mercredi 30 septembre 2009

Des investigations du journal le Guardian mettent en évidence des présumés crimes de guerre à Gaza

Parues sur You Tube en mars 2009

A l'heure de la parution du rapport Goldstone et de la fièvre qu'il engendre chez les sionistes, il est peut-être bon de se remémorer ce que furent les vingt-deux jours de massacres à Gaza!

Part 1 of 3 deals with the human shield allegations Palestinians claim children were used as human shields and hospitals targeted during 23-day conflict The Guardian has compiled detailed evidences...



Part 2 of 3 Clancy Chassay asks why Israeli drones with optics capable of seeing the colour of a target's clothes killed so many Palestinian civilians during the recent Gaza invasion
Clancy Chassay asks why Israeli drones with optics capable of seeing the colour of a target's clothes killed so many Palestinian civilians during the recent Gaza



Part 3 of 3 Clancy Chassay asks why 16 medical workers were killed and more than half of Gaza's hospitals hit during Israel's invasion of Gaza

Le "briseur de silence" qui exaspère l'armée israélienne

Publié sur le site lemonde.fr le 30 sepembre 2009

Yehuda Shaul, ancien sous-officier de l'armée israélienne, était mardi 29 septembre à Genève, à la recherche de soutiens et de fonds pour son ONG Breaking the Silence qui, depuis 2004, a recueilli les témoignages de quelque 700 appelés, réservistes et militaires de Tsahal ayant servi dans les territoires occupés palestiniens. Le même jour, au Palais des nations, le juge sud-africain Richard Goldstone présentait, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, son enquête sur les exactions et "crimes de guerre" commis par l'armée israélienne et le Hamas durant l'opération "Plomb durci", qui a fait plus de 1 400 victimes durant l'hiver 2008-2009 à Gaza. "Une coïncidence", répond M. Shaul. "Je n'ai pas besoin d'un rapport d'enquête onusien pour savoir ce qui s'est passé à Gaza", ajoute cet ex-sergent de 26 ans, une véritable force de la nature portant la barbe et la kippa.

En juin, son ONG, dont le but est "avant tout d'ouvrir le débat en Israël", a publié des interviews réalisées auprès de 26 soldats qui ont combattu à Gaza. Ces témoignages anonymes, regroupés dans des chapitres - "Boucliers humains", "Destruction de maisons", "Bombardements", "Vandalisme" ou "Utilisation de phosphore blanc" -, prouvent que "des méthodes et des tactiques de guerre ont été utilisées contre les civils palestiniens", dit M. Shaul.

Les épisodes relatés ont été soigneusement vérifiés et recoupés par au moins deux témoignages directs. Le témoignage numéro 1 parle des "Johnnies ", ces civils palestiniens envoyés en éclaireurs par les militaires israéliens dans des maisons supposées être aux mains des combattants du Hamas, ou utilisés pour des travaux de gros oeuvre. Le témoignage numéro 13 raconte comment un vieil homme a été abattu à bout portant, sans aucune sommation, alors qu'il s'approchait d'une maison avec une torche. Son cadavre est resté sur place durant deux jours. "Les commandants disaient aux soldats : "Si tu as un doute, tu tires. Cela vaut mieux qu'un mort parmi nos troupes"", relate M. Shaul.

Depuis cette publication, Breaking the silence est devenue la bête noire de l'armée et du gouvernement israélien. Cet été, Israël a demandé à l'Espagne, à la Hollande et au Royaume-Uni de couper tout subside à l'ONG, accusée de répandre des "rumeurs" et des "récits de seconde main". En vain, pour le moment. En cinq semaines et demie, Yehuda Shaul s'est rendu en Hollande, en Suède, en Finlande et au Danemark pour expliquer son action et lever des fonds.

Lien de l'article: http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3218,50-1247169,0.html

Press Conference - Members of UN Fact-Finding Mission on the Gaza Conflict

29 septembre 2009 à Genève

UN Fact-Finding Mission on the Gaza Conflict (Richard Goldstone):"United Nations, Geneva, 29 September 2009 - The Human Rights Council discussed on 29 September the report of the Fact-Finding Mission on the Gaza Conflict, hearing a presentation by the head of the Mission, Richard Goldstone, statements by Israel and Palestine as concerned countries, and then holding an interactive dialogue with journalists.

What Obama Needs to Know

Lien de l'article: http://www.miftah.org/Display.cfm?DocId=20650&CategoryId=13

Israel’s propagandists shoot themselves in the foot as they shoot off their mouths

Lien de l'article: http://palestinethinktank.com/2009/09/30/israel%e2%80%99s-propagandists-shoot-themselves-in-the-foot-as-they-shoot-off-their-mouths/

Dessin du jour!

Publié sur le site Palestine Think Tank le 30 septembre 2009

Dramatiquement vrai!!!

Traduction en français
- "Un jour les Israéliens et les Palestiniens vivront sur la même terre"
- "Les uns sur la terre et les autres sous la terre"

Traduction in English
-"One day the Israelis and Palestinians will live together in the same land"
-"One on top and the other underground"


Lien du dessin: http://palestinethinktank.com/2009/09/29/cartoon-of-the-day-127/

James Traficant : Israël a la mainmise sur le gouvernement américain

Nous revenons sur cet article ce soir parce que nous sommes tombés sur la vidéo aujourd'hui; elle mérite d'être entendue!



Publié sur le site The International Solidarity Movement le 17 septembre 2009

Le membre du Congrès (sortant de prison) James Traficant a déclaré qu’Israël exerce sa « mainmise totale sur le gouvernement américain ». S’exprimant au cours d’une interview réalisée par la journaliste Greta Van Susteren, de Fox News, l’ancien membre du Congrès démocrate de l’Etat de l’Ohio durant neuf législatures a déclaré qu’Israël « contrôle l’essentiel de notre politique étrangère » et « influence le plus gros de notre politique intérieure ». Il a accusé l’ancien responsable de l’administration Bush Paul Wolfowitz d’avoir « manipulé le président George W. Bush pour le forcer à envahir l’Irak ».

Nous ne faisons qu’appliquer la politique expansionniste d’Israël et tout le monde a peur de le dire », a poursuivi James Traficant (photo ci-contre). « Ils contrôlent l’essentiel de la presse, ils contrôlent quasiment la totalité du commerce dans notre pays et ils contrôlent puissamment les deux corps législatifs du Congrès. Pour ainsi dire, le Congrès des Etats-Unis est à eux ! »

Il a aussi affirmé qu’Israël reçoit 15 milliards de dollars chaque année « de la part des contribuables américains, et pendant ce temps, les gens, dans mon district, sont en train de perdre leurs droits à la retraite. » (Israël percevra 2,775 milliards de dollars d’aide économique et militaire de la part des Etats-Unis au cours de l’année fiscale 2010) [ça, c’est JTA qui le dit…, ndt].

Traficant a été libéré de prison il y a de cela quelques jours, après avoir purgé une peine de sept années d’emprisonnement pour racket, pots-de-vin, obstruction à la justice et fraude fiscale. Il a dit à la journaliste Van Susteren qu’il envisageait de se porter à nouveau candidat à son ancien siège, à la Chambre des Représentants, et qu’il était « visé » - bien qu’il n’ait pas précisé par qui – parce qu’il critique Israël et parce qu’il a soutenu le criminel de guerre nazi (supposé, ndt) John Demjanjuk.

La Cour suprême d’Israël ayant jugé que Demjanjuk n’était pas le tristement célèbre SS gardien de camp de concentration nazi surnommé « Ivan le Terrible » en 1993, Demjanjuk était rentré aux Etats-Unis, mais il a été extradé, au début de cette année, en Allemagne, où il est jugé pour son rôle de gardien d’un camp de concentration, quand bien même n’est-il pas « Ivan » [ça aussi, ça reste à voir : je rappelle que c’est la JTA qui raconte…, ndt].

Source : Jewish Telegraphic Agency
Traduction : Marcel Charbonnier

Lien de l'article: http://ism-france.org/news/article.php?id=12690&type=analyse&lesujet=Sionisme

Ismaïl Haniyeh espère arriver à un accord avec le Fatah en mi-octobre

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a annoncé, hier mardi 29/9, que son mouvement va rencontrer en mi-octobre une délégation du mouvement Fatah pour étudier, et peut-être ratifier, un projet d'accord politique, sous les auspices de l'Egypte.

Interviewé sur la chaîne de télévision Al Arabia, il a précisé que le mouvement du Hamas avait demandé aux Egyptiens d'amender certaines propositions du projet de pacte.

Interrogé sur l'éventualité d'une ratification de ce texte au mois d'octobre, il a répondu : "c'est ce que nous attendons et espérons, en soulignant qu'il est très possible que nous signions un accord, mettions fin aux divisions et que nous rétablissions l'unité nationale".

De son côté, le membre du bureau politique du Hamas, Ezzat al-Rachaq a dévoilé, le mardi 29/9, que les Egyptiens ont proposé des dates fixes pour signer l'accord entre le mouvement du Hamas et du Fatah, tout en considérant que la garanti de la continuation de l'entente est l'arrêt du travail du général américain, Keith Dayton, qui contrôle les entraînements des milices d'Abbas en Cisjordanie, selon sa méthode sécuritaire qui considère que l'entité sioniste et un voisin et que le mouvement du Hamas est un ennemi.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7inC8kcp3%2bDDf%2bHGeG1RpEyBYBAuucDSvt3IlyDBnbF6GeSmMHFEixPXGHAomJr8JCScQI4rjnxuK7iFHS0IFIc0crhDYZK0yzIYPLVMgb9M%3d

Le bureau des réfugiés : La grande Bretagne doit présenter ses excuses aux palestiniens

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Gaza - CPI
Le chef du bureau chargé des réfugiés palestiniens, allié au Hamas, Houssam Ahmed a annoncé que les déclarations du ministre Britannique des affaires étrangères provoquent, de nouveau, le rôle de la Grande Bretagne et sa responsabilité de la tragédie du peuple palestinien et qu'elle avait volé les territoires palestiniens pour instaurer une entité étrange, surnommée, aujourd'hui, "Israël".

Lors d'un communiqué de presse dont le centre palestinien a reçu une copie, le mardi 29/9, Ahmed a commenté les déclarations du ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband, qui a dit : "les Palestiniens doivent faire des concessions à propos de la question des réfugiés!", tout en condamnant ces propos en disant: "la Grande-Bretagne était responsable, et d'une façon directe, de la souffrance des palestiniens en les poussant à vivre en exil loin de leur pays la Palestine sous des conditions très difficiles".

Le président du département des affaires des réfugiés, allié au Hamas, a été surpris par les propos et déclarations du ministre britannique des affaires étrangères qui a prétendu qu' "Israël" est un pays pacifique, alors que l'entité sioniste continue d'exercer toutes les formes de terrorisme et de massacre contre le peuple palestinien innocent, en utilisant tous les types d'armes interdites au niveau international.

