les juifs ? L’armée israélienne pourrait-elle toujours fonctionner en tant qu’armée d’occupation dans un Etat complètement démocratique ? Et les tribunaux, dans un Etat où les citoyens sont égaux, pourraient-ils continuer à fermer les yeux sur les violences de l’occupation ? Dans tous ces cas, il semble vraiment peu probable que le statu quo puisse être maintenu.

Autrement dit, c’est l’ensemble de l’édifice du régime d’apartheid d’Israël, à l’intérieur d’Israël, qui soutient et fait respecter son régime d’apartheid dans les territoires occupés. Ils tiennent ensemble, ou ils tombent ensemble.

(Voir de l’auteur sur cette question : Pourquoi il n’y a aucun « Israélien » dans l’Etat juif)

Maintenant, regardons la question du contrôle de la terre.

Le mois dernier, j’ai rencontré un couple de juifs israéliens exceptionnels, les Zakai. Ils sont exceptionnels essentiellement parce qu’ils ont développé une amitié profonde avec un couple de Palestiniens, en Israël. Alors que j’écris sur Israël et la Palestine depuis des années, je ne me souviens pas avoir rencontré de juifs israéliens qui aient un ami palestinien exactement comme Natalie et Weisman Zakai.

Certes, il y a beaucoup de juifs israéliens qui prétendent avoir un ami « arabe » ou « palestinien » dans le sens où ils plaisantent avec le gars qui tient la boutique d’humus où ils s’approvisionnent ou qui répare leur voiture. Il y a aussi des juifs israéliens - et c’est un groupe extrêmement important - aux côtés des Palestiniens dans des batailles politiques, comme celles à Bil’in ou à Sheikh Jarrah dans Jérusalem. Dans ces endroits, Israéliens et Palestiniens ont, contre toute attente, réussi à forger des amitiés véritables qui seront essentielles si le régime d’apartheid est vaincu.

Mais la relation des Zakai avec leurs amis bédouins, les Tarabin, n’est pas de ces genres d’amitié. Elle n’est pas basée, ou construite, sur un combat politique, lui-même encadré par l’occupant israélien ; ce n’est pas une amitié timide ; et elle n’a aucune autre raison d’être que la relation elle-même. C’est une amitié - ou du moins elle m’est apparue comme telle - entre des gens véritablement égaux. Une amitié d’une intimité entière. Quand j’ai rendu visite aux Zakai, j’étais conscient que ce que je voyais était incroyablement inhabituel en Israël.

La raison pour laquelle on sépare distinctement les mondes culturels et affectifs des citoyens juifs et palestiniens en Israël n’est pas difficile à comprendre : ils vivent dans des mondes physiques totalement séparés. Ils vivent éloignés dans des communautés distinctes, non par choix mais par des règles et procédures applicables de par la loi. Même dans la poignée de ce que l’on appelle les villes mixtes, juifs et Palestiniens vivent généralement séparés, dans des quartiers distincts et clairement délimités. Et il n’est pas totalement surprenant que ce qui m’a amené chez les Zakai, c’était pour savoir si un Palestinien était autorisé à vivre dans une communauté juive.

Les Zakai voulaient louer leur maison à leurs amis, la famille Tarabin, dans le village agricole de Nevatim, dans le Néguev - actuellement communauté exclusivement juive. Les Tarabin étaient confrontés à un sérieux problème de logement dans leur propre communauté bédouine voisine. Mais ce que les Zakai ont découvert, c’est qu’il existe d’énormes obstacles sociaux et juridiques au départ des Palestiniens de leurs ghettos où ils sont censés habiter. Non seulement la direction locale élue de Nevatim s’est vivement opposée à ce que la famille bédouine entre dans leur communauté, mais les tribunaux israéliens également.

Et Nevatim n’est pas un cas isolé. Il existe plus de 700 communautés rurales semblables - la plupart étant des kibbutzim et des moshavim - qui interdisent aux non-juifs de venir y vivre. Elles contrôlent la plus grande partie du territoire habitable d’Israël, des terres qui appartenaient autrefois aux Palestiniens : soit aux réfugiés de la guerre de 1948, soit à des citoyens palestiniens qui ont eu leurs terres saisies en vertu de lois spéciales.

Aujourd’hui, après ces saisies, au moins 93% d’Israël se trouvent nationalisés - c’est-à-dire, gardés en fidéicommis non à l’intention des citoyens d’Israël mais du monde juif. (Ici, une fois encore, nous devons noter l’une des conséquences importantes d’une citoyenneté différenciée).

L’accès à la plus grande partie des terres nationalisées est contrôlé par des comités d’enquête, et supervisé par des organisations sionistes quasi gouvernementales mais qui n’ont absolument aucun compte à rendre, tels que l’Agence juive et le Fonds national juif. Leur rôle est de veiller à ce que de telles communautés restent inaccessibles aux citoyens palestiniens, justement comme les Zakai et les Tarabin l’ont découvert à Nevatim. Les officiels ont insisté sur le fait que la famille palestinienne n’avait pas le droit de louer, et d’acheter encore moins, une propriété dans une « communauté juive ». Cette position a été confirmée par la plus haute juridiction d’Israël qui a jugé que la famille devait se présenter devant un comité d’enquête, lequel a précisément comme véritable objectif de l’exclure.

Encore une fois, la Convention des Nations unies de 1973 sur le « crime d’apartheid » est instructive : elle inclut les mesures « visant à diviser la population selon des critères raciaux en créant des réserves et des ghettos séparés pour les membres d’un groupe racial ou de plusieurs groupes raciaux... [et] en expropriant les biens-fonds appartenant à un groupe racial ou à plusieurs groupes raciaux ou à des membres de ces groupes. »

Si les citoyens juifs et palestiniens ont été tenus séparés de façon aussi efficace - un système éducatif séparé et de sérieuses limites aux mariages interconfessionnels renforçant la ségrégation affective et physique -, comment les Zakai et les Tarabin ont-ils pu devenir des amis aussi proches ?

