mardi 30 juin 2009

Rencontre de haut niveau entre USA et Israël à New York

Publié sur le site 7sur7 le 1er juillet 2009

Interrogés pour savoir si leurs sourires signifiaient qu'ils étaient proches d'un accord, M. Barak a répondu: "ça signifie que sourire ne coûte rien". "Nous sommes optimistes, comme tous les jours". Photo 7sur7


L'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a rencontré mardi à New York le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, à un moment où les Etats-Unis tentent de relancer les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.

"Nous sommes optimistes, comme tous les jours"
La rencontre a débuté vers 08H05 locales (14H05 HB) à l'hôtel Intercontinental de Manhattan. Avant le début de la réunion, MM. Mitchell et Barak ont posé, souriants, face aux photographes. Interrogés pour savoir si leurs sourires signifiaient qu'ils étaient proches d'un accord, M. Barak a répondu: "ça signifie que sourire ne coûte rien". "Nous sommes optimistes, comme tous les jours".

Israël serait prêt à un gel de trois mois de la colonisation
Le département d'Etat américain n'a pas écarté lundi la possibilité d'un compromis avec Israël sur un gel de la colonisation. "Nous travaillons avec toutes les parties pour tenter de créer les conditions propices à une reprise des négociations", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, interrogé au cours d'un point de presse sur les informations selon lesquelles Israël serait prêt à un gel de trois mois de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie.

"Expansion naturelle"
La Feuille de route pour le Proche-Orient, le plan de paix international resté lettre morte, prévoit un "gel" de la colonisation juive dans les Territoires occupés pendant la durée des négociations.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a accepté pour la première fois l'idée d'un Etat palestinien dans un discours à la mi-juin, a refusé d'arrêter totalement la construction dans les colonies existantes sous motif "d'expansion naturelle", compte tenu de leur démographie. (belga/th)

Lien de l'article: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Israel-Palestine/article/detail/911184/2009/06/30/Rencontre-de-haut-niveau-entre-USA-et-Israel-a-New-York.dhtml

Arrêtés par l'apartheid

Publié sur le site tlaxcala.es le 30 juin 2009
Par Henning MANKELL
Traduit par Esteban G. Édité par Fausto Giudice



Israël, en mai 2009

Cette année, à la fin du mois de mai je me suis rendu en Israël et en Palestine. J'y suis allé avec une délégation d’écrivains qui représentaient plusieurs continents. Nous devions participer à une conférence littéraire palestinienne. L’inauguration était prévue au Théâtre National Palestinien de Jérusalem. Mais juste au moment où nous allions nous réunir, des soldats et des policiers israéliens bien armés sont arrivés et nous ont dit qu'ils venaient nous en empêcher. Nous leur avons demandé quelle était la raison. Leur réponse fut celle-ci: « Vous êtes un risque pour la sécurité ».

Évidemment, prétendre qu'à cet instant-là nous étions une menace pour la sécurité d'Israël n'avait aucun sens. Mais, en même temps, ils avaient raison quelque part. Quiconque vient en Israël pour dire ce qu'il pense de l'oppression israélienne contre le peuple palestinien constitue une menace. Ce n’est pas plus étrange que la menace que moi et de milliers d’autres constituions dans le temps pour le système d'apartheid en Afrique du Sud. Les mots sont dangereux.

Henning Mankell au festival de littérature palestinienne qui a eu lieu du 23 au 28 mai 2009. Photo Raoof Haj Yahia

C’est aussi ce que j’ai dit lorsque les organisateurs de l'événement ont pu obtenir le transfert de l’inauguration au Centre culturel français, qui a bien voulu nous accueillir :

« Ce qui se passe ici aujourd’hui est une copie exacte du méprisable système d'apartheid qui traitait les Africains et les gens de couleur comme des citoyens de seconde classe sur leur propre terre. Mais n'oublions pas que ce système d’apartheid n'existe plus maintenant. Au début des années quatre-vingt-dix la force des êtres humains l’a envoyé dans les poubelles de l’histoire. Il y a une ligne directe qui unit Soweto et Sharpeville avec les derniers événements à Gaza ».

Au cours des trois jours suivants nous avons visité Hébron, Bethléem, Jénine et Ramallah. Un jour nous sommes allés nous promener dans les montagnes avec l'écrivain palestinien Raja Shebadeh, qui nous a montré comment les colonies israéliennes se multiplient, confisquant la terre palestinienne, détruisant des routes et en construisant d’autres réservés aux seuls colons. Le harcèlement n'a pas tardé aux postes de contrôle. Il va sans dire que pour ma femme Eva et moi cela a été beaucoup plus facile de les passer. Mais pour les personnes de la délégation qui avaient un passeport syrien ou qui étaient d'origine palestinienne, le passage à été plus difficile. Ils devaient décharger leur valise de l'autobus, la déballer, la recharger, pour à nouveau la décharger…

Scène de la vie quotidienne à Hébron.Photo: AP

Mais même en enfer il y a des degrés. Le pire, c’est Hébron: au milieu d'une ville de 40.000 palestiniens, 400 colons juifs vivent dans une partie du centre-ville qu’ils ont confisqué. Ils sont brutaux, ils n’hésitent pas à agresser leurs voisins palestiniens à tout moment. Pourquoi ne pas leur pisser sur la tête par la fenêtre lorsqu’ils passent dans la rue ? Nous avons vu un documentaire, entre autres, dans lequel des femmes colons et leurs enfants donnaient des coups de pieds et frappaient des femmes palestiniennes sans que les militaires interviennent. C’est la raison pour laquelle, à Hébron, il y a des gens qui, au nom de la solidarité, accompagnent volontairement les enfants palestiniens de leur maison jusqu’à l'école et les ramènent ensuite à leur maison. Ces 400 colons sont protégés vingt-quatre heures sur vingt quatre et sept jours sur sept par 1500 soldats israéliens. Chaque colon a quatre ou cinq gardes du corps. De plus, les colons sont autorisés à porter des armes. Lorsque nous avons visité un des pires carrefours d’Hébron, un colon très agressif nous a filmés. S'il apercevait quelque signe palestinien - un bracelet ou un pin’s- Il courait immédiatement en informer les soldats.

Il est bien évident que, rien de ce que avons vécu durant ces jours ne pourrait être comparé avec la situation vécue par les Palestiniens. Nous les avons rencontrés dans des taxis et dans la rue, dans des séances de lecture, dans des universités et dans des théâtres. Nous avons parlé avec eux et pu entendre les abus auxquels ils étaient soumis.

Qu’y a t-il- de surprenant si certains d’entre eux, désespérés, décident de devenir des kamikazes puisqu’ils ne voient aucune autre issue ? On peut le comprendre. Le plus surprenant c’est qu'il n'y en ait pas davantage qui prennent cette décision.

Le mur qui aujourd’hui divise le pays, empêchera de futures attaques à court terme. Mais c’est une preuve trop claire de l’exaspération du pouvoir militaire israélien. Au final, il aura le même sort que le mur qui divisait Berlin.

La situation dont j'ai été témoin pendant le voyage est très claire : l’État d’ Israël dans sa forme actuelle na aucun avenir. En outre, ceux qui propagent la solution de deux États sont dans l’erreur.

En 1948, année de ma naissance, l'État d'Israël a proclamé son indépendance sur des territoires occupés. Il n’y a aucune raison pour affirmer que ce fut un acte légitime du point de vue du droit International. On a simplement occupé le territoire palestinien. Et le territoire qu'ils occupent n'a pas cessé de s’étendre, après la guerre de 1967 et, aujourd’hui, par l’extension constante des colonies. De temps en temps on démantèle une de ces colonies pour la galerie. Mais elle est immédiatement installée ailleurs. La solution de deux États ne signifie pas que l'occupation historique sera terminée.

Carlos Latuff

Israël finira de la même manière que l'Afrique du Sud de l'apartheid. La seule question qui reste à élucider est si les Israéliens seront capables d'écouter la voix de la raison et d'accepter volontairement le démantèlement de l'État de l'apartheid ou s’il faudra le leur imposer.

Personne ne peut dire quand cela arrivera. Le soulèvement final commencera de l'intérieur. Mais des changements politiques inopinés en Syrie ou en Égypte pourront y contribuer.

Il faut aussi tenir compte que, dans très peu de temps, l’Usamérique ne pourra plus payer cette monstrueuse machine de guerre qui empêche que les enfants grandissent en liberté et qui les pousse à lancer des pierres.

Quand ces changements auront lieu, chaque Israélien, homme ou femme, devra décider s'il est préparé pour renoncer à ses privilèges et à vivre dans un État palestinien. Je n'ai été témoin d'aucun antisémitisme pendant le voyage, seulement d’une haine parfaitement normale contre les occupants. Il est vital de maintenir cette distinction.

Le dernier soir nous avions l'intention de clôturer l'événement de la même façon dont nous l’avions commencé à Jérusalem. Mais le théâtre a été fermé de nouveau par les militaires et l’événement a dû se dérouler ailleurs.

L'État d'Israël ne peut s’attendre qu’à une défaite, c’est le destin de toute puissance occupante.

Les Israéliens détruisent des vies, mais ils ne peuvent pas détruire des rêves. La chute de ce méprisable système d'apartheid est la seule solution pensable puisque nécessaire.

La question n’est donc pas si mais quand elle aura lieu. Et de quelle façon


Source : Aftonbladet- Stoppad av apartheid

Article original publié le 2/6/2009

Sur l’auteur

Esteban G. est rédacteur du blog http://letacle.canalblog.com/, Fausto Giudice est rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste. Tous deux sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

Lien de l'article: http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=7972&lg=fr

Gaza ; L’ONU poursuit son enquête

Publié le mardi 30 juin 2009 sur le site france-palestine.org
Par Radio Canada et Afp

La mission du Conseil des droits de l’homme de l’ONU dirigée par le juge Richard Goldstone est de retour dans la bande de Gaza, après un premier séjour début juin, cette fois pour y tenir des audiences publiques.
L’ex-procureur du TPI pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda a commencé dimanche à entendre les témoignages de victimes de l’offensive militaire menée par Israël contre ce territoire palestinien entre le 27 décembre et le 18 janvier. Les audiences, télévisées, s’étireront sur deux jours.

L’objectif est de montrer le visage et de diffuser la voix des victimes, de toutes les victimes.

Un des témoins entendus jusqu’ici, Mahmoud Daher, employé à Gaza par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a décrit les difficultés rencontrées par les infirmiers pour soigner les blessés.

« C’était très dangereux pour les services d’urgence de circuler sur les routes en dépit des tentatives de coordonner [les secours] avec l’armée israélienne », a-t-il expliqué, indiquant que 16 infirmiers avaient trouvé la mort durant l’offensive et que 20 ambulances avaient été détruites.

Plusieurs experts viendront aussi se prononcer sur cette offensive qui, côté palestinien, a fait environ 1400 morts, en majorité des civils, selon les services d’urgence palestiniens.

Dix militaires israéliens et trois civils ont été tués durant la même période.

Les audiences devraient se poursuivre la semaine prochaine à Genève. Richard Goldstone doit achever son rapport début août, afin de pouvoir le rendre public début septembre.

La mission a pour mandat de faire la lumière sur « toutes les violations » du droit international humanitaire et des droits de l’homme supposées commises durant l’offensive, ce qui implique potentiellement tous les acteurs directs du conflit, soit tant Israël que le Hamas.

Richard Goldstone souhaitait d’ailleurs à l’origine se rendre dans le sud d’Israël pour y recueillir les témoignages de victimes de tirs de roquettes palestiniennes, mais s’est vite heurté à une fin de non-recevoir des autorités israéliennes qui l’accusent de parti pris pro-palestinien.

La mission de l’ONU a effectué sa première visite à Gaza du 1er au 5 juin, au cours de laquelle elle s’est rendue dans 40 lieux différents et a parlé à quelque 70 témoins, y compris des proches de victimes de bombardements israéliens.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

Lien de l'article: http://www.france-palestine.org/article12210.html

URGENCE, APPEL A ACTION URGENTE (Le « Spirit of Humanity » intercepté par la marine israélienne).

