dimanche 31 mai 2009

Israël menace la liberté d’expression culturelle à Jérusalem

Lien de l'article: http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4053

Député à la Knesset, Ahmed Tibi dénonce le comportement des soldats à Qalandya

Publié le dimanche 31 mai 2009 sur le site france-palestine.org
Par Leyla Jad

Ahmed Tibi, député arabe à la Knesset, a interrogé le ministre de la Défense israélien Ehud Barak à propos du check-point de Qalandya, à la suite de plusieurs plaintes de citoyens Palestiniens.
Le poste de contrôle se trouve au sud de la ville de Ramallah et au nord de Jérusalem. Il s’agit du check-point principal de Cisjordanie. Plusieurs Palestiniens ont dénoncé auprès de Tibi, chef de liste du parti T’aal, la liste Arabe Unie, le comportement des soldats.

Lors de sa déclaration, Tibi a mentionné notamment le changement du système du passage, qui oblige depuis trois mois tous les Palestiniens qui se rendent à Jérusalem à descendre du bus, attendre longuement et passer par les portes électroniques pour l’inspection.

Tibi a invité le ministre à agir sur l’instruction des soldats de l’armée et à intervenir pour résoudre ce problème.

Une grande foule de Palestiniens doit passer par le check-point chaque jour, notamment le matin entre 5 heures et 7 heures, afin de se rendre à travailler en Israël ou étudier à Jérusalem. Le comportement des soldats est très arbitraire, et la durée d’attente varie d’un jour à l’autre. La présence instable des membres de Machsom Watch, organisation israélienne, facilite le passage des personnes.

En se référant aux longues attentes et aux inspections, Tibi a affirmé : « Il est vrai que ce n’est pas une balle dans le dos ou la tête, mais c’est une insulte, de la cruauté et de l’humiliation quotidienne. » (

publié par PNN

http://french.pnn.ps/index.php?opti...

Lien de l'article: http://www.france-palestine.org/article11968.html

Proche-Orient ; « Arrêter la dérive »

Publié le dimanche 31 mai 2009 sur le site france-palestine.org
Par Fares Chahine

Le président Obama a souligné une nouvelle fois que la feuille de route, adoptée en 2003, engageait Israël à « stopper toute activité de colonisation et faire en sorte qu’un Etat palestinien viable soit établi ». « Nous ne pouvons pas poursuivre cette dérive, nous devons remettre cette affaire sur les rails », a-t-il dit.
Mahmoud Abbas a souligné de son côté que les Palestiniens s’engageaient à respecter toutes leurs obligations dans le cadre de la feuille de route, un plan de paix élaboré par le quartette, mais qu’Israël a tout fait pour qu’il reste lettre morte avec le soutien de l’Administration américaine précédente conduite par l’ex-président George Bush.

La question de la colonisation est cruciale pour les Palestiniens et le président Mahmoud Abbas, refuse toute rencontre avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, avant que ce dernier ne déclare clairement être d’accord pour la création d’un Etat palestinien et pour un arrêt total de la colonisation.

Jamais un différend concernant un point donné entre les Etats-Unis et son allié préféré, l’Etat d’Israël n’a été aussi franc, une position à laquelle les Israéliens ne sont nullement habitués, puisqu’en général les Etats-Unis s’alignaient toujours sur leurs positions quant au conflit avec les Palestiniens en particulier et avec les Arabes en général. Ce que refusa Netanyahu une fois rentré en Israël, en annonçant que son pays entendait poursuivre la colonisation.

Mais jeudi, son porte-parole a réitéré la position du Premier ministre : pas de nouvelles colonies et démantèlement des colonies sauvages « mais en ce qui concerne les colonies existantes, leur sort sera déterminé dans les négociations sur le statut final entre Israël et les Palestiniens. Entre-temps, une vie normale doit être autorisée à se poursuivre dans ces communautés ».

Même si le gouvernement israélien actuel est le plus extrémiste depuis la création de l’Etat hébreu, la position américaine, inhabituelle, suscitée par les défis auxquels fait face l’Administration Obama en Irak, en Afghanistan et en Iran accusé de vouloir obtenir la bombe atomique et son intention de gagner l’appui des régimes arabes dits modérés dans tous ces dossiers, suscite chez les Palestiniens un espoir de voir les Américains faire passer leurs propres intérêts avant ceux d’Israël.

Dans une telle situation, les pressions américaines peuvent aboutir à pousser Israël à accepter une solution basée sur deux Etats, et il n’y a pas de meilleur gouvernement que celui qui dirige actuellement l’Etat hébreu pour faire accepter aux citoyens israéliens la nécessité de la création d’un Etat palestinien indépendant. C’est un gouvernement de droite qui a démantelé les colonies israéliennes dans le Sinaï égyptien à l’issue des accords de Camp David de 1978 signés par le Premier ministre israélien d’alors Menahem Begin et le président égyptien Anouar Essadate.

publié par el Watan

Source: http://www.elwatan.com/Arreter-la-derive

Lien de l'article: http://www.france-palestine.org/article11967.html

Vivre avec le deuil

Publié sur le site carol.blog.tdg.ch le 30 mai 2009

Pour ceux qui comprennent l’anglais, le journal The Guardian reste le témoin par excellence de la vie à Gaza. Dans la série « Cette semaine à Gaza » (http://www.guardian.co.uk/world/series/aweekingaza), Clancy Chassay nous lègue une vidéo de 5 minutes sur le travail d’une psychologue avec des enfants. L’importance de ce travail pour les adultes en devenir est inestimable : c’est la garantie d’une société saine capable de vivre pleinement dans le présent en envisageant activement l’avenir.

Cela fait huit ans que Mme Insherrah Zakout travaille le deuil avec les habitants de Gaza. Elle continue malgré la perte de son propre fils lors des attaques sur Gaza cet hiver.
il n’y a pas d’enfance normale, 16 mai 2009

Lien de la vidéo: http://www.guardian.co.uk/world/video/2008/may/16/gaza.children

Résumé du commentaire de la vidéo

« Il s’agit d’une thérapie de groupe à Gaza : pas de surprise à avoir, les enfants sont des palestiniens placés contre des soldats israéliens.

Insherrah Zakout est une femme remarquable. Ces derniers huit ans cette psychologue travaille à guérir les enfants traumatisés de Gaza. Aujourd’hui elle est avec un groupe de garçons de 14 et 15 ans. Elle aide les enfants à se mettre en contact avec leurs émotions. Il y a plus de 8'000 enfants à Gaza. Une étude récente montre que 98% des enfants ont vécu, directement ou indirectement, un traumatisme de guerre.

Incroyablement, étant donné les besoins, la clinique de Insherrah est l’une des deux uniques cliniques de Gaza créée à cette intention. Elle dépend de bailleurs internationaux pour sa survie. Il n’y a aucun soutien financier des Nations Unies. Insherrah est devenue une mère pour ces enfants. Elle les aide à faire sortir des sentiments qui sont parfois difficile à exprimer à la maison.
(…)

Pendant le temps que j’ai passé avec Insherrah, j’ai appris une chose incroyable : cette femme qui travaille sans répit pour aider les enfants à gérer leurs deuils, est encore elle-même sous le choc de la perte d’un proche. Il y a seulement 8 semaines, son fils aîné, Mohamed, a été tué par des tirs de roquettes israéliennes alors qu’il vivait un jour ordinaire. »

Lien de l'article: http://carol.blog.tdg.ch/archive/2009/05/30/vivre-avec-le-deuil.html

Six morts en Cisjordanie lors d'une fusillade

Publié sur le site tempsreel.nouvelobsi 2009

Trois policiers palestiniens, deux islamistes du Hamas ainsi qu'un civil palestinien ont trouvé la mort lors de la tentative d'arrestation d'un militant des Brigades Ezzedine al-Qassam.

Dimanche 31 mai, à Kalkilya (nord de la Cisjordanie), une intervention destinée à arrêter Mohammad Samman, chef de la branche militaire du Hamas dans le nord de la Cisjordanie, a mal tourné.
Selon la police de l'Autorité palestinienne, trois policiers ont été tués. Ils devaient arrêter le militant qui s'était retranché dans une maison. Celui-ci a également trouvé la mort, ainsi qu'un autre membre des Brigades, Mohammad Yassine, et le propriétaire de la maison. Lors de l'échange de tirs, deux autres policiers ont été blessés. Par la suite, la police a établit un couvre-feu dans la ville de Kalkilya.
Le conflit entre l'Autorité palestinienne, dirigée par le Fatah du président Mahmoud Abbas, et le Hamas date de juin 2007 lorsque le mouvement islamiste a pris le pouvoir dans la bande de Gaza. Depuis ce coup de force, le Fatah ne contrôle plus que la Cisjordanie.


Hamas et Fatah : impossible réconciliation?
La mort de Mohammad Samman a provoqué la colère du Hamas qui a condamné dans un communiqué publié à Gaza "un crime commis par des bandes qui opèrent pour le compte des sionistes". Le mouvement islamiste affirme que "Mahmoud Abbas, son autorité et ses services de sécurité ont dépassé les lignes rouges et assument l'entière responsabilité de ce crime abject". Le communiqué évoque aussi ces "deux martyrs" et avance qu'ils ont été "liquidés de sang froid par les agents de la traîtrise".
Le porte-parole du mouvement islamiste Fawzi Barhoum s'est exprimé dans un autre communiqué. Selon lui il y a "peu de chance" que le dialogue se renoue entre le Hamas et le Fatah qui "doit choisir entre dialoguer avec nous ou continuer son sale travail pour le compte de l'ennemi sioniste", faisant allusion aux cinq sessions de négociations sur la réconciliation qui ont eu lieu depuis février au Caire, sous le regard attentif de l'Egypte. Dialogue qui a tourné court le 18 mai sans aucun accord. Le Hamas avait affirmé le lendemain qu'il ne reconnaîtrait pas le nouveau gouvernement dirigé par Salam Fayyad. Les pourparlers devaient reprendre en principe en juillet.
(Nouvelobs.com avec AFP)

Lien de l'article: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20090531.OBS8695/six_morts_en_cisjordanie_lors_dune_fusillade.html

Rêves de prisonniers dans Gaza - 3°

Publié sur le site Info-palestine.net le 31 mai 2009
Par Mona Abu-Amr/Palestine Telegraph

1ère partie lien : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6607

2ème partie lien : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6614


(Photo Info-Palestine)

Un petit enfant brun de visage m’a arrêté tandis que je rentrais du travail. Il mendiait pour l’argent, semblant faible et brûlé par le soleil d’avoir passé de longs moments dans les rues. Je l’ai regardé dans les yeux, étonnée au premier abord, mais me disant aussitôt que je devais accorder de l’attention à la situation.

Enfants palestiniens à Khan Younis au sud de la bande de Gaza - Photo : AP/Adel HanaN’importe qui dans la même situation donnerait à l’enfant de l’argent ou passerait son chemin, mais j’ai préféré lui parler pour savoir ce qui l’avait incité à supplier les gens pour de l’aide et à ne pas aller à l’école, ou préparer les examens de fin d’année comme la plupart des enfants à Gaza le font en ce moment.

Cet enfant de 12 ans habite au nord de la ville ; sa mère a été tuée lorsde la guerre israélienne récente contre Gaza. Le père est l’un de ces ouvriers palestiniens qui travaillait habituellement à l’intérieur d’Israël mais se sont retrouvés sans emploi après la fermeture des frontières entre Gaza et Israël en raison sous prétexte de sécurité depuis 2001.