Leur cas est un exemple intéressant de mon don de faire des trouvailles, comme je l’ai découvert quand je les ai rencontrés. Weisman Zakai est l’enfant de parents juifs iraquiens qui ont immigré dans l’Etat juif dans les premières années de l’Etat. Quand lui et Ahmed Tarabin se sont rencontrés, gamins, dans les années 60, traînant sur les marchés du quartier pauvre de Beersheva, en plein centre du pays, ils constatèrent que ce qu’ils avaient en commun l’emportait sur les divisions officielles qui étaient supposées les tenir à l’écart et craintifs. Les deux parlaient couramment l’arabe, les deux étaient élevés dans la culture arabe, les deux étaient exclus de la société juive ashkénaze, et les deux partageaient la même passion pour les voitures.

Dans leur cas, le système d’apartheid d’Israël a échoué dans sa tâche à les tenir séparés, physiquement et affectivement. Il a échoué à faire d’eux des jeunes qui aient peur l’un de l’autre, qui soient hostiles l’un envers l’autre. Mais comme les Zakai l’ont appris à leurs dépens, après avoir refusé de vivre selon les règles du système d’apartheid d’Israël, le système les a rejetés. Les Zakai se sont vus refuser la possibilité de louer à leurs amis, et maintenant ils vivent comme des parias dans la communauté de Nevatim.

(Voir de l’auteur : En Israël on ne loue pas aux Arabes ; en français sur : http://soutien-palestine.blogspot.c...)

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Sauf pour les Palestiniens...


Enfin, examinons le concept de « sécurité » à l’intérieur d’Israël.

Comme je l’ai dit, la nature d’apartheid des relations entre citoyens juifs et palestiniens est voilée dans les sphères juridiques, sociales et politiques. Celles-ci ne reflètent pas l’ « apartheid mesquin » qui caractérisait l’Afrique du Sud : les toilettes séparées, les bancs séparés dans les parcs et les bus séparés. Mais dans un cas quand même, il se manifeste clairement de cette façon mesquine : c’est quand les juifs et les Palestiniens entrent et quittent le pays, aux passages des frontières et à l’aéroport international de Ben Gourion. Là, la façade tombe et la différence de statut de citoyenneté dont jouissent juifs et Palestiniens se montre en spectacle.

Cette leçon, deux frères palestiniens, d’âge moyen, l’ont apprise, et je les ai interviewés ce mois-ci. Habitant un village proche de Nazareth, ils ont été longtemps sympathisants du Parti travailliste et fièrement ils m’avaient montré une photo jaunie où ils étaient reçus à déjeuner chez Yitzhak Rabin au début des années 90. Mais lors de notre entretien, ils ont juré qu’ils ne revoteraient jamais pour un parti sioniste.

Leur brusque rappel à la réalité s’était produit trois ans auparavant, alors qu’ils étaient allés aux Etats-Unis pour un court voyage d’affaires avec un groupe d’agents d’assurances juifs. Pour leur vol de retour, arrivés à l’aéroport JFK de New York, ils ont vu leurs collègues juifs passer les contrôles de sécurité en quelques minutes [par la compagnie aérienne israélienne El Al]. Quant à eux, ils ont passé deux heures à être interrogés et pour que leurs bagages soient minutieusement inspectés.

Quand finalement on les a laissés passer, on leur a affecté une surveillante qui avait la charge de les tenir sous une surveillance constante - devant des centaines de passagers compatriotes - jusqu’à ce qu’ils montent à bord de l’avion. L’un des frères s’est rendu aux toilettes sans d’abord demander la permission, et la surveillante le lui a reproché, publiquement, et son chef l’a même menacé de lui interdire d’embarquer, sauf s’il s’excusait. Ce mois-ci, le tribunal a consenti aux deux frères une indemnité de 8 000 dollars pour ce qu’il a qualifié de traitement « abusif et inutile ».

Deux choses dans cette affaire sont à noter. La première, c’est que la Sécurité de la compagnie El Al a reconnu devant le tribunal qu’aucun des frères ne présentait un risque d’aucune sorte pour la sécurité. Les seules raisons du traitement spécial qu’ils ont reçu furent leur nationalité et leur appartenance ethnique. Voila manifestement un cas de profilage racial.

La seconde chose à noter, c’est que leur expérience n’est rien d’autre que l’ordinaire de tous les citoyens palestiniens qui voyagent pour entrer ou sortir d’Israël. Des incidents semblables, et des bien pires, se produisent chaque jour lors de ces procédures sur la sécurité. Ce qui a été exceptionnel dans cette affaire, c’est que les deux frères aient engagé une action en justice, longue et coûteuse, contre la compagnie El Al.

Je soupçonne qu’ils l’ont fait parce qu’ils se sont sentis méchamment trahis. Ils avaient commis l’erreur de croire la hasbara (propagande) des politiciens israéliens de tous bords qui déclare que les citoyens palestiniens pourront bénéficier d’un statut égal à celui des citoyens juifs s’ils se montrent loyaux envers l’Etat. Ils avaient supposé qu’étant sionistes, ils deviendraient des citoyens de première classe. En tirant cette conclusion, ils avaient mal compris la réalité de l’apartheid inhérent à un Etat juif.

Pour le citoyen palestinien le plus instruit, le plus respectable et le plus riche, ça se passera toujours plus mal au contrôle sécurité à l’aéroport que pour le moins recommandable des citoyens juifs, même celui qui adhère à des opinions extrémistes, et même encore le citoyen juif avec un casier judiciaire.