Ahmed a souligné que le gouvernement britannique doit présenter ses excuses au peuple palestinien, car la Grande Bretagne a commis des horreurs et des crimes contre le peuple palestinien, que ce soit durant l'époque de l'occupation britannique ou après avoir implanter les bandes sionistes, en expulsant les palestiniens de leurs foyers et maisons et commettant des massacres contre eux.

En confirmant que le Royaume-Uni continue de servir le projet sioniste après avoir causé sa création sur la terre de la Palestine, le leader palestinien a souligné que ce biais britannique représente actuellement la continuation de sa politique hostile contre le peuple palestinien.

Lien de l'article:
http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7XHCpx7FYNIwWY9EqOvRIhS3tdZSsG%2bew95zsVxX9p3NiGq2ExHTgV6fd%2fNDBnfnrUJBEGGkYYRbckG%2b8P0b407HMAKhhTbXmbj9jkgClkGw%3d

Sabri : l'occupation cherche à faire peur aux palestiniens pour qu'ils ne défendent pas Al Aqsa

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Gaza - CPI
Le chef de la haute commission islamique et narrateur de la moquée sainte d'Al Aqsa, Cheikh Ekrima Sabri, a affirmé que la police de l'occupation israélienne lui a envoyé une convocation dans une tentative faire taire et effrayer les palestiniens pour qu'ils abandonnent la défense de la mosquée d'Al Aqsa.

"L'occupation israélienne veut s'emparer des esplanades sacrées de la mosquée d'Al Aqsa", a souligné le Cheikh Sabri, en rejetant les accusations de la police qui avait prétendu qu'il a incité les fidèles contre les forces qui envahissent la mosquée.

Cheikh Sabri a insisté sur la nécessité d'attribuer des mesures efficaces et urgentes pour sauver la mosquée sainte menacée, plus que jamais, par les violations et agressions de l'occupation sioniste qui donne le feu vert aux colons extrémistes sionistes d'envahir al Aqsa sous des slogans touristiques.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7rOJdv8w%2f3%2bqx%2b%2f7HNwgYTRMtje0JlK7%2fWfgjkwwOTlCCXWV8adOLt7D1RIrMGEFBpLjS8hWWfeZF%2fNNWM%2f7NwOcBuyB5z75q442K9TDUza0%3d

Un étudiant palestinien écrasé par une jeep militaire sioniste à Yaboud

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Jénine – CPI
Des sources médicales palestiniennes ont annoncé, aujourd'hui après-midi, le mercredi 30/9, la mort de l'étudiant, Fouad Mahmoud Tourkouman, 18 ans, après qu'il a été écrasé par une jeep d'une patrouille militaire sioniste dans la cour de l'école du martyr Ezzeddine al-Qassam, à Yaboud.

Les sources ont dit que l'étudiant Tourkouman est arrivé à l'hôpital de Jénine dans un état grave et que les médecins ont tenté de le sauver, mais il est tombé en martyr.

Le secrétaire de l'école, Omar Ahmed Kilani a dit qu'une jeep militaire sioniste est entrée dans la cour de l'école et a écrasé l'étudiant Fouad Tourkouman avant de s'enfuir.

Il a ajouté qu'une autre force militaire sioniste a lancé des bombes lacrymogènes dans la cour de l'école en causant plusieurs états d'asphyxies au sein des élèves.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7RnnNpGHdPut4y%2fLcoeZtTnIWM3R%2fIjX5NOHnOdVvMDBH1Bb9mFmFIL91JsiB%2bsmHsQGFrGj1o0FMrLg5IsEZCdvYEaAuYfToaPD3B6cIk7Q%3d

Al Ali:le congrès de la conférence islamique doit briser le blocus de Gaza et soutenir la résistance

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Kuweit - CPI
L'ancien Secrétaire général du Mouvement Salafite au Koweït, Cheikh Hamed ben Abdullah Al-Ali a dit que sous l'hombre des escalades sionistes contre la mosquée sainte d'Al-Aqsa , le Congrès de la Conférence générale islamique doit adopter un plan de travail pour briser le siège imposé contre Gaza, ouvrir des bureaux des factions de la résistance palestinienne dans chaque pays arabe et musulman.

Al Ali a dit dans un communiqué de presse, le mardi 29/9: "nous devons soutenir la résistance, y compris le soutien moral et matériel nécessaires, pour aider au lancement d'une 3ème Intifada, en soulignant à la nécessité d'arrêter les négociations futiles, et de travailler pour libérer tous les détenus dans les prisons de Dayton - Abbas en Cisjordanie occupée, et d'améliorer la situation des palestiniens et de soulager leurs souffrances.

Il s'est réitéré à dire : "La normalisation avec l'entité sioniste est inacceptable, en appelant au réalignement de la nation avec la question palestinienne, et en insistant sur l'activation du rôle des médias, des avocats et des intellectuels pour soutenir le peuple palestinien".

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7pgr584DtoC210ZUWCiXEDrGQSFwQNcAIY44tNnlgwmKwMZKr23gllUDJEQymNh2V6WAyWvxt4tNzFeRPH9b9nO4r8qxucXePykRNKBIK%2frk%3d

La mort d'un petit enfant lève le nombre des victimes du blocus à 358 martyrs

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Gaza – CPI
Le ministère Palestinien de la santé a annoncé la mort de l'enfant, Abdel-Rahman Salem Souker, 4 ans, des habitants de la ville de Gaza, en précisant qu'il souffrait d'un cancer du foie et que les forces occupantes ont interdit son voyage à l'étranger pour aller se soigner, malgré sa possession de tous les papiers nécessaires pour le voyage.

Dans un communiqué dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, le ministre a annoncé, le mercredi 30/9, la mort de l'enfant Souker, en élevant le nombre des victimes du sévère blocus sioniste imposé injustement contre la Bande de Gaza à 358 martyrs.

Le ministère a lancé un appel d'aide à toutes les personnes conscientes et vivantes au monde, en appelant à soutenir les habitants de la Bande de Gaza et les malades encerclés et surtout de presser sur l'occupation pour finir les pratiques sionistes sauvages contre le peuple palestinien, au moment où la communauté internationale garde un silence ferme.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7suSfeAUyztiQXhN0uAfpbT%2bKj31LqidfhYndfe2exmH73qPSHQPdspqAyG%2fngHSiHCt0Pxhl9vIK0y%2bm%2fjhsGUpcoS0FXdW4Ggoaw0cK8r8%3d

Courage et résistance dans le camp de réfugiés d’Aida

Publié sur le site The International Solidarity Movement le 30 septembre 2009
Par Dina Elmuti
Dina Elmuti est doctorante en neurobiologie à l’Université-Est de l’Illinois, USA.

Avec le sentiment d’être aussi insignifiante qu’un insecte, j’attendais pendant qu’un des soldats surveillant le checkpoint fortifié contrôlait nos passeports derrière la vitre à l’épreuve des balles. Après quelques instants de l’examen habituel, il nous a rendu nos passeports et nous a fait signe de passer, l’air suffisant, d’un geste de la main. Nous avons continué notre chemin autour des tours et détours du mur israélien massif qui coupe à travers Bethléem, encerclant villes et banlieues. La construction hideuse est ornée de peintures de résistance qui servent de guide à notre destination : le camp de réfugiés d’Aida.


Dans un contraste saisissant, le camp d’Aida est situé derrière l’opulent hôtel Palace Intercontinental. Le camp héberge près de 5.000 résidents, et il a été le témoin d’innombrables histoires d’injustice et d’héroïsme humble que je voulais entendre depuis longtemps.

Ma famille et moi avons passé une chaude journée d’août parmi des activistes énergiques, des familles accueillantes et des enfants curieux, tous plus que prêts à laisser ce tout qu’ils faisaient pour nous faire découvrir l’endroit où ils étaient tous venus pour en faire leur foyer, il y a tant d’années. C’est dans des endroits comme Aida que les vies sont mises en perspective. Du moins la mienne le fut, en commençant avec la première famille à laquelle nous avons eu la chance de rendre visite.

Nous avons rencontré un père dévoué qui consacre sa vie à élever ses cinq enfants, après que sa femme ait été impitoyablement tuée par un soldat israélien qui a ouvert le feu, alors qu’elle était à sa fenêtre, attendant ses enfants qui revenaient de l’école. « C’était pendant la deuxième Intifada, » raconte-t-il. « Elle est morte en martyr et les enfants étaient si jeunes. » Trois ans après, son visage reflète toujours sa tristesse. « Elle était l’amour de ma vie, » dit-il. « Tout le monde me dit de me remarier, pour que mes enfants aient une mère qui s’occupent d’eux, mais je n’y arrive pas. Je ne peux pas l’effacer de ma mémoire comme ça. Elle était ma femme. » Quelques instants après, ont surgi les plus jeunes de ses filles, excitées et nous accueillant avec de grands cris. Excitées parce que la nouvelle année scolaire approchait, elles nous regardaient les yeux brillants, pleins de curiosité.

Un peu plus tard, nous avons eu la chance de rencontrer notre guide, Mohammed, un militant du camp qui nous l’a fait visiter, nous présentant patiemment une famille après l’autre. Toutes nous ont invités à entrer et nous ont raconté leurs histoires d’adversité, et comment elles continuaient à la surmonter. Personne dans le camp n’est immunisé contre les épreuves, même pas notre guide calme et maître de lui, qui a été blessé et emprisonné par les forces israéliennes il y a quelques années. « A cause de la prison, je n’ai pu suivre que deux années d’école, » dit-il gravement avec un haussement d’épaule. Ce jour là, j’ai rencontré des familles entières souffrant de cancer, pas seulement un membre de la famille atteint de la maladie, mais des familles entières. J’ai entendu des histoires de familles qui avaient perdu leurs bien-aimés dans les conditions les plus inconcevables, et je suis entrée dans des maisons qui n’ont pas d’eau courante tous les jours.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce qu’a été mon enfance, dorlotée et confortable, comparée à celle des enfants que j’ai rencontrés ce jour-là. Contrairement à moi et à mes frères et sœurs, ces enfants vivent sans le privilège de pouvoir simplement ouvrir le robinet pour avoir de l’eau claire, fraîche à leur disposition. A la place, ils reçoivent des quantités d’eau insuffisantes, par un réseau d’eau et d’égout défectueux, tous contrôlés par Israël.

