The founder of WikiLeaks, Julian Assange, answers readers' questions about the release of more than 250,000 US diplomatic cables
URL de l'article: http://www.guardian.co.uk/world/blog/2010/dec/03/julian-assange-wikileaks
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Assange, traqué, répond aux internautes
Publié le 3 décembre 2010 sur le site lesoir.be
Le porte-parole de Wikileaks, Julian Assange, toujours en fuite après des accusations de viol, était cet après-midi en direct sur le site du quotidien anglais The Guardian. Compte-rendu.

Le site du Guardian a rapidement été saturé par le nombre très important de curieux qui se préparaient à discuter avec Julian Assange. Tant et si bien que le journal a dû fermer rapidement les commentaires où les internautes pouvaient poser leurs questions.
Le personnage « Assange » est l’objet de multiples questions. Un premier internaute pointe la personnalisation de Wikileaks et sa réduction à son porte-parole. Julian Assange explique son rôle en parlant de celui d’un « éditeur et d’un rédacteur en chef qui dirige des journalistes ».
Est- ce que ça n’est pas injuste qu’il soit le seul à être « crédité » du travail de tous les collaborateurs de l’ombre de Wikileaks ? « Dans ce processus, je suis devenu le paratonnerre. Je reçois des attaques injustifiées sur tous les aspects de ma vie, mais je reçois aussi tout le bénéfice injustifié, c’est comme une sorte d’équilibre, répond Assange. J’ai essayé à l’origine que l’organisation n’ait pas de visage, parce que je voulais que les egos ne jouent aucun rôle dans nos activités. Mais ceci a mené à une incroyable curiosité autour de Wikileaks et certaines personnes ont prétendu nous représenter ». Pour Assange, c’est pour cette raison qu’il a pris ses responsabilités et assume ce rôle de catalyseur. D’ailleurs, il ne cache rien des menaces qui pèsent sur ses épaules et sur celles de ses proches collaborateurs. « Les menaces de mort à notre encontre sont de notoriété publique. Mais nous prenons les précautions appropriées dans la limite de ce que nous sommes capables de faire face à une super puissance », confie-t-il. Pour autant il n’oublie pas ceux qui ont fait le succès du site et qui « prennent des risques réels » dont les efforts permettent aux journalistes de travailler : les sources. L’exemple le plus connu est celui que le
Pentagone désigne comme le principal responsable des fuites de documents confidentiels vers Wikileaks, le soldat Bradley Manning, emprisonné en attendant son procès. Julian Assange lui rend hommage : « S’il est avéré, comme l’avance le Pentagone, que le jeune soldat – Bradley Manning – est derrière certaines de nos récentes divulgations, alors il est sans aucun doute un héros sans égal ».
« Un rôle mondial »
Le reste des questions concernait l’organisation et son impact sur le monde. « J’ai toujours considéré que WikiLeaks était appelé à jouer un rôle mondial », fait savoir Julian Assange, confiant. « Je pensais qu’il faudrait deux années et non quatre pour que la reconnaissance de ce rôle soit acquise. Nous sommes donc un peu en retard sur ce calendrier et avons donc encore beaucoup de travail devant nous », a-t-il poursuivi. Depuis quelques semaines l’étau se resserre autour de Julian Assange et Wikileaks. Alors que le premier est traqué par la police après qu’Interpol a émis un mandat d’arrêt à son encontre, le second est lâché progressivement par certains de ses soutiens. Amazon a ainsi expulsé l’organisation de ses serveurs. Le porte-parole n’est pas tendre avec celui-ci : « Depuis 2007, nous avons délibérément placé certains de nos serveurs dans des juridictions que nous suspections d’un déficit de liberté d’expression, qui est souvent différente entre le discours et la réalité. Amazon était l’une de celles-là. »
Face à une situation qui devient de plus en plus précaire, Assange rappelle que les archives du Cable Gate sont dans les mains de nombreuses organisations et de nombreuses personnes et que « si quelque chose nous arrive, les clés de décryptage seront envoyées automatiquement ».
Voilà de quoi arriver, peut-être, à tempérer les ardeurs des « puissants » qui semblent désormais vouloir en finir avec Wikileaks.
Damien Vossen (St.)
URL de l'article: http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-12-03/assange-traque-repond-aux-internautes-806992.php
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L’hébergeur français de Wikileaks saisit la justice
URL de l'article: http://blog.lesoir.be/wikileaks/2010/12/03/lhebergeur-francais-de-wikileaks-saisi-la-justice/
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WikiLeaks : révéler un secret est désormais interdit en France ?
Publié le 3 décembre 2010 sur le site rue89.com
Sous la probable pression des Etats-Unis et celle, plus probable encore, de l'Elysée, Eric Besson a demandé au Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) d'examiner comment mettre un terme à l'hébergement du site WikiLeaks en France.
Sur quelle base s'appuie le ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, spécialiste des expulsions, pour exiger celle d'un site d'information ? Il évoque l'intolérable « violation de secrets diplomatiques » (des secrets diplomatiques, en l'occurrence, américains). Autrement dit, la divulgation de secrets deviendrait interdite en France.
La France est déjà passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer. Le pays est désormais derrière la Corée du Sud et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Jusqu'où le pouvoir actuel entend-il laisser filer cette liberté ?
Certes, WikiLeaks -et la façon dont ce site fonctionne- n'est pas à l'abri de critiques, pas plus que n'importe quel autre média, et nous en avons relayé pour notre part quelques-unes. Mais les questions que soulève sa façon de travailler sont d'ordre déontologique : tant que WikiLeaks ne viole pas la loi, le pouvoir n'a pas à intervenir.
Il y a des lois…
En posant des principes du type « la France ne peut héberger des sites internet qui violent le secret des relations diplomatiques », le gouvernement ne s'attaque pas seulement à ce site, il s'attaque à l'information.
Si l'on suit sa logique, la France ne peut pas non plus héberger de télévisions, de radios ou de journaux qui « violent le secret des relations diplomatiques » (à commencer par ceux qui, comme le journal Le Monde, ont travaillé avec WikiLeaks pour relayer les télégrammes diplomatiques américains).
Les lois existent, notamment celle sur la presse de 1881 : elles protègent la liberté d'expression et en fixent des limites précises (diffamation par exemple). Avant d'exiger l'interdiction d'un média, Eric Besson ferait bien de les relire.
URL de l'article: http://www.rue89.com/2010/12/03/wikileaks-reveler-un-secret-est-desormais-interdit-en-france-179010
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