dimanche 31 janvier 2010

Une marche devant l'ambassade égyptienne à Paris pour soutenir Gaza et condamner le mur d'acier

Publié le 31 janvier 2010 sur le site du CPI

Paris – CPI
Le Collectif Cheikh Yassine a organisé, le samedi après-midi 30 janvier, une marche devant l'ambassade égyptienne, à Paris, pour demander à l'Égypte de mettre un terme au blocus sioniste sévère imposé contre la Bande de Gaza et d'arrêter la construction du mur d'acier sur ses frontières avec la Bande de Gaza.


La marche qui a débuté par un rassemblement devant l'ambassade d'Egypte s'est dirigée à travers l'avenue "Wilson" et l'avenue "Montaigne".
Ceux qui ont participé à cette marche ont répété des slogans marquant leur soutien à la lutte palestinienne légitime pour reprendre les droits légaux du peuple palestinien et appelant à briser le blocus injuste imposé contre plus d'un million et demi d'habitants de Gaza.

Le député palestinien Mouchir al Masri a participé à travers lune conversation téléphonique et a salué les manifestants qui soutiennent le peuple palestinien au monde entier.

Il a affirmé que le mur d'acier égyptien et le blocus sionistes ainsi que tous les complots ne pourront jamais casser la volonté du peuple palestinien.

De son côté, l'activiste française, Nelly Leboucher a condamné le silence français envers le massacre sioniste perpétré contre le peuple palestinien, en appelant le gouvernement de son pays à soutenir les Palestiniens qui s'exposent à l'extermination et à faire pression sur l'occupation israélienne pour ouvrir tous les passages de la Bande de Gaza.

Elle a appelé le gouvernement égyptien à arrêter la construction du mur d'acier et à ouvrir le passage de Rafah, affirmant que le blocus sioniste imposé contre Gaza et la fermeture des passages représentent un crime contre l'humanité.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7WC8h5LYe4NSIYBiA8dUTlFEgEEQLeYcJlndsGwPB2D2Ny%2fPMKc%2bavi6EQdVLeVnnLlbdHazlowhW6Noo4pyrRHM6XTsH52DhTwFqlca9VMk%3d

La coupure d'électricité, le manque de carburant et de Gaz menacent d'une catastrophe à Gaza

Publié le 31 janvier 2010 sur le site du CPI

Gaza – CPI
Le ministère de l'agriculture a affirmé que la coupure d'électricité, ainsi que le manque de carburant et de Gaz naturel auront des conséquences très négatives sur le secteur agricole et menacent d'une catastrophe dans la Bande de Gaza.

Le ministère a averti des dangers qui menacent l'agriculture, la pêche et l'élevage des moutons après l'arrêt des puits et des usines dans la Bande de Gaza.
Dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, le ministère a déclaré, le samedi 30 janvier 2010, que plusieurs puits agricoles qui travaillent avec l'électricité ont arrêté leur travail dans plusieurs régions de la Bande de Gaza, en conséquence, ils sont devenus incapables d'arroser les terres agricoles.

Il a affirmé que l'arrêt du secteur agricole se produisait en plus d'une série de catastrophes qui menacent la Bande de Gaza à cause du blocus sioniste imposé injustement contre plus d'un million et demi de Palestiniens dans la Bande, sans aucune intervention sérieuse et responsable des pays arabes, européens ou des organisations des droits de l'homme.

Le ministère a appelé les organisations internationales et les amis du peuple palestinien, ainsi que tous les hommes libres dans le monde à intervenir et prodiguer leurs efforts pour sauver Gaza.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7N6vOnIkdLy4rRlRqGUZ9sRSvWAlN%2fjHNc99ktIIC1CP3HaegRxrBtWr4AVBU8sVCKHEQ4DW4Px6GS%2bk5A6IVvWgQtpO1fqF3jLONXTO3Dqk%3d

Sheikh Jarrah - 27.1.10 Spending the day with Nasir Al-Ghawi

Parues sur le site You Tube le 27 janvier 2010

(FR) Aujourd’hui, nous avons passé la journée dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem Est. 28 familles de réfugiés palestiniens vivent sous la menace d'être expulsés de leurs maisons et devenir réfugiés de nouveau. Quatre familles ont déjà été expulsées et jetées à la rue de Sheikh Jarrah par des colons et ce avec le soutien du gouvernement israélien ainsi qu’avec l’aide de la police et des militaires

L'histoire de ces réfugiés déplacés intérieurs est déchirante. Écoutez Nasir pour sentir comme il partage avec nous le fond de ce qui se passe à Sheikh Jarrah. Note: Nasir a commencé à apprendre l'anglais il y a seulement 17 mois ; il parle couramment hébreu. C’est graphiste qui a de multiples talents mais il a désormais fait de rester en dehors de sa propre maison dans une tente son devoir à temps plein. Il partage son histoire avec tous les visiteurs, et tente même de converser avec les occupants de sa maison.
Traduction CCY

(EN) We spent the day in Sheikh Jarrah, East Jerusalem today. 28 Palestinian refugee families are at the threat of being evicted from their homes to become refugees again. Four families have already been evicted and thrown out on the streets of Sheikh Jarrah by Settlers with the support of the Israeli government - Police and Military involved.

The story of these internally displaced refugees is heartbreaking. Listen to Nasir as he shares with us the background of what is happening in Sheikh Jarrah. Note: Nasir only started learning English 17 months ago, and is a fluent Hebrew speaker as well. A man with many talents he is a graphics designer by profession, but has now made staying outside his own house in a tent his full-time duty. He shares his story with all the visitors, and even attempts to converse with his Occupiers.

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JERUSALEM - Un ministre israélien s'est prononcé dimanche pour la création d'une commission d'enquête indépendante sur le comportement de l'armée isra

Publié le 31 janvier 2010 sur le site Alter Info

JERUSALEM - Un ministre israélien s'est prononcé dimanche pour la création d'une commission d'enquête indépendante sur le comportement de l'armée israélienne il y a un an durant la guerre à Gaza.
"Nous devons créer une commission d'enquête non militaire et indépendante sur le comportement de Tsahal durant l'opération +Plomb durci+" du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, a affirmé à la radio publique israélienne Avishaï Braverman, ministre travailliste chargé des minorités.
En revanche, la dirigeante du parti Kadima (opposition, centriste), Tzipi Livni s'est déclarée hostile à toute forme d'enquête israélienne indépendante.
"Nous devons apporter un soutien sans faille à Tsahal et ce serait une erreur de créer une commission", a déclaré à la presse Mme. Livni qui était ministre des Affaires étrangères à l'époque de l'offensive.
Déclenchée pour stopper les tirs de roquettes contre Israël à partir de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, l'opération a fait plus de 1.400 morts palestiniens et 13 côté israélien.
Le rapport du juge Richard Goldstone, commissionné par l'ONU, accuse Israël d'avoir commis des crimes de guerre et recommande la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) s'il refuse d'ouvrir une enquête "crédible".
"Tsahal est l'armée la plus éthique au monde, et le rapport Goldstone est truffé d'erreurs ou de faits falsifiés, mais nous n'avons pas d'autre choix que de nommer une telle commission d'enquête si nous voulons nous épargner des préjudices au niveau international", a poursuivi M. Braverman.
"De la sorte, nous permettrons à nos amis, notamment en Europe occidentale et aux Etats-Unis, de nous aider et nous n'apparaîtrons pas comme un pays refusant de se soumettre aux exigences de l'ONU", a-t-il encore dit.
Dans un rapport officiel remis vendredi à l'ONU, Israël s'est efforcé de réfuter les accusations de la commission Goldstone, mais n'a jusqu'ici pas annoncé la création d'une commission d'enquête réclamée par l'ONU.
Le ministre de l'Information, Youli Edelstein, du parti Likoud (droite), a affirmé mardi que son pays refuserait de créer une telle commission, mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu est partagé sur cette question.

(©AFP / Romandie News)

Lien de l'article: http://www.alterinfo.net/notes/ONU-Goldstone-un-ministre-israelien-pour-une-commission-d-enquete_b1849020.html

Israël et l'Allemagne s'engagent ensemble dans la coopération et l'aide au développement du Tiers Monde

Publié le 29 janvier 2010 sur le site israelvalley.com

Extraordinairement amoral comme projet! L'entité sioniste s'en va jouer les bons Samaritains en Afrique aux côtés de l'Allemagne alors qu'elle rend les conditions de vie des Gazaouis et le développement économique à Gaza bien en deçà de ce qu’ils sont dans la plupart des pays en voie de développement; selon l’ONU 80% des Gazaouis dépendent de l’aide alimentaire pour survivre. De qui se moque t-on ?

Autre chose en matière de gestion de l’eau ; avant de venir de venir jouer les âmes charitables aux PVD dans ce secteur, que l’entité sioniste commence d’abord par ne plus priver les Palestiniens de leurs propres ressources en eau ! Dans un rapport circonstancié déposé le 27 octobre 2009, Amnesty International accuse l'État israélien d'empêcher les Palestiniens d'accéder aux ressources d'eau potable en exerçant « un contrôle total sur les ressources communes et en menant des politiques discriminatoires ».

Honte à l’Allemagne de collaborer tout azimut avec l’entité sioniste !!!


Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon et le ministre allemand de la Coopération et du Développement Dirk Niebel, ont engagé leurs pays respectifs dans la coopération et l’aide au développement des pays du tiers monde ; tout particulièrement en matière d’eau, d’agriculture et de santé.

Par cet accord, les deux parties expriment leur désir de coopérer conjointement dans ces régions : Israël contribuera à la connaissance et à l’expertise de terrain en matière d’agriculture et de gestion de l’eau ; l’Allemagne enverra en représentation à travers ces pays ses meilleurs experts en ce domaine.

L’accord devrait permettre d’atteindre les objectifs du Millenium déclinés en 8 cibles prioritaires à atteindre d’ici 2015, comme déterminées par l’ONU. Eradiquer la pauvreté extrême et la faim, réduire la mortalité infantile, augmenter la santé maternelle et infantile, etc.

Ce mémorandum d’accord israélo-allemand est lié à celui signé à Jérusalem en mai 2008 par Mashav, le Centre International israélien de Coopération avec le ministère allemand dans le but de relever les défis du changement globalisé. Ce programme est actuellement mis en oeuvre en Ethiopie.

A l’issue de la signature, le vice-ministre Ayalon a affirmé : « Cet accord représente la profondeur de la relation qui unit nos deux pays et la volonté de coopération pour que les pays en développement puissent en bénéficier à travers le monde. Les bagages de notre histoire unique commune, ceci constitue un message clair et moral tant pour les peuples de nos deux nations que pour le monde entier. Cet accord améliorera la relation entre nos deux pays. »—

Source: Services Officiels Israéliens en France

Lien du billet: http://www.israelvalley.com/news/2010/01/29/26193/israel-et-l-allemagne-s-engagent-ensemble-dans-la-cooperation-et-l-aide-au-developpement-des-pays-du-tiers-monde

A EDF, Henri Proglio va certainement remettre israël à la bonne place comme cela est le cas pour Veolia. Pourquoi donc le groupe ignore t-il Israël?

Publié le 26 janvier 2010 sur le site israelvalley.com

Une véritable tornade médiatique. Henri Proglio, le célèbre Président du Groupe Veolia, est plus que jamais présent dans l’actualité car sa double fonction EDF-Veolia pose problème. Hier soir le Président Nicolas Sarkozy a eu l’occasion de défendre à la télévision l’un des “meilleurs patrons de France” qui connaît bien l’Etat Hébreu. Veolia emploie plus de 319 000 salariés dans 67 pays, dont Israël. (L’entreprise est cotée à la bourse de Paris ainsi qu’à la bourse de New York). C’est Henri Starkman qui dirige avec brio en Israël la filiale de Veolia.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Henri Proglio à la Chambre de Commerce France-Israël. Il est, sans se forcer, l’un des plus grands amis d’Israël. Son discours était d’une simplicité proverbiale. Henri Cukierman, le Président de la CCFI, l’avait à l’époque couvert d’éloges.