Publié le mardi 30 juin sur le site france-palestine.org
Par Leyla Jad

Les organisateurs de Free Gaza nous appellent en urgence, il faut appeler les autorités israéliennes :

Chers Amis,

Nous venons d’être contactés par le bateau ’Spirit of Humanity. Ils sont à 24 miles de Gaza et sont toujours encerclés par les navires militaires israeliens qui les ont menacé de reprises violentes si le bateau ne rentre pas à Chypre. Ils ne vont pas y rentrer..

Nos militants ont ralenti la vitesse du bateau et ils ont expliqué aux israéliens :
Qu’ils ne devraient pas tirer sur des civils non armés..... des travailleurs pour les droit de l’Homme, des journalistes, Mairead Maguire (prix nobel de la paix) et Cynthia McKinney (ex parlementaire américaine).
Que malgré les menaces israéliennes, ils vont continuer leur route vers Gaza.

Nous vous prions d’appeler immédiatement les bureaux des Forces d’Occupation israéliennes et exiger qu’ils arrêtent tout de suite ces menaces contre le ’Spirit of Humanity’.

Veuillez aussi renvoyer ce message à tous vos contacts.

Merci.

TELEPHONER ou FAXER les forces maritimes israéliennes au : tel : +972 3737 7777 ou +972 3737 6242 fax : +972 3737 6123 or +972 3737 7175

TELEPHONER Mark Regev au bureau du Premier Ministre au : +972 2670 5354 or +972 5 0620 3264 mark.regev@it.pmo.gov.il

TELEPHONER Shlomo Dror au Ministre de la Défense au : +972 33697 5339 or +972 50629 8148 mediasar@mod.gov.il ###


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Le bateau « Spirit of Humanity » tentait d’atteindre Gaza avec du matériel médical pour la population de Gaza prise au piège du blocus israélien et des personnalités et militants de défense des droits humains. Des navires de guerres l’ont intercepté au large de la Bande de Gaza, mardi matin.

Le bateau avait quitté le port de Larnaca, à Chypres, lundi matin. Il devrait arriver dans la bande côtière aujourd’hui. 21 militants de droits de l’homme sont à son bord, y compris le prix Nobel Mairead Maguire et l’ancienne députée au Congrès U.S. Cynthia McKinney.

La marine israélienne a approché « Spirit of Humanity » à 1h40 du matin, et a menacé d’ouvrir le feu si le bateau n’aurait pas fait demi-tour. Les activistes ne se sont pas laissés intimider et les forces israéliennes ont commencé à brouiller les GPS, les radars et le système de navigation, ceci en violation directe du droit matitime international.

Huwaida Arraf, présidente du Free Gaza Movement, parlait au téléphone avec les canonnières israéliennes : « Vous ne pouvez pas ouvrir le feu sur des civils non-armés. »

La députée McKinney a affirmé : « Je suis furieuse. Nous exigeons que le gouvernement israélien rappellent leurs chiens d’attaque. Nous sommes des civils non-armés à bord d’un bateau non-armé amenant de l’aide médicale et de l’aide pour la reconstruction à d’autres êtres humains à Gaza. Pour l’amour du ciel, pourquoi Israël voudrait nous attaquer ? »

Il y a une demi heure (8.45 heure à Paris) l’équipage a envoyé un message, déclarant d’être encore entouré par cinq navires de guerre israéliens qui leur ordonneraient de faire marche arrière.

« Cette aide est absolument nécessaire pour la population de Gaza », a déclaré Maguire. « Le président Obama a appelé les Palestiniens à renoncer à la violence, mais Israël leur refuse le droit de résister de façon non-violente au siège de Gaza. »

Huwaida Arraf a souligné : « Nous ne cherchons pas une confrontation. Nous avons voyagé à travers des eaux chypriotes, nous sommes entrées dans des eaux internationales et nous entrerons dans les eaux de Gaza. Nous n’avons pas été en Israël. Le blocus israélien sur la bande de Gaza est un acte de punition collective et une violation flagrante du droit international. Nous appelons nos gouvernements à prendre des mesures pour respecter leurs obligations en vertu de la quatrième Convention de Genève. Si ils ne le feront pas, ou jusqu’à ce quand ils ne le feront pas, nous agirons. Nous viendrons à Gaza, encore et encore, jusqu’à ce que ce siège brutal sera cassé. Nous invitons les bonnes personnes du monde entier à se joindre à nous. »

Pour plus d’informations :

Greta Berlin (Anglais/ Français) ou Caoimhe Butterly (Anglais/Arabe/Espagnol) au 00357 99 081 767 / friends@freegaza.org

This e-mail address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view it

www.FreeGaza.org

Pour des informations en directe sur le parcours du « Spirit of Humanity » : http://www.freegaza.org/live

publié par PNN

http://french.pnn.ps/index.php?opti...

chapeau : CL, afps

Lien de l'article: http://www.france-palestine.org/article12214.html

Un bateau d’aide à Gaza encerclé par la marine israélienne

Paru sur le site Protection-palestine.org le 30 juin 2009
Par AFP via le Monde

Un bateau transportant 21 militants pro-palestiniens a été encerclé mardi en pleine mer par cinq navires de la marine israélienne pour l’empêcher d’atteindre la bande de Gaza, a indiqué le mouvement "Free Gaza" qui organise cette expédition. "Des bâtiments de guerre israéliens ont entouré le bateau et menacé d’ouvrir le feu s’il ne faisait pas demi-tour. Lorsque les activistes ont refusé de se laisser intimider, les forces d’occupation israéliennes ont commencé à brouiller leurs instruments de navigation", a affirmé le mouvement dans un communiqué.

Le bateau transportant du matériel médical, des jouets et des kits d’aide humanitaire est parti de Chypre lundi dans le but de dénoncer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza depuis la prise de contrôle du Hamas islamiste en juillet 2007. Plusieurs expéditions du même ordre avaient été menées avec succès l’an dernier et avaient permis de remettre de l’aide aux habitants de Gaza. Mais une dernière tentative, à la mi-janvier, en pleine offensive de l’Etat hébreu dans le territoire palestinien, avait été repoussée par la marine israélienne.

Le bateau, sur lequel se trouve des activistes de 11 nationalités dont la prix Nobel de la paix Mairead Maguire, devait accoster sur les côtes de la bande de Gaza mardi, après une trentaine d’heures de trajet.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a indiqué que ce bateau n’avait pas le droit de pénétrer dans les eaux territoriales de la bande de Gaza, "car ses propriétaires ont menti en affirmant au départ que le port de destination était Port-Saïd" en Egypte. "De plus, les eaux territoriales de la bande de Gaza, de même que toute l’enveloppe extérieure des frontières des territoires palestiniens, sont restées sous la seule responsabilité d’Israël aux termes des accords d’autonomie conclus en 1993", a ajouté ce responsable.

Interrogé sur la manière dont Israël allait agir envers le bateau, le responsable s’est borné à affirmer que "la marine israélienne avisera".

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-39729135@7-60,0.html

Lien de l'article: http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7538

Des enfants de Gaza envoient un message au monde ...

Paru sur le site info-palestine le mardi 30 juin 2009
Récit et photos : Ayman Quader

Depuis l’établissement des camps de réfugié palestiniens en 1949 au lendemain du conflit palestino-israélien, les réfugiés palestiniens ont profondément souffert et cette souffrance est d’une longueur extrême.

Le droit le plus élémentaire à la vie elle-même leur est refusé. Il faut rappeler que les camps de réfugiés ont été établis comme solution provisoire après que ces personnes se soient sauvées ou aient été expulsées de leurs maisons. Les conditions de vie du réfugié palestinien sont très misérables et il manque des éléments quotidiens et de base qui lui sont nécessaires pour un développement dans des conditions saines.

Les conditions de vie des Palestiniens réfugiés est terriblement difficile car ils vivent sous l’indice de pauvreté et luttent pour leur survie alors que leur nombre a considérablement augmenté. Les maisons des réfugiés sont si proches les unes des autres qu’il n’y a que des passages étroits pour circuler.


La famille d’Al Aqra’ est une famille orpheline de père et qui vit dans le camp de réfugiés de Dair Al Balah au centre de la bande de Gaza. La longue souffrance de cette famille parmi d’autres est représentative de toute la vie qui règne dans ces camps misérables. La situation de cette famille a empiré il y a quelques années au cours d’un siège de Gaza car ils ont perdu leur unique soutien de famille et n’ont depuis disposé d’aucun appui.


Ali Aqran, âgé 9 ans, parle de ses conditions vie comme d’un enterrement pour lui et sa famille. « Nous avons vécu dans des conditions très difficiles. Et moi, un enfant de 9 ans, qu’ai-je fait de mal pour être traité aussi cruellement » ? Le famille d’Ali se compose de 5 personnes, la mère comprise, qui luttent pour maintenir une vie décente pour ses enfants. Ils vivent dans une structure dont on ne peut dire qu’il s’agit d’une maison. La « maison » a été construite avec différents matériaux mais sans ciment.

La seule pièce couverte [en dur] a été totalement détruite lors de la récente guerre contre Gaza, lorsque cette pièce a été frappée par un missile au moment d’une des attaques. Cette pièce est devenue un endroit pour les chatons des enfants, inutilisable pour les humains. Le reste de la « maison » est fait de bois renforcé avec des feuilles d’amiante. Il fait insupportable chaud durant les mois d’été. La salle de séjour est peu aménagée avec quelques meubles de mauvaise qualité.


La plupart des familles qui ont perdu leur principal soutien ont aussi perdu tout support affectif. La responsabilité de soutenir la famille et les besoins de plus en plus importants, dans ces cas-là, reposent sur les épaules de la mère. Tout dépend principalement des associations caritatives et de l’aide de quelques autres.


Ali et ses deux autres frères dorment habituellement à l’extérieur, sous le ciel, pendant que le seul abris disponible est réservé à la mère et à la soeur. Il n’y a pas assez d’espace pour que tous dorment à l’intérieur et l’espace disponible leur est réservé à toutes deux.


J’ai interrogé Ali au sujet de ses expériences personnelles d’enfant pendant la récente guerre contre Gaza. « Nous avons connu des conditions très critiques pendant la période de la guerre car nous n’avons plus eu aucun endroit sûr. » Il a poursuivi : « Regarde ! Regarde ! Regarde ! Il n’y a pas de toit qui pourrait nous protéger contre les tirs israéliens et comme nous vivons près de la mer nous avons été visés au hasard par les vaisseaux de guerre israéliens ».


Ali a ensuite ajouté : « Nous n’avons pas évacué notre maison pendant la durée de la guerre car les écoles de l’UNRWA qui servaient d’abris étaient loin d’ici, ainsi nous sommes restés les uns près des autres. Un jour le matin, des dizaines d’éclats d’obus ont directement frappé notre maison aussi bien que celles de nos voisins et ont gravement blessé mon ami Mohamed.


Quand j’ai demandé à Ali comment il passe habituellement son temps, il a pris une respiration profonde et répondu : « J’ai du temps disponible pour jouer, mais je n’ai pas d’espace pour jouer. Comme nous sommes des enfants sans leur papa, j’essaye toujours d’aider ma mère à s’occuper des enfants plus petits et de notre maison. Je vais régulièrement à la mer qui est à côté et j’y passe du temps avec mes amis à jouer sur la plage et à marcher. Parfois, quand nous entendons un vaisseau de guerre israélien tirer sur les filets des pêcheurs, nous courons de nouveau à nos maisons » raconte encore Ali.


D’autres photos peuvent être consultées à :
http://picasaweb.google.com/ayman.q...

* Ayman T. Quader vit dans la bande de Gaza. Il peut être joint à ayman.quader@gmail.com
Adresse de son blog : http://peaceforgaza.blogspot.com/20...