Comme des centaines d’enfants de familles palestiniens, celui-ci a dû quitter l’école et rechercher n’importe quelle moyen pour contribuer à un minimum de revenu pour la famille. Avec plaisir,je l’ai vu prendre l’argent et courir dire à son frère qu’il en avait obtenu.

Les yeux de l’enfant m’ont fait comprendre combien de tristesse un petit être humain comme lui peut cacher derrière un sourire. Cela m’a fait penser combien simples sont nos problèmes comparés à ceux de cet enfant qui doit traiter tant de complications de la vie avant l’âge. Cet enfant n’a pas à s’inquiéter des inscriptions à l’école, de la planification des vacances, ou des cadeaux d’anniversaire ; au lieu de cela il doit être sûr de trouver la nourriture du jour, attendant toute la journée au soleil et traitant avec des personnes ne comprenant rien.

Apparemment, les gens de Gaza sont habitués à rencontrer de tels cas après que la guerre ait fait grimper le nombre de sans-abri, et que les pauvres soient devenus de plus en plus nombreux. Ceux-ci ont intégré un nouveau segment de la société de Gaza après l’invention du commerce par les tunnels à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte. Par suite du siège imposé à Gaza, des tunnels ont été creusés entre Gaza et l’Egypte par lesquels beaucoup de produits essentiels sont importés dans Gaza depuis l’Egypte. Avec le temps, le commerce par tunnel est culturellement devenue la norme, dans la mesure où il répond partiellement aux besoins des gens, en raison des pénuries dues au siège.

La nécessité est la mère de les inventions. C’est ainsi que le commerce par tunnel est devenu quelque chose de normal et nécessaire à Gaza. Cependant, cette nouvelle activité n’a pas duré très longtemps après qu’Israël ait intensivement bombardé la frontières avec l’Egypte et ait détruit la plupart des tunnels.

Beaucoup d’ouvriers ont été tués par ces bombardements et personne n’avait prévu cela. Les ouvriers n’étaient pas les seules victimes de la destruction des tunnels, mais également les investisseurs qui avaient trouvé là une alternative pour faire fructifier leur argent sur le marché, et qui y ont perdu argent et marchandises.

J’ai été renseignée sur toutes ces conséquences de la guerre sur le chemin de mon travail vers ma maison, ce jeudi 26 mai, en écoutant une des stations locales de radio.

Toutes ces questions créent des problèmes supplémentaires, et en plus de ses soucis personnels n’importe quel citoyen de Gaza doit s’en préoccuper. Je souhaite vraiment pouvoir donner la bonne image de la vie que nous vivons à Gaza, et de la douleur des enfants qui ont perdu la douceur de l’innocence pour s’occuper des choses importantes dans la vie. Pourquoi doivent-ils s’inquiéter aussi tôt de la vie et de la mort ? J’ai à l’esprit un bon nombre de questions, mais ne pas y trouver de réponses fait qu’elles cèdent la place à d’autres priorités de la vie.

26 mai 2009 - Palestine Telegraph - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.paltelegraph.com/hot-top...
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6689

Ratzinger en Palestine : fort avec les faibles et faible avec les forts

Publié sur le site Info-Palestine le dimanche 31 mai 2009
Par Ramzy Baroud

Après sa visite au camp de réfugiés d’Aïda, Ramzy Baroud estime qu’il aurait été beaucoup mieux pour le pape de rester chez lui plutôt que de venir insulter ces lieux de misère.

(Photo Info-Palestine)
A défaut de voir "la justice couler comme un fleuve", les Palestiniens ont droit à des bains de sang. Ici le résultat d’un massacre commis par les Israéliens à Beit Hanoun en novembre 2006.

« Gaza n’est pas sur l’itinéraire du pape, et elle ne le sera pas. Il n’y aura aucun changement de ces plans. Mais je le dirai de façon très claire, le pape n’ira absolument pas à Gaza. »

Tels étaient les commentaires stupéfiants formulés par le porte-parole du pape en Israël, Wadie Abunasser, avant la visite du pape Benoît XVI en Palestine et en Israël.

Comme si il n’y avait eu aucun massacre dans Gaza, aucune famille entièrement décimée, aucun droit humain violé pour établir le record du plus effroyable des crimes dans l’histoire moderne. Comme si Gaza étaient juste une légère irritation dans les annales de la douleur humaine. Plus encore, comme si il n’y avait aucun catholique dans la bande de Gaza. Pour être tout à fait clair, il y a réellement presque 2000 catholiques dans Gaza, mais ils ne sont apparemment pas assez importants pour mériter le détour.

Mais il y a beaucoup des sites religieux importants à voir en terre sainte, un bon nombre de vieilles églises, de vieilles pierres, de ruines et autres lieux semblables... de beaucoup plus d’importance, comme le mur occidental, le saint sépulcre et ainsi de suite... bien plus importants que de visiter les lieux d’un massacre tout frais où la puanteur des corps en décomposition — étendus pour leur repos éternel dans un tombeau fait des décombres de leurs propres maisons — est a peine dissipée. De tels lieux sont apparemment de peu d’importance pour le saint-siège. En revanche, il y a des mémoriaux pour des victimes jouissant d’une plus haute position, des tombeaux d’une splendeur supérieure, tels que Yad Vashem... Aujourd’hui, c’est quelque chose à voir.

Dans un voyage apparemment consacré à favoriser la « réconciliation », il est assez déroutant que le pape Benoît ait fait à peine mention de l’occupation israélienne de la Palestine comme source de discorde. Imaginez cela. Mais ce qu’il a déclaré était : « Permettez-moi de lancer cet appel à tous les peuples de cette terre : Plus de carnage ! Plus de combat ! Plus de terrorisme ! Plus de guerre ! Au lieu de cela brisons le cercle infernal de la violence. »

C’était comme s’il suppliait deux nations ayant des revendications équivalentes, disposant d’armées d’égale force et d’arsenaux nucléaires. Comme s’il exhortaient deux peuples ayant de façon égale accès à l’eau potable, correctement nourris et instruits. Ou pour dire les choses autrement, comme si les deux peuples faisaient face à la menace quotidienne de voir ses maison abattues alors qu’ils y sont enfermés par une armée d’occupation, comme si les deux peuples faisaient face à la menace quotidienne de l’arrestation, du meurtre extrajudiciaire, de l’humiliation des couvre-feux et des checkpoints.

Le Vatican a besoin d’une sérieuse introspection. Il doit remplacer ses excuses fortement politisées et franchement discutables par de véritables excuses devant les peuples opprimés, même s’ils sont de peu de poids politique. Le pape devrait présenter ses excuses aux Palestiniens, et aux Gazans en particulier,pour avoir été incapable de comprendre la gravité de leur situation, d’avoir fricoté avec les dirigeants israéliens responsables de toute cette souffrance et pour avoir été incapable de consoler la vraie victime de leur offensive.

Pire encore, en tant qu’institution ayant la réputation ces dernières années de préconiser la justice sociale dans le monde, l’église catholique doit changer son cours actuel consistant à se coucher devant les dirigeants israéliens, tandis que son saint père fait preuve d’une condescendance pleine de suffisance devant une nation qui supporte un lent et progressif processus de génocide depuis six décennies.

« Sans consistance » est l’expression qui vient à l’esprit. Alors qu’il n’hésitait jamais à condamner « la nation athée » qui a réalisé l’holocauste, ses références à l’occupation illégale de la Palestine par Israël étaient si vagues qu’il était difficile de distinguer une claire séparation entre l’agresseur et l’agressé. Alors qu’il était le témoin, avec ses propres yeux, de la monstruosité du mur de ségrégation, ses commentaires étaient malheureusement évasifs : « Combien sincèrement nous prions pour une fin des hostilités qui ont entraîné la construction de ce mur. » Oh vraiment ? Est-ce tout ce que le saint père trouve à dire ? Qu’importe l’occupation. Qu’importe la famine. Qu’importe le bouclage des écoles pendant des mois afin de refuser à toute une nation le droit à l’éducation. Mais à présent nous parlons d’armes illégales utilisées contre les populations civiles dans Gaza. A présent nous parlons d’un mur qualifié d’« illégal » par la Cour Internationale de Justice. Ce n’est tout simplement plus le temps ni le lieu de l’indécision et de la flexibilité morale.

Et il est complètement inacceptable que quiconque ait l’« audace » d’inviter la jeunesse palestinienne à ne pas laisser, comme le saint père le dit, « les morts et la destruction dont vous avez été les témoins générer l’amertume ou le ressentiment dans vos coeurs ». Plus encore, en faisant un arrêt au camp de réfugiés d’Aida, il a mis la responsabilité de la situation pénible imposée à cette population déplacée, sur « les troubles qui ont affligé cette terre depuis des décennies. » Il aurait été beaucoup mieux qu’il reste chez lui plutôt que de venir insulter ces lieux de misère.

Mais finalement, le pape a trouvé moyen de rassembler quelque courage et a pris une posture terriblement audacieuse : au moment où, au centre Notre Dame à Jérusalem, le juge islamique en chef de l’autorité palestinienne, Sheikh Tayseer Rajab Tamimi, déclarait que les Israéliens avaient tué des femmes et des enfants innocents dans Gaza, le pape s’est levé et a pris la porte dans un acte plein de défiance. Voici donc ce qu’il en est pour le courage...

Les Palestiniens comme des millions de personnes à travers le monde attendaient plus d’une personne censée enseigner le nouveau testament : « Laisser la justice couler comme un fleuve et la droiture comme une source qui ne tarie jamais. »

Mais tous comptes faits, le pape a prouvé qu’il était faillible.

* Ramzy Baroud est écrivain et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com ». Ses écrits ont été publiés dans de nombreux journaux, magazines et anthologies dans le monde entier.
Son dernier livre est « The Second Palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » (Pluto Press, London).

Site Internet : http://www.ramzybaroud.net/

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6693

Le Forum des journalistes dénoncent les restrictions sionistes contre les journalistes palestiniens

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 30 mai 2009

(Photo CPI)


Gaza - CPI
Le forum des journalistes Palestiniens a dénoncé les campagnes d'arrestations et les poursuites des forces de l'occupation contre les journalistes palestiniens et leurs institutions dans les territoires palestiniens occupés en 1948, notamment à Al Qods occupée, en tentant de cacher ses crimes sauvages continuels contre les palestiniens.

Lors d'un communiqué publié, le samedi 30/5, le Forum des journalistes a souligné que les autorités sionistes imposent de fortes restrictions et des amendes contre les palestiniens et empêche les journalistes des territoires palestiniens occupés en 1948 d'entrer dans la Bande de Gaza, par crainte que ses crimes ne soient démasqués et diffusés à l'opinion publique israélienne et mondiale.