« Ces citernes d’eau arrivent ici à peu près toutes les trois semaines, quelquefois non. Nous faisons de notre mieux pour la conserver, sinon nous en manquons, et il nous faut attendre la prochaine livraison. Nous restons quelquefois plus d’une semaine sans eau potable, » nous dit un jeune garçon. Il ne semble pas avoir plus de dix ans, et pourtant il parle avec la connaissance et la sagesse d’un jeune bien plus âgé. J’essaie d’imaginer ce que je ferais si je devais passer une semaine sans ma douche quotidienne, un luxe qui nous semble un dû. Quand est-ce devenu normal de priver des enfants du droit humain fondamental d’avoir de l’eau ? Et, plus important, quand est-ce devenu normal que le monde regarde ailleurs et accepte une telle injustice, alors que ce problème est aussi répétitif et familier pour ces enfants ?

Alors que se terminait cette journée de prise de conscience pleine de nouvelles leçons qui m’ont dessillée les yeux, nous avons dit au revoir à nos nouveaux amis. Pour remercier notre guide, qui nous avait patiemment guidés sous la chaleur écrasante, ma mère a tendu à Mohammad un coca-cola. A ma grande surprise, il l’a décliné, mais pas simplement en signe de politesse ou de fierté arabe coutumière, comme je l’ai d’abord pensé. « Oh, excusez-moi, s’il vous plaît, mais je ne soutiens aucune compagnie qui soutient Israël ou son occupation, » nous a-t-il dit fièrement, portant sa main à sa poitrine, en geste de gratitude.

Au milieu de l’occupation, de la pénurie et du chaos politique, l’initiative de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) se développe à Bethléem et rien ne pouvait me rendre plus heureuse et plus fière. Mohammad nous a dit qu’il avait eu connaissance de la campagne BDS par le Centre Lajee (réfugiés en arabe) du camp. Le Centre Lajee a été créé il y a une dizaine d’années par un groupe de jeunes du camp qui rêvaient d’apporter des changements et de nouvelles stratégies pour défendre les droits, ce que leurs soi-disant dirigeants n’avaient jamais fait.

Après avoir raconté cette histoire stimulante à mon ami Rich, un vrai militant désintéressé du camp d’Aida qui m’a fait connaître le Centre Lajee, j’en ai appris un peu plus sur la naissance de la campagne BDS dans le camp. Il m’a expliqué que bien que Lajee ait été un des premiers signataires de l’appel palestinien BDS et qu’il le pratique à l’intérieur du centre, cette année a vu une poussée du boycott au sein des nouvelles générations du camp à la suite des massacres de l’hiver dernier à Gaza.

Les gens d’Aida, qui ont enduré une réelle calamité, ont pourtant choisi d’agir de façon productive plutôt que de s’apitoyer sur leur sort, et c’est ce défi qui définit le mieux le peuple de Palestine, qui ne cesse de me stupéfier. Avoir passé ce court laps de temps dans le camp m’a permis de réaliser que si ses habitants réussissent à boycotter ces mêmes produits qui aident à financer leur calvaire injuste, il n’y a aucune excuse logique, morale ou convaincante à ce que nous ne fassions pas la même chose aux USA, avec tous les choix, ressources et libertés dont nous avons la chance de jouir chaque jour.

Alors que j’étais dans la file, à la grille, prête à quitter Bethléem, je n’ai pu m’empêcher de me sentir minuscule une fois de plus. Cette fois, cependant, j’ai choisi de voir les choses un peu différemment. Même si j’étais considérée comme rien de plus qu’un simple insecte, au mieux une puce, aux yeux d’Israël, je me suis souvenue d’avoir entendu jadis qu’il suffit d’être une puce contre l’injustice.

Suffisamment de puces convaincues piquant stratégiquement peuvent perturber le chien le plus gros et transformer même la plus grande nation. Je me suis rendue compte que même les plus jeunes des habitants du camp d’Aida avaient le courage de résister aux humiliations fondamentales de l’apartheid et de l’occupation, que je le pouvais moi aussi, et que je n’étais pas seule.

Source : Electronic Initifada
Traduction : MR pour ISM

Liende l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12761&type=temoignage&lesujet=Boycott

Israël donne son accord pour une énorme nouvelle colonie près de Bethléem

Publié sur le site The International Solidarity Movement le 30 septembre 2009
Par Maan News

La nouvelle colonie dont le Ministère de l’Intérieur d’Israël est sur le point d’approuver la construction pourrait devenir l’unité de colonie la plus peuplée dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, a rapporté aujourd’hui un quotidien israélien.

Al-Walaja, avec au fond la colonie israélienne illégale Gilo (photo MPT)


Le journal en hébreu Ma’ariv a déclaré que le projet, préparé par le Ministère de l’Intérieur et la Municipalité de Jérusalem, propose la construction de 14.000 logements pour 40.000 juifs israéliens sur 3.000 dunums (3km²) de terre près de Bethléem.

La terre en question appartient aux Palestiniens du village d’al-Walaja, pris en sandwich entre la colonie Gilo et le bloc de colonies Gush Etzion.

L’article ajoute que le projet est soutenu par des dirigeants politiques du parti au pouvoir Likud et des partis d’extrême-droite, qui veulent étendre et consolider le cercle de colonies autour de Jérusalem.

Le Ma'ariv note que le projet « rencontre deux obstacles, d’abord le grand nombre de maisons palestiniennes dans le village d’al-Walaja, qui ont été construites sans permis selon la loi israélienne et qui seront démolies. »

Le second obstacle, selon le journal, est « le comité qui a été créé à Al-Walaja pour défendre les terres du village et qui essaie de stopper les confiscations et les démolitions des maisons. Ce comité a le soutien des partis israéliens de gauche, ainsi que celui de l’Union Européenne, et il y a eu une intervention américaine à ce sujet. »

En dépit de ces obstacles, ceux qui soutiennent le projet le poursuivront et toutes les maisons palestiniennes construites « illégalement » seront détruites.

Le nouveau projet est unique dans le sens où le bloc de 14.000 logements sera construit en une seule fois, alors que les autres colonies ont été construites par étapes.

Source : Maan News
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12766&type=temoignage&lesujet=Colonies

En complément sur ce sujet de la colonisation

Largest settlement in years being imposed in Al Walajah, a town between Bethlehem and East Jerusalem

Lien de l'article: http://english.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=7187&Itemid=

On a conseillé à Barak de quitter Londres sous peine d’être arrêté

Publié sur le site Alter Info le 30 septembre 2009

Une Organisation palestinienne a déposé une plainte contre le ministre de la guerre israélien Ehud Barak l’accusant de crimes de guerre pendant la guerre contre Gaza, dans la capitale britannique Londres. La plainte qui a été déposée alors que Barak se trouve en Grande-Bretagne demande aux procureurs de délivrer un mandat d'arrêt contre lui.

Or, une rencontre est prévue entre le Premier ministre britannique Gordon Brown et Barak au moment où le tribunal devrait décider d'accepter l'affaire. Selon le quotidien israélien Yediot Ahronot des fonctionnaires de justice dans le gouvernement israélien ont averti hier Ehud Barak le conseillant de quitter l'Angleterre pour éviter le dilemme de la justice et lui suggérant d'aller en France. Cependant, Barak a décidé de ne pas modifier son séjour en Grande-Bretagne.

La plainte a été déposée au tribunal de Londres et est basée sur le rapport de la Commission de la Vérité de l'Organisation des Nations Unies présidée par le juge Goldstone, qui a accusé l’entité sioniste d'avoir commis des crimes de guerre pendant son offensive sauvage contre la bande de Gaza. Sachant que Barak était ministre de la guerre pendant la guerre et occupe encore ce poste. Le tribunal se prononcera aujourd'hui dans la demande de poursuite en justice contre Barak déposée par l’avocat Michael Christ, qui représente un groupe de familles palestiniennes touchées par la guerre, et doit décider s'il convient de prendre des mesures dans l'affaire.

Comme cette affaire dépend entièrement des autorités judiciaires britanniques, les parties judiciaires israéliennes suivent avec préoccupation son développement. Il est à noter que les tribunaux britanniques sont régis par une loi qui oblige à arrêter un suspect d'avoir commis des crimes jusqu'à ce qu’une décision soit rendue en son égard.

Lien de l'article: http://www.alterinfo.net/On-a-conseille-Barak-de-quitter-Londres-sous-peine-d-etre-arrete_a37348.html?com#com_988736

Saudi Arabia denies it offered Israeli jets flight path to Iran

Lien de l'article: http://www.haaretz.com/hasen/spages/1117829.html

Nouvelles images des évènements du 27 septembre 2009 à Al-Aqsa

Postée sur You Tube le 29 septembre 2009



Les attaques des sionistes sur Al-Aqsa ne datent pas de dimanche dernier...

Au checkpoint de Qalandiya le 11 septembre 2009; troisième vendredi du Ramadan ...

Publié sur You Tube le 27 septembre 2009

Israël refuse l'accès de Jérusalem aux Palestiniens tout au long de l'année. Durant le mois de Ramadan,le mois sacré,Israël a annoncé qu'en "l'honneur des vacances", il permettait aux Palestiniens d'un certain âge de prier...

Ces images font honte aux consciences humaines! C'est choquant il n'y a rien de plus à dire je crois!

Les femmes de Gaza manifestent contre la constante judaïsation de Jérusalem-est

Postée le 29 septembre 2009 sur You Tube

Vidéo qui montre la manifestation du 28 septembre 2009 organisée par des Palestiniennes de Gaza afin de protester contre la constante judaïsation de Jérusalem-est.

3 Minutes in Hebron

Postée le 29 septembre 2009 sur You tube

Une "promenade" de trois minutes jusqu'au checkpoint 56 permet de juger de la situation à Hébron. En partant de la ville "vibrante de vie" vous arrivez dans la rue Shuhadda; c'est une rue fantôme dans laquelle les Palestiniens ne sont pas autorisés à pénétrer...

Salim Nazzal – Is the Middle East heading towards the eighth war?

Very interessant analysis!

Lien de l'article: http://palestinethinktank.com/2009/09/29/salim-nazzal-is-the-middle-east-heading-towards-the-eighth-war/

Night raids in Bilin target activists

Lien de l'article: http://electronicintifada.net/v2/article10802.shtml

Israel green-lights France bid to rebuild Gaza hospital

Lien de l'article: http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=228584

Two die in smuggling tunnels after airstrike

Lien de l'article: http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=228563

Israel to release 20 Palestinian women in exchange for Shalit video

Lien de l'article: http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=228657

Retour au calme à Jérusalem-est

Publié le mercredi 30 septembre 2009 sur le site 7sur7


Le calme était revenu lundi à Jérusalem-est après des heurts la veille dans la Vieille ville entre Palestiniens et policiers israéliens qui ont fait plusieurs blessés de part et d'autre.

Les magasins ont été rouverts après une grève partielle du commerce dimanche en protestation contre l'intervention de la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam après la Mecque et Médine.