25 juin 2009 - Communiqué par l’auteur
Traduction : Claude Zurbach

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6861

Un journaliste humilié et battu - Un an après

Paru le mardi 30 juin 2009 sur le site info-palestine.net le 30 juin 2009
Par Mohammed Omer - AgenceGlobal.com

Le 26 juin 2008 est un jour que je n’oublierai jamais. Parce que les évènements de cette journée ont irrévocablement changé ma vie. Ce jour là, je fus détenu, interrogé, sujet d’une fouille au corps et torturé alors que je tentais de retourner à la maison, après une tournée de conférences en Europe.

Répression d’une manifestation contre les expropriations de terre dans le village de Bat Ayin en Cisjordanie sous occupation. Un exemple de la violence des soudards israéliens qui partout appliquent la même brutalité et cruauté - Photo : AP/Nasser Shiyoukhi

Tournée qui connut son apogée alors qu’avec le journaliste indépendant américain Dahr Jamil, nous recevions et partagions, à Londres, le Prix du Journalisme Martha Gelhorn. Une récompense décernée aux journalistes qui démasquent la propagande qui, souvent, masque les violations des droits humains.

Je tiens à dénoncer les dénis de la part d’Israël et les reportages incorrects réalisés par quelques journalistes, tout en demandant à l’Etat d’Israël de reconnaître ce qu’il m’a fait subir, de poursuivre les membres du Shin Bet responsables de cela et de mettre en place des procédures qui protègent les autres journalistes de traitements pareils.

Depuis 2003, J’ai été la voix des sans-voix de la bande de Gaza assiégée, par le biais d’un certain nombre de publications et de bulletins d’information, allant du Washington Report on Middle East Affairs à la BBC, du Morgenbladet en Norvège à Democracy Now !. Ces reportages mettaient à nu la fiction consciencieusement élaborée permettant le contrôle et l’exploitation de cinq millions de personnes. Leur impact, ajouté aux reportages d’autres écrits, servait à changer l’opinion publique des Etats-Unis et de l’Europe, concernant la dynamique d’Israël et son occupation de la Palestine.

Après avoir reçu le prix Martha Gelhorn, je retournais chez moi à travers le passage Allenby en Cisjordanie occupée, entre la Jordanie et Israël. C’est là que je fus détenu, interrogé et torturé plusieurs heures par le Shin Bet et les gardes frontières. Quand il apparut que j’étais proche de la mort, une ambulance fut appelée pour me transporter à l’hôpital. Depuis ce jour, ma vie a été une année de soins médicaux, de douleurs et quête de justice en permanence.

Lisa Dvir, de l’Autorité de l’Aéroport Isralien (IAA),l’agence responsable de contrôler les frontières israéliennes a déclaré, dans un article daté du 29 juin par Mel Frykberg pour l’Inter Press Service : « L’IAA n’a jamais été au courant de la fonction et attestations journalistiques de Omer. »

Cette déclaration est totalement incorrecte et impossible pour deux raisons. La première, parce que je suis Palestinien, je suis incapable d’entrer en Israël ou de quitter Gaza, même à travers la frontière de Rafah avec l’Egypte, sans l’autorisation israélienne, quelque chose d’assez difficile à obtenir. Chaque fois que j’ai quitté Gaza pour des tournées de conférences, cela a nécessité un important travail de lobbying et des manœuvres politiques par différents gouvernements. En 2006, ce fut le gouvernement américain qui finalement réussit à me décrocher un visa. En 2007 le Parlement hollandais m’invitait à nouveau pour parler au Comité des Affaires Etrangères et en 2008, lorsqu’il fut annoncé que j’avais gagné le Prix Martha Gelhorn plusieurs états européens demandèrent à Israël de m’accorder un visa, mais ce fut le député hollandais Hans Van Baalen qui, après de grands efforts, assura et me garantit mon passage. C’est-à-dire le passage hors de Gaza et Israël, aussi bien que le retour, en 2007 et 2008, à la condition que je voyage et sois escorté par des membres de l’ambassade de Hollande à Tel Aviv, et aussi bien en Israël que dans la Cisjordanie occupée. Par conséquent j’étais sous escorte diplomatique et ceci à la connaissance totale du gouvernement israélien lorsque j’arrivais à Allenby le 26 juin. En fait, la sécurité israélienne avait bloqué mon retour durant quatre jours, m’obligeant à manquer un mariage au sein de ma famille et devoir attendre en Jordanie.

Deuxièmement, l’affirmation de Dvir consistant à dénier que l’IAA savait que j’étais un journaliste est démentie par les actions du Shin Bet et de la police de la frontière. Durant l’interrogation, un des membres du personnel de la sécurité israélienne n’a cessé de fouiller mes affaires en ne cessant de demander : « Où est l’argent du Prix, Mohammed ? » Le prix est seulement donné aux journalistes. Non seulement étaient-ils parfaitement conscients que j’étais un journaliste, mais ils savaient exactement combien j’avais reçu, pour quoi et où.

Dvir a persisté dans le mensonge en s’exclamant : « Nous aimerions savoir avec qui Omer a parlé afin de recevoir son accréditation pour passer à travers Allenby. Nous offrons un service spécial aux journalistes lorsqu’ils passent à travers nos postes frontières, et si nous avions su qu’il rentrait ceci ne serait pas arrivé. » Son déni a choqué un diplomate hollandais de Tel Aviv qui avait confirmé avec la permission étatique mon passage le 26 juin. Encore une fois, je voyageais sous escorte diplomatique et quand j’ai demandé de téléphoner à l’escorte - attendant de l’autre côté du terminal - la réponse du Shin Bet fut qu’ils savaient et qu’ils ne s’en souciaient pas.

Bien que refusant d’admettre que l’interrogatoire et la torture eurent lieu, Divr a par la suite insisté sur l’idée que les actions du Shin Bet sont hors du contrôle de son département : « Je ne suis pas au courant des évènements qui ont suivi sa détention, et nous ne sommes pas responsables du comportement du Shin Bet. » Mais l’Autorité de l’Aéroport Israélien, le département de Dvir, comme la majeure partie d’autorités portuaires, est responsable pour la sécurité frontalière. Et ceux qui font respecter cette sécurité en Israël sont les membres de l’armée et le Shin Bet.

Malheureusement les manœuvres de diversion de Dvir n’étaient que le début. Dans les jours qui ont suivi ma détention et ma torture, l’office de presse du gouvernement israélien a reconnu que bien que voyageant sous escorte diplomatique j’avais été fouillé « vu la suspicion qu’il avait été en contact avec des éléments hostiles et qu’il lui avait été demandé de délivrer des biens de Judée et Samarie (la Cisjordanie occupée). » Ceci a été mentionné et cité dans divers articles. Comme chaque autre personne entrant, mes sacs furent passés au rayon-X examinés à de nombreuses reprises excluant ainsi toute possibilité que je sois en train de transporter quelque type de contrebande que ce soit. Et je voyageais dans le voiture de l’ambassade hollandaise directement de Erez à Gaza, comme indiqué aux autorités israéliennes. Il n’y avait aucune possibilité pour moi de délivrer quelques « articles » que ce soit à quiconque.

Confrontés avec les rapports médicaux, les blessures y compris les côtes brisées, les officiels israéliens ont déclaré à la BBC le 1er juillet 2008 que « Il a perdu l’équilibre et il est tombé pour des raisons qui nous sont inconnues. » D’autres officiers ont suggéré : « M.Omer a eu une dépression nerveuse due à une forte température. »

Malgré les tentatives de déni, le praticien de médecine d’urgence qui était assis à l’arrière de l’ambulance avec moi déclara : « Nous avons noté des empreintes de doigts sur son cou et son thorax. » Le type de marques causées par utilisation excessive de la force souvent utilisée par les spécialistes pour identifier un attaquant.

Quand la reporter Karin Laub de l’Associated Press m’appela sur mon téléphone pour une interview après mon épreuve, je lui détaillais comment j’avais été déshabillé et tenu en joue par une arme. Sa réponse ? « Continuez » déclara-t-elle « ceci est normal par rapport à ce que nous entendons arriver à l’aéroport Ben Gourion. Ce n’est rien de nouveau. »

Torturer, fouiller intimement et détenir sous la force d’une arme des journalistes récompensés comme tels, ou tout autre humain, est donc normal dans le plus grand aéroport israélien ? L’apathie de Madame Laub continua. Dans son article pour l’Associated Press du 29 juin elle écrivit qu’elle avait interviewé « Dr. Husseini, qui affirme qu’il n’y avait pas de signes de traumatismes physiques. »

Il n’y a qu’un problème avec ceci. Le Dr. Husseini ne m’a jamais traité. Le ministère de la santé de Ramallah a confirmé que Husseini n’a jamais fait une telle déclaration à la journaliste de l’AP. Pour des raisons qu’elle seule doit connaître, Madame Laub semble avoir fabriqué ce commentaire et ignoré sciemment des rapports médicaux et des déclarations de personnel paramédical présent, ce qui est d’ailleurs contraire à l’éthique journalistique et aux standards de l’Associated Press. Malgré ceci, aucune investigation indépendante n’a eu lieu.

Cependant, le correspondant de Jerusalem du Los Angeles Times, Ashraf Khalil, a conduit une enquête concernant mon cas et notait dans son article du 3 novembre 2008, que mes dossiers médicaux décrivent : « Mollesse dans la partie antérieur du cou et dans le haut du dos, notamment le long des côtes droites, douleur modérée à sévère, » et « pour raison de douleurs, l’examen du scrotum réalisé a révélé une varicocèle (dilatation variqueuse des veines du cordon spermatique) sur le côté gauche et une opération a été décidée plus tard. » De la fièvre et une chute n’occasionnent pas des marques si distinctives. Des coups de pieds, de poings et autres raclées le font. Poursuivant Khalil explique que « Mahmoud Tarary, personnel soignant est arrivé dans une ambulance de la Société du Croissant Rouge Palestinien et dit avoir trouvé Omer dans un état mi-conscient avec des meurtrissures sur son cou et sa poitrine. Tararya dit que les officiers de la sécurité israéliens étaient en train de demander à Omer de signer « une sorte de formulaire écrit en hébreu. L’employé paramédical dit qu’il est intervenu, a séparé Omer des soldats et l’a chargé dans l’ambulance, où il est resté dans un état semi-inconscient lors de la majeure partie du voyage jusqu’à l’hôpital. »

Khalil note dans son article que Richard Falk, Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme, a écrit à Verhagen, ministre des Affaires Etrangères des Pays-Bas et a déclaré : « J’ai examiné la crédibilité de M. Omer et sa narration de la suite des évènements, et je les trouve parfaitement crédibles et corrects. »

Se relever mentalement et physiquement de torture et interrogatoire est loin d’être simple. Ceci ne devrait arriver à personne. Mon objectif concernant mon dossier est d’attirer l’attention sur les droits humains universels, les droits de la liberté d’expression et la liberté de mouvement. Il y a des endroits dans ce monde, où ces libertés n’existent pas. Israël clâme ne pas être un de ces endroits, mais aussi bien le gouvernement et la complicité de journalistes prenant individuellement part à dissimuler ce qu’ils m’ont fait, me prouvent le contraire. Ironiquement, le jour où le Shin Bet choisit de me détenir, m’interroger et me torturer - le 26 juin - est la date choisie par les groupe des droits de l’homme comme Journée Internationale contre la Torture.

* Mohammed Omer a collaboré à de nombreuses revues et magazines, y compris le Washington Report on Middle East Affairs, Pacifica Radio, Electronic Intifada, The Nation, et Inter Press Service ; Il a également fondé le blog Rafah Today . Il a été récompensé du Prix pour le Jourrnalisme 2007 Martha Gellhorn.

26 juin 2009 - Agence Globale - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.agenceglobal.com/article...
Traduction de l’anglais : Astre

Lien de l'article:
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6860

Dweïk rencontre Abbas et affirme l'importance de réaliser l'unité nationale

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 juin 2009

(Photo CPI)

Ramallah – CPI
La commission de la présidence du conseil législatif palestinien dirigée par Dr. Aziz Dweïk, a rencontré, ce lundi 30 juin, le président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, en discutant des moyens pour activer le travail du conseil législatif.