La manière dont Proglio parle d’Israël est tout à fait chaleureuse. Rien à voir avec quelques patrons français qui ont même “peur” de prononcer le mot “Israël” en public. Il fait partie des quelques grands patrons qui, malgré des campagnes de dénigrement sur les activité de Véolia en Israël, ont gardé leur sang-froid.

Proglio considère qu’Israël est un pays comme les autres et qui mérite beaucoup d’attention surtout pour ses technologies et sa high-tech. Le Directeur de Veolia Environnement, Michel Dutang s’était rendu en Israël pour lancer un nouveau centre de R&D et pour débuter une nouvelle collaboration entre l’entreprise et des universitaires, notamment avec le Ruppin Academic Center.

Cette coopération doit se réaliser dans un bâtiment du campus de Ruppin à Mikhmoret. La construction de ce bâtiment devrait s’achever, alors que le nouveau centre de R&D devrait fonctionner dès cette année. Le nouveau centre de recherche devrait employer plusieurs dizaines de chercheurs. Dutang était très clair sur les capacités israéliennes dans son secteur : « Il y a une forte concentration de scientifiques (du même secteur que Veolia, ndlr) ici. Nous avons appris qu’il était plus profitable d’adapter des solutions opérationnelles à un pays si la R&D est dirigée par des acteurs locaux. Les compétences locales sont une grosse valeur ajoutée pour préparer des solutions spécifiques sur mesures. »

Dutang avait affirmé ensuite au quotidien israélien Globes : « Israël souffre aujourd’hui d’une pénurie d’eau, alors qu’il affiche un des plus grands savoir-faire dans ce domaine qu’il est impossible de retrouver aux UK par exemple. Les vagues d’immigrations russes et ses collaborations avec ses voisins ont permis à Israël de développer un savoir-faire impressionnant, car les Russes sont très forts en recherche fondamentale, qui est souvent négligée dans les autres pays de l’Ouest…() D’autres entreprises mondiales ont installé des centres de recherches en Israël à cause de la qualité des scientifiques et les professionnels locaux ».

Veolia fait donc bien partie de la “galaxie” France à Tel-Aviv. Avec beaucoup de discrétion, son Président a fait en sorte que le PDG de Véolia à Tel-Aviv n’ait jamais eu de problèmes majeurs.

La stratégie d’expansion et d’investissements de Véolia dans l’Etat Hébreu est bien une réalité. Proglio a rencontré Shimon Pérès plus d’une fois. Un article du Nouvel Obs tout à fait intéressant est à relire : Proglio: «Je connais Nicolas Sarkozy, nous ne sommes pas intimes, il me consulte sur des sujets économiques et industriels.» Et cela lui plaît, à Henri Proglio, d’avoir l’oreille des puissants.

Cette semaine, il fait partie du bataillon de patrons invités par Nicolas Sarkozy au voyage officiel en Chine. Le mois dernier, il était en Israël où il a rencontré Ehoud Olmert et Shimon Pères. Cet homme de 58 ans, austère et secret, est reçu par les chefs d’Etat à l’étranger ou les maires des grandes capitales".

Il y a quatre ans, Veolia Israël a voulu “porter la culture française à la connaissance du grand public israélien”. C’est dans ce cadre que la société avait entrepris le parrainage des événements culturels de « Voilà ! Une saison française en Israël ». Veolia avait investi environ 200 000 dollars dans ce parrainage. Veolia avait fait son entrée en Israël en 1993 et est devenue la plus grande société française en Israël :

Veolia Israël fait partie du consortium qui avait gagné l’appel d’offre pour le dessalement d’eau de mer à Ashkelon, soit une production supérieure à 100 millions de mètres cubes d’eau potable par an. En 2004 la firme a ouvert une filiale dans le domaine de l’énergie. Elle fournit des services énergétiques, climatiques et de maintenance industrielle à des centres commerciaux, des hôpitaux, etc. Veolia Israël gère le traitement des déchets domestiques, dangereux, industriels et commerciaux à tous les stades.

Lorsque Proglio passera en revue les actions internationales d’EDF dans le monde, il se rendra bien vite compte que le groupe EDF ne s’intéresse pas du tout à Israël. La raison de cette absence ? La réponse est malheureusement bien simple : une peur de la part des patrons d’EDF de lire dans la presse française et dans les médias internet pro-palestiniens ce genre d’articles :

“La filiale transport de la multinationale française Veolia vient de perdre un contrat d’une valeur de 750 millions d’euros à Bordeaux. Ce contrat représentait la gestion du plus important réseau urbain de France. Le marché a été attribué à Keolis, filiale de la Sncf. La Communauté Urbaine de Bordeaux a indiqué que sa décision était basée sur des facteurs commerciaux, mais le questionnement sur l’implication de Veolia dans le projet controversé de tramway à Jérusalem, a partout suscité un débat intense.

En effet, les entreprises françaises Veolia et Alstom sont mises en cause depuis plusieurs années en raison de leur participation à la construction d’un tramway destiné à relier Jérusalem-ouest (Israël) aux colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés."

ISRAELVALLEY PLUS
Veolia Environnement, l’eau, mais pas seulement.Véritable héritier de la Générale des Eaux, Veolia Environnement (ex Vivendi Environnement) regroupe les quatre activités " historiques " de Vivendi Universal, dont elle fut une filiale jusqu’à décembre 2002.La distribution d’eau, via Vivendi Water, leader mondial, reste sa première activité. Il entend désormais s’appuyer sur une recherche très pointue pour répondre à des exigences toujours plus importantes dans ce domaine et se recentre sur ses métiers d’origine.Avec Dalkia, le groupe est aussi le leader de la fourniture d’énergie par cogénération (électricité et vapeur), une énergie promise à un grand avenir.Grâce à Connex, il transporte plus d’un milliard de voyageurs par an. Ainsi Connex UK gère 20% du réseau ferré britannique ainsi que le métro de Stockholm et des réseaux ferrés en Allemagne et en Australie. La société est également implantée au Etats-Unis, où elle vient de décrocher l’exploitation du réseau ferroviaire de la banlieue de Boston pour cinq années. Enfin, avec Onyx, Veolia Environnement est le troisième opérateur mondial sur le marché des déchets. Le groupe gère en effet les déchets de 70 millions de personnes à travers le monde et est spécialisé dans le traitement des déchets industriels spéciaux.—

Lien de l'article: http://www.israelvalley.com/news/2010/01/26/26160/france-israel-veolia-a-edf-henri-proglio-va-certainement-remettre-israel-a-la-bonne-place-comme-cela-est-le-cas-pour-veol

Israël accuse le premier ministre turc d’antisémitisme

Publié le dimanche 31 janvier 2010 sur le site info-palestine.net
par Ramzy Baroud

Israël a accusé le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan d’incitation à « l’antisémitisme » pour ses remarques sur les crimes de guerre commis contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.


Recep Tayyip Erdogan

Un nouveau rapport établi par le ministère des affaires étrangères à Tel-Aviv accuse Erdogan - qui a pourtant souligné que l’antisémitisme est un « crime contre l’humanité » - d’avoir « indirectement incité et encouragé » l’antisémitisme en Turquie, selon le quotidien Haaretz.

« À notre avis, depuis que son parti a pris le pouvoir, Erdogan s’est constamment efforcé de donner une vue négative d’Israël dans l’opinion publique turque » en parlant sans fin des souffrances des Palestiniens, en accusant constamment Israël de crimes de guerre et même en utilisant « des expressions antisémites incitant à l’antisémitisme » dit le rapport.

Le rapport de sept pages, publié par le centre de recherche politique, a déjà été distribué aux ambassades et consulats israéliens à l’étranger.

« Pour Erdogan et pour certaines personnes de son entourage » dit le rapport « il n’y a pas de distinction entre un « Israélien » et un « juif » et par conséquent leur ferveur et leurs critiques anti-israéliennes deviennent antijuives.

« Aujourd’hui, sous la direction de l’AKP [parti d’Erdogan pour la justice et le développement] , la Turquie est différente de la Turquie avec laquelle Israël a forgé une relation stratégique au début des années 1980 » a dit le rapport en conclusion.

Les relations entre Israël et la Turquie ont commencé à se détériorer après que Erdogan a publiquement attaqué Israël au sujet de son incursion à la fin de 2008 à Gaza et a accusé le régime d’avoir commis des actes « barbares » contre les civils palestiniens.

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8088

La commémoration de l’Holocauste est une aubaine pour la propagande israélienne

Publié le dimanche 31 janvier 2010 sur le site info-palestine.net
par Gideon Levy - Ha’aretz

Un millier de discours contre l’antisémitisme n’éteindra pas le feu allumé par l’opération Plomb durci, des flammes qui menacent non seulement Israël mais le monde juif tout entier.


Shimon Peres s’adressant au parlement allemand.
Tous, ils étaient partis faire des discours fleuris sur l’Holocauste.


Les gros bonnets d’Israël ont attaqué dès l’aube, sur un large front. Le Président en Allemagne, le Premier ministre, énormément entouré, en Pologne, le ministre des Affaires étrangères en Hongrie et son adjoint en Slovaquie, le ministre de la Culture en France, le ministre de l’Information aux Nations unies, et même le député druze du Likoud à la Knesset, Ayoob Kara, qui est allé en Italie. Tous, ils étaient partis faire des discours fleuris sur l’Holocauste.

Mercredi était la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, et on n’avait pas vu un tel dynamisme dans les relations publiques israéliennes depuis bien des lustres. Le moment choisi pour cette attention inhabituelle - jamais nous n’avions eu autant de ministres déployés à travers le monde - n’est pas fortuit : quand le monde dit Goldstone, nous nous disons Holocauste, comme pour brouiller les effets. Quand le monde dit occupation, nous nous disons Iran, comme pour lui faire oublier la première.

Cela n’aidera pas beaucoup. La Journée internationale de commémoration de l’Holocauste a passé, les discours seront vite oubliés, et la réalité quotidienne déprimante va continuer d’être. Israël ne s’en sortira pas blanchi, même après sa campagne de relations publiques.

La veille de son départ, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’était entretenu avec Yad Vashem. « Le mal est dans le monde, » lui disait-il. « Le mal doit être éradiqué dans l’œuf. » Certains « tentent de nier la vérité ». Des grands mots, prononcés par la même personne qui, la veille seulement, pas vraiment dans la foulée, avait prononcé des paroles autrement différentes, des paroles du véritable mal, du mal qui devrait être étouffé dans l’oeuf, du mal qu’Israël essaie de cacher.

Netanyahu parlait d’une nouvelle « politique de migration », une politique qui est le mal en personne. Il mettait dans le même panier, avec malveillance, les travailleurs migrants et les infortunés réfugiés - avertissant que tous constituaient une menace pour Israël, feraient baisser nos salaires, nuiraient à notre sécurité, feraient de nous un pays du tiers-monde et nous apporteraient la drogue. Il soutenait avec zèle notre ministre raciste de l’Intérieur, Eli Yishai, qui, lui, parlait des migrants comme de propagateurs de maladies telles que l’hépatite, la tuberculose, le sida et Dieu sait quoi encore.

Aucun discours sur l’Holocauste n’effacera ces mots d’incitation et de calomnie contre les migrants. Aucun discours de commémoration ne masquera la xénophobie qui a redressé la tête en Israël, et pas seulement à l’extrême droite comme en Europe, mais dans tout le gouvernement.