Les premiers heurts avaient éclaté dans la matinée de dimanche sur l'Esplanade, lorsque environ 150 musulmans avaient attaqué à coups de pierres un groupe constitué, selon eux, de fidèles juifs venus y prier par provocation.

La police israélienne a assuré pour sa part qu'il s'agissait de touristes, mais depuis plusieurs jours le Waqf (l'office des biens musulmans) se plaignait de visites d'ultra-nationalistes israéliens sur le site.

Dans la partie orientale de la ville (annexée après son occupation en juin 1967), des jeunes Palestiniens ont ensuite affronté les forces de l'ordre déployées en nombre dans les rues étroites de la Vieille ville en leur jetant des pierres, les policiers répliquant avec des grenades assourdissantes.

Les affrontements ont fait une dizaine de blessés parmi les
manifestants. Au total, 17 membres des forces de l'ordre ont été légèrement blessés, d'après la police, qui a procédé à 11 arrestations.

L'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a accusé les autorités israéliennes de "crime nécessitant l'intervention immédiate de la communauté internationale" et averti que de telles actions "détruisaient tous les efforts pour ramener la paix et établir un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale".

De son côté, le mouvement islamiste Hamas, qui a dénoncé un "crime sioniste", a organisé des manifestations de protestation dans la bande de Gaza, qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes.
Les incidents se sont produits alors qu'Israël célèbre depuis dimanche soir le jour du Grand Pardon (Yom Kippour), marqué par un jeûne et des prières. (belga/th)
28/09/09 12h44

Lien de l'article: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Israel-Palestine/article/detail/1005064/2009/09/28/Retour-au-calme-a-Jerusalem-est.dhtml

Diaporama de la journée du 29 septembre 2009 en terre de Palestine

Lien du diaporama: http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/israel-palestine.html?imageUrl=/rtrs/20090929/r_p_rtrs_wl_other/pwl-selon-le-chef-du-hamas-e90390993019&sp=6000

Israel's Palestinian Soldiers

Lien de l'article: http://windowintopalestine.blogspot.com/2009/09/israels-palestinian-soldiers.html

Comment les enquêteurs de l’ONU ont pris de vitesse Israël

Publié sur le site france-palestine.org le 30 septembre 2009
par Robert James Parson

Anticipant une campagne de dénigrement, la Mission d’enquête a livré ses accusations de « crimes de guerre » à la presse bien avant le débat au Conseil des droits de l’homme.

Le rapport de la Mission d’enquête des Nations Unies sur l’attaque de Gaza n’était pas attendu si tôt ; son caractère explosif et dévastateur pour Israël n’en a été que plus affirmé. Et depuis mardi, le débat ne fait que gagner en ampleur et en virulence dans les coulisses du Conseil des droits de l’homme (CDH). Si la présentation du document aux médias était en avance d’une quinzaine de jours sur celle au CDH (qui l’avait demandé), c’est que le chef de l’enquête, le juge Richard Goldstone, a voulu, semble-t-il, prévenir une offensive en préparation par Israël et ses ONG affidées contre son travail (lire ci-dessous).

Le ton de cette attaque en règle avait été donné la semaine dernière à New York par l’ONG « Eye on the UN », qui avait qualifié par avance toute critique contre Israël de « calomnie onusienne sanguinaire contre l’Etat juif ». M. Goldstone y a fait allusion mardi, en remarquant que « d’habitude on parle de tuer le messager qui porte la mauvaise nouvelle. Ici, il s’agissait de tuer dans l’oeuf le message avant même qu’il ne soit entendu. »

Crimes et délits

Car le message, lui même, est des plus sombres. Le catalogue de crimes attribués à Israël – de guerres et éventuellement contre l’humanité –, ainsi que de violations du droit international, est long et détaillé. Et les responsabilités sont imputées aux dirigeants politiques et militaires. Prenant les déclarations officielles des autorités au pied de la lettre, le rapport constate que « les forces armées israéliennes ont une capacité significative à effectuer des frappes de précision (...) Compte tenu de la capacité de planifier, des moyens d’exécution des plans en utilisant la technologie la plus poussée qu’il soit, et des communiqués des militaires israéliens affirmant qu’il n’y eut presque aucune erreur, la mission conclut que les incidents et la configuration des événements examinés dans le rapport sont le résultat d’une planification et de décisions politiques délibérées. »

M. Goldstone a également déploré le refus de coopération des autorités israéliennes, qui a obligé la mission à tenir des auditions de Palestiniens et d’ONG israéliennes à Genève. « Israël ne se sentait pas à même de coopérer », réplique dans un communiqué la Mission diplomatique d’Israël, arguant que le mandat des enquêteurs « était manifestement partial et ignorait les milliers d’attaques par missiles du Hamas sur les populations civiles du sud d’Israël qui rendaient nécessaire l’opération à Gaza ».

Le poids du blocus

Pourtant, comme le rappellent les enquêteurs dans leur rapport, leur champ d’investigation incluait « toute action par toutes les parties qui aurait pu constituer des violations du droit international, des droits de l’homme ou du droit humanitaire international ».

Le problème, pour Israël, est simplement la béante disparité entre les dégâts causés par ces missiles artisanaux et la destruction colossale des infrastructures civiles. Le rapport mentionne entre autres que 14 466 maisons ont été endommagées – dont 3354 détruites – par les forces israéliennes. Pis, selon l’enquête, les autorités auraient appelé à la destruction de cent maisons pour chaque missile déjà tiré.

Les chiffres des victimes font écho à cette disparité. Du côté palestinien, le rapport estime les décès entre 1387 et 1417 morts (1444 selon l’Autorité palestinienne ; 1166 selon Israël). En face, l’Etat hébreux parle de quatre morts causées par des tirs de missiles dans le sud du pays. A Gaza, neuf militaires auraient péri, dont quatre victimes de tirs « amis ».

De surcroît, Israël doit trouver fort inquiétant le cadre temporel du rapport, qui commence le 19 juin 2008, moment où le gouvernement d’Ehoud Olmert et le Hamas concluent un cessez-le-feu. Le récit du conflit intègre donc le blocus et relève qu’il constitue une violation grave des Conventions de Genève.

Le rapport soulève aussi le problème du manque total d’enquête digne de ce nom de la part des autorités israéliennes, tant militaires que civiles. « La Cour suprême n’a jamais abordé les questions de droit international », a notamment déploré M. Goldstone, qui indique que « sur les centaines de cas très graves d’abus par les forces armées signalés aux autorités d’Israël », le seul qui ait abouti concerne un vol d’une carte de crédit. « Tous les autres ont été entourés du secret militaire absolu et classés. Pis, les autorités n’ont interrogé que les soldats, jamais les victimes. »

Saisir le Conseil de sécurité

Dans ses recommandations, le rapport souhaite l’intervention du Conseil de sécurité pour obtenir des deux parties la réalisation de vraies enquêtes. Sinon, martèle M. Goldstone, il faudra saisir la Cour pénale internationale.

Etant donné que les Etats-Unis siègent pour la première fois au CDH, le débat de la présentation officielle s’annonce houleux.

publié par Le Courrier http://www.lecourrier.ch/index.php?...

publié aussi par le Grand Soir: http://www.legrandsoir.info/Comment...

Lien de l'article: http://www.france-palestine.org/article12773.html

"Qui a parlé ?"

Publié sur le site Al Oufok le 30 septembre 2009
par Al Faraby



"M.Richard Goldstone... au rapport, s’il vous plait" "Israël a commis des actions qui équivalaient à des crimes de guerre, peut-être aussi des crimes contre l’humanité" "mais encore..." "des groupes armés palestiniens ont commis des crimes de guerre, et peut-être aussi des crimes contre l’humanité" "bien... avez-vous quelque chose à ajouter ?" "oui... il faut noter que ce conflit de 22 jours, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, a fait 1400 morts côté palestinien et 9 dans les rangs israéliens" (...)

Lien de l'article: http://www.aloufok.net/spip.php?article918

Dexia et les colonies israéliennes : Nouvelles révélations

Publié sur le site protection-palestine le 28 septembre 2009
par Wafa (Palestine News Agency)

BRUXELLES, Le 17 septembre 2009 (WAFA)- L’organisation « WhoProfits » et la plate-forme ’Palestine Occupée - Dexia Impliquée’ ont découvert de nouveaux documents dérangeants. Dexia Israël Public Finance a signé, en juin 2009, un contrat basé sur un appel d’offre comprenant cinq colonies, a révélé le site internet belge Intal.

La campagne ’Palestine Occupée - Dexia Impliquée’ a débuté en novembre 2008. Elle rassemble des dizaines d’associations, des centrales syndicales, des mouvements, et vise une certaine politique du groupe Dexia. Via sa filiale israélienne - Dexia Israel Public Finance - le holding franco-belge accorde des crédits à des colonies israéliennes en territoire palestinien.

Cette campagne n’est pas sans effet. Lors de l’Assemblée Générale du Groupe Dexia qui s’est tenue le 13 mai 2009, le président du Conseil d’Administration de Dexia, Jean-Luc Dehaene, répondait aux représentants de la campagne ’Palestine Occupé - Dexia Impliquée’. L’ancien Premier Ministre belge déclarait « depuis septembre 2008, nous [Dexia] n’avons pas accordé de nouveaux crédits [aux colonies] et nous n’avons pas l’intention de le faire. » Pour toute une série de raisons évidentes expliquées dans cet article, la déclaration n’était pas satisfaisante. L’ancien Premier Ministre belge s’était néanmoins engagé par cette promesse.

Il semble que cet engagement n’ait pas tenu longtemps. L’organisation « Who Profits » (qui traque les entreprises générant leurs profits en exploitant d’une manière ou d’une autre l’occupation israélienne des territoires palestiniens) a mis à jour des éléments indiquant qu’un nouvel accord, basé sur un appel d’offre incluant des colonies israéliennes, a été conclu par Dexia Israël après l’Assemblée Générale du 13 mai 2009 et les déclarations mentionnées ci-dessus. Que nous apprennent ces nouveaux documents ?

Ils nous révèlent qu’à la suite de difficultés financières rencontrées par certaines municipalités israéliennes, le Ministère des Finances d’Israël a mis sur pied un plan d’assainissement. Ce plan inclut, entre autres, une garantie d’Etat pour des emprunts contractés par les communes en difficulté auprès de banques privées. Mais pour que les prêts soient accordés à un taux avantageux, Tel Aviv a fait jouer la concurrence.

Un appel d’offres a donc été lancé en mars 2009 par le Ministère des Finances : « Quelle banque offrira le taux d’intérêt le plus intéressant ? ».

Dexia Israël remporte l’appel d’offres. Le 30 juin 2009, un contrat est signé avec l’Etat israélien stipulant que Dexia Israël allouera, dans le cadre de ce recovery plan, la somme de 274 millions de shekels (environ cinquante millions d’euros) à des autorités locales israéliennes : lesquelles ?