Le secrétaire du conseil législatif palestinien, Mahmoud Al Roumahi, a dit dans une déclaration spéciale au centre palestinien d'information à la fin de cette rencontre qui a regroupé le Dr. Dweïk, Dr. Al Roumahi et le deuxième adjoint du président du conseil législatif, Dr. Hassan Khraicha avec Mahmoud Abbas, et que les atmosphères étaient positives.

Il a souligné qu'ils ont discuté de toutes les questions sur la scène palestinienne dont le dossier de l'entente nationale et du travail du conseil législatif.

"Abbas a reconnu la légitimité du président du conseil législatif, Dr. Aziz Dweïk", a ajouté Khraicha.

Ils ont contacté tous les blocs parlementaires pour tenir une séance dans le siège du conseil législatif palestinien dans le but de travailler pour activer son rôle.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7othNwr2k57gFElMiATMmQMYR0cmHYyK%2bKUHPn%2fhTjF7ja31tmsWhZIqgr%2fNq4cvHlTjDVsLPkg8SUfT7%2fwOZbwaTXKeAE7SRe2BLPLNpJwU%3d

La commission de l’ONU commence ses enquêtes sur les crimes de l’occupation à Gaza

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 29 juin 2009

(photo CPI)

Gaza - CPI
La commission des nations Unis chargée d'enquêter sur les crimes de l’occupation contre la population civile de la Bande de Gaza a entamé, hier dimanche 28/6, ses enquêtes en entendant les témoignages de certaines victimes palestiniennes.

Une source palestinienne bien informée a souligné que la commission, sous la direction du haut juge, Richard Goldston a entamé, hier, ses enquêtes à Gaza dans le siège du bureau de l’URNWA allié à l’ONU, tout en révélant que ces enquêtes vont durer deux jours consécutifs.

Il est à noter que cette commission a été nommé par le conseil des droits de l’homme de l’ONU, pour enquêter, d’une manière sérieuse, sur les crimes de guerre horribles perpétrés par l’occupation israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza, après que plusieurs institutions, organisations juridiques régionales et internationale et des personnalités libres au monde ont exigé la poursuite judiciaire contre les dirigeants sionistes coupables, dans le but de renforcer la justice internationale.

La source a dévoilé que les membres de la commission de l’ONU, ont rendu visite à 40 endroits ciblés par les forces de l'occupation et ont entendu des dizaines de témoins palestiniens, ainsi que les proches des victimes dont la famille de Samouni qui avait perdu 29 de ses membres.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7qT01OHFIE74ww%2fW1%2bMZzSP7RIogLTwT1ITEiphJ%2fqk9QYBB6xWoMdFc0OQK7BxEyqinYjUoDkLzRd18wmh1VhuNeu5a3YmslyjI6BS40tJ0%3d

Dweïk : les interventions étrangères causent les désaccords palestiniens

Publié sur le site du Centre Paletinien d'Information le 29 juin 2009

(Photo CPI)

Ramallah – CPI
Le président du conseil législatif palestinien, Dr. Aziz Dweïk, a affirmé que les principales causes des désaccords palestiniens internes sont les interventions étrangères dans les affaires palestiniennes internes et la vie des palestiniens qui vivent sous l'occupation sioniste.

Il a affirmé que l'enlèvement des députés palestiniens représente le sommet de l'injustice.

Dans un entretien spécial avec le centre palestinien d'information, Dr. Dweïk a dit, le lundi 29/6, que les situations des captifs palestiniens sont très mauvaises dans les prisons sionistes.

Il a souligné que les captifs dans les prisons sionistes étudient une initiative pour finir les désaccords palestiniens internes, en déclarant qu'ils possèdent plusieurs solutions pour cette crise.

Il a affirmé qu'il va poursuivre son travail au parlement et va déployer tous ses efforts pour finir les désaccords palestiniens internes, tout en appelant à la libération tous les captifs politiques pour créer les atmosphères positives du dialogue.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7ucA4bZ9mmAE8XJdfD98UCo8Fao0K4TIBllwAL5jdyjkzCgCJLWuyd7DL4pjqR%2bpcwHVC1Z4Z4kQq5KkCaj5K23vNrts8jbLb6Hne9MoiR4k%3d

Un plan sioniste pour construire 1450 nouvelles unités coloniales en Cisjordanie

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 juin 2009

(Photo CPI)

Al Qods occupée – CPI
Le ministre sioniste de la guerre a annoncé, ce matin lundi 29/6, son adoption d'un projet pour construire 50 nouvelles unités coloniales dans la colonie d'Adam, installée illégalement au nord de la ville occupée d'Al Qods, dans le cadre d'un plan pour construire 1450 nouvelles unités coloniales.

La radio hébreu a prétendu que cette construction vise à transférer les habitants de la colonie random de "Migron" vers la colonie d'Adam.

Elle a déclaré que cette décision vient dans le cadre de la réponse du ministre Barak à une plainte présentée à la haute cour par le mouvement "Paix maintenant", en appelant à l'évacuation de Migron et le gèle des nouvelles unités coloniales à Adam.

On souligne que le ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak, va se diriger aux Etats-Unis pour rencontrer l'envoyé spécial américain à la région du Proche-Orient, George Mitchell, et discuter de la question des nouvelles constructions dans les colonies sionistes.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7TtrSzmBIjdekLGLbRZ3IN4Y7it5khVKI2bwk8lA6TKph0dwhOgnGE9cXJNhQW9mmIpQ8TTeHilocFzOJiwELpFMcx1hoF1c4gKbqNu%2bwEtk%3d

Al Qassam frappent les forces sionistes à l'est de Gaza

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 juin 2009

(Photo CPI)

Gaza – CPI
Les brigades d'Al Qassam, la branche militaire du mouvement Hamas, a fait face, hier soir, lundi 29/6, à des forces sionistes qui ont envahi la région située à l'est du quartier de Zeitoun, à l'est de la ville de Gaza, en les ciblant avec 2 obus de mortier.

Dans un communiqué militaire dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, les brigades ont dit que cette opération vient dans le cadre de leur riposte aux incursions sionistes continuelles dans les territoires palestiniens.

Elles ont averti l'ennemi sioniste de commettre toute bêtise contre les palestiniens dans la Bande de Gaza, en affirmant que ses résistants sont prêts pour faire face à toute agression sioniste.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Ji098z9GS52yf%2f%2b1t2T4tfY6CBuIxbpR45pd7izHEeSPjgOBJ%2fWO3ZOPFwD6YVP%2bpAgLVabHD0Xeb9fbyqKHLUi%2bV1Q75%2fm63p4rH3d6DWk%3d

1.5 million de palestiniens vivent des situations très détériorées à Gaza

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 juin 2009

(Photo CPI)

Genève – CPI
Le comité international de la croix rouge (CICR) a affirmé que 1.5 million de palestiniens vivent dans la pauvreté qui a augmenté dans la Bande de Gaza.

La croix rouge a dit dans un communiqué publié, le dimanche 29/6, dans son site d'Internet, que les palestiniens ne peuvent pas reconstruire leur vie, après 6 mois des dernières agressions sionistes contre la Bande de Gaza.

Le communiqué a ajouté que les restrictions imposées par les forces occupantes sur les importations empêchent les efforts des côtés donneurs qui ont promis de présenter 5.4 milliards de dollars pour reconstruire la Bande de Gaza.

Il a souligné qu'il existe un grand manque des principaux médicaments, ainsi que la détérioration du secteur sanitaire dans la Bande, après les opérations militaires sionistes.

Les quartiers de Gaza qui ont été ciblés par les tirs sionistes ressemblent à l’épicentre d’un puissant tremblement de terre et qu'ils ont besoin de grandes quantités de ciments, d’aciers et d’autres matériaux de construction pour permettre leur reconstruction.

En attendant l'entrée de ces matériaux de construction, des milliers de personnes qui ont tout perdu sont contraints de vivre dans des endroits très étroits avec leurs proches, alors que d’autres continuent de vivre dans des tentes, en endurant toutes les situations difficiles.

Malgré les activités de réparation urgentes qui ont été effectuées pour rétablir les services d'eau et d'assainissement après les agressions sionistes, mais elles restent toujours insuffisantes.

Le CICR a indiqué que le seul moyen pour résoudre cette crise est de lever les restrictions contre les importations des pièces de rechange, des conduites d’eau et des matériaux de construction tels que le ciment et l’acier pour permettre la reconstruction des maisons, ainsi que les entretiens et l’amélioration des infrastructures.

Enfin, le communiqué a dit que 69 millions de litres d’eaux usées qui sont partiellement traitées ou non traitées sont jetés directement dans la Méditerranée, à cause de l'incapacité pour les traiter.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7FZa3oSwOKHzT0XIDGZdIqVyllrba9y6%2fwCgHO4Q%2f7PJiD0uXaPoaK45Jw%2f31xaGFvfvsi6q6Epwyd%2bqTwWzQWLTlelSIoXreCYkh5GBk4Z4%3d

Al Khoudari appelle à sauver les solidaires sur le bateau "âme de l'humanité"

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 juin 2009

(Photo CPI)

Gaza - CPI
Le député et président du comité populaire anti-blocus, Jamal Al Khoudari a lancé un appel urgent à la communauté internationale et les hommes libres au monde pour intervenir et sauver les solidaires étrangers sur le bateau "âme de l'humanité".

Al Khoudari qui effectue une tournée étrangère pour renforcer la lutte du peuple palestinien a insisté dans une déclaration de presse dont le centre palestinien d'information a reçu, le mardi 30/6, une copie, sur l'importance de soutenir les solidaires étrangers qui s'exposent aux attaques et agressions sionistes dans la mer, près de la Bande de Gaza.

Il a souligné que ce voyage est légitime, alors que l'agression israélienne est illégale, où les forces maritimes de l'armée de l'occupation encerclent les militants pacifistes civils, en les menaçant d'ouvrir le feu sur eux, en cas de leur insistance de poursuivre le voyage vers la Bande de Gaza.

Al Khoudari a déclaré que ces voyages visent à briser le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza depuis des années.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7mVxGQPD0RjaW9b9XmzvFXaL8puMVfxjHFFEp3aSN7Ld71uPhzEDFVT2ReU7dfy5OyyHDooEI7Zxwsm89iEg1ImJH5Bmv6Q1ibqRkH7yogbc%3d

Incursion israélienne à Faraheen

Publié sur le site The International solidarity Movement le 29 juin 2009
Par ISM Gaza

Au matin du 27 juin, les forces israéliennes sont entrées dans le village de Faraheen et elles y sont toujours, en train de défoncer les terres agricoles. Selon les villageois, il y a maintenant 2 niveleuses, 2 blindés avec des canons, 2 tracteurs et 4 bulldozers sur les terres. L’armée a aussi mis le feu. Voir les 2 vidéos.





Source : Palsolidarity
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12267&type=temoignage&lesujet=Incursions

Sortir de Gaza - témoignage

Publié sur le site The International Solidarity Movement le 29 juin 2009
Par Natalie Abou Shakra

Dimanche matin 28 juin : Natalie et ses compagnons coincés à la frontière Egypte-Gaza
Chers bloggeurs et sympathisants,
La principale collaboratrice de ce blog, Natalie Abou Shakra, qui fait aussi partie de l’International Solidarity Movement (ISM), est actuellement à la frontière égypto-palestinienne, « la frontière de Rafah ». Je viens de lui parler au téléphone. Elle m’a informé que les autorités égyptiennes ne la laissent pas passer en Egypte, malgré son passeport étranger. Ils veulent la « punir », elle et ses camarades, pour être arrivés à Gaza par bateau et y être restés ces 7 derniers mois, bien que leur mission soit purement humanitaire. Natalie et ses compagnons sont à la frontière depuis des heures maintenant, et les autorités égyptiennes essaient de les refouler.