Le système d’apartheid d’Israël est là pour maintenir le privilège juif, dans un Etat juif. Au point que ce privilège amène les juifs ordinaires à se sentir viscéralement vulnérables, dans la vie et dans la mort, planant à des milliers de pieds au-dessus du sol, croyant que le statut des citoyens palestiniens doit les montrer comme l’étranger, comme l’ennemi, où qu’ils se trouvent et quoi qu’ils aient fait, ou pas fait.

Le régime d’apartheid, comme je l’ai affirmé, s’applique aux Palestiniens tant en Israël que dans les territoires occupés. Mais cet apartheid n’est-il pas pire dans les territoires qu’à l’intérieur d’Israël ? Ne devrions-nous pas nous préoccuper plus du grand apartheid en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, que de cet apartheid moins dur ? Un tel argument exprime une idée fausse et dangereuse sur la nature indivisible de l’apartheid d’Israël à l’encontre des Palestiniens, et sur ses objectifs.

Certes, il est vrai que l’apartheid dans les territoires est beaucoup plus agressif qu’en Israël. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est que l’apartheid sous occupation est surveillé de beaucoup moins près par les tribunaux civils israéliens que celui en Israël. Vous pouvez, pour parler franchement, vous en tirer avec une peine plus sévère ici en Israël. La seconde, et la plus significative cependant, c’est que le système d’apartheid israélien dans les territoires occupés est contraint d’être plus agressif et plus cruel - et ceci parce que la bataille n’est pas encore gagnée dans les territoires. Le combat de la puissance occupante pour voler vos ressources - votre terre, votre eau et votre travail - est en cours, mais son issue reste encore à être déterminée. Israël est confronté à des pressions considérables en termes de temps et d’une légitimité qui s’estompe, pendant qu’il œuvre à vous déposséder. Chaque jour de votre résistance lui rend cette tâche plus difficile.

En Israël, en revanche, le régime d’apartheid est bien établi - il a eu sa victoire il y a de cela des décennies. Les citoyens palestiniens ont la troisième ou la quatrième classe de citoyenneté : presque toutes leurs terres ont été prises ; ils ne sont autorisés à habiter que dans leurs ghettos ; leur système éducatif est contrôlé par les services de sécurité ; ils peuvent travailler dans quelques emplois, différents de ceux des juifs et dont ceux-ci ne veulent pas ; ils peuvent voter mais ils ne peuvent pas participer au gouvernement ou agir pour un changement politique ; et ainsi de suite.

Sans doute, un destin similaire est-il envisagé pour vous aussi. L’apartheid voilé auquel les Palestiniens en Israël sont confrontés mène tout droit à une sorte d’apartheid voilé - et plus légal -, planifié pour les Palestiniens dans les territoires occupés, au moins pour ceux qui seront autorisés à rester dans leur bantoustan. Et pour cette raison même, dénoncer et vaincre l’apartheid à l’intérieur d’Israël est vital pour la réussite de la résistance contre l’apartheid qui a pris racine ici.

C’est pourquoi nous devons combattre l’apartheid israélien où qu’il soit - à Jaffa et à Jérusalem, à Nazareth et à Naplouse, à Beersheva et à Bil’in. C’est le seul combat qui peut apporter la justice aux Palestiniens.

* Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont été présentés le 4 mars 2009.

Son site : http://www.jkcook.net/
Son courriel : jcook@thenational.ae

26 avril 2010 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP
Pour plus d’informations sur Bil’in et la conférence :
Bil’in

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Selon le speaker de la Knesset, il vaut mieux accepter les Palestiniens en Israël que de créer deux Etats

Publié le vendredi 30 avril 2010sur le site info-palestine.net
par Zvi Zrahiya - Haaretz

Le speaker de la Knesset, Rivlin, a dit jeudi qu’il accepterait plus volontiers les Palestiniens en tant que citoyens israéliens plutôt que de diviser Israël et la Cisjordanie en deux États dans le cadre d’une solution de paix.


Rivlin préférerait une solution à un seul état, avec des droits égaux pour tous.

Prenant la parole durant une réunion avec l’ambassadeur grec en Israël , Kyriakos Loukakis, Rivlin a dit qu’il ne voyait pas pourquoi Israël signerait un accord de paix avec l’Autorité palestinienne dans la mesure où il ne croit pas que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, « pourrait en assurer la mise en application ».

Parlant de la possibilité d’un tel accord, Rivlin a dit : « je préfère avoir les Palestiniens en tant que citoyens de ce pays plutôt que de voir celui-ci divisé ».

À la fin de l’année dernière, Rivlin a dit lors d’un discours à Jérusalem, que la population arabe d’Israël est « une partie inséparable de ce pays. Il s’agit d’un groupe ayant une identité nationale commune, hautement définie, et qui sera pour toujours une partie collective, importante et intégrale de la société israélienne ».

Dans un discours prononcé à la résidence du président, le speaker de la Knesset a appelé à un changement fondamental dans les relations entre juifs et Arabes en Israël, demandant instamment l’établissement d’un « partenariat véritable » entre les deux secteurs, basé sur le respect mutuel, l’égalité absolue et tenant compte des « besoins particuliers et caractères uniques des deux parties ».

Rivlin a aussi dit que « l’établissement d’Israël a été accompagné de beaucoup de douleur et de souffrances et d’un traumatisme véritable pour les Palestiniens » ajoutant que « beaucoup d’Arabes israéliens qui se considèrent comme faisant partie de la population palestinienne, partagent la souffrance de leurs frères de l’autre côté de la ligne verte - souffrance qui, estime-t-il, est imputable à l’État d’Israël ».

« Beaucoup d’entre eux » dit Rivlin « se heurtent au racisme et à l’arrogance des juifs israéliens ; l’inégalité dans l’attribution des ressources de l’État n’est pas non plus de nature à nous faire aimer ».