Jusqu’à présent, les crédits n’auraient pas encore été versés. Est-ce que Dexia Israël aurait exigé que les cinq colonies en soient exclues, car contraires au droit international et à la charte éthique du groupe ? C’est probablement ce qu’affirmera la direction de Dexia s.a.

Ce serait souhaitable, mais c’est malheureusement très peu probable lorsque l’on entend les déclarations du porte-parole de Dexia Israël. Il a été interviewé début juillet par des journalistes israéliens du site web d’info économique The Marker.

Dans le cadre de ce nouveau plan et du contrat avec l’État, les journalistes lui demandaient si Dexia Israël refuserait dorénavant de financer les colonies israéliennes, conformément à ce qu’a déclaré Jean-Luc Dehaene. La réponse est diplomatique, mais laisse peu de place au doute. « Dexia Israël continuera à accorder des prêts à toutes les autorités locales israéliennes qui respectent la loi israélienne, sans aucune autre considération si ce n’est bancaire. »

La loi israélienne et la politique actuelle du gouvernement israélien encouragent la colonisation israélienne dans les territoires occupés. Dans ce contexte, et au vu de tous les éléments présentés ci-dessus, il semble clair que Dexia Israël n’entend pas rompre ses liens avec les colonies.

De deux choses l’une, soit la direction du groupe Dexia cache des informations importantes, soit elle n’a pas de réel pouvoir au sein du groupe Dexia, en tout cas pas celui d’empêcher la filiale israélienne de financer la colonisation illégale des terres palestiniens avec notre argent. Dans tous les cas, les membres de la campagne ’Palestine Occupée - Dexia Impliquée’ vont redoubler d’efforts au cours des prochaines semaines.

La campagne se poursuit jusqu’à ce que Dexia SA

1. rompe ses liens (contractuels ou non) avec toutes les collectivités, communes, entreprises, particuliers, etc... liès à l’occupation israélienne de la Palestine.

2. reconnaisse que les colonies israéliennes implantées dans les territoires occupés palestiniens sont illégales et constituent un obstacle à la paix.

3. reconnaisse que la municipalité de Jérusalem, telle qu’instituée par les Israéliens, est illégale car elle comprend la partie Est de la ville. Cette municipalité ne doit donc pas recevoir de financement du groupe Dexia.

4. reconnaisse qu’avoir permis à une de ses filiales de financer les colonies israéliennes était une faute inadmissible présentent ses excuses pour les torts que ces financements ont causés.

5. fournisse les preuves permettant de vérifier le caractère irréprochable des activités de sa filiale israélienne.

Wafa (Palestine News Agency)

Le Prochain rendez-vous de la campagne ’Palestine Occupée - Dexia Impliquée’ : Samedi matin 3 octobre, devant plusieurs agences Dexia en Belgique.

http://french.wafa.ps/ ?action=detail&id=4761

Lien de l'article: http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7782

Les manuels scolaires ne sont plus qu’un rêve

Publié le mercredi 30 septembre 2009 sur le site info-palestine.net
par Mel Frykberg

GAZA, 17 septembre (IPS) - la pénurie chronique de fournitures scolaires et le terrible surpeuplement des salles de classe handicapent le système éducatif de Gaza alors que des dizaines de milliers d’enfants commencent une nouvelle année scolaire.


La fermeture hermétique de la Bande par Israël dans le cadre de son blocus contre le Hamas a bloqué l’entrée de la plupart des fournitures en papier, manuels, cahiers, cartouches d’encre, papeterie, uniformes scolaires, cartables d’écoliers, et ordinateurs y compris leurs pièces de rechange.

« Dans le cadre de son système éducatif, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) diffuse le respect universel des Droits du Homme, de la coexistence pacifique et de la tolérance dans une atmosphère qui depuis le blocus est devenue de plus en plus désespérée et radicalisée, » dit le porte-parole de l’UNRWA , Chris Gunness.

« La meilleure manière pour Israël de nous empêcher de diffuser ce message aux 200.000 enfants de Gaza fréquentant nos écoles est de bloquer l’envoi des fournitures éducatives, » a dit Gunness à l’IPS.

« Pendant nos camps d’été des mois de juillet /août nous avons pu faire entrer toutes sortes de fournitures scolaires et en conséquence les camps ont fonctionné sans problèmes. Mais maintenant, les autorités israéliennes limitent à nouveau l’arrivée de matériel éducatif. La psychologie du blocus prête à confusion. Il s’agit de l’instruction de nos enfants. »

Jala Halayil, 15 ans, en dixième année à l’école secondaire d’Ahmed Shawki dans le voisinage de Rimal à Gaza, est perdue elle aussi.

« Pourquoi nous refuse-t-on l’éducation et la possibilité d’étudier, ainsi que la capacité de gagner notre vie à l’avenir ? En quoi ceci menace-t-il la sécurité d’Israël ? Je n’ai pas de cahiers, et les quelques manuels que j’ai servent aussi de cahiers. Je dois compter beaucoup sur ma mémoire. »

Mai Adali, directrice d’école, a montré à l’IPS les rapports qu’elle écrit sur le verso de feuilles déjà utilisées. « Les étudiants ne peuvent pas faire de photocopies et ils ne peuvent pas imprimer car nous n’avons pas de cartouches d’encre » a ajouté Adali, « les manuels que nous employons sont périmés. »

Les uniformes scolaires sont un autre grave problème. « Quelques étudiants sont trop embarrassés pour venir à l’école parce qu’ils n’ont pas d’uniformes à cause de la pénurie de tissu à Gaza, » a dit à l’IPS Nadia Kishawi, professeure d’anglais. « D’autres n’ont pas les moyens d’acheter le peu de tissu disponible. »

Le ministère de l’éducation de Gaza permet maintenant à davantage d’enfants de fréquenter l’école sans payer d’inscription.

A cause des coupures d’électricité et du manque de carburant dû à l’embargo d’Israël, il est difficile d’étudier la nuit. « Parfois je dois étudier le soir, mais je ne peux pas parce qu’il n’y a pas de lumière, » dit Nadia Daoud, camarade de classe de Halayil.

« Parfois quand nous entendons les avions israéliens nous survoler, nous craignons qu’ils ne viennent nous bombarder encore et c’est dur d’étudier, » a dit Daoud à l’IPS. « Contrairement au reste du monde, nous n’avons pas à Gaza de cinémas ou de mails ou d’autres formes de divertissement ni d’endroits où nous détendre. »

« Les résultats scolaires à Gaza ont également été affectés par la malnutrition très répandue, notamment par l’anémie et l’arrêt de la croissance, aussi bien que par les nombreux syndromes de stress post-traumatique, (SSPT) » a dit à l’IPS, Basil Kanua, assistant de subsistance et de sécurité alimentaire pour Oxfam à Gaza, .

Kishawi a dit que beaucoup de ses élèves étaient devenus antisociaux et agressifs comme suite à l’Operation Plomb durci, nom de code donné par Israël au bombardement intensif de Gaza pendant trois semaines en janvier.

Les salles de classe de Gaza sont maintenant terriblement surpeuplées, et comptent souvent jusqu’à jusqu’à 40 élèves, voire plus.

Ceci a forcé la plupart des écoles de l’UNWRA et de l’Etat à organiser un double, et parfois un triple horaire pour les enfants - 56 pour cent du 1,5 millions d’habitants de Gaza ont moins de 18 ans.

L’infrastructure éducative déjà surchargée de Gaza a été encore dégradée pendant la guerre avec le bombardement des écoles. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) signale que 18 écoles ont été complètement détruites et 280 ont été endommagés.

L’école américaine de Gaza a été une des victimes. C’était un centre de tranquillité et d’étude avant la guerre, doté d’un équipement sportif, d’une bibliothèque et d’autres équipements de loisirs - ce qui était rare à Gaza. Aujourd’hui, tout ce qui reste est un tas de gravats et il y a peu de chances que l’école ouvre à nouveau dans un avenir proche.

Pour réparer les seuls dégâts de « Plomb durci » il faudrait 25.000 tonnes de fer et 40.000 tonnes de ciment. L’interdiction de l’entrée de matériaux de construction imposée par le blocus a empêché la reconstruction ou la remise en état et l’expansion des écoles, » indique le rapport de l’OCHA du mois d’août.

Selon le ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur de Gaza, 105 nouvelles écoles doivent être construites pour accueillir le corps étudiant en expansion. Jusqu’ici, Israël n’a autorisé que quelques camions de matériaux de construction à entrer à Gaza.

Même si beaucoup d’étudiants gazaouis réussissent à surmonter les obstacles qu’ils connaissent pour terminer leur instruction, la poursuite de leur éducation à l’étranger reste extrêmement difficile.

« En plus de la pénurie d’équipements, le blocus a eu un impact négatif sur la capacité des étudiants à poursuivre leurs études universitaires à l’étranger. En 2008, 70 étudiants seulement sont sortis de Gaza en passant par Erez entre juillet et septembre, laissant des centaines d’étudiants pris au piège car les autorités israéliennes ont exigé qu’ils soient escortés par un diplomate, » dit l’OCHA.

Néanmoins, Halayil et Daoud restent déterminés et décidés à terminer leur éducation. « Nous sommes forts, nous surmonterons cette situation, et nous obtiendrons une éducation d’une façon ou d’une autre pour pouvoir aider notre peuple et notre communauté, » dit Daoud.

« Je veux étudier à l’université pour devenir journaliste quand je quitterai l’école afin de rendre compte au monde de nos souffrances et de ce que nous avons subi, » dit Halayil à l’IPS.

17 septembre 2009 - IPSNEws - Cet article peut être consulté ici :
http://www.ipsnews.net/news.asp?idn...
Traduction : Anne-Marie Goossens

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7377

Le criminel de guerre Ehud Barak bientôt inculpé ?

Publié le mardi 29 septembre 2009 sur le site info-palestine.net
par Al Jazeera

Un groupe de familles palestiniennes tente de faire en sorte qu’Ehud Barak, ministre israélien de la défense, soit l’objet de poursuites en Grande-Bretagne pour crimes de guerre dans la bande de Gaza, ont déclaré les avocats à Al Jazeera.


Un avocat travaillant pour les familles va présenter leur plainte à une cour de justice à Londres ce mardi, et les juges britanniques décideront s’ils sont compétents pour trancher l’affaire.

Barak est attendu en Grande-Bretagne mardi pour répondre à une invitation à une réunion des « Travaillistes amis d’Israël » d’Israël, en marge de la conférence annuelle du parti au pouvoir. Les familles espèrent qu’un mandat d’arrêt sera émis au cours de sa visite.