Dans la nuit, elle m’a envoyé le SMS suivant :

« Les Egyptiens nous torturent depuis des jours. Ils refusent de nous laisser sortir. Nous sommes du côté égyptien de la frontière, en terre égyptienne. Nous ne pouvons pas quitter les lieux, et ça risque de devenir violent. Pourtant, nous avons une coordination et une autorisation du Ministère égyptien des Affaires Etrangères. »

Un peu plus tard, un autre message :

« Nous restons dans le passage et s’ils nous touchent, l’ambassade est responsable. Si demain ils ne nous laissent pas sortir, nous entreprendrons une grève de la faim et nous prendrons contact avec le Free Gaza Movement, l’ISM et tous les autres médias que nous connaissons. »

Il est clair que les autorités égyptiennes veulent punir Natalie et ses camarades pour le travail humanitaire désintéressé qu’ils ont fait à Gaza pendant ces 7 derniers mois. Ce fait doit être souligné. Je vais prendre contact avec les ambassades et ministères concernés par ce problème pour dénoncer ces abus. Si les choses restent en l’état ou empirent, je vous invite à faire connaître cette situation aux médias. Les Palestiniens et les militants humanitaires ont droit au respect et à un traitement humain partout où ils vont. Le régime égyptien doit être tenu pour responsable de ces violations et abus sans fin.

Je vous tiendrai au courant.

Nader.

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Dimanche 28 juin, 14h : Depuis le passage côté égyptien, souffrances et humiliations par les autorités égyptiennes

Conversation téléphonique avec Natalie :

« Nous avons réussi à obtenir l’autorisation de traverser la frontière et une coordination avec le Ministère égyptien des Affaires Etrangères il y a 3 semaines. Le Ministère a dit que nos noms étaient au passage, et que nous étions autorisés à traverser. On nous a pourtant refoulés plusieurs fois, en nous disant que le passage était fermé.

Le passage a ouvert aujourd’hui 28. Nous sommes arrivés aux premières heures. Nous sommes entrés dans le passage et les soldats israéliens étaient sur leurs chars, nous souriant. Nous avons attendu jusqu’à tard dans la nuit, puis une fois de plus, ils ont refusé qu’on traverse. Le premier jour, environ 150 Palestiniens ont été autorisés à passer, sur les centaines et les centaines qui sont entassés à la frontière. Il y avait des malades nécessitant des soins médicaux, des personnes âgées, des femmes et des enfants qui sont obligés de quitter Gaza parce qu’ils ont un besoin urgent de suivi médical. Les autobus qui les transportaient étaient bondés. Pourtant, beaucoup d’entre eux ont été refoulés.

Quand les autorités frontalières ont demandé aux gens de repartir, ils n’ont pas répondu. Ils ont protesté et ont demandé d’entrer. Les autres sont restés là pendant des heures jusqu’à ce qu’ils soient tous obligés de partir. Parmi ces personnes, il y avait des malades, handicapés ou trop faibles pour rester même debout. Ils ont tous été traités comme des animaux, et même les animaux sont mieux traités.

Lorsque nous avons remis nos passeports aux Egyptiens, ils les ont pris violemment et ne nous ont jamais informés de ce qui allait se passer : Sommes-nous autorisés à traverser ? Combien de temps devons-nous attendre ? Que va-t-il se passer pour les centaines qui attendent ? Allons-nous récupérer nos passeports ? Beaucoup de questions, qui n’ont obtenu aucune réponse.

Les gens étaient assis par terre, la cafétéria au passage a des quantités limitées de produits. Il a beaucoup de paquets de chips, mais peu de bouteilles d’eau. Ceux qui avaient besoin de nourriture ne pouvaient rien se procurer, même s’ils avaient de l’argent.

Un officier appelle votre nom. Si vous le manquez, c’est fini. Si vous êtes endormi, fatigué, ou dans l’impossibilité de l’entendre au milieu de chaos sans fin à la frontière, c’en est fini de vos chances de traverser. Ils écrivent vos noms au crayon, sur du papier… la bureaucratie et le sous-développement à leur comble.

Les officiers égyptiens hurlent sur les Palestiniens, les traitent d’une manière très agressive et inhumaine. Ils disent sans arrêt : « Vous, les Palestiniens ! Tout est de VOTRE faute ! »

Une femme pleure, un vieil homme s’assoit par terre, l’officier égyptien le pousse. Un officier du renseignement vient juste de me dire qu’ils ne me laisseront pas passer parce que je suis au téléphone, que je vous raconte tout ça. Ils ne veulent pas qu’on sache leurs actions scandaleuses et inhumaines.

Des gens supplient de traverser la frontière, certains se mettent à genoux, d’autres frappent les vitres des bureaux des officiers. Je vois un vieil homme, dans un fauteuil roulant, qui demande à traverser, et un officier qui le secoue violemment. Les gens ne veulent pas être là. S’il y avait un trou dans l’air, ils feraient n’importe quoi pour passer par là. Ils sont obligés de venir ici, et ne sont pas autorisés à avancer.

Les Egyptiens sont d’accord avec les Israéliens, c’est clair. Désolée, je dois partir. »

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Dimanche 28 juin, 15h : Ils nous traînent par terre

Un SMS reçu de Natalie :

« Ils nous ont traînés par terre pour nous faire sortir du passage. Nous avons résisté… Ils ont continué à nous traîner vers la sortie. Le gars au passage m’a dit : “Vous n’allez pas passer. Vous allez me poursuivre ?” »

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Dimanche 28 juin, 15h36 : De retour sur le sol palestinien – par terre !

Dernier message de Natalie :

« Nous allons maintenant faire tamponner sur nos passeports que nous sommes allés en Egypte ! Je suis assise par terre tellement je suis épuisée. C’est de la torture, une technique de torture des Egyptiens. »

Source : Moments of gaza
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12264&type=temoignage&lesujet=Blocus

Dernières nouvelles du Spirit of Humanity, encerclé par la marine israélienne au large de Gaza

Publié sur le site The International Solidarity Movement le 30 juin 2009
Gaza - 30-06-2009

Dernières nouvelles du Spirit of Humanity, encerclé par la marine israélienne au large de Gaza
Par Free Gaza Movement

Messages de l'équipe Free Gaza : Nous venons d'être contactés par le bateau Spirit of Humanity. Ils sont à 24 miles de Gaza et sont toujours encerclés par les navires militaires israéliens qui les ont menacés de reprises violentes si le bateau ne rentre pas à Chypre. Ils ne vont pas y rentrer…
Nos militants ont ralenti la vitesse du bateau et ils ont expliqué aux israéliens :

- Qu'ils ne doivent pas tirer sur des civils non armés, des travailleurs pour le droit de l'homme, des journalistes, Mairead Maguire (prix Nobel de la paix) et Cynthia McKinney (ex parlementaire américaine).

- Que malgré les menaces israéliennes, ils continueront leur route vers Gaza.

Nous avons besoin de votre aide pour entrer à Gaza

Nous vous prions d'appeler immédiatement les bureaux des Forces d'Occupation israéliennes et d’exiger qu'ils arrêtent tout de suite ces menaces contre le Spirit of Humanity.

TELEPHONER ou FAXER les forces maritimes israéliennes au :
tel: +972 3737 7777 ou +972 3737 6242
fax: +972 3737 6123 or +972 3737 7175

TELEPHONER Mark Regev au bureau du Premier Ministre au :
+972 2670 5354 or +972 5 0620 3264
mark.regev@it.pmo.gov.il

TELEPHONER Shlomo Dror au Ministre de Défense au :
+972 33697 5339 or +972 50629 8148
mediasar@mod.gov.il

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Mardi, 30 Juin 2009 01:15

"Rappelez vos chiens d'attaque !"
Cynthia McKinney

Nous venons de parler avec les passagers. Tout le monde va bien, mais la situation est encore très tendue. Ils sont encore encerclés par des canonnières israéliennes qui menacent d'ouvrir le feu. La marine israélienne brouille actuellement leur système de navigation, en violation du droit maritime international et en mettant en danger les personnes à bord.

L'ancienne membre du Congrès américain, Cynthia McKinney, parlant depuis le SPIRIT, a dit, "Je suis furieuse. Nous exigeons que le gouvernement israélien rappelle leurs chiens d'attaque. Nous sommes des civils non-armés à bord d'un bateau non-armé amenant de l'aide médicale et de l'aide pour la reconstruction à d'autres êtres humains à Gaza. Pour l'amour du ciel, pourquoi Israël voudrait nous attaquer et menacer notre bien-être et sécurité ? Je demande que le Président Obama et la communauté internationale interviennent tout de suite pour empêcher que cette situation ne s'aggrave, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour des civils à bord."

Depuis que les systèmes de navigation du bateau sont brouillés, il a viré vers l'ouest pour rester dans les eaux internationales. Le Capitaine et l'équipage doivent travailler avec l'outil de navigation le plus ancien : la boussole, pour éviter d'entrer dans des eaux israéliennes.

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Mardi, 30 Juin 2009 00:07

ALERTE URGENTE - La marine israélienne encercle le SPIRIT et menace d'ouvrir le feu.

À 1h40 du matin, la marine israélienne a encerclé le SPIRIT, en route pour la Bande de Gaza. Nous avons reçu un appel du bateau nous disant qu'ils ont été menacés, on leur a dit de faire demi-tour ou qu'on allait leur tirer dessus.

Huwaida Arraf, une des organisatrices de la délégation, parlait au téléphone avec les canonnières israéliennes et nous pouvions entendre ce qu'elle disait, "Vous ne pouvez pas ouvrir le feu sur des civils non-armés." Elle l'a répété plusieurs fois. Au moment où nous écrivons, ils sont encerclés par plusieurs navires de guerre, leurs projecteurs braqués sur le SPIRIT.

Source : Free Gaza Movement

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12271&type=temoignage&lesujet=Actions

Des colons israéliens en foule attaquent deux villages près de Naplouse

Publié sur le site The International Solidarity Movement le 30 juin 2009
Par Maan News

Deux Palestiniens ont été blessés lundi soir, lorsque une foule de colons israéliens a attaqué les villages d’Asira Al-Qibliya et Far’ata, au sud-ouest de Naplouse.

Selon Ghassan Dughlus, le fonctionnaire palestinien chargé de surveiller l’activité de la colonisation au nord de la Cisjordanie, des dizaines de colons ont attaqué plusieurs maisons palestiniennes dans les deux villages, situés près de la colonie israélienne d’Yitzhar, et ils ont incendié des champs. Ils ont aussi fermé la route principale entre Far’ata, Naplouse et Qalqiliya, et tiré en l’air au fusil.

Les soldats israéliens sont arrivés et ont commencé à jeter des grenades lacrymogènes sur les Palestiniens. Au moins deux résidents ont été blessés par l’inhalation des gaz : Hani Sabbah, 22 ans, et Samir Hamdan, 24 ans, qui souffrent aussi de contusions dus aux coups des colons israéliens.

Muhammad Jamilm, membre du conseil du village d’Asira, a dit à Ma’an que les colons avaient saccagé les maisons de Jamal Yousif et de Mahmoud Dawood. Il a ajouté que les colons avaient détruit des champs. Il a affirmé que les forces israéliennes n’avaient stoppé les colons qu’après qu’ils aient terminé l’attaque qu’ils avaient organisée.

Source : Maan News
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12269&type=temoignage&lesujet=Attaques de Colons

Un checkpoint privé stoppe les Palestiniens qui ont “trop de nourriture”

Publié sur le site The international Solidarity Movement le 30 juin 2009
Par Amira Hass

Un checkpoint, en Cisjordanie, géré par une compagnie privée de sécurité, n’autorise pas les Palestiniens à passer lorsqu’ils portent de grandes bouteilles d’eau et certains articles alimentaires, a appris le Ha’aretz. MachsomWatch a découvert la règlementation, que des ouvriers palestiniens ont confirmé.

Checkpoint Irtah (Shaare Efrayim en langue de l'occupant). Photo Esti Tsal pour Machsomwatch.

Le Ministère de la Défense a répondu que les quantités non commerciales de nourriture n’étaient pas limitées. Il n’a pas fait de référence à la question de l’eau.