Le Forum a condamné fortement les campagnes d'arrestations et les violations sionistes contre les droits légaux des journalistes, en protestant contre l'arrestation du photographe, Ahmed Jalajel, ainsi que le correspondant du journal Al Qods et de l'agence "Palestine info", qui a été interdite pendant 15 jours en plus d'une amende de 750 dollars.
En confirmant que l'occupation sioniste viole toujours les droits de l'homme, et surtout contre les journalistes palestiniens, le Forum a exhorté toutes les institutions, organisations régionales et internationales, ainsi que l'union internationale des journalistes, l'organisation "Reuters sans frontières" et tous ceux qui se préoccupent de la liberté d'expression, à intervenir immédiatement pour démasquer les violations et les crimes des autorités sionistes, et dévoiler les mensonges de l'occupation envers les services médiatiques, ainsi que ses pratiques oppressives pour expulser les palestiniens de leur ville sainte d'Al Qods occupée et changer l'aspect de cette ville.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7lyK9UtWYsWjpaATP22D06oGLK0TgoDAJ8wmAKH2PjX6bcqHEFEamUGKekQ46784b%2fBQeNkdrWQDxQ%2bEKvSj0k7iT9QfTUKXFTMc12z%2bNn8w%3d

L'ONU : la commission des experts va enquêter la semaine prochaine sur les crimes sioniste à Gaza

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 31 mai 2009

(Photo CPI)

Gaza - CPI
L'ONU a annoncé qu'une commission d'experts juridiques va arriver, la semaine prochaine, à Gaza, pour entamer des enquêtes sur les crimes de l'occupation israélienne dans la Bande de Gaza, durant les 22 jours très sanglants, contre les habitants civils, ainsi que sur le blocus arbitraire qui persiste depuis plus de 3 ans consécutifs.

Des organisations et institutions régionales et internationales avaient appelé à une enquête sérieuse sur les crimes de l'occupation israélienne à Gaza, après avoir été sensiblement touchées par l'ampleur des crimes sionistes affreux contre les civils palestiniens innocents, notamment après la mort de plus de 1450 victimes dont une majorité d'enfants, de femmes et de personnes âgées.

Il est à noter que l'occupation refuse toute coopération avec la commission d'enquête de l'ONU qui a qualifié les violations et opérations israéliennes de criminelles, dans un pas pour tenter de cacher les crimes horribles qui ont été diffusés par les médias durant la guerre sauvage israélienne.

Lien de l'article:
http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7qLwDEtonZCezgPlaI97hqgPVMtunZr1lo47Zuuwvmz1jiGsg6ezcX11KQEsb1rfauCp46y9fzQqO6f7J7rEhZUmekAgYMvHjTIJAQKOtNcQ%3d

Le Cheikh Raed Salah: la nation islamique est fortement menacée par le gouvernement sioniste

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 31 mai 2009

(Photo CPI)

Istanbul – CPI
Le président du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948, Cheikh Raed Salah, a affirmé que la nation islamique court des moments très difficiles, en soulignant qu'elle est très menacée par le gouvernement sioniste.

Lors de son discours durant l'ouverture de "la conférence mondiale de la Palestine" qui a entamé, aujourd'hui samedi 30/5, ses travaux dans la ville turque, Istanbul, Cheikh Raed Salah a présenté plusieurs questions importantes à la nation islamique : est-ce que la ville occupée d'Al Qods va rester? Les sionistes vont-ils réussir à judaïser cette ville sainte ainsi que la Cisjordanie? Est-ce qu'ils vont démolir la mosquée sainte d'Al Aqsa? Le blocus va-t-il continuer contre un million et demi de palestiniens qui habitent la Bande de Gaza? Est-ce que le projet sioniste va pouvoir expulser les palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948?

Il a ajouté que la réponse à ces questions est très difficile et qu'on ne doit pas rester silencieux devant ces mesures et attaques sionistes, en prévoyant que les mois prochains vont témoigner de grands développements.

Il a déclaré que le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu avait tenté de construire le prétendu temple lors de son premier mandat et que l'ancien ministre sioniste de la guerre a appelé auparavant à la construction des temples juifs à la place la mosquée sainte d'Al Aqsa, au moment où Lieberman appelle au bombardement du haut barrage d'Assouan et la force nucléaire du Pakistan.

Le président du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948 a affirmé que le monde est menacé par la grippe des porcs, alors que la nation islamique est fortement menacée par gouvernement sioniste israélien.

Il a souligné que le Sultan Abdel Hamid II connaissait qu'il allait perdre son poste lorsqu'il a refusé de vendre la Palestine.

Cheikh Salah a dit en s'adressant à "Hertzel" (le fondateur du mouvement sioniste) : tu as cru que le début du projet sioniste sera à travers la Turquie, mais tu ne connaissait pas que la fin de ce projet sera à travers de ce pays également".

Il a dit que le gouvernement des sionistes extrémistes tente d'imposer une loi contre les palestiniens des territoires occupés en 1948 pour les obliger à reconnaître l'aspect juif de l'état de l'occupation, tout en soulignant qu'ils n'abandonneront jamais la mosquée sainte d'Al Aqsa.

"La conférence mondiale de la Palestine" a entamé ses travaux, ce matin, samedi 30/5, pour soutenir le peuple palestinien dans la ville turque, Istanbul, sous le slogan, "La Palestine est toujours vivante".

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7G56nWEDR%2b7jDu%2fUCGNfv1QmjGV0aCXpZNWpp9xn0Ieb6tQh7fy7xoSFRlU57Ze6SSbe%2foKuHllxg0EcYwZHpudaMFfLm4lj%2bT0Oju53TSMs%3d

Le président libanais : l'aspect juif de l'entité sioniste affirme son racisme

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 31 mai 2009

(Photo CPI)

Beyrouth – CPI
Le président libanais, Le général Michel Sleiman, a dit que l'adoption de la loi du caractère juif de l'entité sioniste par la Knesset israélienne affirme le racisme de l'occupation et représente une annonce claire de son intention d'annuler le droit de retour des réfugiés palestiniens à leurs territoires.

Dans un communiqué de presse publié aux masses médias libanaises officielles, Sleiman a ajouté, le samedi 30/5, que le texte de cette loi qui considère toute opposition à la création de l'état juif va mener vers l'hostile, représente la haine sioniste contre les palestiniens et exprime de façon claire le désir des sionistes à frapper toute tentative pour réaliser la paix juste dans la région.

Le président Sleiman a dit : "nous appelons la communauté internationale et l'ONU à faire face à cette loi, notamment après que l'ONU a gardé la conférence du dialogue entre les cultures et les religions et qui a souligné qu' "Israël" ne peut pas être l'un des éléments du dialogue entre les peuples, religions, cultures et civilisations.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Hf3ZwmnM2BJhQqtuOOMsLGnXNET14jYPsQ6eiCMh2qPy4mHEDgaGXX1BEq3WsYHqA32fZK23fy%2f6pATjvZFW64EesaL9s%2b7jnpr9nBqxCGU%3d

Hamas : les déclarations d'Abbas justifient les crimes sionistes

Publié sur le site du Centre Palestinien d'Information le 31 mai 2009

(Photo CPI)

Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a considéré que les déclarations du président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a annoncé son accord à la formation d'un comité commun entre l'autorité à Ramallah et l'occupation israélienne pour réviser les livres scolaires et l'information palestinienne après avoir reconnu que les palestiniens provoquent contre l'occupation à travers les livres scolaires et l'information, chose qui représente un renversement aux vérités pour tromper l'opinion générale, ainsi qu'une couverture aux violations et agressions de l'occupation qui poursuit ses pressions pour extorquer le peuple palestinien.

Le porte-parole du mouvement Hamas, Fawzi Barhoum a affirmé, le samedi 30/5, dans une déclaration de presse dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, que ces déclarations représentent une réponse rapide très dangereuse, ainsi qu'une soumission aux pressions sionistes et américaines contre la liberté du peuple palestinien.

Barhoum a déclaré que la confirmation d'Abbas à son engagement total à la feuille de route refusée par toutes les factions palestiniennes affirme qu'il veut imposer uniquement sa politique qui a endommagé le peuple palestinien et a annulé ses droits.

Barhoum a ajouté à propos de l'accord d'Abbas avec l'occupation au sujet d'un référendum sur les droits palestiniens, que son mandat est fini et qu'il n'a pas le droit de signer des accords avec aucun côté dans le monde, en plus, on n'accepte pas de référendum autour des droits palestiniens légaux.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7aOIGdu5anvBR75CoujOoBvDhErBpYQQgbnj1FwzA1vQ2nhgXTnvN7sFV249dc%2fmuBQVpW1%2bKXQ9KxfG2bKOq9m9VIoB60u2zcOJmxkn0W08%3d

C’est notre peuple palestinien qui est la victime

Publié sur le site The International Solidarity Movement le 31 mai 2009
Par Ezzedeen AlQassam Brigades

Le bureau des savants et des prêcheurs musulmans à Jérusalem a dit jeudi que c’est le peuple palestinien qui a besoin de l’aide et du soutien de la communauté internationale puisqu’ils sont les victimes de l’occupation sioniste, et non l’inverse.

« C’est notre peuple palestinien qui est la victime et qui éprouve de la crainte, et pas l’entité sioniste ; et la propagande sioniste, qui dit qu’ils [les sionistes] sont en danger, et que le monde arabe veut les jeter à la mer, n’est que mensonges, » ont affirmé les savants dans un communiqué diffusé jeudi.

« Depuis que l’entité sioniste est née illégalement sur la terre palestinienne en 1948, ses dirigeants n’ont cessé leur propagande, disant que leur Etat était en danger, et que le monde arabe voulait l’avaler et jeter les Juifs à la mer ; et ils ont à l’évidence trompé l’opinion publique mondiale, et ils ont aussi réussi à convaincre l’Ouest de les protéger et de les soutenir contre le cauchemar arabe, » a souligné le bureau.

Mais le bureau a accusé le monde arabe et certains partis palestiniens de ne pas réfuter ces allégations sionistes, ajoutant : « La victime pourrait être le boucher, et le boucher dépeint comme étant la victime si personne ne défend la victime contre le boucher et, au lieu de cela, soutient même le boucher contre la victime. »

« Nous devons convaincre le monde que nous, Palestiniens, sommes ceux qui ont été chassés de nos maisons à la pointe du fusil, et que c’est nous qui avons perdu nos pères, nos fils, nos frères, nos épouses et nos moyens d’existence, et non pas ceux qui nous ont tués et se sont emparés de nos maisons et de nos terres, et ont tué et continuent à tuer un peuple entier, » a souligné le bureau.

Les savants ont ajouté : « Nous avons des millions d’images et des millions d’histoires que la communauté internationale n’a ni vu ni encore entendu… Nous avons des médias, des écrivains et des artistes qui peuvent promouvoir et diffuser notre cause palestinienne dans le monde, et ils devraient publier les faits que le monde ne connaît pas encore… ils devraient dire au monde que les pays arabes tous ensemble ne possèdent pas un dixième des armes que possèdent l’entité sioniste, en plus de son arsenal nucléaire qui peut détruire un continent. »

« Le monde doit finir par savoir que nous, Palestiniens, sommes ceux qui ont besoin de sécurité et de soutien, et c’est nous qui vivons dans une grande prison, et c’est nous qui sommes tués tous les jours, et pas les sionistes… En nous assurant que les gens sont informés, nous gagnerons la sympathie du monde, qui nous aidera à poursuivre notre lutte pour recouvrer nos droits légaux, » a souligné le bureau.

Voir les photos de Shareef Saran, photographe palestinien de Gaza.

Source : Ezzedeen AlQassam Brigades
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12059&type=temoignage&lesujet=Résistances

Les forces d’Abbas assassinent un chef de la résistance à Qalqilia

Publié sur le site The International Solidarity Movement le 31 mai 2009
Par Anwar Kheir

Les forces de l’autorité palestinienne soutenues par les USA ont assassiné dimanche matin, au nord de la Cisjordanie, deux éminents combattants de la résistance islamique affiliés à la branche militaire du Hamas, les Brigades Ezzedin al-Qassam.