Michel Massih, l’avocat basé au Royaume-Uni, à déclaré en portant l’affaire devant la cour, qu’il estimait que le gouvernement britannique était obligé « de poursuivre activement les personnes soupçonnées d’être impliquées dans des crimes de guerre ».

« Il ne faut pas, à ce stade, proposer plus d’un cas et la suggestion serait que Barak était certainement dans une position où il devra répondre à certaines des allégations à propos des ordres donnés pour les crimes commis par les troupes israéliennes, » a-t-il déclaré à Al Jazeera à Londres.

Bombardement de Gaza

Plus de 1400 Palestiniens, dont au moins un tiers de femmes et d’enfants, ont été tués dans l’offensive israélienne offensive dans la bande de Gaza en Décembre et Janvier derniers.

Israël a prétendu que l’agression aérienne, navale et terrestre contre le territoire visait à enrayer les tirs de roquettes par des combattants palestiniens.

Massih dit aussi que l’affaire s’appuie sur un certain nombre de sources disponibles, y compris les rapports d’Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains ainsi que sur l’enquête des Nations Unies [rapport Goldstone].

Après la publication du rapport de la Commission des Nations Unies aux droits de l’homme, rédigé par Richard Goldstone, juge en Afrique du Sud, Barak a condamné ses conclusions comme politiques et reproché la méthode adoptée.

« Même si je suis indigné par le rapport de Goldstone, je dois avouer que je n’ai pas été surpris », écrit-il dans The Wall Street Journal. « Il correspond, plus que toute autre chose, à une déclaration politique - pas à une analyse juridique ».

« Collectivement punis et terrorisés »

Le rapport Goldstone déclare que l’offensive israélienne avait « puni [collectivement] et terrorisé » les civils palestiniens et que les troupes avaient omis de prendre des précautions pour minimiser les pertes parmi les civils et les ont dans certains cas délibérément attaqués.

Le rapport a également accusé les combattants palestiniens d’avoir commis des crimes de guerre et crimes possibles contre l’humanité en tirant des fusées artisanales [de malheureuses pétoires qui atterrissent dans les champs dans la très grande majorité des cas- N.d.T] vers le sud d’Israël.

« Si les tribunaux israéliens faisaient eux-mêmes ces enquêtes, il n’y aurait pas besoin d’avoir recours à des tribunaux internationaux », a déclaré Massih à Al Jazeera. « Il y a des allégations de crimes de guerre, il y a des familles qui cherchent à obtenir réparation et parce que ces familles veulent réparation, elles ont demandé l’avis d’avocats en Palestine qui ont demandé l’avis d’avocats au Royaume-Uni. »

En 2005, les groupes de défense des droits humains avaient critiqué les autorités britanniques pour avoir omis d’arrêter Doron Almog, un général de l’armée israélienne contre lequel un mandat d’arrêt pour crimes de guerre présumés avaient été émis, lorsque son avion a atterri à Londres.

Almog était resté dans l’avion à l’aéroport d’Heathrow après avoir apparemment été informé qu’il pourrait être arrêté puis il a été autorisé à retourner en Israël.

28 septembre 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7379

Un monde sans loi

Publié le mercredi 30 septembre 2009 sur le site info-palestine.net
par Professeur Wiliam A. Cook/The Palestine Chronicle

Imaginons les conséquences de la campagne israélienne de relations publiques tous azimuts qui couvre actuellement le monde comme une réaction de défi à l’enquête des Nations unies sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité par l’Etat d’Israël, un défi au Rapport Goldstone.

Les Nations unies reposent sur ce postulat :
le droit de tout people à un traitement égal selon le droit.



Paradoxalement, l’existence des Nations unies, en tant qu’organisme internationalement reconnu chargé de protéger tous les citoyens du monde avec sa Charte, la Déclaration universelle des Droits de l’homme et l’approbation constante par ses membres des Conventions de Genève, cette existence résulte pour une part des actions de l’Etat nazi contre les juifs.

Aujourd’hui, l’Etat juif d’Israël, d’une manière qui rappelle la situation des juifs en Europe occupée, est accusé de crimes contre un peuple qui n’a aucun Etat ni d’autre défense que le droit international tel qu’intégré par l’ONU à travers la Cour internationale de Justice. Si la campagne israélienne devait effectivement neutraliser l’action des 192 nations qui constituent les Nations unies, obligeant les Etats-Unis à opposer leur veto à toute action résultant du Rapport Goldstone, alors cette campagne aura aboli la primauté du droit dans l’arène internationale. Israël aura fait clairement entendre qu’il n’est soumis à aucune loi, hors la sienne.

Imaginons les conséquences de cet acte. L’ONU ne pouvait, en toute logique, amener une quelconque nation à se mettre en conformité avec ses résolutions comme l’a fait George W. Bush avec l’Iraq de Saddam. Ce fait illustre l’hypocrisie des Etats-Unis et d’Israël alors qu’ils accusent la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran de ne pas tenir compte des Nations unies, pendant que ces deux nations échappent aux Nations unies comme à une question de cours. L’ONU y perdrait tout pouvoir et toute influence en tant qu’assemblée internationale d’Etats égaux dont le but est d’administrer par une loi selon laquelle tous les Etats membres sont tenus de respecter la même législation. Si les Etats-Unis cédaient aux exigences d’Israël, les nations du monde comprendraient que l’ONU, comme constituée actuellement - avec une A.G. où chaque membre a une voix et un Conseil de sécurité où six nations ont un droit de veto pour s’opposer à toute action acceptée par le reste de l’Assemblée -, les nations comprendraient qu’une telle ONU comporte une faille importante : une nation parmi ces 6 du C.S., ou une nation qui peut contrôler le vote de l’une de ces six, peut nuire à l’équité de l’action de l’ONU.

Imaginons les conséquences pour l’ordre public si un cartel de la drogue commandait une telle force militaire dominante et serait à la tête d’une telle fortune qu’il pourrait défier les tribunaux d’un Etat et agir en toute impunité quelles que puissent être la mort et les destructions qu’il aurait semées. Les conséquences pour le citoyen ordinaire seraient incalculables : sa sécurité personnelle disparaît, la protection de ses biens disparaît, ses droits individuels disparaissent, ses espoirs, ses attentes, ses rêves disparaissent et sont remplacés par l’abattement, la dépression et le désespoir. Si les citoyens ne sont pas tous soumis aux mêmes règles de droit, la valeur de la vie humaine n’a plus cours. Ce qui est vrai pour le citoyen d’un Etat est vrai également pour une nation dans un monde de nations où certaines sont des grandes puissances et d’autres, de petites nations sans défense.

Imaginons quelle est la première action d’une personne vertueuse qui est accusée d’avoir commis un crime : elle demande justice devant les tribunaux pour que son nom soit blanchi. Si elle est déclarée innocente, elle proclame la vérité au monde. Si donc Israël a un droit sur la terre de Palestine, qu’il le prouve devant les tribunaux internationaux. Si Israël a un droit à se défendre, qu’il indique ses véritables frontières pour que la communauté internationale sache ce qu’il défend. Si la commission d’enquête des Nations unies n’a pas été créée dans le respect des procédures et de la politique des Nations unies, si les Nations unies n’ont pas exigé un traitement impartial à l’égard des deux parties, si un quelconque membre de la commission a eu des motifs douteux ou un parti pris démontrable, qu’Israël fasse appel contre le rapport de la commission devant les Nations unies.

Si les conclusions identiques de B’Tselem, Amnesty International, de la Croix-Rouge et du Conseil des Droits de l’homme sont tout aussi viciées et partiales au détriment d’Israël, qu’Israël les emmène devant un tribunal, et qu’il le prouve. Si le Hamas est une organisation terroriste agissant au mépris du droit international, il faut le prouver en traduisant le Hamas devant les tribunaux, pas en le déclarant organisation terroriste au motif qu’Israël et les Etats-Unis l’ont affirmé.

Si le Hamas a lancé des milliers de « roquettes » sur Israël, qu’Israël défende son droit à lancer en réponse des milliers de missiles les plus sophistiqués, son droit à envahir un peuple enfermé derrière des murs avec des chars d’assaut et du matériel militaire, pendant que le ciel se remplit de F-16, d’hélicoptères et de drones armés, et que la mer se couvre de destroyers qui bombardent Gaza et son peuple incapables d’échapper à la dévastation et au chaos, et qu’Israël démontre quelle est la logique de cette action devant les tribunaux internationaux. Si le Hamas est coupable d’avoir provoqué les atrocités de l’invasion de Gaza à Noël, qu’Israël défende cet argument devant les tribunaux et montre comment un peuple qui est emprisonné peut fournir la nourriture, l’eau, l’électricité, les médicaments, l’infrastructure et l’emploi nécessaires à ces prisonniers alors qu’ils sont encerclés par les forces de défense israéliennes. Si Israël est innocent, il n’a rien à craindre après tout, il est membre d’une organisation dont les membres l’ont accepté parmi eux en 1949.

Quelle horreur de penser que des juifs, qui ont si cruellement souffert aux mains d’une puissance implacable et insensible, n’auraient pas eu le recours à la justice, comme défini par le Tribunal de Nuremberg, ni la création d’une patrie en Palestine, ni l’adhésion à part entière à l’organisation créée pour maintenir la justice pour tous, quelle horreur si leur Etat, gouverné par une puissance implacable et insensible, devait à travers des moyens insidieux rendre nulle et de nul effet cette justice pour tous. La force des Nations unies repose sur un postulat simple, le droit de chaque nation et de tout peuple à un traitement égal en vertu de la loi. Aucune force militaire ne correspond aux Nations unies ; elles ne peuvent lever aucune armée, elles ne peuvent emprisonner aucune nation, elles ne peuvent détruire aucun Etat membre. Elles existent en raison de la persuasion morale, par la confiance mutuelle, et elles ont reconnu et défini le respect et la dignité de toute vie.

William A. Cook enseigne l’anglais à l’université de La Verne en Californie du Sud, et il est l’auteur de Tracking Deception : Bush’s Mideast Policy.

Il peut être contacté à l’adresse : cookb@ULV.EDU.

8 septembre 2009 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7371

L'occupation utilise des unités spéciales pour enlever et torturer les fidèles d'al-Aqsa

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Gaza – CPI
Les rapports publiés par les masses médias ont dévoilé que les forces occupantes utilisent des unités spéciales pour enlever et torturer les Palestiniens qui se sont dirigés vers la mosquée sainte d'al-Aqsa pour la protéger devant le danger des extrémistes sionistes qui ont tenté de l'envahir, le dimanche 27/9.