Nous avons un Premier ministre qui parle du mal mais qui érige une barrière pour empêcher les réfugiés de guerre de frapper à la porte d’Israël. Un Premier ministre qui parle du mal mais qui prend part au crime du blocus de Gaza, aujourd’hui dans sa quatrième année, abandonnant un million et demi de personnes dans des conditions scandaleuses. Un Premier ministre dont les colons de son pays perpétuent des pogroms contre des Palestiniens innocents avec le slogan « Price Tag » (le prix à payer), qui porte lui aussi une connotation historique atroce, mais contre lequel l’Etat ne fait pratiquement rien.

C’est le Premier ministre d’un Etat qui arrête des centaines de manifestants de gauche qui se battent contre les injustices de l’occupation et la guerre à Gaza, alors qu’il accorde des pardons en masse aux gens de droite qui ont manifesté contre le désengagement [de Gaza, en 2005]. Son discours d’hier, où Netanyahu assimile l’Iran fondamentaliste à l’Allemagne nazie, n’était rien de plus qu’une propagande à bon marché. S’exprimer ainsi est « dégradant pour l’Holocauste ». L’Iran n’est pas l’Allemagne, Ahmadinejad n’est pas Hitler, et les mettre sur le même pied n’est pas moins inexact que d’assimiler les soldats israéliens aux nazis.

L’Holocauste ne doit pas être oublié et il n’est pas nécessaire de le comparer à autre chose. Israël doit participer aux efforts pour qu’il reste une mémoire vivante, mais pour ce faire, Israël doit se présenter avec les mains propres, lavées du mal de leurs propres actes. Et Israël ne doit pas laisser soupçonner qu’il pourrait, avec cynisme, utiliser la mémoire de l’Holocauste pour masquer et brouiller d’autres choses. De façon très regrettable, ce n’est pas le cas.

Comme cela aurait été merveilleux si, pour cette Journée internationale de commémoration, Israël avait pris le temps de faire son auto-examen, de regarder au fond de lui-même, et s’il s’était demandé, par exemple, comment l’antisémitisme avait pu se redresser dans le monde, précisément l’année passée, l’année qui a suivi nos bombardements au phosphore blanc sur Gaza. Comme cela aurait été merveilleux si, pour cette Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, Netanyahu avait annoncé une nouvelle politique, une politique pour intégrer les réfugiés au lieu de les expulser, ou pour lever le blocus de Gaza.

Un millier de discours contre l’antisémitisme n’éteindra pas le feu allumé par l’opération Plomb durci, des flammes qui menacent non seulement Israël mais l’ensemble du monde juif. Aussi longtemps que Gaza restera sous blocus et qu’Israël s’enfoncera dans sa xénophobie institutionnalisée, le discours sur l’Holocauste restera creux. Aussi longtemps que le mal sera rampant, ici, chez nous, ni le monde, ni nous-mêmes, serons capables d’accepter le sermon que nous adressons aux autres, même s’ils le méritent.

28 janvier 2010 - Ha’aretz - traduction : JPP

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8081

samedi 30 janvier 2010

Il était une fois un commando islamiste

Publié le samedi 30 janvier 2010 sur le site oumma.com
par Hicham Hamza

C'est un article de grande qualité; merci à son auteur.


Panique sur la ville de Drancy. Lundi soir, un mystérieux « commando » d’à peine 80 intégristes aurait envahi la mosquée et fait régner la terreur, selon l’entourage de l’imam Hassen Chalghoumi. Ce résistant autoproclamé au fascisme à visage barbu disposa aussitôt du soutien des élus de tous bords. Problème : les témoignages collectés depuis l’incident et les vidéos de la soirée contredisent d’ores et déjà le récit dramatique relaté par l‘imam et ses partisans.

« Commando » : c’est le mot-clé, formulé par un conseiller de l’imam et rapporté dès la première dépêche AFP. Il désignerait le groupe constitué de ces hommes qui auraient brutalement investi la mosquée Al-Nour de Drancy au soir du lundi 25 janvier. D’après le dictionnaire, un commando est une petite formation de militaires chargés de mener à bien des missions spéciales. Bien qu’une telle situation - à savoir la coordination de dizaines d’islamistes armés pour agir en toute liberté- soit inimaginable en France, le terme sensationnaliste sera docilement repris par la plupart des journalistes et des commentateurs. Comble du détail, le conseiller à l’origine de cette dénomination précisa par ailleurs que ces individus, contrairement à leurs homologues en treillis, étaient venus « le visage non masqué ». Au lendemain de la péripétie, dans un entretien accordé à Radio Orient, Hassen Chalghoumi s‘épancha d‘une voix fébrile : ces hommes, « nombreux » et emplis de « haine », sont « entrés par la force » avant d’essayer de « saccager la mosquée » ; ils ont également « forcé le responsable » et « pris le micro » mais « on résiste ! », indique vaillamment le bouclier du monde civilisé.

En conséquence, l’imam a indiqué dans un premier temps avoir déposé plainte contre X pour « menaces réitérées et violences volontaires ». Toujours sous couvert d’anonymat, son conseiller a indiqué que le « commando » appartiendrait au collectif Cheikh Yassine, un « groupuscule manipulé par l’UOIF ».

Si les deux organisations rejettent de telles accusations, la première réagit plus vigoureusement en déposant plainte, à son tour, pour dénonciation calomnieuse. Abdelhakim Sefrioui, responsable du collectif pro palestinien et ancien imam des Ulis, annonce sur son site avoir également déposé plainte, jeudi soir, contre le maire de Drancy et l’hebdomadaire Le Point, coupables selon lui d’entériner publiquement les graves accusations proférées par l’entourage d’Hassen Chalghoumi. Une autre plainte similaire à l’encontre de l’imam a par ailleurs été déposée par un homme présent dans la mosquée, ce soir-là, pour diriger la prière.

Vendredi, l’imam a démenti ses propos antérieurs relatifs au dépôt de plainte ; en réalité, il s’agirait simplement d’une main-courante, précise-t-il aux fidèles réunis pour la prière. Mais il est déjà trop tard : dans une ambiance houleuse, l’imam, sommé de s’expliquer quant à ses prises de position sur le niqab et son récit contesté de l‘incident, décide de quitter précipitamment la mosquée sous escorte policière. Aussitôt, certains fidèles exaspérés ont fait circuler une pétition réclamant la destitution de Hassen Chalghoumi, jugé non représentatif de la population musulmane locale. "Nous ne reconnaissons pas l’imamat de quelqu’un qui arrive accompagné de gardes de corps", indique le texte.

Il faut sauver le soldat Chalghoumi

En ces temps de burqamania, le scénario tombait à pic pour certains élus nostalgiques des contes de fées à la sauce républicaine : d’un côté, le persécuté d’un obscur « islam des lumières », partisan apolitique du dialogue interreligieux et favorable à une loi spécifique contre le port du voile intégral ; de l’autre, la horde islamiste des paramilitaires des cités, violents, antisémites et sexistes comme il sied à ces gens-là. Du PC à l’UMP, en passant par le PS et les Verts, sonnez trompettes, résonnez hautbois : la Liberté est en danger. Ivan Rioufol, le talentueux scribouillard du Figaro qui ferait passer tout chroniqueur réactionnaire pour un gauchiste punk, n’y va pas de main morte : il revient à la droite de restaurer « l’honneur » en venant à la rescousse de l’imam ; selon lui, Hassen Chalghoumi aurait été trahi par une gauche trop discrète sur l‘affaire car saisie par « l’esprit munichois ». L’appel à la résistance a déjà traversé l’Atlantique. Gagné par la même fièvre idéologique, Ariel Blumenthal, bloggeur américain obsédé, comme d‘autres subtils confrères, par la « menace islamique » dans le monde, s’enflamme pour l’imam qu’il voit désormais comme son « nouvel héros ». En France, l’unité nationale transcende les clivages d‘apparat : la présidente de l’association Ni Putes Ni Soumises, Sihem Habchi, rejoint Ivan Rioufol dans la dénonciation commune de la menace « salafiste » que cette affaire révélerait. Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, groupuscule associatif qui a récemment tenté -en vain- de diaboliser l’acteur François Cluzet (engagé en faveur de Salah Hammouri, Franco-Palestinien détenu en Israël pour délit d‘opinion), apporte son soutien à l’imam de Drancy. Tout comme le CRIF qui a mis en ligne, sur son site internet, un texte lyrique en hommage à l’intrépide Hassen Chalghoumi. Son premier défenseur demeure pourtant le premier citoyen de Drancy : Jean-Christophe Lagarde, député-maire du Nouveau Centre, responsable de l’édification de la « mosquée municipale » et parrain institutionnel de l’apprenti théologien.

Le fabuleux combat de l’imam républicain

Né en 1973 en Tunisie, le jeune imam a connu une fulgurante ascension politico-médiatique en l’espace de quelques années. Présent en France depuis 1996, Hassen Chalghoumi était d’abord considéré, notamment lors de son passage par Bobigny, comme issu de la mouvance fondamentaliste. Sa formation en Syrie et au Pakistan ainsi que sa proximité avec le courant piétiste du tabligh ne prédisposaient pas le religieux à devenir ce qu’il incarne désormais selon ses partisans : la noble figure de « l’imam républicain ». Président de l’association culturelle des musulmans de Drancy, l’homme s’est vu confier début 2008 la gestion de la nouvelle mosquée initiée dans le plus grand secret par Jean-Christophe Lagarde. Un lieu de fréquentation populaire : environ 250 personnes s’y rendent chaque jour pour y exercer le culte ou bénéficier des activités culturelles prodiguées au sein de l’établissement. Un enjeu de pouvoir également, au vu des nombreuses critiques essuyées par Hassen Chalghoumi depuis sa nomination : comme l’indique Le Monde en juin dernier, lors de la création de la Conférences des imams de France, une nébuleuse structure qu’il préside et dont l’objectif consiste essentiellement à contrecarrer le lobbying du Conseil Français du Culte Musulman, « le jeune imam ne fait pas l’unanimité ». Entre ses opposants de l’intérieur, qui lui reprochent son instrumentalisation politique, et les pouvoirs publics qui le considèrent, selon une confidence émanant du ministère de l’intérieur, comme un homme « isolé et sans grand influence », Hassen Chalghoumi est un personnage public qui suscite davantage la division que l’unité au sein des différents courants de l’islam.

Après l’audacieux discours tenu au camp d’internement de Drancy en 2006, où il prôna la reconnaissance par le monde musulman de la spécificité de la Shoah, l’imam en devenir allait également manifester, deux ans plus tard, son soutien à la famille de Rudy, un jeune Juif tombé dans le coma à la suite d’une agression antisémite. L’année 2009 consacrera son parcours iconoclaste : réception à l’Elysée en janvier, accueil chaleureux au CRIF et discours au Parlement européen en mars, visite d’un représentant de l’ambassade américaine pour commémorer le 11-Septembre, n’en jetez plus. Hassen Chalghoumi est devenu l’homme de la situation, la nouvelle figure sarkocompatible d’un islam gallican, dépolitisé et modérateur. Le Figaro, toujours prompt à décerner des médailles d’intégration, ira même jusqu’à évoquer le « messianisme réconciliateur » qu’incarnerait le religieux de Drancy. Etrange destin pour un homme vif d’esprit dans ses prêches en arabe mais peu charismatique dès lors qu’il s’exprime en français. Reste un rôle taillé sur-mesure pour l’ambitieux théologien en herbe qui ne dédaigne pas les sunlights médiatiques. Et une aubaine pour une majorité politique « à la recherche de la nouvelle star » arabo-musulmane à promouvoir.

