Alors que Julian Assange nie les accusations de viol à son encontre, la Suède a confirmé jeudi la décision d’un tribunal d’interpeller et détenir le fondateur de WikiLeaks.

La cour suprême suédoise a confirmé jeudi la décision d’un tribunal d’interpeller et détenir le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, afin de l’interroger dans une affaire de viol et agression sexuelle qui lui vaut de faire l’objet d’une notice rouge d’Interpol.
Plusieurs pays savent où est le fondateur de WikiLeaks
La police britannique et plusieurs pays « savent » où se trouve le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange, recherché par Interpol, a affirmé jeudi à l’AFP Mark Stephens, un de ses avocats londoniens, sans confirmer des informations de presse sur sa présence au Royaume-Uni.
Agé de 39 ans, ce citoyen australien nie les accusations formulées par deux Suédoises qu’il avait rencontrées lors de sa visite dans le pays en août dernier. Il a déjà fait appel de deux jugements autorisant les enquêteurs à l’emprisonner.
La décision a rejeté son appel à l’ordre de détention.
Un nouveau mandat d’arrêt
La Suède va rédiger un nouveau mandat d’arrêt international à l’encontre du fondateur de WikiLeaks Julian Assange afin de compléter l’actuel que la police britannique n’a pu appliquer pour des raisons de procédure, a-t-on appris auprès de la police suédoise. « La procédure veut que la peine maximale encourue par Assange pour chacun des crimes dont il est soupçonné soit précisée (dans le mandat). Nous n’avons parlé que du viol », la plus lourde des trois charges retenues avec agression sexuelle et coercition, a déclaré à l’AFP un représentant de la police criminelle nationale suédoise, Tommy Kangasvieri, chargé de la transmission du dossier à Interpol. « Nous devons reformuler le mandat », a-t-il ajouté en précisant que la partie suédoise avait « reconnu une erreur de procédure ».
Le mandat doit être refait par la procureure chargée du dossier, Marianne Ny, qui n’a pu être jointe immédiatement. M. Kangasvieri n’a pu préciser le temps nécessaire à l’émission du nouveau mandat d’arrêt.
Le site WikiLeaks a provoqué la colère de plusieurs gouvernements après avoir publié les premiers quelque 250.000 câbles diplomatiques américains qu’il s’est procuré, après avoir rendu public des documents militaires américains classés sur l’Irak et l’Afghanistan.
Assange s’opposera à son extradition
Julian Assange contestera son extradition vers la Suède s’il est arrêté, a déclaré jeudi son avocat suédois Björn Hurtig. « Avec mon collègue britannique Mark Stephens et des experts internationaux, nous combattrons les mandats d’extraditions » si Julian Assange est arrêté, a déclaré M. Hurtig.
L’avocat a refusé de dire où se trouvait actuellement son client, vu pour la dernière fois en Angleterre et visé par un mandat d’arrêt international lancé par la Suède.
(AFP et AP)
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