Le site d'internet "al-Majed" a rapporté, le lundi 28/9, de plusieurs témoins oculaires que les forces occupantes ont utilisé des unités spéciales appelées "arabisants" (des soldats sionistes qui portent des vêtements arabes), pour capturer et frapper les Palestiniens qui se trouvaient dans les esplanades de la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Il a affirmé que ces unités spéciales sionistes ont arrêté plusieurs jeunes Palestiniens en les frappant et transportant dans des voitures militaires déployées aux alentours de la mosquée d'al Aqsa.

Il est à noter que les masses médias ont couvert les attaques et agressions de ces unités contre les Palestiniens qui se trouvaient aux alentours de la mosquée

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7%2fI2De0uGdM5JtOUMCwAR4BihdUYWeQUYkN1n3n6MKlW32OFfg7G6PUhYPFlNvyETRfLWf5V5hytiZnZd3FLscGQSpGWGHXvBzCVXcKYVWuo%3d

Hamas : la résistance est le choix légal du peuple palestinien face aux crimes sionistes

Publié sur le site du Centre Palestinie d'Information le 30 septembre 2009

Gaza - CPI
Le Hamas a affirmé que la 9ème commémoration de l'Intifada coïncide, cette année, avec une forte résistance du peuple palestinien qui s'obstine à défier les violations et crimes quotidiens de l'entité sioniste.

Le premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a condamné fortement le silence honteux de la communauté internationale et son soutien illimité aux agendas hostiles et criminels de l'occupation sioniste qui continue de priver les palestiniens de leurs droits et lieux saints d'une part, et tente de judaïser complètement la mosquée sainte d'Al Aqsa d'autre part, tout en rappelant les résultats des tentatives de l'ancien premier ministre sioniste, Ariel Charon qui voulait envahir Al Aqsa avec la protection de la police israélienne, tout en saluant également les sacrifices des palestiniens le long de leur lutte face aux crimes de l'occupation des néonazis sionistes.

En exprimant son hommage aux milliers de martyrs qui ont lutté et sacrifié leurs vies pour les droits légitimes palestiniens et protéger la mosquée sainte d'Al Aqsa, notamment ceux qui ont déclenché l'Intifada, et à leur tête Cheikh Ahmed Yacine, Dr. Abdel Aziz Rantissi, Yasser Arafat, Fathi Chikaki, Abou Ali Moustafa, et plusieurs autres martyrs, le Hamas a publié lundi 28/9 un communiqué dans lequel il a insisté sur le droit légal de s'attacher à la résistance nationale contre l'occupation sioniste.

Le communiqué du Hamas a salué fortement la résistance des palestiniens, notamment ses dirigeants qui sont tombés en martyrs, durant la guerre sioniste contre Gaza, dont le ministre de l'intérieur, Saïd Siam et le Dr. Nazar Rayan, ainsi que des centaines d'enfants et de femmes, tout en appelant l'autorité palestinienne à cesser ses négociations inutiles avec les sionistes criminels qui utilisent ces rencontres pour couvrir leurs crimes et agendas racistes, en privant les palestiniens de leurs droits légaux.

Le Hamas a appelé également dans son communiqué les leaders arabes à adopter une position plus efficace pour faire face aux agendas de l'entité sioniste qui menace toute la région, et cesser de parier sur la stratégie étrangère (notamment celle des Etats-Unis) qui ne soutient que les objectifs de l'occupation israélienne, en les exhortant à sauver la mosquée sainte d'Al Aqsa des pratiques de judaïsation sioniste et de prendre des mesures tangibles pour casser le blocus, tout en exprimant son fort soutien aux efforts égyptiens déployés pour réaliser la réconciliation palestinienne, et en appelant le Fatah à préparer les bonnes atmosphères pour arriver à cet accord.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7bKaiJgiQ9ofiagnwcrXYtEQ2X3fPsKxfmIn0gzOHiyIRphrFgDZzzw4s1UhLKfan%2bV1pt4fY6px9vTTOYEAzqRkdi1Oa71RLC1vkFpdw2R8%3d

Crimes sionistes à Gaza : l'Amnesty appuie le rapport de Goldstone

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 septembre 2009

Genève- CPI
"Cibler volontairement des populations civiles constitue un crime de guerre qui s'inscrit dans les violations très graves du droit international humanitaire", a souligné, aujourd'hui mardi 29/9, l'Amnesty internationale, à Genève, à l'occasion de la présentation du rapport de Goldstone sur les crimes de guerre commis par l'occupation israélienne à Gaza pendant son opération "Plomb durci".

En insistant sur la nécessité de la protection des populations civiles victimes des conflits, l'Amnesty Internationale a appelé, ce mardi, le Conseil de sécurité des nations unies à accéder à un embargo "immédiat et total" sur les armes.

En appuyant le rapport de Goldstone, l'organisation de défense des droits de l'homme a confirmé ricle: dans un communiqué, aujourd'hui, que les conclusions de ce rapport conviennent avec les siennes, et qui sont fruit des enquêtes sur le terrain des opérations sionistes qui ont duré plus de 23 jours, où plus de 1400 victimes palestiniennes dont la majorité sont des enfants, des femmes et des personnes âgées.

"Les violations des forces armées occupantes et leur crimes contre les civils palestiniens, durant leurs assauts disproportionnés, par l'usage de la force et des armes interdites au niveau international", a assuré Amnesty en indiquant que l'occupation a violé dans à de nombreuses reprises les principes de l'ONU.

Lien de l'article:
http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7W5Vb6YC6apBBCm62WDrYG8S8oDP6Q1GBGcFLxZPPm2BW5gKntsaZfgA9AXxBCpT31q9t5%2fD40ZvPzOGxAd%2b2oBdwscc%2b17bc9hvwqe9c0cs%3d

mardi 29 septembre 2009

Israel's vile anti-miscegenation squads

A lire absolument pour ceux qui comprennent l'anglais.

Lien de l'article: http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/sep/29/israel-jewish-arab-couples

Le discours du Premier ministre (israélien) Netanyahu à l’Onu ou La pathologie du mal

Publié sur le site mondialisation.ca le 29 septembre 2009
par Gilad Atzmon

Le discours du Premier ministre israélien Netanyahu à l’Onu [speech at the UN] nous donne un aperçu magistral de la mentalité, de la psyché et de la logique israéliennes. Dans son discours, Netanyahu, qui est un orateur prolixe et charismatique, donne libre cours à ses inclinations génocidaires. Il met en lumière le suprématisme israélien, mais il nous permet aussi de détecter certains points faibles, certaines vulnérabilités au cœur du récit national juif. La lecture de ce discours fait apparaître très clairement que tant la shoah sioniste que les narrations autour de la « terre promise » sont sur le point de s’effondrer. On dirait que le président iranien soi-disant « discrédité » Ahmadinejad l’a emporté, en fin de compte.

Laissez la shoah tranquille !

Les Israéliens aiment leur Shoah, car la Shoah est, à n’en pas douter, leur meilleur produit de Hasbara, de propagande. Elle leur permet, en quelque sorte, de massacrer en masse et de le faire de manière indiscriminée, tout en affirmant que ce sont eux qui sont les victimes.

« Je me suis rendu dans une villa, dans une banlieue de Berlin appelée Wannsee », a ainsi dit Netanyahu. « Là-bas, le 20 janvier 1942, après un festin jovial, les plus hauts responsables nazis se sont réunis et ils ont décidé de quelle manière ils allaient exterminer le peuple juif ».

Monsieur le Premier ministre Netanyahu, si vous êtes sincèrement intéressé par les « projets d’extermination », vous n’avez pas besoin d’aller jusqu’à Wannsee, dans la banlieue de Berlin ! Il vous suffira d’aller visiter le QG de vos « Forces Israéliennes de Défense », à Tel Aviv. Vos commandants-en-chef vous guideront à travers leurs « solutions » à la mode Tsahal pour les Palestiniens. En fin de compte, c’est votre armée, qui entoure les Palestiniens de fil de fer barbelé ; c’est vous qui maintenez la population civile en état de siège, sans vivres et sans médicaments. Et c’est votre armée, qui a déversé des armes de destruction massive sur les régions les plus densément peuplées de notre planète, non ? Alors que la signification exacte de la « solution finale nazie » (Die Enlösun) fait encore l’objet de controverses entre historiens incapables de se mettre d’accord entre eux sur ce que cela peut bien signifier au juste, nous avons tous vu la réalité vraie de la solution meurtrière israélienne.

Il est toutefois presque amusant de voir le Premier ministre Netanyahu courir défendre la narration de l’holocauste. Le fait de regarder Netanyahu en train de présenter le protocole de la conférence de Wannsee à l’assemblée générale de l’Onu donne l’impression manifeste que le Premier ministre israélien est persuadé du fait que la Shoah a urgemment besoin d’une transfusion de crédibilité. Pour la toute première fois, la Shoah se retrouve en position de défense.

« Voici une copie des plans d’Auschwitz-Birkenau, où un million de juifs ont été assassinés. Alors ; c’est aussi un mensonge, cela ? », demande le Premier ministre israélien.

Monsieur le Premier ministre Netanyahu, puis-je vous suggérer qu’aucun humaniste ne se préoccupe des chiffres exacts de victimes : que cela ait été un ou quatre millions de juifs qui sont morts à Auschwitz, nul ne doute que les camps de concentrations étaient horrifiants. Pourtant, il faut apporter une réponse à deux questions, une bonne fois pour toutes : comment se fait-il que les juifs, qui ont tellement souffert durant cette guerre, se sont arrangés pour être embringués dans un colossal crime raciste à l’encontre des Palestiniens, la Nakba de 1948, trois ans, tout juste, après la libération du camp d’Auschwitz ? Comment se fait-il que les dirigeants israéliens, qui semblent être si sensibles à la souffrance juive, réussissent le tour de force d’ignorer totalement la souffrance qu’ils infligent à des millions de Palestiniens ?

La suprématie et au-delà

En tant que mouvement nationaliste, le sionisme ne respecte pas d’autres mouvements nationalistes et populaires. Apparemment, Netanyahu ne respecte ni le peuple iranien, ni le régime qu’il s’est donné. « Partout où ils le peuvent, ils imposent une société rétrograde et enrégimentée dans laquelle les femmes, les minorités, les gays ou quiconque n’est pas considéré comme un authentique croyant est brutalement contraint à se soumettre. » Netanyahu doit savoir que la loi judaïque ne diffère pas réellement de l’Islam, dans ces domaines. Il doit aussi se souvenir que c’est dans son pays que des gays se sont fait assassiner dans la rue, il n’y a pas encore un mois. Il est presque amusant de voir Netanyahu décider de mettre le signe d’égalité entre l’Iran, la barbarie et le Moyen Age en raison de la manière dont il traite ses minorités. En matière de minorités, l’Etat juif est en réalité le pire endroit sur notre planète. Dans la terre promise de Netanyahu, la moitié des habitants sont exclus du jeu démocratique pour la simple raison qu’ils n’ont pas l’heur d’être juifs.