Le débat obsessionnel autour de la burqa sera l’occasion de sceller cette alliance improbable : dans une interview au Parisien, judicieusement accordée quelques jours avant la remise du rapport parlementaire consacré au sujet, Hassen se lâche : non seulement est-il favorable à une loi spéciale contre le port du voile intégral mais il va plus loin, encourageant les femmes concernées à s’exiler en Arabie Saoudite et prônant le retrait de la nationalité française à celles qui persisteraient dans cette voie. Curieusement, une telle stigmatisation dans la bouche d’un Le Pen n’aurait pas manqué de faire polémique mais dans le cas présent, à l’endroit de l’imam, nulle critique publique de l’énergumène : visiblement, une radicale intolérance à l’encontre de musulmanes pourtant ultra-minoritaires est tolérable, pourvu qu’elle provienne précisément d’un coreligionnaire.

Procès d’intention antisémite

Pour saisir la colère des barbouzes islamistes qui auraient pris d’assaut la mosquée lundi dernier, une seule rengaine, serinée par tous les commentateurs patentés comme une évidence scientifique, fait office d’explication : puisque l’imam de Drancy entretenait de bons rapports avec la communauté juive, il aurait suscité la haine des islamistes, foncièrement antisémites comme il va de soi. L’examen des faits permet néanmoins de proposer une alternative à cette vision simpliste, digne d’une analyse géopolitique à l’échelle des Bisounours : c’est moins la proximité, authentique, atypique et salutaire, d’Hassen Chalghoumi avec divers représentants du judaïsme qui est contestée que son entente cordiale avec le CRIF, institution fortement critiquée, y compris par ses membres, en raison de son alignement pro israélien systématique. En période de « basse tension » au Moyen-Orient, l’amitié prodiguée par l’imam de Drancy envers Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, passerait presque inaperçue : ainsi, au cours de ce mois de septembre 2008, quand le religieux musulman invite le dignitaire juif à rompre le jeûne au cœur de la mosquée et lui offre avant son départ un olivier de la paix en argent, il n’y a pas d’émoi notable au sein de la communauté musulmane.

De même, cinq mois plus tôt, aucune pétition ne circula à Drancy pour réclamer la démission de Bernard Koch, nouveau « délégué aux relations extérieures » de la mosquée et pourtant identifié comme le « conseiller juif de l’imam ».Ce salarié à mi-temps, qui se présente comme « médiateur inter-cultuel et interculturel », a suscité la curiosité sans pour autant qu’un quelconque « commando » judéophobe ne débarque dans l’enceinte religieuse. L’homme, qui fut auparavant journaliste au Matin de Paris et qui anime désormais un blog consacré à la culture juive, déplore quant à lui « les mauvaises représentations de l’islam dans les médias ». Son expérience au sein de l’Amitié Judéo-Musulmane de France a confirmé son indépendance d’esprit et son goût pour la provocation, comme en témoignent également ses critiques adressées au CRIF lors d‘une interview réalisée le 19 octobre 2008, sur l’antenne de Judaiques FM, en compagnie d’un Hassen Chalghoumi beaucoup plus pondéré.

La véritable polémique a surgi quelques mois plus tard. Une virulente crispation à l’encontre de l’imam est apparue en janvier 2009 à la faveur de son positionnement face à un crime de guerre : les bombardements commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Partout dans le monde, et sans qu’il soit besoin « d’importer le conflit sur le territoire français », l’opération militaire « Plomb durci » va polariser les consciences, de part et d’autre du spectre politique. Pour la plupart, sionistes et pro palestiniens se radicalisent au fur et à mesure de la diffusion des images de massacre. Et comment réagit l’imam de Drancy ? Des vœux pieux sont formulés sur la réconciliation nécessaire entre Juifs et Musulmans, lui valant le qualificatif d’ « imam de la paix » par l’hebdomadaire Marianne, quitte à laisser penser que le conflit israélo-palestinien est un problème religieux alors qu’il s’agit, d’abord et avant tout, d’une question politique. Mais plus grave qu’une simplification abusive du drame qui se joue là-bas, l’imam préfère également s’aventurer en terrain miné, allant jusqu’à réclamer l’interdiction des manifestations de solidarité avec tel ou tel camp. Avant d’ajouter par la suite : « On peut reprocher au CFCM et à l’UOIF de n’avoir pas utilisé les médias pour calmer la foule des musulmans français au moment de la guerre à Gaza. Il n’est pas normal de payer en France les factures des drames qui se déroulent ailleurs. »

De telles prises de position lui vaudront, quelques mois plus tard, l’hommage de Richard Prasquier, partisan inconditionnel des bombardements israéliens, mais lui coûteront cher dans l‘immédiat : sa voiture sera vandalisée et des menaces de mort proférés à son encontre. Chose rare, si ce n’est unique dans l’histoire des mouvements associatifs français, ces déboires lui attirèrent le soutien de groupes aussi différents que Ni Putes Ni Soumises, le MRAP et la Ligue de Défense Juive, milice d’extrême-droite interdite aux Etats-Unis et en Israël. Peut-être ces derniers n’auront pas été insensibles à l’étrange caricature dressée, fin janvier 2009, par l’imam auprès de la publication américaine Christian Science Monitor : Hassen Chalghoumi constata parmi les fidèles de sa mosquée que , suite au lancement de l’opération militaire israélienne à Gaza, « au bout d’une semaine, tous les musulmans détestaient les juifs ». Deux mois plus tard, il partira en voyage pour Gaza et Sderot, sous l’égide du Congrès mondial des imams et rabbins pour la paix, en compagnie de divers représentants religieux et de l’inénarrable Marek Halter. Le but de cette noble expédition : promouvoir le sempiternel message-de-paix-des-hommes-de-bonne-volonté, quitte, à nouveau, à cultiver l’image politiquement correcte d’une fausse symétrie dans les souffrances et les responsabilités du conflit israélo-palestinien. Même le groupe de l’Amitié Judéo-Musulmane de France aura été profondément divisé sur la position à tenir quant à l’invasion israélienne de Gaza, au point de voir ses dirigeants d’appartenance islamique partir l’un après l’autre.Tous, en définitive, sauf un : Hassen Chalghoumi, fidèle au poste.

Les islamistes sont déjà plus là

Si la réputation oecuménique d’Hassen Chalghoumi, qualifié d’ « imam du rapprochement », arrange ses affaires, faisant passer le personnage pour un résistant héroïque aux barbus antisémites, elle suscite également le courroux de certains musulmans lambdas, irrités de devoir faire localement allégeance à l’imam de circonstance sous peine d‘être assimilé, en cas de dissension, à un fondamentaliste crypto-judéophobe.

Nul étonnement, dès lors, si les cris d’orfraie poussés initialement par l’imam et son entourage à l’occasion de l’incident de lundi ont suscité l’exaspération des fidèles de la mosquée, comme en témoigne l’ambiance délétère lors du rassemblement de vendredi. Un imam conspué et contraint finalement de cesser l’échange avec l’auditoire pour s’éclipser rapidement sous la protection d’un policier, prêt à dégainer son arme, ne constitue pas exactement la norme dans ce genre de cérémonie. Et si certains ne manqueront pas de voir dans ce nouvel incident un coup d’éclat subversif tissé par des islamistes infiltrés, d’autres en déduiront, plus raisonnablement, qu’il s’agit là d’un désaveu cinglant pour l’imam, exprimé par ceux-là mêmes qu’il est censé assister dans la prière.

Devant une foule dubitative, Hassen Chalghoumi semble accuser le coup mais botte finalement en touche : si l’altercation est devenue, dans l’opinion publique, une opération-commando de 80 intégristes, c’est de la faute des médias, assure l’imam déchu qui reconnaît ne pas avoir été présent lundi soir. Ses propos, ainsi que ceux de son entourage, auraient mal été compris par les journalistes. A bien des égards, l’accusation peut sembler a priori fondée, si l’on en juge par la précipitation de certains médias, comme France 2 et BFM TV, pour donner une représentation erronée à leurs téléspectateurs. Ironie du sort, le caractère trompeur du récit initial de l’imam sera débusqué par une chaîne de télévision peu connue pour son journalisme d’investigation à contre-courant : TF1. Le jeune et brillant reporter Tristan Waleckx a rapidement mis en lumière, grâce à de nombreux témoignages recueillis sur place, les contre-vérités d’Hassen Chalghoumi et de son entourage empêtré dans des contradictions internes. Jeudi soir, le journaliste enfonce le clou en dévoilant des images de la soirée suggérant l’absence de tout incident matériel ou de toute violente altercation. Mis a part France Info, RTL et Le Parisien, qui avaient, dès le surlendemain, exprimé des réserves sur une version définitive quant au prétendu « commando » d’intégristes, la plupart des médias ont repris comme un seul homme la légende dorée de l’imam pris à partie par d’odieux barbares antisémites et favorables à la burqa. Mercredi après-midi, c’est au tour du journal Le Monde de rejoindre la brigade des sceptiques.

Et, depuis, curieusement, pas grand-chose : alors que la nouvelle de l’incident avait fait les titres des différents médias dès le lendemain, l’hypothèse inverse qui se profile d’une grossière erreur d’interprétation, voire d’une manipulation, ne bénéficie plus de la même couverture médiatique. L’affaire du RER D est passée par là : nul n’a oublié cette mésaventure collective au cours de laquelle une mythomane avait réussi à duper l’ensemble de la classe politique et des journalistes avec une histoire tellement vraisemblable d’agression par des brutes issus de la banlieue. Lorsque la bévue fut confirmée, les journalistes qui se sont emballés sur cette affaire pseudo-emblématique de la violence des « jeunes des cités » -comprenez des afro-arabo-musulmans- n’ont pas exercé d’autocritique particulière sur la place publique. De même, dans l’affaire du futur ex-imam de Drancy, la caricature médiatique des musulmans locaux, censés abriter en leur sein des hooligans de mosquée, n’a pas fait l’objet, à ce jour, du moindre rectificatif explicite. Et encore moins d’une quelconque excuse.

L’enquête policière en cours et la suite du feuilleton judiciaire permettront sans doute d’y voir plus clair sur l’étendue des responsabilités dans l’édification de cette légende urbaine politiquement accommodante. Et quant au destin du narrateur et héros principal de l’histoire, Hassen Chalghoumi, nul doute que les prochaines semaines vont s’avérer palpitantes pour cerner l’envergure du personnage. D’ores et déjà, ils sont nombreux, notamment parmi les habitants de Drancy, à attendre avec impatience la sortie, le 4 mars, de son livre intitulé : « Imam républicain : pour un islam de France ». A l’instar du conte, espérons qu’il s’agit là, pour notre plus grand bonheur, d’un « récit fabuleux dont le but est moins d’instruire que d’amuser ».

Cet article contient un grand nombre de renvois très instructifs que nous ne pouvons pas reproduire en l'état sur notre blog; pour les consulter rendez vous sur l'article original publié sur Oumma.com

Lien de l'article: http://oumma.com/Il-etait-une-fois-un-commando

Nebi Salah 29-1-10 demonstration against the creeping annexation of the village lands

Ma'asara Village Demonstration: Interview with Israeli Activist

After Ma'asara village's weekly demonstration against Israel's apartheid wall and illegal settlements, women from the village sing about having no fear of the violence being used against them; soldiers remain on a Palestinian family's rooftop; and an Israeli activist talks about communicating with soldiers at weekly demonstrations in Palestine.

Bil'in: Israeli Occupation Forces Night Raid

Press release, Popular Struggle Coordination Committee.

At 1:45am today (28th Jan 2010) Mohammed Khatib, his wife Lamia and their four young children were woken up by Israeli soldiers storming their home, which was surrounded by a large military force. Once inside the house, the soldiers arrested Khatib, conducted a quick search and left the house.

Roughly half an hour after leaving the house, five military jeeps surrounded the house again, and six soldiers forced their way into the house, where Khatib's children sat in terror. The forces conducted another very thorough search of the premises, without showing a search warrant. During the search, Khatib's phone and many documents were seized, including papers from Bilin's legal procedures in the Israel high court. The soldiers exited an hour and a half later, leaving a note saying that documents suspected as "incitement materials" were seized. International activists who tried to enter the house to be with the family during the search were aggressively denied entry.