29 avril 2010 - Haaretz - Cet article peut être consulté ici :
http://www.haaretz.com/hasen/spages...
Traduction : Anne-Marie Goossens

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Netanyahou s’enferre dans la colonisation

Publié le 30 avril 2010 sur le site info-palestine.net
par Pierre Barbancey - L’Humanité

Le premier ministre israélien parle de dialoguer
avec les Palestiniens tout en continuant
de les exproprier à Jérusalem-Est. Les Américains voient Ehoud Barak comme un challenger.

Si le Proche-Orient a peu occupé le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, ce n’est pas parce qu’il ne se passe rien. Ainsi, malgré les injonctions internationales, l’expropriation des Palestiniens du quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, se poursuit. C’est bien ce qu’a dit et redit Benjamin Netanyahou qui peut ainsi tester la volonté internationale de faire respecter le droit. Les colons israéliens et leurs représentants se sentent les coudées franches et multiplient les opérations coup de poing contre les paysans palestiniens de Cisjordanie et même, c’est assez nouveau, contre les Palestinien de 1948, c’est-à-dire ceux ayant la nationalité israélienne et vivant dans le quartier de Jaffa, ville à part entière avant 1948 et aujourd’hui annexée à Tel-Aviv.

Mitchell propose des Pourparlers indirects

Du côté diplomatique, l’émissaire américain au Proche-Orient, George ­Mitchell, était sur place la semaine dernière et, après quelques navettes, a fait des propositions dont on peut franchement mettre en doute le sérieux. Il aurait proposé une relance des négociations fondée sur la participation des Palestiniens à des pourparlers indirects dans un premier temps. En échange de ces ­négociations dites de proximité, les États-Unis auraient offert de s’engager verbalement à dénoncer publiquement le camp qui compromettrait ces pourparlers (sic). Il n’en fallait pas plus pour Benjamin Netanyahou qui s’est cru autorisé à dire « avoir entendu avec plaisir » que le président de l’Autorité palestinienne serait « (...) disposé à renouer les fils du dialogue. Je serais très heureux si cela pouvait se matérialiser la semaine prochaine ». Une allusion à la rencontre annoncée entre le premier ministre israélien et le président égyptien, Hosni Moubarak et qui devrait se ­tenir lundi à Charm el-Cheikh, sur les bords de la mer Rouge. Or, jusqu’à présent, rien n’indique que la partie palestinienne soit disposée à reprendre des pourparlers, dans la mesure où la demande d’arrêt de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est n’est absolument pas respectée. Mais pour Netanyahou, la partie est maintenant serrée. Si les pressions officielles semblent inexistantes, en interne elles sont fortes, des deux côtés.

Les Ultranationalistes se sentent renforcés

Le premier ministre israélien doit ainsi composer avec son parti, le Likoud, dont les plus ultras se sont sentis renforcés par l’attitude adoptée par ­Netanyahou. Le Comité central du Likoud se réunit aujourd’hui, à Tel-Aviv. Il espère obtenir un amendement à la charte du parti, qui permettrait de reporter la tenue d’élections internes pour les postes clefs des institutions du Likoud. Un report qui pourrait lui sauver la mise, talonné qu’il est par son aile ultranationaliste, ­incarnée par Moshé Feiglin.

Le danger vient aussi de son gouvernement. Les États Unis, échaudés par l’attitude de Netanyahou, pourraient tenter de le déstabiliser, voire le faire tomber politiquement. Leur cheval de Troie ne serait autre qu’Ehoud Barak, actuel ministre de la Défense, ­travailliste, qui poursuivrait la même politique mais avec plus de finesse. Il vient d’être adoubé, à Washington, par la secrétaire d’État, Hillary Clinton. Celle-ci a posé devant les photographes avec Barak et a salué « une conversation excellente, très constructive, positive ».

29 avril 2010 - Le web de L’Humanité - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.humanite.fr/2010-04-29_I...

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8626

jeudi 29 avril 2010

L’Egypte déverse du gaz toxique dans un tunnel à Rafah : 4 Palestiniens tués

Publié le jeudi 29 avril 2010 sur le site info-palestine.net
par Ma’an News Agency

Le gouvernement de Gaza a exigé justice à l’Egypte après la mort de quatre travailleurs palestiniens dans un tunnel, lesquels ont été empoisonnés par un gaz toxique mercredi soir.

29 avril 2010 - Un des 4 Palestiniens tués, Osama Ali Abu Jamous âgé de 20, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés de Bureij - Photo : AP/Ashraf AmraIl demande que les responsables soient traduits en justice.



Le porte-parole du parti du Hamas, Sami Abou Zouhri, a déclaré jeudi que les travailleurs d’au moins 40 tunnels avait été intoxiqués par des gaz toxiques depuis qu’à commencé le siège de Gaza, ce qui représente près de 30% des décès liés aux activités dans les tunnels.

Ces décès s’élèvent aujourd’hui à 145, a ajouté le porte-parole.

Abou Zouhri a également déclaré qu’il considérait comme complètement illégal et immoral le fait que les forces égyptiennes prennent pour cible des travailleurs dans les tunnels, dans un contexte d’aggravation des souffrances des Palestiniens dans Gaza.

Les médecins ont fait savoir mercredi soir que des employés s’étaient rendus dans le tunnel qui avait en fait été « rempli de gaz toxiques il y a une semaine, pour vérifier si la toxine s’était dissipée », comme l’a déclaré à Ma’an Adham Abou Salmiya, porte-parole des services médicaux de Gaza.

« Ils ont été choqués de constater qu’il en restait effectivement dans le tunnel, provoqaunt les morts et les blessés. »

[Les quatre jeunes gens ainsi assasinés sont : Nedal Al-Jedi, âgé de 20, Osama Ali Abu Jamous, âgé de 20, Mohammed Abu Jamous et Khalid Al-Ramlawi, âgés de 25 ans.]