Des sources locales à Qalqilia ont confirmé que Muhammed al-Samman, chef de la résistance du Hamas au nord de la Cisjordanie, et son aide, Muhammed Yasin, ont été tué dans des affrontements féroces avec les forces loyales au Président de l’AP Mahmoud Abbas.

Des témoins ont dit que des centaines de troupes de l’AP ont assiégé la maison dans laquelle les deux combattants Qassam étaient cachés, samedi peu avant minuit.

Les troupes de l’AP, entraînés par la CIA sous le commandement du Général Keith Dayton, en coordination avec Israël, ont ordonné aux deux combattants de se rendre.

Les deux résistants, craignant d’être torturés et redoutant que l’AP ne les remette à l’autorité d’occupation israélienne, ont insisté pour être autorisés à quitter le secteur.

Les troupes de l’AP ont refusé et une confrontation de 6 heures s’en est suivie, qui s’est terminée dimanche matin avec le martyr des deux combattants islamiques, le propriétaire de la maison, Abdul Halim al-Pasha et trois soldats de l’AP.

Les forces d’Abbas ont entrepris une campagne de répression et de représailles dans la région, arrêtant les quatre frères d’Al-Samman.

Samman était considéré comme l’un des plus importants combattants de la résistance du Hamas dans le nord de la Cisjordanie. Cela fait des années qu’Israël le recherche et il a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat de l’armée d’occupation israélienne.

Les responsables militaires israéliens ont félicité la direction de l’AP pour la mort des “terroristes”.

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a dit la semaine dernière qu’Israël voulait “renforcer l’appareil sécuritaire palestinien”. Il a dit au cabinet israélien que « renforcer les agences sécuritaires de l’AP était l’intérêt primordial d’Israël. »

Le meurtre de Samman et de Yasin a lieu moins de trois jours après que l’armée d’occupation israélienne ait assassiné Abdul Majid Dudeen, leader de la résistance dans la région d’Hébron, au sud de la Cisjordanie.

Source : Palestine-Info
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12060&type=communique&lesujet=Assassinats ciblés

Israël refuse le gel de la colonisation réclamé par Barack Obama

Publié sur le site du journal lepoint.fr le 31 mai 2009

La tension est montée d'un cran dimanche entre Israël et les Etats-Unis à propos de la colonisation en Cisjordanie que le gouvernement de Benjamin Netanyahou refuse de geler comme le réclame le président Barack Obama. "Je veux dire de façon très claire que le gouvernement israélien actuel n'acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie (Cisjordanie)", a proclamé le ministre des Transports, Israël Katz. M. Katz, un proche de M. Netanyahou, a ainsi répondu aux pressions exercées par le président Obama pour obtenir un gel total de la colonisation.

Jusqu'à présent, le gouvernement de M. Netanyahou s'est contenté de se déclarer prêt à évacuer des colonies sauvages établies par des colons extrémistes, tout en affirmant vouloir continuer à construire dans les 120 colonies "légales" pour faire face à la "croissance naturelle" de leur population. Le président Obama, comme la communauté internationale, a refusé d'entériner cette distinction entre les différentes colonies.

M. Katz a également accusé le président Obama de refuser de respecter les engagements pris par son prédécesseur, George W. Bush, dans une lettre adressée en 2004 à l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon. Dans cette missive, l'ex-président américain indiquait, selon les responsables israéliens, que le tracé d'un futur Etat palestinien devrait tenir compte des blocs d'implantations. Israël entend annexer ces blocs en Cisjordanie, où vivent la grande majorité des 280.000 colons.

"Inquiétudes sur des arrangements futurs" (Katz)

"Cette administration (Obama) n'a pas encore reconnu les arrangements conclus entre le gouvernement israélien et l'administration Bush. Cela ne peut que susciter des inquiétudes sur des arrangements futurs", a ajouté M. Katz. Un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat, a pour sa part regretté que les "Américains n'exigent pratiquement rien des Palestiniens alors qu'ils demandent à Israël de prendre des mesures qui équivalent à un véritable sacrifice". "Les Palestiniens ont adopté une approche passive. Mahmoud Abbas souhaite que les Américains fassent tout le travail", a expliqué à l'AFP ce responsable.

Barack Obama a pressé Israël d'accepter la création d'un Etat palestinien et de mettre fin à la colonisation lors d'une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas, qu'il a reçu jeudi pour la première fois à la Maison Blanche. M. Netanyahou, qui s'est rendu le 18 mai à la Maison Blanche, avait refusé de parler d'Etat palestinien ou d'un gel total de la colonisation.

La majorité des médias faisaient dimanche leurs gros titres sur la crise qui pointe avec le grand allié américain. Le quotidien Haaretz, citant des responsables politiques, titrait en Une "Israël critique durement les Etats-Unis: arrêtez de favoriser les Palestiniens". Son concurrent Maariv, faisait parler le Premier ministre avec un "Netanyahou à l'administration Obama : que voulez-vous de moi? La chute de mon gouvernement?". Pour le Jerusalem Post, les dirigeants israéliens sont "furieux des tentatives de Mahmoud Abbas d'affaiblir le Premier ministre lors de sa visite à Washington".

Par ailleurs, un rapport pourrait donner des arguments aux Etats-Unis contre la colonisation. Selon le mouvement israélien anticolonisation "la Paix Maintenant", 44 % des terres sur lesquelles ont été construites des colonies sauvages en Cisjordanie appartiennent à des propriétaires palestiniens.

Lien de l'article: http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-05-31/proche-orient-israel-refuse-le-gel-de-la-colonisation-reclame-par-barack-obama/924/0/348194

AFIN DE FAIRE CHANGER D’AVIS BARACK OBAMA, LE CONSEIL DES COLONS ISRAÉLIENS ENVISAGE D’ORGANISER DES FAUX ATTENTATS PALESTINIENS

Publié sur le libertesinternets.wordpress.com le 31 mai 2009

Le journal “Le Monde” s’était également inquiété, récemment, de la dérive violente et raciste de la société israélienne, affirmant même que “Le colonialisme et le racisme sont les grands vainqueurs des élections israéliennes”

[Dov Lerner - IES News Service - 28/05/2009]

Si l’arrivée au pouvoir d’Avigdor Lieberman a donné des ailes au “Bloc des colonies”, la nouvelle administration Obama à Washington ne lui plait pas du tout. La grande majorité des membres de la Yesha (conseil des colons) appelait d’ailleurs à voter pour McCain.

Jusqu’à présent la question des colonies donnait lieu à un ballet bien réglé entre Washington et Tel-Aviv. On “exigait” l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés, la police israélienne faisait semblant de démanteler deux ou trois cabanons en tôle sur une colline, la presse titrait “Israël a démantelé une colonie, au tour des Palestiniens maintenant de faire un effort” et le lendemain les cabanes étaient remontées… et personne ne parlait des milliers de maisons en béton qui continuent à se construire illégalement ailleurs.

Mais il semblerait qu’avec Obama la donne ait changée et que Washington ne soit plus aussi compréhensif. Et cela inquiète le petit groupe ultra-radical du bloc des colonies, qui a déjà tendance à être paranoiaque par ailleurs. Et soudain on entend beaucoup parler du général Eitan Ben Elyahu, ancien chef de l’armée de l’air israélienne, qui avait déclaré qu’il fallait “fortement réduire la population arabe dans les territoires“ afin de créer “des réalités sur le terrain”.

En début de semaine s’est tenu une réunion rassemblant différents responsables militants des colonies de Tekoa, Yitzhar, Hebron… ainsi que des représentants de la Yesha “qui ont insisté sur le fait qu’ils étaient la à titre personnel mais feraient remonter les messages”. Le but était d’étudier les moyens de renforcer la pression sur le gouvernement Netanyahou, afin qu’il ne “plie pas devant les diktats de Washington et protège notre droit à vivre sur notre terre”. Croisant dans un café, un ami colon qui avait assisté à la réunion, il m’a permis de jeter un coup d’oeil à ses notes. C’est éclairant sur le degré de violence sectaire dans lequel les colons se sont laissés enfermer. La presse israélienne s’est d’ailleurs inquiété à plusieurs reprises sur “le danger d’un terrorisme juif”.

Au cours de cette réunion, à plusieurs reprises, l’assistance a souligné que – du fait de la réussite de la politique sécuritaire en Israël – la population était démobilisée face à la menace arabe. Pour A. L., de Tekoa, “les colons sont l’avant poste qui protège Israel. A Tel-Aviv, ils n’ont plus vu un arabe depuis 20 ans, ils ne savent pas comment ils sont. Tandis que nous, nous subissons leurs attaques tous les jours, mais personne ne fait attention à nous.”

Pour D.S., de Hebron, “il faut réveiller l’opinion israélienne, lui faire voir la réalité en face, il ne peut pas y avoir de concessions face aux terroristes. A Washington ils sont loin, ils n’y connaissent rien, ils se laissent berner par les sourires doucereux de Abbas et de ses conseillers en communication… c’est à nous de leur montrer que les arabes n’ont pas changé.”

Plusieurs participants à la réunion ont applaudi quand Y.A. de la colonie radicale de Yitzhar (qui s’est déjà plusieurs fois affronté à la police) et S.L. de Giv’at ha’Avot (où les jeunes se sont fait une spécialité d’aller harceler la population arabe) ont déclaré : “Quand on parle de nos problèmes à Tel-Aviv, ils s’en foutent, ils en ont marre de la guerre, ils veulent pouvoir aller à la plage tranquilles, sans qu’on leur prenne la tête avec nos problèmes. C’était pas comme ça avant, avant, quand les bombes explosaient dans les bus et les pizzerias, le pays nous comprenait, nous étions tous soudés face aux arabes. Il faudrait peut-être qu’il y ait à nouveau des bombes dans les bus, pour réveiller les gens.”

Les représentants de la Yesha ont souligné que le succès de la cloture de sécurité avait permis d’empêcher les terroristes de passer en Israël et qu’on ne pouvais pas attendre une campagne terroriste arabe pour unifier le pays. “La cloture a crée un faux sentiment de sécurité dans la population. Les gens sont moins attentifs à nos problèmes”.

Les dernières guerres à Gaza n’ont pas eu le même effet et surtout il n’y a pas de lien avec les problèmes des colons en Judée-Samarie. “L’image fausse qui s’est crée, c’est que à Gaza c’est des fous tandis qu’en Judée c’est des gentils. Or nous savons bien qu’il n’y a pas de différence. Un arabe est un arabe et il n’y aura pas de paix sur notre terre tant qu’il en restera un seul. Mais ça, les bonnes âmes ne veulent pas l’entendre. Peut-être que, effectivement, si quelques attentats venaient leur rappeler la véritable nature des arabes, cela pourrait faire changer d’avis les Américains.”

Le discours du représentant de la Yesha a été applaudi. Mon ami colon n’a pas eu le moindre scrupule a me raconter la réunion, avec un grand sourire. “Les choses vont bouger, tu vas voir. On va pas se laisser faire. Le Sinai et Gaza ont montré qu’avec les arabes, la moindre concession est vue comme un signe de faiblesse. On leur a donné nos terres, cela n’a rien changé. Il faut juste que les gens le comprennent et qu’on ait le courage de dire merde aux Américains. Ensuite on pourra finir le travail”.

Si j’étais vous, j’éviterais de prendre le bus ces prochains mois, en Israël. Pour ma part, j’ai décidé ce matin là, de me remettre au vélo pour aller au travail.