Mohammed Khatib was previously arrested during the ongoing wave of arrests and repression on 3 August 2009 with charges of incitement and stone throwing. After two weeks of detention, a military judge ruled that evidence against him was falsified and ordered his release, after it was proven that Khatib was abroad at the time the army alleged he was photographed throwing stones during a demonstration.

Khatib's arrest today is the most severe escalation in a recent wave of repression again the Palestinian popular struggle and its leadership. Khatib is the 35th resident of Bilin to be arrested on suspicions related to anti-wall protest since 23 June 2009.

The recent wave of arrests is largely an assault on the members of the Popular Committees -- the leadership of the popular struggle -- who are then charged with incitement when arrested. The charge of incitement, defined under Israeli military law as "an attempt, whether verbally or otherwise, to influence public opinion in the area in a way that may disturb the public peace or public order," is a cynical attempt to punish grassroots organizing with a hefty charge and lengthy imprisonment. Such indictments are part of the army's strategy of using legal persecution as a means to quash the popular movement.

Similar raids have also been conducted in the village of al-Maasara, south of Bethlehem, and in the village of Nilin -- where 110 residents have been arrested over the last year and half -- as well as in the cities of Nablus, Ramallah and East Jerusalem.

Among those arrested in the recent campaign are three members of the Nilin Popular Committee, Said Yakin of the Palestinian National Committee Against the Wall, and five members of the Bilin Popular Committee -- all suspected of incitement.

Prominent grassroots activists Jamal Juma' (East Jerusalem) and Mohammed Othman (Jayyous) of the Stop the Wall nongovernmental organization, involved in anti-wall and boycott, divestment and sanctions campaigning, have recently been released from detention after being incarcerated for long periods based on secret evidence and with no charges brought against them.

Part 1


Part 2

Manifestation le samedi 30 janvier 2010 de l’ambassade d’Egypte vers l’ambassade d’Israël

Avant la fermeture du cercueil de
Gaza!

Manifestation le samedi 30 janvier 2010 de l'ambassade d'Egypte vers l'ambassade d'Israël
Rendez-vous à 14 heures devant l'ambassade d'Egypte au 56 av d’Iéna (Paris), métro Kléber.


Nous espérons si les conditions techniques le permettent deux interventions en direct ; celle d’Ahmed Bahar, l'adjoint du président du parlement palestinien ainsi que celle de Mouchir al-Masri, le député et secrétaire du bloc changement et réforme qui représente le mouvement du Hamas au conseil législatif palestinien.



Pourquoi, dès l’annonce au début décembre, par le journal Haaretz de la construction de la barrière d’acier qui est en train de s’élever entre les territoires palestiniens de la bande de Gaza et les territoires égyptiens, n’y a-t-il pas eu une levée de bouclier du monde musulman et des citoyens libres du monde entier pour dénoncer ce que le directeur du Renseignement militaire français, le général de corps d’armée Benoît Puga, a qualifié lui-même, lors de son inspection du chantier, « de plus grande opération de l’Histoire » qui vise à couper des souterrains et qui pourrait servir de modèle dans d’autres régions du monde?!

Pourquoi n’y a-t-il pas eu naissance immédiate d’un mouvement de protestations internationales si puissant qu’il aurait vraiment permis à l’Egypte de sentir la menace réelle d’un isolement sur la scène internationale ; l’obligeant de fait à choisir, une bonne fois pour toutes, son camp : ses amis criminels sionistes ou bien sa position historique au sein du monde arabe ?

Pourquoi la marche de la Liberté pour Gaza qui s’est retrouvée au Caire à la fin de l’année 2009 et dont l’objectif avoué était de se rendre à Gaza pour « briser » le siège un an après l’holocauste commis par les sionistes sur les Palestiniens, n’a telle pas transformé immédiatement son mot d’ordre dès qu’il fut évident pour les internationaux qu’il n’y aurait aucune autorisation de la part du gouvernement égyptien de rentrer à Gaza et consacré par la suite toute son énergie à dénoncer ce mur de la mort construit par l’Egypte, supervisé par les Américains, les Français et les sionistes eu égard à l’effroyable dangerosité qu’il représente pour le futur des Gazaouis?!

Pourquoi les consciences du monde entier semblent-elles avoir oublié la Palestine ? Faudrait-il en venir à souhaiter un nouveau déluge de bombes pour que les regards osent enfin se retourner sur les Palestiniens et observer leur drame quotidien en face ?

Le réalisme face aux menaces créées par l’ennemi! Voilà bien ce qui doit toujours déterminer notre action militante en ce qui concerne la tragédie palestinienne ; nous n’avons en effet pas le choix que de pointer du doigt au coup par coup les urgences du moment, créées au fur et à mesure que l’ennemi porte son insatiable appétit sur tel ou tel « morceau » de sa proie. Avant Plomb durci, c’était le blocus imposé par Israël et la communauté internationale qui semblait représenter le danger le plus pressant ; pendant le génocide de Gaza nous n’avions qu’un espoir en tête, celui de faire cesser cette pluie de bombes sataniques sur la tête de nos frères palestiniens ; durant l’année 2009, c’est une longue liste de chantiers sionistes machiavéliques que nous devions mettre en lumière : faire lever le blocus pour permettre aux Palestiniens de Gaza de reconstruire leurs toits et leur vie, rendre visible les innombrables menaces qui pèsent sur la sainte mosquée al Aqsa; dénoncer la judaïsation de Jérusalem qui jettent à la rue des dizaines de Palestiniens expulsés de leur maisons détruites ou volées par le colonisateur jamais repu ; protester contre l'extension jamais égalée des colonies...

2010 semble bien être l’année de tous les dangers.

Il y a en effet une évidence qu’il nous faut rappeler... Si on connaît tous (ou presque...) l’effroyable réalité de ce qui s’est passé en Palestine depuis la création de l’entité sioniste en 1948 et à Gaza durant l’hiver dernier ; avons-nous bien conscience du futur dramatique qui pointe inévitablement en Palestine occupée ? Manifestement l’ampleur de la menace n’est pas effrayante pour grand monde puisque puisqu’en cette mi-janvier, ni la construction du mur de la mort, ni l’emprisonnement de Cheikh Raed Salah pour une durée de neuf mois n’ont suscité des vagues de protestations à la mesure de ce que ces évènements laissent présager comme catastrophes.

Au sujet du mur composé d'acier résistant à l’épreuve des bombes, impossible à dissocier ni à dissoudre, on ne cesse de se poser la question suivante: est-ce que le monde a déjà assisté au cours de son histoire à l’élévation d’une barrière physique qui n’a qu’un seul et unique but, celui de permettre l’asphyxie fatale d’un peuple ? Il paraît pourtant que le droit international considère Gaza comme une terre occupée et son blocus, comme un crime contre l’humanité et une extermination contre ses habitants !!!... Nous rappelons que ces faits sont supposément classés comme crime de guerre par la 4ème convention de Genève !!!... A quoi servent donc les tunnels si ce n’est à nourrir une population et à fournir les biens de premières nécessité à une population qui vit sous blocus depuis presque quatre ans et à cause duquel une quarantaine de produits seulement sont autorisés à entrer dans la bande par les sionistes ; le lait pour enfants fait partie des produits bannis... C’est la nécessité qui rend ces tunnels indispensables, sans blocus ils n’auraient aucun raison d’être ! Qui pourrait avoir envie de risquer sa vie à chaque instant dans ces boyaux de la mort ?...

Quelques centimètres de neige ces derniers jours, pas de camions d’approvisionnement qui alimentent les temples de la consommation et c’est la panique dans les supermarchés de France et de Navarre...

Nous rappelons aussi que selon ce même droit international, l’Egypte en sa qualité de seul pays qui a accès à l’autre côté de Gaza à des responsabilités et des devoirs comme celui en particulier de l’ouverture du point de passage de Rafah pour protéger les Palestiniens de Gaza des plans d’extermination israéliens ! Et comment la voit-on pourtant œuvrer diaboliquement depuis plus de trois ans ? En collaborant pleinement au projet sioniste ! L’Egypte a en effet renoncé à ses engagements juridiques internationaux en faveur des habitants de Gaza qui sont assiégés par air, par mer et par terre en coopérant avec l’entité sioniste et tous ses amis pour faire aboutir le crime final. L’ancien chef des services de renseignement israéliens, Shlomo Gazit, n’a-t-il pas grandement félicité l'Égypte pour « ses efforts déployés à construire le mur d’acier tout le long de la frontière avec la bande de Gaza, saluant au passage la fermeté du président égyptien Hosni Moubarak à bien mener à terme ce projet » et n’a-t-il pas cru bon d’ajouter « Une fois terminé la construction de ce mur, nous aurons un contrôle quasi-absolu sur tout qui rentre ou sort de Gaza » Voilà bien où nous en sommes et la seule question d’importance qui se pose est la suivante : une fois ce mur terminé et les vannes d’eau ouvertes noyant la frontière de Rafah côté palestinien quel va être l’avenir des Palestiniens de Gaza?

Quelqu’un a-t-il la réponse aujourd’hui ?!...

Nous posons une autre question dimportance; est-ce que la construction de ce mur de la mort va se retourner contre l'Égypte en renforçant les protestations des hommes du monde entier contre les agissements criminels sionistes et égyptiens ou bien va-t-il montrer que la Palestine est inéluctablement entre les mains de tous ses ennemis criminels ?

Voici venue l’heure de vérité !

Deuxième sujet d’importance qui motive notre manifestation ; sujet qui est pourtant passé pratiquement sous silence la semaine dernière... il s’agit de la condamnation de cheikh Raed Salah à 15 mois de prison, dont 9 mois ferme. Pourtant cette condamnation à elle seule traduit le danger de voir les sionistes s’emparer d’al Aqsa au plus vite. Ils éloignent en toute illégalité tous les symboles de la résistance dans al Qods occupée ; Raed Salah est en effet un de ceux qui par sa force, sa foi et sa détermination a toujours dénoncé l’occupation illégale de al Qods et a toujours appelé les Palestiniens de Cisjordanie à résister de toutes leurs forces contre les violations permanentes commises sur la sainte mosquée.

La lecture la plus juste de ces deux évènements d’importance est que les sionistes visent, en isolant entièrement la résistance palestinienne à Gaza, c’est son anéantissement total au moyen d’un nouveau « petit holocauste » sur Gaza comme l’a dit textuellement le chef d’Etat Major de l’armée sioniste Ashkenazi et en parallèle la destruction de la sainte mosquée pour construire en son lieu et place le troisième temple juif.

Les semaines à venir risquent d’être le théâtre d’évènements gravissimes. Pourrons-nous pleurer une énième fois des larmes de crocodiles et dire que nous ne savions pas ! Les sionistes ont testé de multiples fois ces derniers mois les réactions des dirigeants internationaux et de leur peuples ; mis à part les quelques chefs d’Etat qui se sont comportés dignement, ils ont compris que les autres mangeraient toujours dans leurs mains quelque soient les atrocités qu’ils commettent et pour ce qui est des peuples, ils ont eu tout le loisir de constater que les Palestiniens sont « exterminables » à volonté sans que cela ne les fassent bouger les masses anesthésiées. Il devait être bien plié de rire en son fort intérieur l’ancien chef des services de renseignement israéliens, Shlomo Gazit quand il a dit : « il y a un risque que les manifestations de protestation contre les mesures prises à l’encontre des Palestiniens ne dégénèrent et ne dépassent la zone de Rafah pour se répandre dans les capitales arabes et se transformer en une protestation anti-égyptienne et là peut-être que la protestation et la résistance trouveront écho en Egypte elle-même »

Qui pourrait croire un seul instant que cela soit encore possible quand depuis des semaines on a vu le monde entier sans réactions ou presque face à ce mur de la mort de Moubarak et face à l’emprisonnement illégal d’un homme d’honneur ?!...