29 avril 2010 - Ma’an news Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net

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« La pression de l’UE et des Etats-Unis est insuffisante pour mettre fin au blocus de Gaza »

Publié le 29 avril 2010 sur le site info-palestine.net
par Juan Miguel Muñoz - El Païs

Une interview de Filippo Grandi (né à Milan en 1957), commissaire général de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine [UNRWA].


Manifestation du mouvement de la résistance islamique [Hamas] contre le blocus de Gaza - Photo : AP

Filippo Grandi (Milan, 1957) présente son mandat de trois ans en tant que commissaire général de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine UNRWA, et ce, pour faire face à un défi constant depuis 60 ans : l’amélioration de conditions de vie dans les camps de réfugiés, et deux défis à court terme mais qui menacent de devenir pérennes : la levée du blocus israélien de Gaza pour permettre la reconstruction des territoires dévastés il y a 15 mois, et le financement de l’organisme, qui ne connais pas ses meilleurs moments.

Dépendant des donations des Etats, Grandi, qui était en visite à Madrid, regrette que jusqu’à ce moment avancé de l’année, on n’ait recueilli que 450 millions de dollars, ce qui ne couvre pas les 600 millions de dollars de son budget. « Nous souffrons, dit-il, d’une très grave crise financière. »
Question. Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixé ?

Réponse. Premièrement, améliorer les services. Principalement l’éducation, qui est une question centrale au Moyen-Orient et en Palestine. Deuxièmement, insister sur la protection des droits et de dénoncer ses violations, en particulier des Palestiniens qui souffrent de l’occupation. Nous sommes donc très préoccupés par la situation des 130 000 Palestiniens vivant à Jérusalem et ses environs et l’expulsion des Palestiniens de leurs maisons et les démolitions.

La troisième priorité est d’accroître le financement, non seulement avec les contributions des gouvernements, mais avec des contributions privées ainsi que celles des gouvernements locaux. Nous avons conclu un accord avec la société koweïtienne téléphone Zein. L’image de l’UNRWA est un peu dépassée.

Q. Quelques Jours après la guerre, les pays occidentaux ont tenu un sommet à Charm el-Cheikh (Egypte). Ils ont promis de 5 milliards de dollars. Rien n’est parvenu à la bande de Gaza.

R. La reconstruction par des moyens légaux ne fonctionne pas. Nous ne pouvons pas importer. C’est un énorme problème que nous avons avec Israël. Nous comprenons leurs préoccupations en matière de sécurité, mais, permettre le passage de matériaux de construction est très important pour que l’UNRWA puisse poursuivre ses programmes de manière transparente et légale. Maintenant, toute l’économie est basée sur les tunnels (Rafah). Elle est gérée par des groupes de spéculateurs qui perdent leurs intérêts dans une situation de stabilité.

Avec Israël, il y a un dialogue constructif, mais il ne fonctionne pas. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a reçu des promesses pour permettre l’acheminement des matériaux, mais après un mois, Israël n’a donné que des autorisations partielles pour des quantités minimes.

La reconstruction nécessite un million de tonnes de ciment, nous n’avons reçu que 25 tonnes depuis 2007. Nous avons été obligés a construire avec de l’adobe [brique de terre crue, séchée au soleil].

Q. Alors, pourquoi qualifier de "constructif", le dialogue avec Israël ?

R. Ce n’est pas facile, mais le dialogue n’est pas fermé. Les résultats sont très limités. Nous avons besoin d’établir un mécanisme d’importation prévisible qui nous permette de travailler à la reconstruction. Gaza est une priorité parce que le niveau de besoin est le plus élevé dans une énorme concentration de population.

Q. Le gouvernement israélien d’Ehud Olmert a mis la libération du soldat Gilad Shalit comme condition pour la levée du blocus, mais certains responsables du gouvernement actuel affirment qu’il ne prendra pas fin tant que le Hamas est au pouvoir.

R. Je ne représente pas une organisation politique, mais le blocus est dû à de nombreuses raisons : la sécurité, la politique entre autres. Il est inacceptable que 1,5 million de personnes soient otages d’une situation politique. On en est à la troisième année. La grande majorité des gens veulent vivre normalement. Si nous ne donnons pas à ces gens une chance, il pourra y avoir une explosion politique ou militaire.

Q. Certains juristes qualifient le blocus de crime contre l’humanité.

R. Je préfère ne pas le qualifier. Ce n’est pas dans mes compétences. Mais c’est certainement une punition collective, une violation du droit humanitaire international. La crise de Gaza n’est pas humanitaire, elle est économique, institutionnelle, de services, d’infrastructures et psychologique. Israël autorise l’entrée des aliments et de la médecine, mais cela ne permet en aucun cas une vie normale.

Q. Est-ce l’UNRWA a une certaine capacité a faire pression sur Israël ?

R. Notre capacité à influencer est morale. Nous sommes la plus grande agence au Moyen-Orient. Nous employons plus de Palestiniens que quiconque, à l’exception de l’Autorité palestinienne. Lors de pourparlers pour la paix, on ne peut pas oublier les 4,7 millions de réfugiés, ils sont très importants. Si on les oublie, on ne pourra pas arriver à la réalisation et la consolidation de la paix. Nous n’avons pas de responsabilité politique, et nous ne pouvons pas aider à résoudre le conflit, mais au moins aider la population car il y a carence dans les institutions gouvernementales

Q. Faites vous suffisamment de pression pour que les États-Unis et l’Union européenne mettent fin au blocus fait par Israël ?

R. De toute évidence, la pression n’a pas été suffisante. Nous devons continuer à faire pression et à négocier. La stabilité et la bande de Gaza avec une économie normale serait mieux pour Israël.