Le checkpoint, Sha’ar Efraim (Irtah pour les Palestiniens, ndt), est situé au sud de Tulkarem, et il est géré, pour le compte du Ministère de la Défense, par la compagnie de sécurité privée Modi’in Ezrahi. La compagnie empêche les ouvriers palestiniens de passer le checkpoint avec les articles suivants :
. de grandes bouteilles d’eau glacée,
. de grandes bouteilles de sodas,
. de la nourriture préparée à la maison,
. du thé et du zaatar (mélange d’épices, ndt).

La compagnie de sécurité dicte également la quantité d’articles autorisés :
. 5 pitas (petits pains ronds, ndt)
. une boîte de hummus et de thon,
. une petite bouteille ou une boisson en boite,
. une ou deux tranches de fromage,
. quelques cueillerées de sucre,
. de 5 à 10 olives.

Les ouvriers ne sont pas non plus autorisés à porter des ustensiles de cuisine et des outils de travail.

MachsomWatch (1) a dit à Ha’aretz que dimanche, un ouvrier du bâtiment de 32 ans de Tulkarem, qui est employé à Hadera, n’a pas été autorisé à passer le checkpoint avec son casse-croute, qui comprenait 6 pitas, 2 boites de crème, un kilo de sucre dans un sac plastique et une salade, également dans un sac plastique.

L’ouvrier palestinien type qui travaille en Israël a une journée de travail de 12 heures, y compris le temps de trajet et l’attente au checkpoint. Beaucoup partent de chez eux dès 2h du matin pour attendre en ligne au checkpoint ; un retard au travail se traduit souvent par un renvoi immédiat. Les ouvriers retournent chez eux vers 17h. L’attente au checkpoint peut prendre un à deux heures, à l’aller comme au retour, si non plus.

Les quantités de nourriture autorisées par Modi’in Ezrahi ne correspondent pas aux besoins alimentaires quotidiens des ouvriers, qui préfèrent ne pas acheter la nourriture dans les magasins israéliens considérablement plus chers.

MachsomWatch a informé les Forces Israéliennes de Défense (d’occupation, ndt) de ces nouvelles interdictions, mais n’a reçu aucune réponse, a dit l’organisation. Modi’in Ezrahi a déclaré que les questions devaient être adressées à l’administration des checkpoints au Ministère de la Défense.

Les militantes de MachsomWatch ont dit que le garde de la sécurité en fonction leur a dit que les restrictions alimentaires étaient imposées pour des raisons de “sécurité et de santé”. Cependant, au checkpoint voisin de Qalqilya, qui est toujours directement géré par l’armée israélienne, les ouvriers peuvent passer avec toute la nourriture interdite à Sha’ar Efraim.

La responsabilité du checkpoint de Qalqilya doit être transféré cette semaine à une compagnie privée, et les ouvriers s’inquiètent que des restrictions similaires y soient imposées.

Le bureau du porte-parole de l’armée a déclaré : « Il n’y a pas de limites de quantités de nourriture. Ils peuvent passer avec la nourriture nécessaire à la consommation personnelle pour une journée de travail. Quand un ouvrier arrive avec de grandes quantités de nourritures pour la vente plutôt que pour la consommation personnelle, on lui demande de passer par le checkpoint pour les marchandises, où celles-ci sont convenablement maniées, et avec les contrôles de douane appropriés. Ce passage est destiné aux piétons, pas aux marchandises. »

(1) MachsomWatch est une association d'Israéliennes qui s'installent aux checkpoints pour observer ce qui s'y passe, intervenir et dénoncer les mauvais traitements subis par les Palestiniens. Elle fait partie de ce qu'il est convenu d'appeler le "camp de la paix" israélien.

Source : Haaretz
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12268&type=analyse&lesujet=Checkpoints

LIBERTE POUR AHMAD SA’ADAT ET TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS - Lettre à Ban Ki-Moon, secretaire général de l'ONU

Publié sur le site he International Solidarity Movement le 29 juin 2009
Par Campagne pour la libération d'Ahmad Saadat > info@freeahmadsaadat.org

Merci de signer et de diffuser largement !
Rejoignez les dizaines d’organisations, universitaires et militants qui ont signé cette lettre à Ban Ki-Moon, dont la National Lawyers Guild, le Palestinian Youth Network, le député britannique George Galloway et beaucoup d’autres! Liste des premiers signataires ci-dessous

(Photo ISM)

Nous demandons votre signature et celle de votre association pour la lettre ci-dessous, inspirée par la grève de la faim du leader national palestinien Ahmad Sa’adat, appelant le Secrétaire-Général Ban Ki-Moon à prendre ses responsabilités et à agir pour protéger les droits, la santé et les vies des prisonniers palestiniens, et à exiger la liberté des 11.000 prisonniers politiques palestiniens. Cette lettre sera adressée au bureau de Ban Ki-Moon le 8 juillet 2009. Merci d’envoyer votre signature aussi rapidement que possible pour que nous puissions l’inclure, de préférence avant le 5 juillet 2009. Cette initiative est soutenue par la Campagne pour Libérer Ahmad Sa’adat. Envoyez vos signatures à info@freeahmadsaadat.org.

Les soutiens de toutes les organisations, individus, coalitions et institutions aux objectifs de cette lettre et aux droits et à la liberté des prisonniers palestiniens sont les bienvenus.

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A Monsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations Unies

Nous, organisations et individus soussignés, en appelons à vous pour que vous agissiez immédiatement pour défendre les vies, la santé et les droits des plus de 11.000 prisonniers politiques palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation israélienne. Il y a parmi eux de nombreux membres élus du Conseil Législatif Palestinien, dont Ahmad Sa’adat, Secrétaire Général du Front Populaire de Libération de la Palestine ; Marwan al-Barghouthi, dirigeant Fatah ; Abdel-Aziz Dweik, dirigeant Hamas et Président du Conseil, qui vient d’être libéré après trois années en prison, et des dizaines d’autres députés, en plus de milliers d’autres militants, syndicalistes, organisateurs communautaires, pères, mères, fils et filles.

Les prisonniers palestiniens souffrent dans des conditions qui violent les standards et normes internationaux, et sont incarcérés parce qu’ils refusent d’accepter une occupation brutale de leur terre et de leur peuple.

Ahmad Sa’adat vient de faire neuf jours de grève de la faim pour protester contre la politique d’isolement cellulaire qui s’est récemment durcie contre les prisonniers palestiniens. Les prisonniers palestiniens sont privés de visites familiales, quelquefois pendant des années, privés d’accès à des livres et à des revues, privés même de communications avec leurs compagnons dans les cellules d’isolement. Les prisonniers palestiniens, dont Sa’adat, sont couramment privés de soins de santé et de traitement médical.

Les prisonniers palestiniens sont placés en isolement parce qu’ils sont des leaders nationaux, et parce que le mouvement des prisonniers palestiniens a été une source d’inspiration pour tous les Palestiniens et pour tous ceux qui luttent pour la liberté. La grève de la faim d’Ahmad Sa’adat a eu un retentissement auprès de milliers de personnes dans le monde qui appellent à sa libération, comme exemple vivant et symbole de la détermination et de la force des prisonniers palestiniens malgré l’isolement et les conditions terribles et elle doit pousser tous ceux qui sont en dehors des prisons à agir. De nombreuses organisations pour les droits de l’homme et la justice sociale ont appelé à la libération de Sa’adat et à s’assurer que sa vie et sa santé ne soient pas en danger, ainsi qu'à la liberté et à la protection de tous les prisonniers palestiniens.

Le sort de ces 11.000 prisonniers politiques palestiniens est une question fondamentale de justice. Les droits des Palestiniens, en Palestine et en exil, sont niés – le droit de rentrer chez eux, à l’autodétermination et à la liberté, et ceux qui réclament ces droits sont sujets à emprisonnement, que ce soit dans la prison à ciel ouvert de Gaza sous siège, ou en Cisjordanie encerclée de murs, ou dans les geôles de l’occupation. Le silence, et quelquefois la complicité active des agences internationales, en particulier les Nations Unies, sur le déni des droits palestiniens ne peut pas continuer.

Nous en appelons à vous pour que vous preniez vos responsabilités et exerciez toutes pressions pour mettre fin à la torture, au traitement cruel et inhumain des prisonniers palestiniens, et fassiez libérer chaque prisonnier politique palestinien des prisons de l’occupation israélienne.

Avec nos meilleurs sentiments,

Campagne pour la Libération d'Ahmad Sa'adat
Campaign to Free Ahmad Sa'adat

Premiers signataires :

Al-Awda NY
American Iranian Friendship Committee
Arab American Union Members Council
Arab Muslim American Federation
Architects and Planners for Justice in Palestine
BAYAN USA
The Freedom Archives
Freedom Road Socialist Organization
International Action Center
International Jewish Anti-Zionist Network
International Socialist Organization
Jericho Movement - NYC
National Lawyers Guild
New Jersey Solidarity - Activists for the Liberation of Palestine
New Orleans Palestine Solidarity
NYC Labor Against the War
NY Committee For Human Rights in the Philippines
Palestine House
Palestinian Youth Network
PATOIS: New Orleans International Human Rights Film Festival
Socialist Action
US Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel
US Palestinian Community Network (USPCN) (Popular Conference)
War Times/Tiempo De Guerra
WESPAC Foundation

MP George Galloway, UK Parliament Member and coordinator of Viva Palestina USA medical aid caravan to Gaza
Prof. Bashir Abu Manneh, Columbia University
Musa al-Hindi, Omaha, NE
Susan Abulhawa, author, Pennsylvania
Yousef Abudayyeh, California
Prof. Emeritus Naseer Aruri, Dartmouth University
Dr.C.J. Burns-Cox MD FRCP, Gloucester UK
James C. Faris, Director Emeritus, University of Connecticut Program in Middle
East Languages and Area Studies
Sara Flounders, co-director, International Action Center
Prof. Emerita Sherna Berger Gluck, California State University Long Beach
Prof. Emerita Elaine Hagopian, Simmons College
Dr. Tikva Honig-Parnass, Jerusalem
Paul Hubbard, Providence, RI
Monadel Herzallah, San Francisco, CA
Charlotte Kates, attorney
Basem Khader, Chappaqua, NY
Peter Klosterman, Ph.D. Oakland, CA
Michael Letwin, Co-Convener, New York City Labor Against the War; Former
President, Assn. of Legal Aid Attorneys/UAW Local 2325
Dr. Renee Levant, Instructor, Master of Liberal Studies Program, Fort Hays State University
Professor Moshé Machover, London School of Economics
Dr. Bruce J. Malina, Dept of Theology, Creighton University
Ali Mili, Phillipsburg, NJ
Harald Molgaard, Twickenham, UK
Ardeshir and Eleanor Ommani, Founders, AIFC,
Dr. Nagesh Rao, Assistant Professor of English, The College of New Jersey
Dr. Ahdaf Soueif, author
Professor Mustapha Soueif, University of Cairo
Dr. Dahlia Wasfi, M.D., USA
Tony Whelan, London, UK

Campagne pour la Libération d'Ahmad Sa'adat

Source : Campagne pour la libération d'Ahmad Saadat
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12261&type=communique&lesujet=Prisonniers

lundi 29 juin 2009

George Galloway lance à partir de Washington une campagne d’aides pour Gaza

Publié sur le site Alter Info le 29 juin 2009

(photo CPI)

Washington - CPI
La campagne surnommée «que vive la Palestine» présidée par le député Britannique, George Galloway, a annoncé à partir de Washington le lancement d’une campagne d’aides pour soulager les souffrances des habitants de la Bande de Gaza, complètement étranglés par le blocus israélien sévère et injuste qui dure, depuis plus de 3 ans consécutifs, sous le silence ferme de la communauté internationale.

Lors d’une déclaration de presse, la campagne internationale sous la direction de Galloway qui possède une branche, à Washington, a annoncé que les activités de solidarité avec Gaza, vont commencer, aujourd’hui 29/6, à 7 heure p :m, à l’université américaine de Washington.