Le Collectif Cheikh Yassine

Erreurs courantes de militants et quelques propositions pour les rectifier

Publié en anglais le 22 janvier 2010 sur le site Palestine Think Tank
par Jihad Mansour
Un éditorial Palestine Think-Tank
Ecrit par Yousef Abudayyeh, Mohamed Khodr, Mary Rizzo, Haitham Sabbah et Saja

C'est un texte à lire absolument car il offre des pistes de réflexions intéressantes
en ce qui concerne la manière d'envisager les conduites à suivre en vue d'être le plus efficaces possible dans l'action militante au service de la cause palestinienne.
On peut être d'accord ou pas avec la réflexion conduite par ces auteurs, là n'est pas le problème; car l'intérêt premier selon nous de ce genre de texte est de nous faire réfléchir sur notre propre action afin de voir dans quel cadre elle s'inscrit vraiment et la juger parce qu'elle se trouve ainsi confrontée à une analyse extérieure.
C'est cela qui est intéressant: pouvoir se remettre en question constamment pour mieux servir les intérêts des Palestiniens.

par Jihad Mansour


Le militantisme et les militants œuvrant pour la Palestine ont reçu une certaine attention médiatique récemment, ce qui est une très bonne nouvelle. C’est une opportunité que l’on doit saisir, surtout considérant que les Palestiniens eux-mêmes ne se voient pas accorder d’espace dans presque tous les médias de masse. Partant de là, nous à Palestine Think Thank, avons décidé d’exprimer certaines de nos observations, nos pensées et nos suggestions dans le but d’améliorer le travail de tous les militants y compris nous-mêmes. Ce texte est un résumé de ce que nous estimons être certaines erreurs courantes de la part des militants et nos propositions pour éviter que ces erreurs entraînent des dommages. Dans les prochaines semaines nous travaillerons sur chacun de ces points dans différents articles. Nous espérons que nos observations et nos propositions seront profitables autant à nous-mêmes qu’à tous ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à la cause Palestinienne.

1. Ne pas insister sur l’unité et nous diviser entre nous

L’enjeu probablement le plus important et à placer avant tous les autres, est l’Unité. On la retrouve de deux sortes : l’une est fondamentale, et l’autre simplement bénéfique. L’unité entre les Palestiniens en tant que peuple représente l'unité fondamentale. Les Palestiniens ont un ennemi commun : l’occupant, l'adversaire sioniste - l’Etat hébreux; et un objectif commun qui devrait être partagé par tous : la reconnaissance de tous leurs droits et la mise en pratique de ceux-ci. Les divisions sectaires doivent être complètement surmontées, tout comme elles sont surmontées dans le camp Sioniste.

Les Palestiniens sont éparpillés dans le monde entier, la plupart d’entre eux vivant en Exil. La lutte des 62 dernières années fut continue, et le nom « Palestine » a survécu grâce aux sacrifices des Palestiniens du Liban, de Jordanie, de Syrie, des Pays du Golfe, d’Europe et de partout ailleurs. Leur lutte nationale est Une, c’est celle pour la libération de leur terre natale, de leur mère patrie. C’est celle pour le retour vers leurs foyers et villages, et pour arriver à une vie de paix et de démocratie. Nous ne devrions pas laisser la lutte d’une nation être réduite au seul aspect du devenir du Hamas à Gaza et à une auto gouvernance très limitée dirigée par Abbas dans ce qui reste de la Cisjordanie. Le Hamas et le Fatah sont deux partis politiques, ils ne représentent pas la voix suprême de tous les Palestiniens de par le monde, ni ne peuvent se présenter comme tels. Tout comme n’importe quel pays du monde, le nationalisme et le patriotisme ne sont pas la propriété de partis politiques, mais ceux du Peuple. Il est tragique que les affrontements entre ces partis aient fait perdre de vue les aspirations des Palestiniens, et que tout opposant à l’un de ces partis ait été muselé, mis en prison ou voire même tué. Ce n’est pas ce pour quoi les Palestiniens ont sacrifié leur vie. Rien ne peut se passer en Palestine tant que le Hamas et le Fatah, chacun soutenu par des partisans de l’extérieur, sont divisés. Il est dramatique et dommageable que la population palestinienne soit ainsi divisée par des lignes sectaires, et cette division est précisément ce qu’Israël espère qu'il restera, dans sa stratégie du « Diviser pour mieux régner ». Etre divisés sert les intérêts sionistes. Les Palestiniens se doivent de placer en première priorité la nécessité de surmonter ces différends sectaires. Si les dirigeants actuels ne soutiennent pas cela, d’autres dirigeants feront surface et gagneront un large soutient. D’ores et déjà, beaucoup de ces leaders sont conscients de l’opinion publique, et les revendications de consacrer leurs efforts à une réconciliation doivent impérativement aller au-delà des simples promesses et se concrétiser ; les Palestiniens doivent les astreindre à ces objectifs.

Une Palestine unie qui reviendrait à son corps premier, son corps Arabe, est la plus grande menace pour Israël ; il faut que des élections aient lieu car les Palestiniens, tout comme quiconque, ont le droit de choisir leurs propres dirigeants. Nous devons cependant établir une différence entre des élections sous occupation, dont le but premier serait de rendre la vie moins difficile pour les Palestiniens vivant sous la violente houlette sioniste ; et des élections qui devraient inclure tous les Palestiniens à travers le monde, créant ainsi leur propre leadership politique, capable, volontaire et prêt à s’attaquer aux problèmes auxquels doivent faire face TOUS les palestiniens : la libération de la Palestine et le Retour des palestiniens à leurs foyers et villages d’origine. Les intérêts politiques doivent être subordonnés aux intérêts nationaux, et tous les partis devraient conclure le pacte de travailler ensemble vers la concrétisation d’intérêts nationaux, tout en conservant leurs identités et propositions propres. Comment atteindre l’Unité devrait occuper la plus grande part des discussions. C’est le problème le plus crucial.

L’unité des “non-Palestiniens” est différente. Elle doit être au service des objectifs palestiniens et soutenir les actions pouvant leur apporter justice et liberté. Présentement, son but premier devrait être de travailler à tout ce qui faciliterait l’Unité palestinienne et à faire de leur objectif national une priorité.

2. Nous laisser aller à suivre le cheminement du discours sioniste

En faisant cela, nous nous condamnons à être « réactifs » plutôt qu’ « actifs ». Cela implique de perdre notre contexte particulier et de ne pas développer nos propres stratégies. Il existe des myriades de réponses individuelles, mais il en existe très peu qui ont une vraie coordination entre elles, et ce même à un niveau idéologique. Le résultat est que ces réponses peuvent facilement devenir contre-productives lorsqu’elles se contredisent les unes les autres. Elles ne sont pas interconnectées, contrairement à la stratégie sioniste. Les sionistes ont un « fil de narration », les palestiniens eux ont leur histoire. Nous devons l’apprendre, la sortir de l’ombre et être à même de la défendre avec capacité.

Il a tant été écrit sur l’antisionisme, le débat a été traité jusqu’à épuisement d’arguments nouveaux, jusqu’au point où ce sujet n’est plus que répétitif. Il convient à présent de se concentrer sur les priorités et stratégies des Pro Palestiniens, un sujet qui n’est pratiquement pas abordé et qui, lui ouvre des horizons « actifs ».

3. Nous utilisons une terminologie sioniste

C’est une erreur que nous ne commettons que trop souvent. Nous devons créer notre propre terminologie, ou piocher dans notre propre catalogue linguistique afin de trouver le « meilleur » lexique. Les sionistes l’ont fait, ils possèdent des Manuels de Hasbara et des formations propagandistes. Si notre langage est suffisamment répété, les gens commenceront à comprendre les informations de base. Un exemple : nous usons des termes tels que ‘Gaza’ et ‘Cisjordanie’ comme substituts pour ‘Palestine’, ne réalisant pas que la Palestine est bien plus que cela. En effet, même dire ‘les Territoires Palestiniens’ est erroné et a créé une impression dans les esprits que ‘Palestine’ est seulement équivalent aux endroits hors de la Ligne Verte. C’est une idée qui fut imposée mais qui doit être rejetée. Dans un tel cas, les mots convenant pour référer à Gaza sont «Gaza, Palestine Occupée », tout en nous rappelant aussi de dire « Ramallah, Palestine Occupée », « Jérusalem, Palestine Occupée » et même « Tel Al-Rabie, Palestine Occupée ». Oui, appeler Tel-Aviv par son nom d’origine est radical, mais peut-être nécessaire. Tout du moins, cela aura le potentiel d’ouvrir le débat là où il pourra être efficace.

4. Nous laissons nos efforts se faire détourner

Nos efforts sont bien trop souvent détournés hors du sujet, et quoiqu’importants ou reliés les sujets digressifs soient, ils ont tendance par moments à servir de distraction et à devenir des pentes savonneuses, particulièrement quand ils sont traités de manière réactive. Quelques uns de ces sujets sont l’Holocauste européen, le Programme nucléaire iranien, l’identité politique juive, l’identité politique musulmane. De la même manière, nous sommes trop souvent inconscients d'une certaine interconnexion entre les événements mondiaux et la politique internationale et comment ils affectent les Palestiniens. Nous devons nous concentrer sur les événements, sur la réalité, et non pas sur des menaces ressenties ou sur de l’agression préventive, ou de la ‘création d’une nation’ complètement impérialiste. Nous devons retirer nos œillères et ne pas vouer de culte du héros à qui que ce soit. Tout dirigeant se soucie avant tout de ses intérêts personnels, c’est ainsi qu’il en a toujours été, et rien n’indique que c’est sur le point de changer. Il faut réfléchir à quels intérêts concordent avec la cause libératrice palestinienne et quels intérêts « utilisent » cette cause. Avoir un ennemi ou deux en commun ne signifie pas partager les mêmes causes, mais suivre ce qui est arrangeant. Ceci a toujours été cause de ralentissements et de trébuchements dans la cause pour la libération de la Palestine.

Les questions régionales et internationales sont souvent interconnectées avec la Palestine, seulement parfois à un degré qui n’est pas apparent au premier regard. Il est important de reconnaître la rhétorique ‘vide’ pour ce qu’elle est, de reconnaître ce qui pourrait être de la propagande servant la désinformation, les "flag operations" (opérations sous fausses bannières) et les diversions par rapport à nos objectifs et principes. La propagande peut provenir d’amis comme d’ennemis, il faut donc examiner de manière critique les informations reçues et ne laisser filtrer que ce qui est utile et bénéfique à la cause. Il se peut qu’il y ait discorde quant au jugement de ce qui est bénéfique et de ce qui ne l’est pas, mais ce que nous savons tous est que plus un sujet est éloigné dans le temps et dans l’espace de la Palestine, plus il y a de chances que ce soit une diversion.

5. Nous ne traitons pas les médias de masse hébreux - israéliens comme la Hasbara qu’ils sont

Nos sources sont bien trop souvent des organes Hasbara. Il y a certes de très bons journalistes là-bas dédiés au peuple palestinien, et tout écrit publié dans un journal israélien n’est pas propagande, mais les journaux eux-mêmes le SONT. Les meilleurs d’entre eux tiennent en quelque sorte lieu de feuilles de vigne. Quel est le but de la plupart des journaux israéliens ? C’est de créer une mentalité parmi les israéliens se résumant à « Nous sommes sous attaque » pour justifier leurs “craintes” préfabriquées et les actions à l’encontre des Palestiniens pour apaiser ces peurs. Si preuve il faut, un seul coup d’œil jeté sur un journal israélien, même le plus "progressiste" suffira pour constater la présence constante de publicités en page d'accueil pour l'opération "Birthright", Ahava, plusieurs espaces pour Gilad Shalit, des stations de luxe en Palestine.