Lien de l'article: http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/30/afin-de-faire-changer-davis-barack-obama-le-conseil-des-colons-israeliens-envisage-dorganiser-des-faux-attentats-palestiniens/

Début d'un exercice sans précédent de défense des civils en Israël

Publié sur le site 7sur7 le 31 mai 2009

Israël a lancé dimanche matin un exercice d'alerte et de défense passive, d'une ampleur sans précédent, simulant des attaques de missiles, de roquettes et une vague d'attentats, a annoncé un porte-parole militaire.

Cet exercice, qui doit durer cinq jours, va permettre de tester les capacités du pays à répondre à des tirs de roquettes depuis le Liban et la bande de Gaza, et de missiles depuis l'Iran ou la Syrie, ont indiqué des responsables du ministère de la Défense.

Selon les scénarios qui seront testés, les services de secours, de l'armée, de la police, les municipalités, les ministères vont tester les procédures de défense de la population civile confrontée à des attaques, de type conventionnel mais aussi chimiques ou bactériologiques.

"Nos ennemis considèrent que l'arrière constitue notre point faible, nous nous devons de renforcer ce front et d'être prêt à faire face à toute situation", a affirmé à la radio militaire, le vice-ministre de la Défense Matan Vilnaï.

Le moment fort se déroulera mardi matin lorsque les sirènes sonneront dans tout le pays pour prévenir de l'imminence d'attaques, appelant la population à descendre dans un temps record, ne pouvant dépasser trois minutes, aux abris.

De son côté, le gouvernement israélien simulera des réunions du cabinet au cours desquelles les ministres devront prendre des décisions face à de tels scénarios.

Il s'agira du troisième exercice de ce type depuis la guerre entre le mouvement chiite libanais Hezbollah et Israël durant l'été 2006, au cours de laquelle un million de personnes dans le nord d'Israël avait vécu sous le feu des roquettes tirées depuis le territoire libanais.

Lien de l'article: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Israel-Palestine/article/detail/871464/2009/05/31/Debut-d-un-exercice-sans-precedent-de-defense-des-civils-en-Israel.dhtml

Israël fait cavalier seul sur la colonisation

Publié sur le site 7sur7 le 31 mai 2009

Israël refuse un gel total de la colonisation en Cisjordanie réclamé par le président américain Barack Obama, a affirmé dimanche le ministre des Transports Israël Katz, un proche du chef du gouvernement Benjamin Netanyahu.


(Photo 7sur7)

"Colonisation légale"
"Je veux dire de façon très claire que le gouvernement israélien actuel n'acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie (Cisjordanie)", a affirmé M. Katz à la radio militaire.

M. Katz faisait allusion à la poursuite de la construction dans les 120 colonies ayant obtenu les autorisations nécessaires des autorités. Le gouvernement de M. Netanyahu s'est en revanche déclaré prêt à évacuer une centaine de colonies sauvages établies par des colons extrémistes.

Dialogue de sourds
Les Etats-Unis ont exigé le gel total de la colonisation en refusant la distinction entre ces deux types de colonies.

M. Katz est le premier membre du gouvernement à s'exprimer publiquement sur les divergences avec les Etats-Unis apparues la semaine dernière à la suite notamment de déclarations du président Obama et de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. (belga/th)

Lien de l'article: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Israel-Palestine/article/detail/871460/2009/05/31/Israel-fait-cavalier-seul-sur-la-colonisation.dhtml

Israël-Palestine : De l'eau et de la Paix (dirigé par Laurent Calligé)

Paru sur le site mediapart.fr le 31 mai 2009

"De l’eau et de la paix
Conflit et coopération Israélo-palestiniens"

Sous la direction de Laurent Calligé

Edité par L’Harmattan, hors série du GIPRI

ISBN 978-2-296-06101-9


(Photo Médiapart)

A lire pour tenter de comprendre un peu, au-delà des menées bellicistes d’ordre ethnique ou religieux, l'une des clés du problème : la nécessaire maîtrise des ressources en eau qui explique en partie l’invraisemblable découpage des "territoires".

Cet ouvrage, publié dans le cadre du GIPRI (Geneva International Peace Research Institute, nommé Messager de la Paix par l’ONU en 1988 et doté du statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social des Nations Unies) est le fruit d’une session de recherches sur les racines du conflit au Proche-Orient, axées sur la problématique de l’eau.

Il constitue une analyse précise des enjeux qui imposent aux deux peuples une coopération jamais interrompue, même au plus fort des actions armées.

Mais ce décorticage met en évidence des inégalités criantes dans l’attribution des ressources, et la création au fil du temps d’une cartographie illisible depuis la surface. Ce sont les nappes phréatiques qui pilotent la géopolitique, et non les reliefs ou les implantations des populations.

Comme partout dans le monde, la rareté de l’eau disponible est la résultante de trois données conjointes :

-Les baisses de précipitations
-L’augmentation de la pollution
-La surexploitation des ressources

sachant que cette dernière tient essentiellement au mode de vie "occidental" des populations isaéliennes (le rapport des consommations quotidiennes est de 1 à 7)

Des accords internationaux existent cependant et Israël est tenu de fournir des quantités précises à ses voisins, dont la Jordanie, mais, sauf pendant la brève période Rabin, la gestion des ressources n’a jamais été orientée de manière conjointe, "realpolitik" oblige.

Tout l’arsenal des lois "mondiales" reste inappliqué, au motif que la Palestine n’est pas un Etat. Et ce n’est pas la multiplication des statuts juridiques des différentes enclaves qui simplifie le problème !

Les perspectives sont très sombres, sachant que l’existence même de l’Etat Hebreu dépend de cet apport vital et que même les "colombes" ne céderont rien à ce sujet en ce qui concerne l’approvisionnement.

Pourtant, un autre facteur intervient qui risque d’obliger à un travail conjoint : ce n’est plus la quantité de l’eau qui pose réellement problème mais bien, comme partout, sa qualité.

Si la quantité est "divisible" et "appropriable" à loisir, la qualité,elle, ne l’est pas.

Et là, il faudra bien coopérer réellement de manière paritaire. Mais cela ne pourra se faire que si chacune des parties y trouve un avantage.

Autre motif d’espoir : "la politique de Rabin, en rupture avec celle de ses prédecesseurs constitua une avancée significative dans le domaine de la coopération israélo-palestinienne. Il est important de rappeler que ni la Déclaration de Principe*, ni les Accords Intérimaires* n’ont été formellement abrogés à ce jour. Par conséquent la reconnaissance israélienne des droits sur l’eau de la Cisjordanie aux Palestiniens reste un acquis réel et constitue une base pour une future coopération israélo-palestinienne dans le domaine de l’eau et de sa répartition raisonnable et équitable".

Encore faudrait-il qu’une "autorité" palestinienne légale et déconnectée d’intérêts extérieurs au théâtre des opérations puisse servir d’interlocuteur...

Multiplier les conférences semble peu productif, certaines ayant fait les constats justes sans aucune traduction politique. Elles deviennent de fait redondantes et n’auraient de réelle utilité pratique que si les politiques et les scientifiques collaboraient plus étroitement en la matière.

A ce sujet, dans la seconde partie de l’ouvrage, qui évalue les multiples projets de coopération en cours, Laurent Calligé constate : "L’accord dit de Genève de 2003 n’a pas réussi à aboutir sur le volet "eau". Il est symptomatique qu’il se soit trouvé des interlocuteurs des deux camps pour se mettre d’accord sur les frontières redessinées, mais pas sur le partage des ressources hydriques."

On risque de voir apparaître un peu partout sur la planète des conflits du même ordre dont les prétextes seront divers.

*issus des accords d’Oslo II (28/9/95)

Lien de l'article: http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/310509/israel-palestine-de-l-eau-et-de-la-paix-dirige-par-laurent-callige

Israël refuse le gel de la colonisation

Publié sur le site info.france2.fr le 31 mai 2009


Travaux de construction à Maale Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie (août 2007) (Photo Info-Palestine)

© AFP / Ahmad Gharabli Israël refuse le gel total de la colonisation en Cisjordanie, réclamé par Barack Obama
"Je veux dire de façon très claire que le gouvernement israélien actuel n'acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie (Cisjordanie)", a affirmé le ministre des Transports Israël Katz.

Washington a exigé son gel total, refusant de distinguer les colonies "sauvages" et celles qui sont jugées légales par Israël.

"Le gouvernement défendra les intérêts vitaux de l'Etat d'Israël", a également souligné le ministre. Il faisait allusion à la poursuite de la construction dans les 120 colonies ayant obtenu les autorisations nécessaires des autorités pour faire face à ce qu'elles appellent la "croissance naturelle" de leur population. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu s'est en revanche déclaré prêt à évacuer les colonies "sauvages" établies par des colons extrémistes.

Israel Katz est le premier membre du gouvernement à s'exprimer publiquement sur les divergences qui sont apparues publiquement avec les Etats-Unis la semaine dernière. Le président américain et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton ont clairement demandé le gel de la colonisation et souhaité la création d'un Etat palestinien lors des visites successives du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du président palestinien Mahmoud Abbas.

Israel Katz a aussi reproché à Barack Obama de ne pas vouloir reprendre à son compte une lettre de son prédécesseur George W.Bush à Ariel Sharon, l'ancien Premier ministre israélien. Dans cette lettre de 2004, il disait que le tracé d'un éventuel Etat palestinien devrait tenir compte des blocs de colonies.

280.000 Israéliens vivent dans les colonies construites en Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967, sans compter ceux qui vivent dans la partie orientale de Jérusalem, annexée aussi en 1967. L'extension de ces colonies, les routes qui les relient et les zones qui les entourent, réquisitionnées pour leur "sécurité", réduisent le territoire palestinien à quelques enclaves séparées et rendent de moins en moins probable la possibilité de création d'un Etat palestinien viable, sur un territoire continu. Les Palestiniens réclament la création d'un Etat sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Aux yeux de la communauté internationale, qui s'appuie sur la IVe Convention de Genève interdisant la colonisation, toutes les implantations juives créées dans les territoires occupés depuis 1967 sont illégales.

Israël s'est engagé auprès des Etats-Unis à démanteler les colonies sauvages créées après mars 2001, soit au moins 24, sans le feu vert des autorités israéliennes. Les colonies "sauvages" finissent généralement par devenir légales aux yeux des autorités, comme le souligne la Paix Maintenant: plus de 100 colonies créées illégalement en Cisjordanie ont finalement reçu l'aval et le soutien matériel des autorités, selon le mouvement israélien anti-colonisation .

Lien de l'article: http://info.france2.fr/monde/54807446-fr.php

samedi 30 mai 2009

Campagne de lettres de protestation pour demander l’ouverture du passage de Rafah

Nous venons de recevoir ce mail de la part de Christian Chantegrel qui fait partie actuellement d'un groupe international présent à Rafah pour exiger la fin du blocus de Gaza.
Nous vous faisons part de son mail et nous vous demandons de faire circuler l'exemplaire de la lettre qu'il nous demande de faire parvenir très rapidement à l'Ambassade égyptienne. Surtout faites circuler ce mail à tous vos contacts internet.


Nous formons un groupe international avec de nombreuses nationalités pour demander la fin du blocus illégal et meutrier, ainsi que l'ouverture définitive de ce poste frontière entre l'Egypte et la Palestine, afin de garantir la libre circulation des biens et des personnes, comme l'exige le droit international.