Q. Au Liban, depuis des décennies, les réfugiés ont également des problèmes insurmontables. Ils n’ont pas le droit d’exercer des dizaines de professions.

R. Il y a des éléments positifs au Liban. Le gouvernement a promis d’améliorer les conditions de vie dans les camps. Et le Premier ministre, Saad Hariri, m’a dit que son gouvernement va étendre les droits à l’emploi des réfugiés palestiniens. Après, c’est la politiquer officielle... La situation dans les camps génère beaucoup de tension.

20 avril 2010 - El Païs - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.elpais.com/articulo/inte...
Traduction de l’espagnol : Mariem

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8622

A Ramallah, des gratte-ciel contre les restrictions territoriales

Publié le 28 avril 2010 sur le site association-belgo-palestinienne.be

Les investisseurs immobiliers palestiniens ont trouvé la parade aux restrictions israéliennes qui empêchent le développement de Ramallah : bâtir à la verticale. Une poignée de tours d’environ 100 mètres sont en cours de construction à Ramallah, le siège actuel de l’Autorité palestinienne.
Il y a une mode du gratte-ciel, reconnaît Tawfik Boudeïri, responsable de la planification urbaine au ministère des collectivités locales. On est encore très loin du gigantisme en vigueur dans les Emirats du Golfe. Mais, pour une ville comme Ramallah, habituée à des hauteurs modestes, c’est un phénomène neuf, qui promet de s’accroître si la situation politique ne se détériore pas. »

Le projet le plus avancé, baptisé « Burj Falestine » (« tour Palestine »), consiste en un immeuble de 23 étages, dont le squelette de verre et de béton surplombe la rue Ersal, l’axe principal de l’agglomération formée par Ramallah et sa ville jumelle Al-Bireh. A sa mise en service, prévue d’ici un an, le bâtiment devrait abriter un cinéma multiplexe, un centre commercial, des bureaux, une salle de mariage panoramique et, au sommet, extravagance ultime, un restaurant rotatif.

« Plus besoin d’aller à Dubaï pour dîner dans le ciel », s’exclame Jamal Abou Shukheidim, un ingénieur palestino-américain dont le père, qui fit fortune en Californie dans le textile et la culture de l’avocat, est à l’origine de ce projet d’environ 20 millions de dollars (15,1 millions d’euros). « Le gouvernement est affamé d’investissements, ajoute Jamal. Il offre toutes les facilités que l’on veut. »

Emballement économique

Un autre chantier important porte sur la construction d’un hôtel de 22 étages, de la chaîne américaine Days Inn. Témoin de l’emballement économique qui touche la région de Ramallah, il fut inauguré fin 2009 par Salam Fayyad, l’énergique premier ministre palestinien, dont le programme, à base de réforme des institutions et de relance des capacités productives, ambitionne la création d’un Etat de fait, à l’été 2011.

Non loin de là, une immense fosse attend le début, toujours reporté, des travaux de construction de l’immeuble du Palestinian Agricultural Relief Committee (PARC), une ONG agricole qui s’est taillé un véritable empire en Cisjordanie. Les plans ont été conçus de telle sorte que la tour, dotée de 27 étages, atteigne 107 mètres, ce qui, compte tenu de l’altitude à cet endroit, la ferait culminer à 1 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Cette folie des grandeurs à la mode palestinienne est le produit du grand écart auquel Ramallah est soumise : d’un côté, tenir son rang de capitale du régime autonome de Cisjordanie et donc aménager des alternatives au vieux centre-ville congestionné ; de l’autre, composer avec l’héritage des accords d’Oslo, qui interdisent la construction dans les zones dites C (contrôle sécuritaire et administratif par Israël), qui entourent la ville et font donc flamber le prix du foncier.

« Pour un dunum (1 000 mètres carrés) dans un quartier huppé comme Masyoun, il faut compter 1,5 million de dollars. Si l’Autorité palestinienne avait pu urbaniser les villages périphériques de Ramallah, comme Abou Qash, Surda ou Ein Arik, nous n’en serions pas là », soupire Ossama Hamda, l’ingénieur en chef de la municipalité, qui s’inquiète de l’impact de telles constructions sur les infrastructures locales.

L’aménagement d’un de ces nouveaux centres, l’Ersal, devrait commencer dans les prochaines semaines sur une colline boisée, en surplomb de la présidence palestinienne. Budgété à 200 millions de dollars, apportés par le Palestinian Investment Fund, le bras financier de l’OLP, et une holding saoudienne, ce projet prévoit la construction d’un miniquartier comprenant appartements, bureaux, galerie commerciale, restaurants et espaces verts. Les plans, élaborés à l’étranger, envisageaient de planter en son coeur une tour fuselée de 50 étages. Mais les architectes locaux ont jugé préférable de s’arrêter à 20. N’est pas Dubaï qui veut.

D’après un article de Benjamin Barthe

Lien de l'article: http://www.association-belgo-palestinienne.be/infos/a-ramallah-des-gratte-ciel-contre-les-restrictions-territoriales-israeliennes/

L’industrie nucléaire française pille et pollue le Niger (+ reportage video)

Publié le 26 avril 2010 sur le site internationalnews.fr
par Sophie Chapelle

http://nucleaire-nonmerci.net/images/contamination-uranium-afriq.jpg

Françafrique

Depuis 40 ans, la multinationale Areva puise abondamment dans les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Le Niger pourrait demain devenir le deuxième producteur mondial d’uranium. Pourtant, le pays figure à la dernière place de l’indicateur de développement humain. C’est dans cette absence de partage des richesses et sur fond de crise institutionnelle, que se profile une catastrophe sociale, environnementale et économique. Produire ici de l’électricité d’origine nucléaire a pour corollaire, là-bas, contaminations radioactives et désertification.