A écouter Netanyahu, Israël serait l’incarnation de la modernité occidentale. « Nous (nous, les Occidentaux), nous allons décoder le génome. Nous allons soigner les malades incurables. Nous allons prolonger nos vies. Nous trouverons une alternative bon marché aux énergies fossiles et nous nettoierons la planète. Je suis fier que mon pays, Israël, se trouve à l’avant-garde de ces avancées technologiques ». Je dois avouer que je ne suis absolument pas bouleversifié par les réalisations scientifiques ou technologiques israéliennes. Je n’ai pas vu non plus la moindre preuve de tentatives déployées par Israël pour sauver l’humanité, ni même la planète. De fait, ce que je vois, c’est carrément le contraire. Toutefois, si Netanyahu salue le progrès scientifique, il devrait alors être le premier à participer à une manifestation en soutien au projet nucléaire iranien ! Mais, nous ne le savons que trop bien, tel ne semble pas être le cas. Pour une raison que j’ignore, il pense qu’au minimum régionalement, l’énergie et les armes nucléaires doivent rester des exclusivités juives.

Netanyahu argue du fait que « si le fanatisme le plus primitif peut acquérir les armes les plus létales, la marche de l’histoire pourrait être renversée, ne serait-ce que pour un temps. » Netanyahu a peut-être raison, mais il faut lui faire remarquer que cela vaut pour Israël plus que pour tout autre pays, que pour tout autre Etat ou que pour toute autre société. Pour l’instant, c’est l’Etat juif qui a été pris sur le fait en train de déverser des armes de destruction massive sur une population civile qu’il maintient prisonnière. C’est l’Etat juif qui nous entraîne, tous autant que nous soyons, dans un fanatisme biblique primitif à base d’ « œil pour œil, dent pour dent ». Et comme si cela ne suffisait pas, c’est aussi l’Amérique et la Grande-Bretagne qui ont lancé des guerres illégales orchestrées par les néoconservateurs et les collecteurs de dons sionistes. Cette guerre a causé, jusqu’ici, la disparition de plus d’un million de vies humaines.

Reste qu’une fois n’est pas coutume, je suis d’accord avec Netanyahu, lorsqu’il dit :

« La plus importante menace à laquelle le monde soit confronté aujourd’hui, c’est le mariage entre le fanatisme religieux et les armes de destruction massive ».

De fait, nul ne saurait décrire mieux le danger que représentent l’Etat juif et le sionisme. Israël est bien, en effet, un mariage mortel entre la barbarie génocidaire de masse de l’Ancien Testament, le fanatisme sioniste et un énorme arsenal d’armes de destruction massive chimiques, biologiques et nucléaires, dont certaines ont d’ores et déjà été utilisées.

Les Sabbath Goyim

Comme pour d’autres opérations sionistes de par le vaste monde, Netanyahu est persuadé que les goyim doivent mener les guerres juives. « Par-dessus tout, la communauté internationale va-t-elle empêcher le régime terroriste de l’Iran de mettre au point des armes atomiques, mettant ainsi en danger la paix mondiale ? » De fait, permettez-moi de souligner que le Premier ministre Netanyahu a tout faux, en l’occurrence. Si l’Onu est intéressée à apporter la paix à cette région et au monde entier, elle doit, par essence, aider l’Iran à développer son projet nucléaire et même sa capacité nucléaire militaire. Cela semble en effet la seule chose qui soit en mesure de doucher l’enthousiasme expansionnisme létal de l’Empire anglophone, tel qu’il s’est manifesté récemment en Irak, au Pakistan et en Afghanistan. Cela ne fera, assurément, qu’empêcher les sionistes de célébrer leurs symptômes aux dépens de leurs voisins.

A la suite de la transformation réussie des armées américaine et britannique en force supplétive israélienne chargée des missions spéciales, Netanyahu semble s’attendre à ce que l’Onu suive leur exemple et joue un rôle similaire. « Le Hamas », dit-il, « a tiré depuis Gaza des milliers de missiles, d’obus de mortiers et de roquettes sur les villes israéliennes voisines. Année après année, tandis que ces missiles visaient délibérément nos civils, aucune résolution de l’Onu n’a été adoptée, qui condamnât ces attaques criminelles ». Je pense qu’il faudrait que quelqu’un rappelle au Premier ministre israélien que le conflit entre le Hamas et Israël n’est pas exactement ce qu’on peut appeler une querelle internationale, la Palestine n’étant pas un Etat souverain et Gaza n’étant rien de moins qu’un camp de concentration dont les Israéliens sont les gardiens. Autrement dit, dans la pratique, le problème est très simple : l’Onu devrait s’occuper exclusivement des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés par Israël, ses dirigeants et son armée. Il n’appartient pas à l’Onu de formuler un jugement quel qu’il soit à l’encontre de la partie opprimée.

Rêves de massacres de masse

Il ne faut pas longtemps à Netanyahu pour qu’il nous liste ses mentors idéologiques et ce qui constitue le noyau dur de son inspiration mortelle. « Quand les nazis lançaient leurs missiles sur les villes britanniques, durant la Seconde guerre mondiale… ». En réalité, ce sont les alliés qui ont rasé au sol des villes allemandes, en faisant des centaines de milliers de victimes… A cette aune biaisée, le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu aurait dû traîner Roosevelt et Churchill dans le box des accusés, en tant que criminels de guerre. Quelle perversion de la vérité ! Quelle perversion de la justice ! Délégués des Nations Unies, allez-vous admettre cette farce ?

Netanyahu a presque raison. Dans son récit de la Deuxième guerre mondiale, il admet certainement qu’Israël imite les tactiques meurtrières en masse de Roosevelt et de Churchill. Mais il est certain qu’il n’a pas conscience que s’il s’était effectivement agi de morale et de Justice (et non de la sale politique habituelle), Roosevelt et Churchill auraient été accusés de crimes de guerre à une échelle encore bien plus grave. De manière ont ne peut plus choquante, Netanyahu tombe dans le piège juridique le plus évident qui soit en assimilant l’action d’Israël à des actes de bombardement en tapis à grande échelle. Pour ceux qui ne le voient pas, c’est là un danger qui fait clignoter les voyants rouges. Dans la perception qu’a de la réalité, Netanyahu, le fait de vitrifier des pays entiers à la bombe nucléaire et d’écrabouiller des villes entières est un acte justifié. Roosevelt et Churchill semblent lui servir de caution morale. De fait, ces déclarations suffisent à rendre clair, pour tout être humain, qu’Israël est une entité génocidaire qui est capable d’amener notre civilisation à une fin dévastatrice.

C’est là un appel à nous réveiller : il ne s’agit pas seulement des Palestiniens ou des Iraniens. De fait, c’est nous tous qui sommes concernés.

Bibi*, l’homme de paix

Voici le Premier ministre israélien prêt à énoncer son mantra pacifiste judéo-centrique : « Mesdames et Messieurs, tout Israël veut la paix ». Pourtant, les statistiques nous ont appris récemment que 94 % des Israéliens juifs ont approuvé, eux aussi, les bombardements en tapis de leurs voisins d’à-côté. Il est impossible de ne pas voir une contradiction flagrante entre le verbalisme « pacifiste » et la réalité criminelle.

« Nous exhortons les Palestiniens à faire, enfin, ce qu’ils ont toujours refusé de faire, depuis soixante-deux ans : Dites « oui » à un Etat juif ! Là encore, je suis d’accord avec le Premier ministre Netanyahu. Un Palestinien peut tout aussi bien dire Oui à un Etat juif, mais pas en Palestine, pas au Moyen-Orient ! Si Obama, Brown, Merkel ou un quelconque autre dirigeant insistant toujours pour approuver la validité ou la nécessité d’un « foyer national juif » sur des bases racistes, il (elle) est plus que bienvenu(e) pour allouer des terres en vue d’un tel projet à l’intérieur de son propre territoire. Les Palestiniens doivent dire NON à un Etat juif en Terre sainte ou dans la région. Les Palestiniens ne doivent jamais admettre l’existence d’un Etat juif sur leurs terres. De fait, l’Onu doit respecter cette ligne et faire tout ce qui est en son pouvoir afin de démanteler ce régime maudit d’apartheid.

Khazarian United

Dans une certaine mesure, le discours de Netanyahu à l’Onu exprime certaines préoccupations profondes que les juifs ont généralement tendance à garder par-devers eux. A la fin du compte, les Israéliens, et les Israéliens ashkénazes, en particulier, savent parfaitement que la Palestine n’est pas précisément la terre de leurs ancêtres. Si les Israéliens juifs ashkénazes, dont Netanyahu, tiennent à retrouver leurs racines, c’est en pays khazar qu’ils doivent aller les chercher. Toutefois, Netanyahu tente de désamorcer ces faits historiques. « Les juifs ne sont pas des conquérants étrangers de la Terre d’Israël. C’est la terre de nos ancêtres… Nous ne sommes pas des étrangers, pour cette terre. C’est notre patrie », assène un Netanyahu plein de conviction.

Premier ministre Netanyahu, je vais être simple et clair. Non seulement vous êtes étranger à cette terre, mais vous êtes étranger à toute compréhension possible de la notion d’humanité. De fait, le Mur de Séparation, qui demeurera après la disparition inéluctable de votre « démocratie réservée aux seuls juifs » laissera aux générations futures un monument historique stupéfiant de l’identité nationale juive exempte de toute morale, de tout universalisme et de toute fraternité humaine. Le crime contre l’humanité perpétré par l’Etat juif au nom du peuple juif n’est pas quelque chose qu’il sera possible d’effacer des manuels d’histoire avant longtemps. Bien au contraire : ce mur restera, tel un nouveau chapitre mythologique de cette interminable saga de narcissisme compulsif suprématiste pathologique.

« Nous devons avoir la sécurité », dit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en concluant son discours. Je suis ici pour le détromper : Israël ne connaîtra jamais la sécurité. Israël est né d’un péché, et son existence dépasse toute notion de morale ou d’existence humaine. L’Etat juif a outrepassé la « zone de non-retour ». Il est condamné à disparaître. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que lorsque cela se produira, le processus d’assimilation et d’intégration des juifs dans la commune humanité sera relancé. En fin de compte, le nationalisme juif, tant de gauche et de droite que du centre, n’a servi qu’à maintenir les juifs à l’écart de tous les autres.

L’histoire du vingtième siècle nous enseigne que cette tendance à s’auto-ségréguer est mauvaise pour l’humanité en général et qu’elle est tout aussi dévastatrice, pour les juifs.

[* Bibi est le sobriquet de Netanyahu].

Article original en anglais : http://www.gilad.co.uk/html%20files/bibiun.html

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Lien de l'article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15455