Nous pensons que les chances de succès de cette campagne dépendent de plusieurs facteurs :

- L'esprit unitaire
- La détermination pour briser le siège
- La capacité d'inventer de nouvelles formes d'actions efficaces
- Le lien avec la société civile, en Egypte, en Palestine, en Europe et dans le reste du monde.
- Le nombre d'individus et de nationalités (pays représentés)

Si certains d'entre vous peuvent nous rejoindre, qu'ils n'hésitent surtout pas, ce serait magnifique. Non seulement pour représenter leurs pays, mais aussi les centaines de millions d'êtres humains qui, dans le monde entier, condamnent ce siège illégal et meurtrier. Les citoyens présents en Egypte permettront un lien toujours plus étroit avec la population de leurs pays.

Pour ceux qui ne peuvent pas venir à Rafah, voici une proposition d'action simple et qui peut porter ses fruits si elle est massivement suivie :

Dans le cadre de notre campagne “Mouvement International pour Ouvrir la Frontière de Rafah”, nous vous demandons d’envoyer des lettres de protestations à l’Ambassade d’Egypte pour demander à l’Egypte d’ouvrir la frontière de Rafah.

N’oubliez pas de mettre en copie l’ambassade des Etats-Unis http://www.embassy.org/embassies/ , l’ambassade de votre propre pays au Caire http://www.embassyworld.com/embassy/Egypt/Egypt2.html et votre Ministère des Affaires Etrangères

Diffusez largement cette campagne autour de vous.

Mouvement International pour l’Ouverture du Passage de Rafah

intmorb@googlemail.com

in solidarity
fraternellement
Chris


Ci-dessous, un exemple de lettre (mais vous pouvez, bien entendu, rédiger votre propre lettre) :

De :

Monsieur l’Ambassadeur d’Egypte

En tant que citoyen du monde, je viens vous faire part de mes préoccupations au sujet des Palestiniens vivant dans la Bande de Gaza.

Gaza est victime d’une crise humanitaire créée par l’homme. Des milliers de tonnes de nourriture, de médicaments et d'aide d'urgence, comme des couvertures et des matelas, donnés par de nombreux pays dont les États-Unis et des organisations d'aide, ne peuvent entrer dans Gaza, en raison de la fermeture des passages frontaliers par le gouvernement israélien, mais aussi par votre gouvernement.

Nous avons également appris que le Ministère des affaires étrangères égyptien a posé un autre obstacle à l'entrée de l'aide étrangère dans la bande de Gaza: Nos ambassades doivent écrire au ministère égyptien des Affaires étrangères pour demander la permission d'entrer dans Gaza, ce qui peut prendre jusqu'à 7-14 jours pour obtenir une réponse et la permission d’entrer! Cette nouvelle directive est choquante de la part d'un gouvernement arabe.

Seuls 100 camions d’aide sont autorisés quotidiennement à pénétrer dans la Bande de Gaza sur les 500 à 600 camions jugés nécessaires pour subvenir aux besoins de la population de Gaza, selon l'Organisation des Nations Unies – soit 30 camions de moins que l’an dernier et nettement moins que le nombre autorisé à entrer par Israël avant l'opération 'Plomb Durci’ : une attaque qui a fait à Gaza plus de 1300 morts, dont la majorité étaient des civils massacrés dans leurs rues et leurs maisons. Avec plus de 5000 blessés et plus de 900.000 Gazaouis dépendant de l’aide alimentaire, l'accès à l'aide est crucial en ce moment.

La reconstruction suite aux trois semaines d’agression israélienne contre la bande de Gaza est bloquée en raison de l’interdiction aux importations de matériaux de construction, dont le ciment et l'acier. Aujourd'hui, des milliers de Palestiniens résident encore dans leurs ruines ou dans des tentes de toile fragile qui rappelle la dépossession massive du nettoyage ethnique de 1948, lorsque l'État d'Israël a été créé sur des terres palestiniennes

Plus de 3500 malades et blessés de cette guerre et des précédentes invasions israéliennes attendent de quitter Gaza pour se faire soigner. Plus de 320 personnes sont mortes en raison du blocus qui dure depuis 4 ans maintenant, alors que leur état était curable et que leur mort était évitable.

En vertu des Conventions de Genève et la Déclaration universelle des droits de l'homme (10 Décembre 1948), les Palestiniens ont droit à la liberté de circulation et sont protégés contre les punitions collectives.

Aussi, nous vous demandons d’ouvrir la frontière de Rafah et de lever toutes les interdictions, parce que ce siège est une punition collective et est illégal en vertu du droit international.

Egypte, mettez fin à la punition collective imposée à la population de Gaza, ouvrez la frontière.

Nom, prénom

Pays

Le Hamas jure de venger l'assassinat d'un militant en Cisjordanie

Publié sur le site french.news.cn le 29 mai 2009

GAZA, 28 mai (Xinhua) -- La branche armée du mouvement islamique palestinien du Hamas à Gaza a juré de venger l'assassinat de l'un de ses principaux chefs par les soldats israéliens près de la ville d'Hébron en Cisjordanie.

Le porte-parole du Hamas, Abou Obeida, a confié au téléphone à Xinhua que "l'assassinat criminel d'un des chefs des Brigades al- Qassam méritera une réponse."

"Les Brigades al-Qassam ont le feu vert pour répondre à ce crime par tous les moyens à la disposition des militants en Cisjordanie, même si c'est une opération kamikaze," a indiqué Abu Obeida, faisant allusion aux attaques suicides.

Plus tôt jeudi, Israël a annoncé avoir tué un des principaux chefs militaires de la branche armée du Hamas dans un village de la ville d'Hébron en Cisjordanie, ajoutant que l'homme de 45 ans était marié et père de trois enfants.

Israël a indiqué qu'Abdel Majeed Doudeen, recherché depuis 15 ans, a été tué dans un raid à Dora dans le sud d'Hébron. L'Etat juif accuse Doudeen d'avoir été derrière une série d'attaques armées et suicides contre Israël ayant tué des dizaines d'Israéliens ces 15 dernières années.

Les témoins palestiniens ont indiqué qu'environ 16 véhicules armés israéliens ont pris part à l'opération dans le voisinage de Deir-al-Asal à Dora près d'Hébron. Les sources palestiniennes ont confirmé que trois personnes ont été arrêtées au cours du raid.

Interrogé si l'assassinat de Doudeen affecterait les discussions du Caire sur la trêve avec les militants palestiniens de Gaza sous la houlette du Hamas, Abou Obeida a répondu "je crois qu'il n'y a pas de place pour des discussions sur un cessez-le-feu puisqu'Israël continue ses crimes en Cisjordanie et à Gaza."

Lien de l'article: http://french.news.cn/monde/2009-05/29/c_131249.htm

«Faire du cinéma est un acte de résistance»

Publié sur le site lerenouveau.com le 29 lai 2009

Entretien avec Elia Suleiman, cinéaste palestinien de «le temps qui reste»

Né à Nazareth, Elia Suleiman a émigré aux Etats-Unis où il vit actuellement. Acteur, réalisateur et producteur, il a obtenu le Prix spécial du jury de Cannes en 2002 pour son film «Intervention divine», tragi-comédie moderne sur la vie quotidienne dans les territoires palestiniens occupés. Son premier film «chronique d’une disparition (1996) traitait également de l’identité palestinienne.
- Vous posez un regard personnel sur la situation en Palestine, celui d’un cinéaste qui a choisi l’exil, comment qualifiez-vous l’identité de ce pays sous occupation?
- C’est vrai que dans mon cas, je suis absent-présent, intérieur-extérieur, mon film justifie cette attitude. Je remarque que les médias ont dénié l’identité de la Palestine. Etre palestinien est en soi un défi. Je tente donc de me démarquer du discours habituel pour me concentrer sur le registre de l’intime qui illustre parfaitement la situation de la Palestine.
Je refuse que le film soit appréhendé comme une étude anthropologique sur un peuple oublié. Au contraire, j’essaie de présenter une vérité réelle que j’ai vécue avec mes parents et d’offrir une image cinématographique, un son, une chorégraphie incrustés dans une réalité difficile. Mais ces contraintes ont l’effet d’un sauna.
- Votre film évolue entre le registre de l’intime et la grande Histoire, comment avez-vous réalisé cette équation ?
- Par la musique, le silence assez présents dans le film. Ces deux éléments sont universels; n’importe qui peut les comprendre et les ressentir. Il s’agit de dévier le spectateur, de le surprendre là où il vous attend le moins. Mon style se caractérise par l’utilisation d’une caméra statique, par un style particulier qui donne une part importante à l’humour, à la dérision.
- «Le temps qui reste», le titre de votre film, répond-il à un possible espoir d’une Palestine enfin indépendante?
- Le seul espoir réel est celui qui vous pousse à créer, l’acte de créer en lui-même est porteur d’espoir. Cela prouve qu’on est capable de changer le monde, en l’occurrence ici la Palestine en se rendant compte que l’Histoire est faite d’erreurs.
- La famille est pour vous le meilleur matériel dramaturgique pour parler de la Palestine. Quelles sont les contraintes d’une telle démarche?
- La première partie de mon film est un voyage cinématographique que je n’ai pas fait personnellement dans la vie. J’ai compté sur les écrits de mon père ancien résistant en effectuant un travail d’adaptation. En fait, je me suis approprié ses souvenirs pour traiter d’une époque historique, 1948, où je n’étais pas encore né. J’ai eu la tentation de réaliser un film épique, de genre. Je me suis lancé sans savoir en réalité le résultat.
- Que dissimule le silence dans votre film?
- L’institution d’une vérité, de résistance, un moment démocratique de mettre du sien dans la fabrication de l’image, de se mettre en danger sans en connaître les réelles conséquences. N’est-ce pas Hayden qui a dit : «le silence, c’est ce qui crée la musique»?.
- Quel a été le processus de production de «Le temps qui reste»?
- J’ai mis cinq ans pour monter le film. Je pense qu’il y a un véritable paradoxe chez les palestiniens exilés, celui d’avoir l’opportunité et la nécessité de s’exprimer, cela donne parfois l’occasion d’un récit sur l’histoire de leur pays, une dimension que je qualifierai de dialectique sur la situation catastrophique dans lequel le monde va de plus en plus. Plus un peuple est en danger, plus il est dans une position de résistance. Un film nécessite du temps. Il faut prendre le temps de faire un bon film. Dans le cas de ce film, j’ai tenté de confronter la réalité politique en l’exprimant dans un cadre poétique. J’ai voulu créer un instant de vérité.

Lien de l'article: http://www.lerenouveau.com.tn/index.php?option=com_content&task=view&id=10982&Itemid=50

La finance, le droit, l’éthique

Publié le 29 mai 2009 sur le site lalibre.be
Par Mariapaola Cherchi; avocate fondatrice du Mouvement du citoyen européen pour la justice

Une plate-forme de 56 organisations non gouvernementales, communes, syndicats et partis politiques, tous confondus, a manifesté son opposition au financement par Dexia de colonies israéliennes implantées illégitimement dans les territoires occupés palestiniens. Elle a enfin été entendue.

Le 13 mai dernier, la Banque Dexia tenait son Assemblée générale annuelle dans son siège bruxellois alors qu’en même temps, au même endroit, une Plate-forme de 56 Organisations non gouvernementales, Communes, Syndicats et Partis politiques, tous confondus, manifestait son opposition au financement par Dexia de colonies israéliennes implantées illégitimement dans les territoires occupés palestiniens. Une histoire de "Banques" qui croise une histoire de "Peuples". Une question d’"argent" qui croise une question de "droit".