Ceci étant dit, le fait est que nous n’accordons pas le même intérêt ni la même attention à des auteurs qui le méritent sans conteste. Les journaux arabes ne sont pas cités comme sources. Les Occidentaux et bon nombre d’activistes ignorent même ce que des écrivains ou des académistes pensent, car ils ne sont pas diffusés à grande échelle pour des raisons qui ne peuvent être que considérées comme discriminatoires. Cela devient apparent en regardant tout simplement la plupart des sites, où les Européens, les Américains, et les Israéliens dirigent le discours, peu importe la position politique.

Un exemple flagrant de la surdité à l’encontre de la voix arabe se manifesta au moment où le crime des trafics d’organe fut mis à jour. Pendant des années, les Palestiniens ont parlé de ce crime qui n’était un secret pour personne. Une sorte de « gêne » accompagnait ce sujet, en ce que les gens ajoutaient communément en fin de rapport « Je sais, mais je n’ai aucune preuve ». Lorsqu’un Occidental se contenta non seulement de répéter ce qu’il avait déjà publié dans un livre, mais aussi ce que les Palestiniens avaient établi auparavant, tout à coup le sujet devint digne d’intérêt. Mais ce qui est le plus curieux est que la source soulevant le sujet n’était pas palestinienne, mais était en fait un journal sioniste, le Jerusalem Post. Ils ne publièrent pas l’article (c’est Tlaxcala, en coopération avec l’auteur, qui le traduisit en anglais quelques heures plus tard) mais la propagande israélienne en fit mention comme la preuve la plus criante de diffamation, et ce arrivant à point nommé pour la Conférence israélienne ayant lieu à ce moment-là sur les « Dangers de l’antisémitisme européen ». Ce sujet important perça enfin à la lumière du jour, mais il faut œuvrer pour être ceux qui dirigent le discours, pour nos propres buts et d’une manière qui ne soit pas réactive. Les problèmes ne devraient pas être mis en lumière ou laissés dans l’ombre selon le bon vouloir des Israéliens / sionistes, ni ne devraient servir leurs intérêts.

Les médias de masse sont cruciaux dans la domination. Israël a la part du lion dans les médias dominants et les Occidentaux ont la part du lion dans les médias alternatifs. Notre but devrait être d’accroître la médiatisation de la cause des Palestiniens par les Palestiniens, tout en restant très vigilant par rapport aux sources dont nous usons et de l’information que nous propageons. Avec la nouvelle rapidité des outils de communication, on fait face à une grande hâte et à peu de vérifications des faits. Nous devons éviter à tout prix de faire circuler de l’information qui pourrait être opérations sous couvert, de la guerre psychologique ou de la désinformation touchant au Moyen Orient.

6. Nous délaissons la pensée critique au profit de la pensée émotionnelle

Les émotions font certes parties intégrante de l’être humain, mais elles n’ont aucun poids dans les tribunaux et ne figurent sur aucun document légal ou législation. On mène un combat pour la justice, et nos références sont les lois et les documents incluant des réglementations procédurières, diplomatiques et légales. Si l’on fait entrer dans les consciences les concepts de justice et de légalité, il faut aussi s’y conformer. Le droit international, quoiqu'ayant ses défauts, est du côté des Palestiniens. Il leur garantit le droit de résister face à l'occupation, le droit au retour, le droit à la protection et d'autres droits encore. C'est ainsi que nous pouvons, en tant que défenseurs de la cause, être d'un grand secours. Nous ne pouvons pas faire appel aux émotions (cela ne marche pas) ni agir purement portés par elles (car cela exclurait toute planification stratégique). Quel est le mantra d'Israël? "Israël a le droit à l'existence". Ainsi, si les droits sont leur terrain de bataille, alors qu'il est clair qu'ils n'ont aucun droit légitime à leurs revendications, il apparaît clairement qu'ils sont en train de gagner la guerre de propagande en usant de notre meilleur atout. Il nous faut renverser cette situation, point final.

D'un autre côté, Israël a peaufiné et investi sur sa Hasbara. Il en est de même pour les partisans d'Israël, qui influencent le public par le biais d'un chantage émotionnel intense qui est exécuté au moyen de la juxtaposition des souffrances juives passées et de l’identité israélienne actuelle (une combinaison de la mentalité de « la victime ayant survécu » et de l’image d’un pays démocratique au bord de l’extermination au milieu d’une région hostile). Tous les aspects de cette image sont mis à leur avantage de façon très professionnelle. L’appel aux sentiments est constant, mais il faut bien voir que ces déclencheurs d’émotions sont préfabriqués, manipulés et conçus pour résonner auprès d’un public occidental qui ne gratte pas sous la surface pour former ses propres opinions. Le bombardement d’images et de messages venant d’Hollywood en particulier, suscite en réponse des émotions viscérales qui n’admettent que la culpabilité ou la sympathie. Il n’existe pas de parangon dans le monde palestinien à ce genre de campagne. Peut-être avons-nous besoin de canaliser l’attrait vers les émotions en instruments éducatifs réellement efficaces, plutôt que de se lamenter entre nous et de se demander pourquoi le Monde nous tourne le dos. Si nous comptons faire appel aux émotions, alors nous devons calculer comment le faire. Tout comme les sionistes l’ont fait avec succès.

7. Nous ne comprenons pas ce qui intéresse le public

De nos jours, on ne s’adresse pas tant à des “populations” qu’à un “public” qui est à sa manière réceptif à un message. Les massacres de Gaza de l’an dernier, et ceux au Liban il y a 3 ans et demi, ont non seulement resserré l’étau sur Gaza et renforcé le contrôle (pour le compte d’Israël) de la FINUL sur le Liban, mais cela montre aussi très nettement que rien ne peut perturber le public. Nous sommes en train d’essayer de le convaincre de choses dont il ne se soucie pas, ou qu’il est incapable de saisir. Il se peut bien qu’il y ait eu tant de lavage de cerveau, que le massacre d’innocents en plein jour n’apporte aucune compassion ni pitié et n’élicite pas plus l’indignation. Jusqu’à quel point l’opinion publique compte-t-elle ? Cette opinion sert justement à apporter le consensus nécessaire aux dirigeants pour qu’ils restent au pouvoir. Le consensus favorable aux dirigeants soutenant Israël devrait alors être compromis par d’autres moyens, surtout quand on sait que les intérêts nationaux des gens sont contraires à ce qu’apporte ce consensus. Aux Etats-Unis par exemple, l’accent devrait être porté sur le fait que l’implication des Etats-Unis dans plus de guerres à l'étranger coûte cher et que la politique interventionniste est dommageable pour les Américains. Si l’intervention de l'Etat est de moins en moins soutenue, les politiques devront changer de sorte que le pouvoir au niveau national soit maintenu. Cela se traduira par conséquence en la réduction des fonds dirigés vers Israël et la Guerre contre le terrorisme.

Nous avons la responsabilité d’éduquer et d’informer les personnes avec qui nous sommes en contact. Toutes sortes d’associations, en Palestine et au-delà, des groupes étudiants, des organisations religieuses et culturelles peuvent influencer la communauté et offrir l’opportunité de s'engager dans des actions qui peuvent avoir un impact sur l'opinion publique et, par la suite, sur la politique. Les organisations arabes sont notamment dans l’obligation d’assumer leurs responsabilités, de sensibiliser et de prendre part au débat public par la publication d'éditoriaux, de lettres, de protestations et par l'éducation pour que le monde voie que cette question a de l’importance pour les Arabes, et les temps où l’on attendait que le monde résolve les problèmes au moyen de l’ONU ou par la Maison Blanche sont révolus.

8. On attend que les dirigeants ramènent l’ordre (ou bien la "bombe démographique")

Il est vain d’attendre que les dirigeants résolvent les problèmes même si ceux-ci se considèrent comme les princes de la paix et croient pouvoir sauver le monde. Ils se trouvent là où ils sont pour la seule préservation de leur pouvoir. Qui plus est, leur déléguer cette tâche ne renforce pas la résistance, qui, si elle est organisée de façon stratégique de par le monde palestinien en entier, PEUT être EFFICACE. Ne sont pas considérés ‘résistants’ les factions seulement, ou une base idéologique unique. Chaque parti, faction ou mouvement palestinien, chaque Palestinien où qu’il réside dans le monde, est ‘résistant’. Soutenir le contraire est du mensonge sioniste. Il existe toute une masse de personnes impliquées, la résistance n’est en aucun cas limitée à un certain type de résistance ou de résistants. Les rejoindre dans leur lutte engendrera d’autres sympathisants à leur cause, les populations arabes incluses, ainsi que le public international non arabe, les mouvements de libération et de droits de l’homme autour du monde. Les actes en coordination de solidarité, de commémoration, de protestation, les choix tels que le boycott, le sabotage d’infrastructures israéliennes illégales, les événements médiatiques et les campagnes existent déjà, et représentent un travail remarquable, mais on peut leur donner plus de poids et plus d’attention s’ils partagent les mêmes idées fondatrices. Ceux promouvant à tout prix les négociations, recherchant des solutions de compromis, de collaboration ou de coexistence avec le sionisme, ont un fondement qui n’est pas l’objectif central. Les solutions à long terme devront être envisagées à un moment donné, mais les Palestiniens ont attendu assez longtemps comme ça. Attendre qu’une ‘bombe démographique’ n'explose n’est pas non plus une solution. Les gens ont le pouvoir.

9. Nous n’abandonnons pas ce qui ne marche pas en nous renouvelant

Nous sommes des êtres d’habitudes et nous nous tournons le plus souvent vers une “zone de confort”, pour y rester. Si les votes et les élections « ne marchent pas », une stratégie différente s’impose. Si notre soutient économique est éparpillé dans le maintien de structures coûteuses, sans aller directement aux gens, il faut alors trouver le moyen de se livrer à de nombreux microprojets ou de financer des communautés de façon indépendante. La sponsorisation et les efforts de jumelage, comme par exemple celui que Bristol a mené à bien, sont de fantastiques solutions alternatives, plutôt que ceux des grandes organisations qui parfois ont des frais généraux si élevés ou une comptabilité si défectueuse que tout ce qui finit par filtrer est loin d’être assez pour affecter du changement concret ou apporter du secours. Les actions entreprises par les bénévoles de Nahr El-Bared sont un autre bel exemple à suivre. Ils construisent non seulement la communauté, mais sont aussi une aide tangible à ceux exclus de la chaîne alimentaire de l’Autorité palestinienne. La créativité de nos actions et la recherche de solutions alternatives sont des choses qui ont besoin d’être renforcées. Il existe déjà tellement d’organisations, à nous de les garder fixées à un objectif et efficaces, et si elles échouent dans leurs résultats, de faire le point avec courage. Le temps est venu de se concentrer sur des stratégies positives et réalisables. En fin de compte, c’est ce qui fera la différence, ça et non pas la rhétorique sioniste.

10. A situation différente solution différente

Nous devons bien comprendre dans quel milieu nous opérons. Des milieux sociaux différents peuvent signifier une stratégie complètement différente. Par exemple si l’on se trouve en Turquie, il est aisé d’attirer l’attention sur une position antisioniste. Ce n’est pas ce qui pose problème là-bas. En Allemagne par contre, l’héritage du Nazisme laisse encore sa trace dans l’identité nationale et dans les relations qu’a le pays avec Israël. Aux Etats-Unis, le budget le plus lourd est le budget militaire et le soutien institutionnel d’Israël. Dans presque tout l’Occident, ‘terrorisme’ est associé à ‘islam’. Ce ne sont que quelques exemples parmi les dizaines de point sensibles qui affectent les relations internationales avec la Palestine.