Areva, champion français de l’industrie nucléaire, le clame fièrement : sa nouvelle mine d’uranium d’Imouraren, au Niger, sera la plus importante d’Afrique et la deuxième au monde. Areva répète avoir « fait du développement durable la clé de voûte de sa stratégie industrielle avec la triple ambition d’une croissance rentable, socialement responsable et respectueuse de l’environnement ».

Dans le cadre de cette stratégie, Areva a organisé le 16 mai dernier à Agadez, dans le nord du Niger, « une audience publique et un atelier de validation de l’étude d’impact environnemental d’Imouraren ». La multinationale de l’atome se serait-elle reconvertie à un soudain souci de transparence ? « Un écran de fumée », selon le collectif Areva ne fera pas la loi au Niger, au moment où - coïncidence ? - l’état d’exception est décrété sur la région d’Agadez. Dénonçant l’impossibilité de consulter le rapport provisoire, la mise à l’écart du comité Ad-hoc, la réduction du temps imparti à la consultation, le collectif associatif demande de disposer de cette étude d’impact et d’une contre-expertise scientifique indépendante. Il attend toujours.

Areva, éco-responsable ?

Derrière les grands discours socialement responsables et respectueux de l’environnement se cache une toute autre réalité. Des études indépendantes ont d’ores et déjà été menées. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) révèle que les eaux distribuées dans la ville minière d’Arlit, où opère Areva, ne sont pas aux normes de potabilité : d’après les prélèvements de 2004 et 2005, le taux de contamination de ces eaux dépasse de 7 à 110 fois les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé ! Toujours selon la Criirad, des boues radioactives et d’énormes masses de déchets radioactifs, les « stériles », sont stockées à l’air libre. La société civile nigérienne, via l’association Aghir In Man ou le réseau Rotab, ont tenté d’alarmer Areva et les responsables politiques nigériens sur la question. En vain. A ce jour, rien n’a été fait pour revoir la gestion de ces sites uranifères, selon le collectif Areva ne fera pas la loi au Niger.

Il n’y a pas que la contamination radioactive qui pose problème. Areva, et d’autres industries minières, contribuent à la désertification du pays. « L’économie pastorale est en train de disparaître dans le Nord du Niger, région où s’installent les miniers du monde entier. On va vers une catastrophe environnementale et économique », prévient l’hydrogéologue Alain Joseph. L’élevage extensif - principale source de revenus d’un des Etats les plus pauvres de la planète - mené par les Touaregs, les Peulhs et les tribus arabes Kounta dans l’immense plaine de l’Irhazer est fortement remis en cause par l’assèchement des nappes phréatiques d’Agadez (nord du Niger), seule ressource en eau de la région. La cause de leur épuisement ? L’octroi de concessions minières : 139 permis de recherche et d’exploitation ont été vendus en moins d’un an. L’eau des nappes est acheminée vers des mines de charbon qui alimente en électricité les installations d’Areva à Arlit.

Un comportement prédateur

A Akokan et Arlit, les sociétés Cominak et Somaïr, dont Areva est l’opérateur, ont déjà épuisé à 70% l’aquifère carbonifère au nord du Tarat, à raison de 22 000 m3/j depuis 38 ans. Ces deux sociétés envisagent d’utiliser un pipeline de 30 km et de déplacer leurs pompages vers l’ouest, dans la nappe des grès d’Agadez. « C’est significatif du comportement prédateur minier : on s’installe, on prend le maximum et après moi, le désert, s’insurge Alain Joseph. Non content d’avoir vidé l’aquifère du Tarat, Areva s’installe maintenant à Imouraren. Bien d’autres pays, la Chine, le Canada, l’Inde, l’Australie, se ruent sur les ressources du sous-sol nigérien. Nous allons assisté à un assèchement rapide de cette nappe. Comment vont vivre les pasteurs si les sources sont épuisées ? Comment vont-ils se déplacer dans un univers qui va être maintenant essentiellement minier ? »

Côté face : L’uranium nigérien sert à alimenter les centrales nucléaires françaises

Côté pile : Désertification et absence de partage des richesses au Niger (Crédit : Areva ne fera pas la loi au Niger)

« Ce que nous voulons c’est l’arrêt de l’exploitation des mines d’uranium. Seul le régime en profite, le peuple nigérien lui ne profite que de la misère et des radiations ». Pour Aghali Mahiya, Touareg du Niger et ancien salarié de la Somaïr, filiale nigérienne d’Areva, la population ne bénéficie d’aucune retombée économique. Bien que l’exploitation d’Imouraren fasse du Niger le deuxième producteur mondial d’uranium, le pays est encore classé parmi les trois plus pauvres de la planète et figure à la dernière place de l’Indicateur de développement humain. De son côté, Areva a tiré du Niger près de 40 % de sa production d’uranium depuis 40 ans. Sans ce précieux combustible, jamais la multinationale n’aurait pu se développer ni le nucléaire français fonctionner. Pas question, pour autant, de favoriser le développement du pays.

« Le peuple nigérien ne profite que de la misère et des radiations »

Pour Myrtho, président d’une association au Nord-Niger, le partage des richesses n’existe pas. « J’ai rencontré Issouf ag Maha, le maire de Tchirozerine au Niger. Areva lui a demandé une liste de gens intéressés pour travailler pour Areva. M. le Maire a fait une liste de 800 personnes avec leur nom, leur adresse... mais à ce jour aucune de ces personnes n’a été embauchée par Areva. » La multinationale pèse plus de 13 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2008. L’Etat nigérien, lui, voit son produit intérieur brut plafonner à 2,7 milliards d’euros en 2007. Soit cinq fois moins que le groupe dirigé par Anne Lauvergeon (en photo).

Comment rivaliser ? Surtout quand, derrière Areva, on trouve l’Etat français.