Mais venons-en aux faits. Depuis des mois, la presse internationale informe, timidement, que Dexia finance plusieurs colonies israéliennes implantées en Cisjordanie. Le tout a commencé en 2003 lorsque la filiale israélienne de Dexia, à la suite d’un plan de financement lancé par le gouvernement israélien au profit des communes en difficulté, a accordé des emprunts à plusieurs municipalités israéliennes dont une dizaine de colonies, sans prise en considération de leur localisation. Or, s’il est vrai que Dexia est une banque qui a, parmi ses spécificités le financement des entités communales, sans aucune interférence dans la vie politique de celles-ci, toutefois dans le cas d’espèce sa position devient délicate dans la mesure où le bénéficiaire du financement utilise les fonds dans un contexte politique difficile comme celui d’Israël. Pour rappel, plusieurs résolutions de l’ONU (voir résolution 446 du 22 mars 1979) ainsi que la 4e Convention de Genève (art. 49) ne reconnaissent aucune validité juridique à la pratique israélienne consistant à établir des colonies dans les territoires palestiniens.

En bref, l’implantation de colonies israéliennes en Cisjordanie est une violation flagrante des conventions internationales. Et pourtant la colonisation n’a jamais cessé de croître : entre 1993, année de la signature des accords d’Oslo, et 2000 (année du début de la seconde Intifada) le nombre des colonies a doublé.

Deux approches sont possibles par rapport à ces faits : l’une concerne l’aspect purement juridique et l’autre concerne l’aspect éthique. Quant à l’aspect juridique, la situation est claire : la résolution du Conseil de Sécurité 242 imposait le retrait des territoires occupés en 1967. Israël, pour toute réponse, a déplacé la ligne d’armistice de 1949, entre autres, en installant ses colonies dans les territoires de 1967 et en procédant à la construction du mur. La Cour internationale de Justice, l’organe judiciaire principal des Nations Unies, saisie par l’Assemblée générale des Nations Unies au sujet de l’édification du mur qu’Israël construit dans le territoire palestinien occupé, a souligné que les colonies installées dans le territoire palestinien l’ont été en méconnaissance du droit international. La Cour a ensuite relevé qu’en ce mur, dans la mesure où il incorpore 80 % des colonies, "équivaudrait à une annexion de facto". In concreto la Cour Internationale de justice a ensuite précisé les conséquences juridiques de cette violation à l’égard de trois destinataires : Israël, les Etats tiers et l’ONU. Quant aux Etats tiers, lesquels sont ceux concernés par la présente analyse, la Cour a précisé l’obligation de tous les Etats de ne pas reconnaître la situation illicite découlant de la construction du mur dans le territoire palestinien occupé et, de façon encore plus précise, l’obligation de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par cette construction (Avis de la Cour Internationale de justice du 9 juillet 2004) !

A cet égard il est nécessaire de rappeler qu’en octobre 2008 les Etats belge, français et luxembourgeois ont injecté plus de six milliards d’euros dans Dexia au moment où celle-ci était sérieusement menacée par la faillite. Pendant les derniers mois les pratiques des banques ont fait la une de l’actualité, et des engagements formels ont été assumés quant à un changement radical des pratiques non transparentes anciennes. La question que le citoyen est en droit de se poser est celle de savoir si les pratiques visées, en pleine crise financière, se limitaient seulement aux jeux du marché financier et ne concernaient aussi pas la violation des droits des peuples et du droit international. Il est manifeste que le financement accordé par Dexia à toutes les municipalités israéliennes, ci incluses les colonies en territoire palestinien occupé, constituant une "aide" au maintien de la situation illégale créée par Israël, représenterait une violation du droit international. Quant à l’aspect purement éthique de la question, quelle est devenue la position de Dexia entre-temps ?

Monsieur Mariani, l’administrateur-délégué de Dexia SA, interpellé par plus de 6 000 lettres de protestation au sujet du financement, répondait, par une lettre du 19 novembre 2008, en affirmant d’une part que les financements dénoncés étaient accordés, sans distinction, aux communes juives et aux communes arabes et d’autre part qu’en tout cas les crédits concédés par Dexia Israël aux colonies ne représentaient que moins du 1 % de l’ensemble des crédits accordés. Mais quelle importance le pourcentage de financement ? C’est le caractère illégitime de leur destination qui interpelle les gens. C’est pourquoi les déclarations de Monsieur Mariani n’ont pas réussi à apaiser le débat.

Par contre la déclaration de Monsieur Dehaene, président actuel du Groupe Dexia, a réussi à rassurer les observateurs de ces faits. La presse internationale vient de nous rapporter que Monsieur Dehaene, le 13 mai dernier, après avoir admis que dans le passé des prêts ont été accordés aux entités occupées, a cependant affirmé l’intention de Dexia de ne plus octroyer de nouveaux prêts, "en vertu du code éthique" que Dexia applique. C’est cette position claire et sans ambiguïté aucune que l’on s’attendait pour pouvoir croire au rapprochement de la Finance au Droit et à l’Ethique !

C’est enfin du concret : l’argent public (celui que l’Etat belge, encore il y a peu de mois, a accordé à Dexia pour la sauver de la faillite) ne sera pas utilisé pour des fins uniquement de "marché" sans scrupule mais sera utilisé dans le respect du droit et de l’éthique. A la lumière de ces derniers développements l’on peut regarder avec plus de confiance les Conventions internationales, les Résolutions des Nations Unies et, sans vouloir être exhaustif dans la liste, les déclarations de l’Union européenne s’engageant à mettre en place un système bancaire transparent. C’est peut-être un exemple de victoire du Droit et de l’Ethique sur le mercantilisme !

Lien de l'article: http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/505992/la-finance-le-droit-l-ethique.html

Rapport n° 21 sur les violations israéliennes des droits humains

Publié le vendredi 29 mai 2009 sur le site info-palestine.org

PCHR - du 21 au 27 mai 2009

Les FOI (forces d’occupation israéliennes) ont continué leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens, et leur siège total sur la bande de Gaza

Durant la période du 21 au 27 mai :

2 résistants palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza ;
17 civils palestiniens, dont 4 mineurs et une femme âgée, ont été blessés par des tirs et des grenades en Cisjordanie ;
30 incursions ont été menées dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie ;
30 Palestiniens dont 5 mineurs ont été arrêtés en Cisjordanie ;
6 pêcheurs ont été arrêtés dans la bande de Gaza ;
10 Palestiniens, dont 3 mineurs, ont été arrêtés sur les check-points de Cisjordanie ;
les mesures pour créer une majorité juive à Jérusalem-Est se sont poursuivies :
les FOI ont démoli une basse-cour et arraché des clôtures dans le village d’al-‘Eissawiya ;
un tribunal israélien a ordonné la démolition d’une maison de la vieille ville de Jérusalem ;
la colonisation s’est poursuivie ainsi que les agressions des colons contre les Palestiniens :
les FOI ont saisi 300 dunums (30 ha) de terres près de Jénine ;
les colons ont brûlé 10 dunums de culture d’orge près de Naplouse ;
les colons ont fermé différentes routes et agressé les agriculteurs et fermiers palestiniens.
Le siège a été maintenu sur l’ensemble des Territoires et il a isolé la bande de Gaza du monde extérieur.



(Photo Info-Palestine) Un tract jeté jeté par avion avertit la population de Gaza de ne pas s’aventurer à moins de 300 mètres de la frontière.

Violations du droit international et humanitaire dans les territoires occupés durant la période du 21 au 27 mai 2009

1 - Incursions dans les secteurs palestiniens et agressions contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

Les incursions se font en pleine nuit, les camions de l’occupant rentrent dans le village, la cité ou le camp, les soldats patrouillent dans les rues, tirent sur les maisons, pénètrent de force dans les maisons et par la violence, enlève des dizaines de jeunes Palestiniens. Cette semaine, 30 arrestations de ce type ont eu lieu dans les maisons palestiniennes, tous les arrêtés sont des jeunes. Des maisons ont été endommagées.

Jeudi 21 mai

Les FOI ont mené une incursion dans la région de Jénine : elles ont pénétré dans le village d’al-‘Araqa, et fouillé des maisons. Pas d’arrestation. Village de Zabbouba, idem.

Région de Bethléhem : village de Taqqou’ (5 jeunes Palestiniens arrêtés).

Région de Naplouse : camp de réfugiés de Balata (3 arrestations). Village de Beit Fourik (1 arrestation).

Vendredi 22 mai

Samedi 23 mai

Jénine : village d’‘Arrana, l’armée ouvre le feu dans le village et lance des grenades assourdissantes près des maisons, une vieille femme, 85 ans, est blessée par un éclat à un pied. L’occupant fouille des maisons (6 arrestations, dont un mineur).

Naplouse : les soldats postés dans le mirador qui se trouve au nord de la colonie de Shavi Shomron tirent sur un jeune Palestinien du village de Sabastia ; il est gravement blessé : trois balles dans la cuisse gauche et une quatrième dans la cuisse droite.

Hébron : l’armée, dans le secteur d’al-Hawouz, lance une incursion et fouille des maisons. Les soldats rouent de coups un jeune Palestinien de 15 ans, qui est couvert d’ecchymoses sur tout le corps.

Dimanche 24 mai

Hébron : village de Beit al-Roush (3 arrestations) ; villages d’Halhoul et de Nouba où l’armée patrouille dans les rues tirant sur les maisons.

Jénine : village de Ya’bad (2 arrestations de mineurs).

Tulkarerm : l’armée entre dans le camp de réfugiés de Nour Shams, patrouille dans les rues du camp. Des enfants se mettent à lancer des pierres, aussitôt l’armée ouvre le feu et blesse trois d’entre eux : l’un d’une balle dans une jambe, l’autre d’un éclat dans une jambe (16 ans), et le dernier d’une balle dans le pied droit (15 ans), il sera amputé de trois orteils (15 ans).

Lundi 25 mai

Naplouse : incursion dans la cité et dans le camp voisin de Balata.

Hébron : quartier d’al-Ras à l’ouest de la colonie de Kiryat Arba, où l’armée endommage de nombreuses maisons.

Tubas : village de Tammoun.

Bande de Gaza :

Dans la matinée, l’aviation lâche des grandes caisses de tracts tout le long de la frontière avec Israël pour informer la population que les FOI renouvelaient leur avertissement de ne pas s’approcher de la frontière à moins de 300 mètres.. Celui qui en prendrait le risque s’exposerait à des actions nécessaires pour l’en éloigner, tirs par balles inclus. Ces tracts sxont accompagnés d’une carte de la bande de Gaza spécifiant la zone interdite. Ces caisses ayant été jetées à l’aveugle, un enfant à été blessé et une maison due la localité de al-Mussaddar au centre de la bande de Gaza a été endommagée. Il faut noter que c’est la première fois que les FOI font une telle opération depuis leur dernière offensive militaire.

Mardi 26 mai

Hébron : camp de réfugiés d’al-‘Arroub (2 arrestations). Quartier de Ras Abu Snaina à Hébron, où l’armée fouille une maison (1 arrestation).

Tubas : incursion dans la ville.

Bande de Gaza

05h30 : les vedettes garde-côte pénètrent à l’intérieur des 500 mètres les séparant de la plage de Rafah alors que 24 pêcheurs embarqués sur 12 petites embarcations sont au travail. Mohammed ’Abdul Salam Hassouna, 45 ans, et Nahidh Hassan Has Souna, 43 ans, sont arrêtés.