Les dons revenant de ces activités seront envoyés aux habitants de Gaza, à travers un convoi américain qui va se diriger des Etats-Unis vers Gaza, à travers le passage de Rafah, en coopération avec la direction égyptienne.

http://www.palestine-info.cc

>Lien de l'article: http://www.alterinfo.net/notes/George-Galloway-lance-a-partir-de-Washington-une-campagne-d-aides-pour-Gaza_b1459841.html

Cisjordanie: feu vert pour la construction de 50 logements dans une colonie

Paru sur le site actu.voila.fr le 29 juin 2009

(Photo AFP)

Le ministère israélien de la Défense a annoncé lundi avoir donné son feu vert à la construction de 50 logements dans la colonie d'Adam, en Cisjordanie, en dépit des pressions américaines et européennes sur Israël pour un gel total de la colonisation.

Cette décision a été prise pour permettre aux Israéliens installés à Migron, la plus grande colonie dit "sauvage" de Cisjordanie, de déménager à Adam, a ajouté le ministère dans son communiqué

Migron, construite sans l'aval des autorités, compte 200 habitants qui vivent dans une soixantaine de caravanes et deux maisons en dur, a indiqué la radio militaire.

Elle a précisé que ce feu vert pour la construction immédiate de 50 logements à Adam s'inscrivait dans un projet beaucoup plus vaste de 1.450 unités de logements qui doivent être construits à l'avenir dans cette colonie.

Le ministère de la Défense a rétorqué dans son communiqué que cette dernière information était "fausse, tendancieuse et inexacte".

Dans une réponse officielle présentée par le ministère de la Défense à la Cour suprême et communiquée à la presse, il est toutefois indiqué qu'un plan de construction de 1.450 logements existe. Il est précisé qu'il n'a pas obtenu les autorisations nécessaires pour être lancé.

L'annonce du feu vert pour les 50 logements a été faite quelque heures avant le départ pour New York du ministre de la Défense Ehud Barak, qui doit rencontrer mardi l'émissaire spécial américain pour le Proche-Orient George Mitchell pour discuter du dossier des colonies.

Le président américain Barack Obama ainsi que les Européens ont exigé un gel total de la colonisation en Cisjordanie. La communauté internationale ne fait pas de distinction entre colonies sauvages et colonies légales.

Selon les médias, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, soumis aux pressions de la communauté internationale, envisage un gel de trois mois de la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie, à l'exception des bâtiments en cours d'achèvement.

M. Netanyahu a engagé des consultations lundi matin avec plusieurs ministres pour déterminer la position du gouvernement israélien concernant la colonisation.

Le ministre travailliste du Commerce et de l'Industrie, Binyamin Ben Eliezer, a pour sa part affirmé à la radio publique qu'il soutenait "un moratoire de trois mois de la construction dans les colonies pour permettre une relance des négociations avec les Palestiniens".

Yariv Oppenheimer, le secrétaire général de la Paix Maintenant, un mouvement opposé à la colonisation, a lui appelé M. Barak à revenir sur sa décision et "à geler toutes les autorisations de construction dans les colonies".

Le député Michael Ben Ari, de l'Union Nationale, un mouvement d'extrême-droite, a pour sa part pressé les habitants de Migron de ne pas accepter de déménager à Adam.

"Aucune concession n'est possible lorsque le gouvernement décide de démanteler des colonies", a affirmé ce député à la radio.

Jusqu'à présent, le gouvernement israélien a maintenu son intention de poursuivre la construction dans les colonies existantes en avançant comme argument la nécessité de répondre à la "croissance démographique naturelle" de leurs habitants.

Selon le quotidien Yediot Aharonot, le gel de la colonisation envisagé ne concernerait pas 2.000 des 3.200 logements privés en cours de construction dans les implantations.

Lien de l'article: http://actu.voila.fr/actualites/monde/2009/06/29/cisjordanie-feu-vert-pour-la-construction-de-50-logements-dans-une-colonie_312179.html

Vers l'extension d'une colonie juive en Cisjordanie ?

Publié sur le site tempsreel.nouvelobs.com le 28 juin 2009

Le cadastre de la colonie juive de Maalé Adoumim demande à ce que de nouvelles
terres soient enregistrées. L'Etat hébreu refuse toujours de geler les activités de colonisation en Cisjordanie occupée.

La colonie israélienne d'Ofra, en Cisjordanie. (Reuters)


Le cadastre de la colonie juive de Maalé Adoumim a annoncé samedi 27 juin son intention d'enregistrer 13.900 hectares de terres en Cisjordanie occupée. Cet acte a pour but de consolider l'emprise israélienne sur ces territoires, en vue d'une éventuelle extension de l'implantation.

45 jours pour contester
Dans des encarts publiés par le quotidien palestinien Al-Quds, qui en fait samedi une information en Une, le cadastre, comme le veut la procédure, invite les Palestiniens se jugeant lésés par l'enregistrement de ces terres à protester contre cette mesure "sous 45 jours" auprès de l'administration militaire israélienne.
Le cadastre explique dans les encarts que la demande d'enregistrement des terres a été déposée par cette administration dont le QG se trouve dans la colonie de Beit-El près de Ramallah.
Selon Al-Quds, les demandes d'enregistrement portent au total sur 13.900 hectares de terres à l'est de Maalé Adoumim, dans la région de Nabi Moussa et de la Vallée du Jourdain.

Une région désertique
Il s'agit d'une région désertique où vivent des Bédouins qui ont déjà fait l'objet dans le passé de mesures d'expulsion en faveur de l'agrandissement de Maalé Adoumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie occupée, dont les limites "municipales" s'étendent déjà à l'est jusqu'à la Vallée du Jourdain.
En outre, l'Etat hébreu met en place depuis plusieurs années un projet, dit E-1, pour agrandir Maalé Adoumim vers l'ouest afin de la relier à Jérusalem. Il s'est engagé auprès des Etats-Unis à geler toute construction dans ce secteur, sans pour autant renoncer à ce plan.

Israël renonce toujours à geler les colonies
Les Palestiniens dénoncent vivement ce projet parce qu'il coupe pratiquement en deux la Cisjordanie, rendant extrêmement problématique la constitution d'un Etat palestinien indépendant. En dépit des pressions de la communauté internationale, venant notamment des Etats-Unis, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu refuse de geler totalement la construction dans les colonies. (Nouvelobs.com)

Lien de l'article: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090627.OBS2166/vers_lextension_dune_colonie_juive_en_cisjordanie_.html

Atermoiements de l’Union européenne face à Israël

Publié sur le site info-palestine.net le lundi 29 juin 2009
Par Isabelle Avran - Le Monde Diplomatique

Fin avril, à Luxembourg, le conseil des affaires générales et relations extérieures de l’Union européenne (UE) a préféré attendre avant de renforcer les relations de l’Europe avec Israël.

Décidée durant la présidence française de l’Union européenne le 8 décembre 2008, la mise en chantier de ce « rehaussement » a été de facto interrompue à l’issue de l’offensive meurtrière israélienne contre la bande de Gaza de décembre et janvier derniers.

De nouveau, le 15 juin 2009, le conseil - en marge duquel se tenait la neuvième session du conseil d’association entre l’UE et Israël- a réaffirmé cette orientation.

Ce choix marque-t-il seulement une pause conjoncturelle dans l’approfondissement des relations entre Bruxelles et Tel-Aviv, ou esquisse-t-il un réel tournant de la politique européenne au Proche-Orient ?

Déjà, dans une communication au Parlement européen et au Conseil le 23 avril 2009, trois mois après la fin de l’assaut israélien et quelques semaines après l’investiture du gouvernement de M. Benyamin Netanyahou, l’un des plus marqués à l’extrême droite de l’histoire d’Israël, la Commission européenne, pourtant activement engagée dans le rapprochement euro-israélien, notait : « Tout réexamen des relations bilatérales UE-Israël, notamment dans le cadre du plan d’action de la PEV [politique européenne de voisinage], doit tenir compte de la persistance du conflit israélo-arabe et de l’ensemble des développements politiques au Proche-Orient. La poursuite, voire l’extension accélérée des colonies de peuplement en 2008 ont eu une incidence négative tant sur le processus de paix que sur la liberté de circulation des Palestiniens et l’économie palestinienne. Cette situation a encore été aggravée par l’absence de progrès sur plusieurs engagements souscrits dans le cadre du plan d’action, comme la facilitation des échanges commerciaux palestiniens (1). »

Et pendant ce temps les constructions de colonies en territoires palestiniens vont bon train... Ici un nouvel immeuble dans la colonie juive de Har Homa dans Jérusalem-est. Et si finalement ces "atermoiments" n’étaient qu’un façon subtile de déguiser la complicité européenne à l’égard du colonialisme israélien ? - Photo : AP


Et le rapport de citer également l’aggravation de la situation de la population palestinienne, « déjà en situation de paupérisation avant l’offensive militaire en raison du blocus complet de la bande de Gaza », et un contexte politique envenimé du fait de l’opération « Plomb durci (2) ».

Cette position d’attente suscite cependant des réticences. La République tchèque, qui a exercé la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’au 30 juin, ne faisait guère mystère de sa volonté d’accroître les relations et les échanges des Vingt-Sept avec Israël. Le premier ministre tchèque (démissionnaire) Mirek Topolánek affirmait, dans un entretien accordé le 26 avril au quotidien israélien Haaretz, que « le processus de paix ne doit pas être lié aux relations entre l’UE et Israël (3) ».

Il réagissait aux propos de la commissaire européenne aux relations extérieures, Mme Benita Ferrero-Waldner, qui avait déclaré : « Nous pensons que de bonnes relations avec Israël sont essentielles (...) mais nous ne pensons cependant pas que le moment soit venu pour aller au-delà du niveau actuel des relations. (...) Nous attendons un engagement clair de la part du nouveau gouvernement israélien sur la poursuite des négociations avec les Palestiniens. (...) Nous attendons un arrêt de toutes les actions qui sapent notre objectif d’une solution à deux Etats (4). »

Toutefois, les ministres européens des affaires étrangères, réunis le 27 avril, n’ont pas suivi la présidence tchèque. Alors que Stockholm s’apprêtait à assurer la présidence de l’Union, le chef de la diplomatie suédoise, M. Carl Bildt, précisait que l’approfondissement des relations avec Tel-Aviv n’était qu’une « option ».

Quant à M. Bruno Le Maire, alors secrétaire d’Etat français aux affaires européennes, il considère qu’il est « dans l’intérêt de l’UE de développer ses relations avec Israël », mais admettait que le « bon sens » oblige l’Europe à « attendre la fin de l’examen politique [israélien] et les grandes lignes politiques qui sortiront de cet examen avant de prendre une quelconque décision nouvelle (5) ».

Tel-Aviv ne s’y est pas trompé, qui a immédiatement réagi, menaçant l’Union européenne de la tenir à l’écart du processus de paix. Les dirigeants israéliens rejettent toute pression sur leur politique, pression qui pourrait aboutir à la mise en cause des conditions économiques particulièrement avantageuses dont Israël bénéficie dans ses relations avec son principal partenaire commercial.

Israël est à l’origine de la demande d’approfondissement, en 2007. Le 16 juin 2008, le huitième conseil d’association entre l’UE et Israël lui a répondu favorablement.

Suscitant une vive critique de M. Francis Wurtz, alors président du groupe de la Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique (GUE-GVN) du Parlement européen, tant sur le fond que sur la méthode et l’absence de transparence de ce processus. Le texte du conseil, qui précise que les intérêts et objectifs communs des parties incluent « notamment la résolution du conflit israélo-palestinien par la mise en œuvre de la solution à deux Etats (6) », prévoit le renforcement des relations politiques, stratégiques, de sécurité et de défense, économiques, commerciales, scientifiques et technologiques...

Six mois plus tard, le 3 décembre 2008, les parlementaires européens tirent la sonnette d’alarme. Appelé à se prononcer pour « avis conforme » sur la participation renforcée d’Israël aux programmes et agences communautaires, le Parlement décide de reporter sa décision, sur proposition du groupe GUE-GVN soutenu par les Verts -Alliance libre européenne (ALE) (7).