La poursuite de l’exploitation d’uranium au Niger s’établit sur le fond d’ « une très grave crise institutionnelle », rappelle Olivier Thimonnier de l’association Survie. En mai dernier, le président Tandja annonce l’organisation d’un référendum en vue d’un changement constitutionnel afin de prolonger son mandat. S’ensuit la dissolution de la cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale qui jugent le projet de référendum inconstitutionnel. En juin, alors que Tandja s’arroge les pleins pouvoirs, le Quai d’Orsay se contente de rappeler « [l’importance que la France attache au cadre constitutionnel du Niger, à la préservation de l’acquis démocratique de ce pays et à sa stabilité. » Le référendum est organisé le 4 août, et malgré la forte opposition des syndicats, des partis et d’une partie de la société civile, le Niger finit par adopter une 6e Constitution. Dans l’indifférence presque totale des médias français [1].

Areva, outil de la Françafrique ?

Le 20 octobre, Tandja organise des élections législatives. Il est isolé sur la scène politique intérieure : l’ensemble de la société civile, des centrales syndicales et son propre parti, divisé, s’y sont opposés. Il est la cible de critiques internationales : gel partiel de la coopération de l’UE avec le Niger, suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, mesures à venir de l’Union africaine. Seule la France reste silencieuse. « Le 10 août, le ministère des affaires étrangères déclare que la France est attentive à l’élection, qu’elle doit être transparente et démocratique. Ceci valide la réforme de la Constitution par le président Tandja, analyse Olivier Thimonnier. Cette position française est le résultat de la défense d’intérêts économiques clairement liés aux intérêts d’Areva au Niger. Elle s’inscrit dans le prolongement de la politique d’indépendance énergétique de la France lancée par le Général de Gaulle dans les années 60. »

Une indépendance énergétique qualifiée de « parfaitement virtuelle » par Johnny Da Silva du Réseau Sortir du Nucléaire. « La France importe 100 % de son uranium pour 80 % de son électricité. C’est sans compter les transports de matières radioactives sur des milliers de kilomètres. » « Quand on nous explique que le nucléaire est une énergie propre, c’est un mensonge à plusieurs niveaux, poursuit le Député Vert Noël Mamère. Ce n’est ni une énergie renouvelable, ni une énergie propre mais bien une énergie sale dans sa contribution à soutenir les réseaux de la Françafrique et les régimes dictatoriaux. » Le Collectif Areva ne fera pas la loi au Niger demande à toutes les parties impliquées un moratoire sur l’extraction minière. En attendant l’hypothétique appui de ce moratoire par le gouvernement français, les choix énergétiques de ce dernier continuent d’avoir de désastreuses conséquences… loin de nos vertes campagnes.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Ce qui n’est pas le cas quand ce genre de référendum se passe en Amérique latine, en Bolivie ou au Venezuela par exemple. On peut s’interroger sur ce deux poids, deux mesures...

http://www.france24.com/fr/20090327-uranium-niger-areva-visite-sarkozy-lauvergeon-mamadou-tandja-nucleaire




Titre original: L’industrie nucléaire française procède à un véritable pillage au Niger (26 octobre 2009)

Photo: http://nucleaire-nonmerci.net/actualite/areva-contamination-uranium.html

http://www.france24.com/fr/20090327-uranium-niger-areva-visite-sarkozy-lauvergeon-mamadou-tandja-nucleaire

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Rafah : 4 martyrs empoisonnés par le gaz égyptien

Publié le 29 avril 2010 sur le site du CPI

Ne dites pas de ceux qui sont tués sur le chemin de Dieu qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants mais vous en êtes inconscients. (Coran, Sourate la Vache, verset 154)















Rafah - CPI
«Quatre Palestiniens sont tombés en martyrs, sur les frontières de Rafah avec l’Egypte, après que les autorités égyptiennes ont lancé du gaz toxique, dans un tunnel où ils travaillaient pour faire entrer des biens nécessaires, dont des aliments et du lait pour les bébés à destination des habitants de la Bande de Gaza qui sont totalement assiégés par l’occupation depuis plus de 4 ans consécutifs», ont déclaré des sources bien informées.

De leur part, des sources médicales ont affirmé, mercredi soir 28/4, que 4 Palestiniens, Mohamed Ajmiane Abou Jamousse, 25 ans, et son frère Oussama, 22 ans, ainsi que Khaled Al Ramli, 20 ans, et Nidhal, 20 ans, sont tombés en martyrs, alors que 7 autres ont été blessés, par le gaz toxique lancé par les autorités égyptienne dans les tunnels.

Des statistiques médicales ont dévoilé qu’au moins 38 Palestiniens ont trouvé la mort à cause du gaz toxique lancé par les autorités égyptiennes sur les frontières avec la Bande de Gaza.

«C’est un crime flagrant contre l’humanité, en violation avec toutes les lois internationales et humaines, notamment contre un peuple totalement assiégé et privé de ses droits par l’occupation israélienne», a contesté le rapporteur médiatique des services militaires et médicaux, Adham Abou Salma contre les violations et crimes des autorités égyptiennes lors d’une déclaration au Centre Palestinien d’Information.

Il a condamné fortement cette nouvelle agression perpétrée délibérément par les autorités égyptiennes contre les Palestiniens sur l’un des tunnels, confirmant qu’au lieu de soulager les souffrances et la tragédie des habitants de la Bande de Gaza qui sont totalement assiégés, et d’accéder directement à l’ouverture du passage de Rafah, les autorités égyptiennes continuent de négliger les droits légitimes du peuple palestinien et participe avec l’occupation israélienne à son extermination.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7grREn8KOZ6uVTOWc%2bMcFDL5dO0siZLMbP%2fryJ9KhjmfdVkxL%2f9z%2b%2bTu7sEQP%2bq3Bd0kI0gYyMzT7BoictfVEws5i4zthpysyF6y6GmziDYs%3d