Mercredi 27 mai

Jénine : en pleine nuit et presque en même temps, l’armée patrouille dans les rues de ces villages pendant quelques temps puis se retire : Maithaloun, Sirris, Sanour, Masliya, ville et camp de réfugiés de Jénine (1 arrrestation), al-Zababda (3 arrestations).

Hébron : villages de Tarqoumia (1 arrestation), de Sa’ir, d’al-Shyoukh.

Bethléhem : village d’al-Walaja.

Naplouse : dans la cité et le camp de réfugiés de Balata (2 arrestations).

Bande de Gaza

06h10 : les vedettes tirent sur des bateaux de pêche au large de Beit Lahiya. 2 d’entre eux sont arraisonnés. Jihad Ahmed al-Sayad, 43 ans, Yahia Mustafa Tourash, 44 ans, Zayed Zaki Tourash, 16 ans, et Mohammed Mohammed Abu Zarada, 25 ans, sont arrêtés.

2 - Maintien du siège sur les Territoires palestiniens occupés

Bande de Gaza

Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière Karm Abu Salem

Date : Détails
20 mai : 105 containers de nourriture, d’aide internationale et de denrées pour les commerçants entrent.
21 mai : 116 containers
22 mai : 46 containers
23 mai : fermé
24 mai : 78 containers
25 mai : 78 containers
26 mai : 86 containers

Rafah International

Date : Détails
20 mai : fermé
21 mai : 25 Palestiniens et 7 internationaux sortent ;
53 Palestiniens dont plusieurs patients et le corps d’un patient décédé entrent.
22 mai : 4 Palestiniens entrent.
23 mai : 2 citoyens U.S. sortent ;
3 membres de l’UNRWA et le corps d’un patient décédé entrent.
24 mai : 1 Palestinien sort ;
55 autres, dont des patients, entrent.
25 mai : 8 membres de l’UNRWA et 3 internationaux sortent ;
Une délégation de 10 membres du Hamas et 22 militants de la solidarité internationale, 6 patients et 36 véhicules d’assistance humanitaire entrent.
26 mai : Une délégation internationale de 57 membres et 2 représentants du « Human rights Watch » sortent ;
8 patients et le corps d’un patient décédé entrent.

Beit Hanoun (Erez)

Date : Patients : Accomp. : Commerç. : Journal. : Internat. : Palestiniens
2 mai : 18 : 16 : 0 : 4 : 15 : 4
2 mai : 14 : 14 : 0 : 3 : 50 : 0
2 mai : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0
2 mai : 0 : 0 : 0 : 0 : 0 : 0
2 mai : 10 : 10 : 0 : 12 : 16 : 0
2 mai : 30 : 25 : 0 : 4 : 28 : 0
2 mai : 15 : 15 : 0 : 5 : 25 : 0

Nahal Ouz Crossing

Date : Gaz domest.
(tonnes) : Fioul domest.
(litres)
20 mai : 170 : 440 820
21 mai : 381 : 433 420
24 mai : 324 : 443 010
25 mai : 221 : 442 030
26 mai : 335 : 516 000

Al-Mentar (Karni)

Le lundi 18 mai, entrée de 2 080 tonnes de grains et de fourrage.

Cisjordanie

(Photo Info-Palestine) Un garde de l’armée occupante (AP)

En Cisjordanie, les restrictions aux déplacements ont été maintenues y compris à Jérusalem-Est.
Il y a environ 630 check-points permanents, tenus ou non par l’armée d’occupation. De plus, quelque 60 à 80 check-points volants sont montés à travers la Cisjordanie chaque semaine.

Au moins 65% des routes qui relient les 18 communautés palestiniennes de Cisjordanie sont fermés ou totalement sous contrôle des FOI (47 des 72 routes).

Il y a environ 500 km de routes où les droits des Palestiniens sont restreints. De plus, un tiers de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, est inaccessible aux Palestiniens sans une autorisation remise par les FOI, et très difficile à obtenir.

A Jérusalem comme dans le reste de la Cisjordanie, les civils palestiniens sont régulièrement harcelés par les FOI, arrêtés, fouillés, contrôlés dans les rues et sur les routes.

Jérusalem : des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont toujours empêchés d’entrer dans la cité. Les restrictions sont encore plus sévères le vendredi pour empêcher les Palestiniens d’aller prier à la mosquée al-Aqsa. Les Palestiniens qui tentent de contourner les barrages pour entrer dans la cité se font roués de coup par les forces d’occupation.

Le mercredi 27 mai, à midi, les FOI arrêtent un Palestinien - non identifié - prétendant qu’il a essayé de poignarder un garde israélien sur un check-point à l’entrée de la colonie de Ma’ale Adumim (illégale), une colonie qui s’est montée sur les terres du village palestinien d’al-‘Eizariya, au sud-est de Jérusalem.

Naplouse : les FOI ont maintenu les restrictions aux déplacements des Palestiniens. Si un check-point a été démantelé à Beit Eiba, une porte en fer est montée sur la route entre Naplouse et Tulkarem pour le contrôle et la fouille des véhicules palestiniens, spécialement aux heures de pointe. Sur le check-point d’Huwara, au sud de Naplouse, direction Ramallah, l’armée a procédé à des contrôles prolongés, ce qui signifie des heures et des heures d’attente en plus pour les Palestiniens. En plus, des check-points volants ont été posés sur les routes qui conduisent à la cité.

Le mardi 26, l’armée pose un check-point volant sur la route d’al-Bathan à Naplouse et arrête 4 membres des brigades al-Aqsa (la branche armée du Fatah).

Jénine : toujours les mêmes restrictions. Le lundi 25 mai, l’armée monte un barrage à l’entrée du village de Sanour, un autre entre al’Zababda et Qabatya, et un troisième au carrefour de Maslya, à l’est de Jénine.

Le samedi 23, vers 17h, les soldats à la porte de Barta’a, sur le mur, arrête un jeune Palestinien du village d’‘Aanim.

Le mardi 26, arrestation d’un autre jeune, d’al-Yamoun, sur le check-point de Barta’a.

Tubas : mêmes restrictions. Lundi 25, nouveau check-point au carrefour de Tammoun, au sud de la cité et un autre à l’entrée nord.

Bethléhem : idem. Le jeudi 21 mai, l’armée postée sur le check-point Container à l’entrée de Bethléhem arrête un car transportant des journalistes. Elle oblige les journalistes à descendre et les contrôle. Le mardi 26, elle monte un barrage à l’entrée ouest de Beit Jala pour le contrôle des véhicules palestiniens.

Hébron : jeudi 21 mai, l’armée postée près de la mosquée Ibrahim, dans la vieille ville, arrête 2 mineurs palestiniens (13 ans les deux), et les libère quelques heures plus tard.

Le mardi 26, dans la vieille ville, sur un barrage, l’armée arrête un enfant de 12 ans, elle le roue de coups et le retient de force pendant trois heures.

3 - Construction du mur d’annexion

Une fois terminé, le mur d’annexion, illégal, fera 724 kilomètres, autour de la Cisjordanie isolant toute une population. 350 km sont déjà construits, dont 99% à l’intérieur même du territoire palestinien, confiscant de nouvelles terres.

Les FOI maintiennent leur violence en réaction aux manifestations non violentes organisés par les Palestiniens avec des internationaux et des militants israéliens pour protester contre la construction du mur.

Bil’in : (à l’ouest de Ramallah), après la prière du vendredi 22 mai, la manifestation comme chaque semaine, se dirige vers le mur, des pierres sont lancées sur les troupes d’occupation ; celles-ci répliquent en tirant sur les manifestants. Cette semaine, 2 Palestiniens ont été blessés (un par un corps de grenade dans une main, et l’autre dans une épaule)

Ni’lin : (à l’ouest de Ramallah), même manifestation au même moment. 10 Palestiniens sont blessés, dont un mineur, soit par des balles, soit par des balles enrobées de caoutchouc, soit par des éclats de grenades.

4 - Création d’une majorité juive dans Jérusalem-Est occupée

(Photo Info-Palestine)Le mur à Kalandya, au nord de Jérusalem (AP)


Les mesures pour la judaïsation de Jérusalem-Est se sont accentuées dans la dernière période, d’où cette partie dans le rapport hebdomadaire du PCHR consacrée aux violations des droits humains des Palestiniens commises par les FOI dans la cité.

Jeudi 21 mai : le tribunal municipal israélien des Affaires locales a ordonné la démolition d’un bâtiment ajouté à une maison dans le quartier d’‘Aqabat al-Saraya dans la vieille ville de Jérusalem, au motif qu’il aurait été construit sans le permis israélien. Le tribunal impose une amende de 6 000 NIS (nouveau shekel israélien, un peu plus de 1 000 €).

Dimanche 24 mai : l’armée, accompagnée d’officiels de la municipalité israélienne de Jérusalem, s’est rendue dans le village d’al-‘Eissawiya, à l’est de Jérusalem. Elle y démolit une basse-cour de 50 m2 au même motif : construite sans le permis israélien. Aussitôt après, elle arrache des clôtures entourant trois maisons, elles aussi non autorisées ; toutefois, selon des sources locales, ces clôtures gênaient l’expansion de l’université hébraïque toute proche.

Lundi 25 mai : des colons tentent de pénétrer sur l’esplanade de la mosquée al-Aqsa ; des civils palestiniens les en empêchent mais peu après, l’armée intervient et frappe violemment les Palestiniens. 2 jeunes sont arrêtés puis libérés le lendemain midi.

5 - Colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens.

La colonisation se poursuit en toute illégalité dans les territoires.

300 dunums de terres (30 ha) ont été confisqués entre les villages d’Ya’bad et Toura, au sud-ouest de Jénine. L’armée a donné 45 jours aux Palestiniens pour partir de chez eux.

Vendredi matin, 22 mai, des colons israéliens ont attaqué en incendiant des dizaines de dunums de champs d’orge près du village de Bourin, au sud de Naplouse, près de la colonie de Tits’har. Les équipes de la Défense civile n’ont pu se rendre sur les lieux à cause de la présence des colons.
Samedi 23 vers 19h, trois colons de la colonie d’Alkanah, à l’ouest de Salfit, se sont mis à lancer des pierres sur une maison palestinienne, à insulter son propriétaire et son fils, leur ordonnant de partir de l’endroit. Il faut indiquer que les FOI avaient encerclé la maison, située derrière le mur d’annexion. Les Israéliens exercent des pressions sur les propriétaires pour qu’ils s’en aillent.

Lundi 25 mai, dans l’après-midi, au moins 20 colons des colonies de Beit Yatir et Ma’oun, à l’est de Yatta, au sud d’Hébron, ont attaqué des bergers palestiniens à coups de bâtons et de pierres. 4 bergers souffrent d’ecchymoses.

Lundi soir, des dizaines de colons de la colonie d’Yits’har, au sud de Naplouse, se sont rassemblés à l’entrée nord de la colonie, lançant des pierres sur les voitures palestiniennes qui passaient sur la route de contournement. Un certain nombre de civils ont été blessés et de véhicules endommagés.

Mardi 26 mai, vers 8h30, un colon israélien a attaqué un jeune Palestinien du village de Qasra, au sud-est de Naplouse, près du check-point de Za’tara. L’armée sur le check-point a regardé l’agression sans intervenir. Des colons ont violemment frappé une femme qui attendait un taxi. L’agression a duré un quart d’heure, puis des soldats israéliens qui étaient dans une ambulance militaire israélienne qui arrivait dans le secteur, ont éloigné le colon de la femme palestinienne.

Document public

Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

Rapport hebdomadaire pour la période du 21 au 27 mai : PCHR - traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.

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