Mme Véronique De Keyser (PS, Belge), l’explique « essentiellement (...) parce que la situation à Gaza est devenue insoutenable (8) ». Elle précise : « Nous tendons la main à Israël mais nous ne renoncerons pas au socle des valeurs sur lesquelles est bâtie l’Union européenne. La balle est aujourd’hui dans le camp d’Israël. »

M. Jean-Pierre Jouyet, alors secrétaire d’Etat français chargé des affaires européennes, défend le projet de rehaussement des relations bilatérales : le conseil fait le pari, explique-t-il, que le renforcement permettrait de mieux faire passer auprès d’Israël les messages de l’Union européenne - une idée que l’expérience dément depuis des années.

Le conseil des affaires étrangères et des affaires générales néglige les préoccupations des parlementaires. Le 8 décembre, alors que la France assure la présidence de l’UE, M. Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères, emporte la décision de ses partenaires européens : le conseil se dit déterminé à renforcer ses relations avec Israël, dès avril 2009. En dépit pourtant des graves violations par Tel-Aviv du droit humanitaire, singulièrement dans la bande de Gaza, et des engagements pris un an plus tôt à Annapolis.

Pour le conseil, cette coopération doit être « fondée sur les valeurs communes des deux parties, et en particulier sur la démocratie, le respect pour les droits humains, l’état de droit et les libertés fondamentales, la bonne gouvernance et le droit humanitaire international (9) ». Il rappelle la nécessité d’une solution « basée sur la coexistence de deux Etats ».

L’annexe des conclusions du conseil définit des lignes directrices pour renforcer les structures de dialogue politique avec Israël. Des réunions au plus haut niveau sont prévues ou envisagées, entre chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union et d’Israël ou entre ministres des affaires étrangères ; sont également planifiées des consultations informelles sur les questions stratégiques, l’invitation de responsables du ministère des affaires étrangères israélien à des réunions sur la politique de sécurité de l’UE ainsi qu’aux comités intervenant sur le processus de paix, la lutte contre le terrorisme, les droits humains. Une coopération devrait se développer aussi en matière de défense et de sécurité.

Le texte engage également à intensifier le dialogue interparlementaire. Qui plus est, les Etats membres concernés de l’UE examineront la possibilité d’une participation israélienne plus importante au groupe des Etats d’Europe occidentale et autres (Western European and Other Groups, WEOG) dans le cadre des Nations unies.

Certes, ce rehaussement des relations bilatérales a été de facto gelé, fin avril 2009. Mais cela n’empêche pas une coopération étroite de se poursuivre, tant sur le plan économique et commercial qu’aux niveaux politique et même stratégique ; en témoignent l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, issu du processus de Barcelone de 1995 et entré en vigueur en 2000, ou le « plan d’action » adopté en avril 2005 (dans le cadre de la politique européenne de voisinage) pour une période de trois ans et qui été reconduit. Il s’accompagne d’une coopération institutionnelle. Les liens privilégiés concernent nombre de domaines (10) : marché des produits agricoles et de la pêche, transport aérien, compétitivité et innovation... La coopération dans la « lutte contre le terrorisme » a également continué à progresser.

Lors de sa réunion du 15 Juin 2009, le conseil des affaires générales et relations extérieures de l’Union européenne précise l’orientation de sa politique au Proche-Orient, singulièrement vis-à-vis du conflit israélo-palestinien (11).

C’est ainsi que l’Union européenne (12) dit rester attachée « à un règlement global du conflit arabo-israélien, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, des termes de référence de la conférence de Madrid, y compris la terre contre la paix, la feuille de route, les accords précédemment conclus par les parties et l’Initiative de paix arabe. »

Le Conseil réaffirme son attachement « à la solution des deux Etats avec un Etat palestinien indépendant, démocratique, continu et viable, comprenant la Cisjordanie et la bande de Gaza, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec l’État d’Israël » et confirme son opinion selon laquelle « cela constitue un intérêt européen fondamental » et « une étape urgente et indispensable vers un Moyen-Orient plus stable et plus pacifique. »

Dans ce contexte, se félicitant de l’engagement de l’administration américaine « à encourager résolument une solution à deux États et une paix globale au Moyen-Orient », l’Union confirme également sa disponibilité à travailler « avec les États-Unis et autres membres du Quartette pour atteindre cet objectif » et se dit « prête à contribuer de manière substantielle aux dispositions post-conflit qui viseront à assurer la viabilité des accords de paix », incluant ses dimensions régionales économiques et de sécurité.

Aussi le conseil fait-il part de ses préoccupations concernant, notamment, la colonisation des territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, et la situation de la bande de Gaza pour laquelle elle demande entre autres la réouverture sans condition des points de passage pour l’aide humanitaire, les marchandises et les personnes, ainsi que l’arrêt de toutes les formes de violence.

Pour autant, appelant le gouvernement d’Israël à s’engager de manière non équivoque dans la solution des deux Etats, l’Union européenne se félicite de l’annonce faite par le premier ministre israélien, M. Benyamin Netanyahou, au sujet de son engagement possible dans un processus de paix qui comprendrait l’établissement d’un Etat palestinien. Ce qu’elle considère comme une première étape, en dépit du refus du gouvernement israélien de cesser la colonisation et de reconnaître la nécessité d’une solution fondée sur le droit international, qu’il s’agisse des frontières, de Jérusalem-Est, des réfugiés palestiniens ou de la souveraineté d’un hypothétique Etat palestinien.

Le Conseil d’association le précise : organisé peu après la formation du nouveau gouvernement israélien, il « confirme la grande importance que l’Union européenne attache à ses relations avec Israël et sa disponibilité à continuer le renforcement de [notre] partenariat bilatéral ». Il souligne de nouveau que celui-ci « doit être fondé sur les valeurs communes aux deux parties, et notamment sur la démocratie et le respect des droits humains, la primauté du droit (rule of law) et des libertés fondamentales, la bonne gouvernance et le droit international humanitaire. »

En jeu, donc : « la résolution du conflit israélo-palestinien par la mise en œuvre de la solution à deux États, la promotion de la paix, de la prospérité et de la stabilité au Moyen-Orient et la recherche de réponses communes aux défis qui pourraient les mettre en péril. »

Si l’Union européenne propose « à ce stade » que l’actuel plan d’action reste le document de référence pour les relations euro-israéliennes « jusqu’à ce que le nouvel instrument soit adopté », le texte de ce 15 juin rappelle cependant qu’Israël demeure l’un principaux partenaires commerciaux de l’UE dans la zone méditerranéenne (avec un total des échanges s’élevant à environ 25,3 millions d’euros en 2008) et qu’une série de négociations bilatérales (entre autres économiques) se sont poursuivies en 2008 et 2009...

Un diplomate palestinien l’avait noté depuis longtemps : face à des Etats qui violent le droit international, coexistent deux stratégies bien différentes. L’une consiste à menacer du bâton, voire à en user. L’autre à promettre une carotte supplémentaire pour récompenser ou encourager des progrès, fussent-ils incomplets ou temporaires. L’ajournement de la mise en œuvre du renforcement des relations avec Israël se limitera-t-il à ce second scénario ?

Mme Nathalie Goulet, sénatrice (Union pour un mouvement populaire, UMP), rappelle que, « selon les termes de l’accord de partenariat euro-méditerranéen, les Etats participants s’engagent à se conformer aux normes de droit international. Notamment, ils sont tenus “d’agir en conformité avec la Charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi qu’aux autres obligations résultant du droit international (...). Les partenaires doivent également respecter l’intégrité territoriale et l’unité de chacun des autres partenaires et régler leurs différends par des moyens pacifiques (13)” ».

Pour la sénatrice, cette proposition d’approfondissement des relations avec Israël, « totalement inacceptable début décembre 2008, est encore moins défendable après les massacres de Gaza fin décembre 2008 et en janvier 2009 ».

Elle prône le gel de tout processus de rehaussement et la suspension de l’accord de partenariat. C’est aussi ce que proposent en France et en Europe nombre d’associations et d’organisations non gouvernementales engagées en faveur d’une paix fondée sur le droit entre Palestiniens et Israéliens ainsi que plusieurs eurodéputés.

Au fond, souligne Mme Goulet, si « le processus politique de résolution du conflit a échoué », c’est « faute d’une volonté forte de la communauté internationale, particulièrement des Etats-Unis, de peser en faveur du dialogue et de la reconnaissance effective des deux peuples à vivre en paix ».

Alors que le gouvernement de M. Netanyahou réaffirme son intransigeance en refusant les principes mêmes du droit comme fondement de la résolution du conflit (en premier lieu la création d’un Etat palestinien) et poursuit la politique de ses prédécesseurs, l’Europe peut-elle se contenter d’une position d’attente ? Elle a déjà, dans l’histoire récente, imposé des sanctions à Israël pour conduire son gouvernement à permettre l’exportation des produits agricoles palestiniens ; ou à rouvrir, pendant la première Intifada (1987-1993), les universités palestiniennes. Avec succès.

Le 10 avril 2002, après l’offensive israélienne « Rempart », le Parlement européen a voté une proposition de résolution demandant la suspension de l’accord d’association, mais s’est heurté au refus du Conseil de l’Union. L’accord précise pourtant dès son article 2 que « les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions du présent accord, se fondent sur le respect des principes démocratiques et des droits de l’homme fondamentaux énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (...) ». L’article 79 indique pour sa part : « Si une partie considère que l’autre partie n’a pas satisfait à une obligation découlant du présent accord, elle peut prendre les mesures appropriées. (...) »

L’UE a joué un rôle important au Proche-Orient : elle a reconnu l’Organisation de libération de la Palestine, alors que Washington et Tel-Aviv considéraient cette organisation comme « terroriste », ouvrant la voie aux négociations de paix. Elle a prôné la création d’un Etat palestinien, avant que les Etats-Unis se rallient à l’idée. Elle peut, à nouveau, peser en allant au-delà de simples appels au respect du droit international.

Notes

(1) Communication de la commission au Parlement européen et au Conseil, « Mise en œuvre de la politique européenne de voisinage en 2008 », Bruxelles, 23 avril 2009, COM (2009) 188.

(2) Nom de l’opération menée par l’armée israélienne en décembre 2008 - janvier 2009.

(3) Cité par l’Agence France-Presse (AFP), 27 avril 2009.

(4) AFP, 24 avril 2009.

(5) Cette citation et celle de M. Bildt sont reprises par l’AFP, 27 avril 2009.

(6) Conseil d’association entre l’Union européenne et Israël, « EU statement. Eighth meeting of the UE-Israel association council », Luxembourg, 16 juin 2008.

(7) Il s’agit en fait d’une demande du groupe GUE-GVN tendant à reporter à une date ultérieure le vote sur le rapport De Keyser sur la participation de l’Etat d’Israël aux programmes communautaires (A6-0436/2008) (point 9 du PDOJ) ainsi que le vote sur les propositions de résolution déposées en clôture du débat sur le même sujet (point 10 du PDOJ, cf. Journal officiel de l’Union européenne).

(8) Voir le débat intégral sur le site du Parlement européen.

(9) « Council conclusions strengthening of the EU bilateral relations with its Mediterranean partners - upgrade with Israel ».

(10) Cf. European Neighbourhood Policy. Israël. Mémo/09/185, Bruxelles, 23 avril 2009. Voir la communication de la Commission au Parlement et au conseil d’application de la politique européenne de voisinage en 2008 (23 avril 2009) et le rapport concernant Israël.

(11) Council of the European Union, Luxembourg, 15 juin 2009, 11057/09 ; et Annex I, ninth Meeting of the EU-Israel Association Council (PDF) (Luxembourg, 15 juin 2009), Statement of the European Union.

(12) Annex 1 (PDF), op.cit.

(13) « Proposition de résolution européenne sur les relations entre l’Union européenne et l’Etat d’Israël », présentée par Mme Nathalie Goulet, sénateur », enregistrée à la présidence du Sénat le 23 avril 2009.

25 juin 2009 - Le Monde Diplomatique - Vous pouvez consulter cet article à :
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