En finir avec les mensonges, tout en gardant un œil sur la loi, la justice et aussi ce que chaque public verra selon sa convenance est un travail nécessaire, et qui risque de changer pour chaque milieu dans lequel on se trouve. Un autre aspect capital est de connaître les lois et coutumes du lieu dans lequel on opère. Si nous nous savons filmés / photographiés / encadrés, nous devons nous rappeler que nos panneaux, la présence de drapeaux, et même la profanation de drapeaux, que les masques ou tout autre chose couvrant le visage, etc., servira à la propagande israélienne, dès lors qu’ils violent la loi ou coutume ou qu’ils sont considérés comme antisémites. Dans nombre de pays, des lois rigides encadrent les rassemblements publics, où les participants sont identifiés ; même une violation des plus mineures peut s’avérer fatale à l’action menée. En Italie par exemple, il y a une loi absurde qui dit que les enfants ne sont pas « autorisés » à manifester ! Même des rassemblements autorisés peuvent faire plus de mal que de bien. Une prière commune par des musulmans à Milan s’est tenue face à son Dôme, faisant de l’évènement un fiasco en ce qui concerne les relations publiques. L’endroit était certes la place la plus importante dans le nord de l’Italie, mais être en face du Dôme de Milan représentait la certitude d’être attaqué par la presse et les politiciens locaux qui, partant d’une forte tendance islamo phobique, le considérèrent comme une offense aux Chrétiens. Dans le contexte tendu de Milan, cela a en effet été le résultat et n’importe qui aurait pu le prédire. Les choix doivent être pensés stratégiquement, avec une prise en compte même de l'échec.

En Amérique du Nord et dans beaucoup de pays européens, des partis politiques tout ce qu’il y a de légitime, sont mis sur liste noire. Cela signifie qu’il est illégal de leur faire don d’argent ou de s’engager avec eux dans des transactions financières. Quiconque collecterait des fonds pour ces groupes là au lieu de se servir d’autres ONG ou d’ONG 'ad hoc', porterait par la même un coup fatal aux donateurs. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres illustrant le besoin de connaître le contexte de l’action, du début à la fin.

11. Nous tombons dans bien trop de pièges de la Hasbara

Nous « dialoguons » selon leurs termes. Nous acceptons leur contrôle en les laissant choisir le contexte, faisant cadrer leurs arguments en excluant les nôtres. Nous utilisons leur langage et leurs médias. Nous ne suivons pas notre propre calendrier. Le dialogue est important, mais s’il n’est pas fondé sur des règles équitables ou qu’il perd de vue que le but n'est pas de communiquer pour communiquer, mais de susciter le changement, alors c'est une perte de temps. Ceci est un objectif majeur de la Hasbara: nous faire perdre notre temps.

12. Ce n’est pas une question religieuse

Nous oublions trop souvent qu'il n’est pas question de religion. Il est question d’une population arabe expulsée de sa propre terre pour faire place à une colonisation européenne de terres arabes. C’est une question de droits de l’homme et de justice. Bien souvent, la religion ‘colore’ le conflit. Les sionistes utilisent la Bible pour justifier le vol des terres palestiniennes, et le Hamas répond en utilisant le Coran. Pourtant, ce n’est ni n’a jamais été un problème lié à la religion. Nous nous opposons à Israël parce qu’il a volé des terres arabes et dépossédé son peuple, pas parce qu’il est juif.

Toutefois, puisque le fait est que la religion domine le discours, à tort ou à raison, nous devons rechercher les moyens de rendre cette connexion bénéfique. Nous devrions travailler avec des groupes interreligieux s'ils partagent nos objectifs, en particulier ceux des groupes juifs qui investissent beaucoup d'efforts pour éduquer ceux partageant leur foi. La majorité des juifs ne font pas partie du lobby israélien, et faire un pas vers eux permet de construire amitié, solidarité, stratégies communes, et de briser les idées reçues dans les médias juifs et les synagogues, qui pour la plupart on un drapeau israélien sur leur bima.

De même, les Chrétiens du monde entier devraient savoir que nombre de Palestiniens partagent la même foi, et que beaucoup d’Arabes, dont des Palestiniens, ont préservé le christianisme en Terre Sainte. Ils devraient être informés du sort de ces chrétiens qui souffrent d’exclusion et de racisme, engendré par les pratiques et les lois israéliennes, alors que bien trop souvent ils ne connaissent que les mythes et les mensonges présentant les Arabes comme les ennemis du christianisme.

13. Nous ne donnons pas la bonne forme à notre discours

Nous n’arrivons parfois pas à nous adresser au “public” correctement. Nous devons apprendre à adapter notre discours pour l’auditeur. Cela signifie qu’il faut savoir à qui nous nous adressons et à quelles fins. Quoique refuser d’employer le nom « Israël » ne soit pas un problème parmi les Palestiniens et les défenseurs de la Palestine, nous devons prendre conscience que cette entité existe pour le reste du monde. S’y référer différemment dans une lettre que l’on espère voir publiée dans le Washington Post peut prêter à confusion. Il faut expliquer ce qu’Israël fait, son histoire, mais il faut aussi réaliser que c’est quelque chose de présent pour l’auditeur. Nous devons faire preuve de suffisamment de bon sens concernant les médias pour savoir comment nos propos seront considérés, ou s’ils seront rejetés par les éditeurs, et comment leur donner la bonne forme, de manière à exprimer ce que l’on veut faire comprendre. D’un autre côté, il ne faut pas non plus avoir peur du mot « juif ». C’est en effet le « trait national » d’Israël, qui n’est pas un Etat démocratique mais plutôt un Etat d’exclusion, de racisme et de suprématie, qui étend ses droits et de nombreux privilèges aux juifs seuls. Ce fait ne peut être embelli d'un quelconque moyen, c'est la réalité. En outre, l'armée israélienne est une armée juive. Ce n’est pas une armée « démocratique » qui représente toute la population, puisque de nombreux juifs pratiquants en sont exclus, et fait encore plus révélateur, un cinquième de la population enregistrée est composée de Palestiniens et de beaucoup d'autres immigrants, qui ne sont pas représentés. Ils sont autorisés à les « rejoindre » seulement après conversion, ou par l’intermédiaire d’une unité spécifique qui amène sans équivoque vers une conversion et à l’accès puis tous les droits du citoyen israélien. Les Druzes font parfois preuve d'exception, mais avec ses limites et qui vise aussi à acquérir les droits qui leurs sont niés en tant que citoyens ordinaires de l’Etat juif. Palestiniens et autres ont le droit d’user du terme ‘juif’ sans avoir à être vilipendés pour autant. Si des actes atroces sont commis par Tsahal (Armée de défense d'Israël), il n'est pas inapproprié d'y référer par le terme ‘juifs’ opérant comme la branche militaire - et contrôle de l'État juif.

14. Nous avons besoin d’accueillir

Nous aurons toujours besoin de plus de personnes pour cette cause, et la rencontre de nouvelles personnes est perpétuelle. Nous devons construire des réseaux, partager nos connaissances et nos expériences, diverger de manière civile, écouter, apprendre, sensibiliser, être impliqués dans d'autres combats par amour sincère de la liberté. Par conséquent, la pratique de l'exclusion de personnes fondée sur leur religion, leurs idées politiques, les préférences sexuelles ou leurs modes de vie se doit d'être réduite. Nous ne pouvons pas être d’accord avec tous les peuples sur toutes choses, et il se peut tout à fait que nous soyons considérés « dans l’erreur » pour nos convictions, que nous avons le droit d'avoir en tant qu’êtres humains. Nous n'avons aucun droit de juger les autres sur qui ils sont et nous devrions travailler tous ensemble pour servir la cause commune. Ceux qui usent de leurs connexions pour quelque chose de différent se servent du peuple palestinien. Il n’est pas immoral de recevoir de l'argent pour le militantisme, mais les honoraires devraient couvrir les frais ou être confiés à des réfugiés palestiniens. La solidarité ne doit pas devenir une industrie.

15. Nous imposons des conditions à notre solidarité

Les Palestiniens ne cherchent pas à ramasser des miettes de pitié et ils n’ont pas besoin qu’on leur dise quel type de résistance adopter ou qui d’entre eux a le droit d’exprimer leurs besoins. Les Palestiniens savent très bien que leur lutte n’est pas une lutte pour arriver à l’égalité des droits, mais vraiment une lutte pour leur libération, et cela nécessite une large gamme d’actions, pour pouvoir survivre et pour garder l’espoir d’être un jour libre. Le fait que leur résistance ait été non-violente devrait être clairement reconnu par les militants qui les appellent à se trouver un « Gandhi palestinien » ou à abandonner une forme de résistance ou l’autre, ou qui déclarent même qu’il n’existe qu’une seule bonne ‘manière’. Toutes ces conditions, jugements et demandes sont injustes envers les Palestiniens et irréalistes.

Une combinaison de tous les types de résistance ainsi que de tous les actes de soutien venant de l'extérieur, tels que le boycott, doivent être soutenus sans condition. Alors que certains militants, dotés des meilleures intentions, comparent l’Apartheid sud-africain à la Cause palestinienne, la réalité est tout autre. Les Palestiniens vivent sous une occupation militaire brutale et assistent au génocide de leur peuple. Ils n'ont obtenu le soutien d’aucune organisation internationale, et sont poussés à se sortir de là par négociations pour obtenir des droits, quand ils savent quels sont leurs droits et qu’ils savent à quoi la carte de la Palestine ressemble. Ils sont invités à concéder, à renoncer à plus, alors que ce qu'ils essaient de faire est de retrouver leur terre perdue, leurs droits et leur liberté.

Cela va au-delà de la simple obtention de l'égalité des droits. C’est une lutte pour se débarrasser des chaînes de l'occupation et pour créer une société palestinienne et la gouvernance d’un peuple qui a été dispersée à travers le monde. Les Palestiniens n'ont pas d'État, ils n'ont pas d'armée, et ils se battent pour leur survie même. Ils méritent notre solidarité pleine et entière pour se défendre et créer leur nation. Nous demander comment nous pouvons les servir, et non pas comment ils peuvent méritent notre solidarité, est la question cruciale à se poser encore et encore, pour chaque fois trouver une réponse différente. Avec les objectifs de leur libération à l'esprit, laissez-nous servir.

Pour que le mouvement soit un allié sincère et un vrai partisan de la Palestine, des Palestiniens et de leur lutte pour la liberté, il est nécessaire d’écouter les Palestiniens raconter leur propre histoire, ainsi que de faire valoir leur narration et leur définition de la lutte avec leurs propres mots. Il a été très dur pour les pro Palestiniens d'expliquer que la question de la Palestine n’a pas commencé en 1967 aux dirigeants de nombreux mouvements de solidarité aux Etats-Unis et en Europe. Ainsi, la question du retour est devenue un sujet épineux avec beaucoup de ces dirigeants, provoquant une scission au sein du mouvement en deux moitiés presque égales. Nous avons pu nous assurer que nos vrais alliés comprennent que toutes les luttes sont connectées. Nous luttons pour la dignité humaine et les droits fondamentaux, et ceci est le lien entre la Palestine, le Liban et l’Irak. Nous ne pouvons pas non plus tourner le dos à d'autres luttes telles que les luttes des citoyens américains de la Nouvelle-Orléans, de la population d'Haïti et d'autres. Il est important de faire les liens et de comprendre comment notre combat rejoint tous les combats des peuples opprimés, et aussi, la façon dont il diffère.

Traduction de Sihem Belaidi pour le Collectif Cheikh Yassine

Lien de l'article en anglais: http://palestinethinktank.com/2010/01/22/common-activist-errors-and-some-proposals-to-rectify-them/