Publié le 04 novembre 2009 sur le site protection-palestine.org
NDLR : voir aussi "Amérique, arrête de cirer les pompes à Israël", article de Gideon Levy dans Ha’aretz
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7891
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Hilary Clinton exige d’Abbas la reprise immédiate des négociations avec les Israéliens et affirme son soutien à la colonisation israélienne
La chaîne Al Jazeera a appris de sources palestiniennes bien informées que la secrétaire d’État Hillary Clinton, lors d’une rencontre avec le président Mahmoud Abbas à Abou Dhabi samedi dernier, a exposé la position finale de l’administration du président Barack Obama sur la question des colonies en Cisjordanie, les considérant comme vitaux pour la sécurité d’Israël.
Les mêmes sources, sous le sceau de l’anonymat, ont rapporté que Clinton a informé Abbas que l’administration américaine n’a pas réussi à assouplir la position israélienne sur les colonies et que les pressions internes du lobby pro-israélien l’empêchent d’entreprendre un pas en avant.
Ces sources ont souligné que Clinton a surpris M. Abbas lorsqu’elle a déclaré que l’envoyé spécial américain, George Mitchell, lors de sa tournée en Israël, a constaté l’importance des colonies d’où la nouvelle position des États-Unis qui met à présent l’accent sur « l’importance des colonies pour protéger et assurer la sécurité d’Israël ».
Selon ces sources, la Secrétaire U. S. a dit à Abbas que la plupart des colonies juives construites dans les territoires palestiniens occupés en 1967 ne peuvent pas être démantelées et tout ce qui peut-être fait c’est de donner en contrepartie des terres aux Palestiniens selon un accord convenu entre Mitchell et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La sécurité d’Israël
Selon les mêmes sources, Clinton a expliqué que ces implantations sont nécessaires à la sécurité d’Israël et que ni Israël ne peut être convaincu ni les Américains n’accepteront de les évacuer parce que cette évacuation permettra aux organisations terroristes palestiniennes de se rapprocher d’Israël qui sera ainsi soumis à des risques supplémentaires.
Les sources ont indiqué que le Président Abbas semblait extrêmement abattu par les déclarations de Clinton . A l’issue de cette réunion, il a fait part à l’un de ses conseillers que les pressions exercées par l’administration américaine ne peuvent convaincre même le plus petit enfant palestinien.
Ces sources ont confirmé que M. Abbas a insisté que l’arrêt de la colonisation n’est pas une condition pour reprendre les négociations avec Israël, mais c’est une obligation qui doit être tenue par Tel Aviv conformément à la feuille de route respectée par ailleurs par les Palestiniens.
Concession Palestinienne
Ces sources ont aussi indiqué que Clinton a déclaré à Abbas que l’administration américaine ne peut pas continuer à jouer le rôle de médiateur et elle veut qu’Abbas fasse un pas supplémentaire en avant et renonce à la condition de l’arrêt de la colonisation comme préalable pour la reprise des négociations.
Ces sources ont rapporté à Al Jazeera qu’Abbas a informé la secrétaire d’état que tout recul de sa position signifie la destruction de l’avenir de l’Autorité, et que la concession faite à Israël devrait être compensée par quelque chose de concret sur le terrain et non des déclarations dans les médias ou sur papier.
Le Président Abbas a enjoint la Secrétaire U.S. de contraindre Israël à respecter ce qui a été convenu sous l’ère de l’ancien Premier ministre Ehud Olmert, mais Clinton a rétorqué que ce qui était précédemment convenu, "ne veut rien dire pour l’administration américaine actuelle".
Al- Jazeera a appris que Clinton a fait part à Abbas d’un message verbal du président Barack Obama lui demandant de ne pas mettre d’obstacles sur la voie des négociations avec Israël. Elle l’a mis en garde que s’il maintient ses exigences, il serait désigné comme le responsable principal du blocage du processus de paix dans la région.
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/2E9B4123-D051-48EE-9C30-A399FE02D55F.htm
Traduit par Leila Palestine
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Les Palestiniens accusent les États-Unis de faire marche arrière sur la colonisation
A peine Hillary Clinton a-t-elle quitté le Proche-Orient que les responsables palestiniens reprochent aux États-Unis d’avoir fait volte-face sur le gel de la colonisation juive, mettant ainsi en péril la reprise des pourparlers de paix avec Israël.
REUTERS - Les responsables palestiniens ont accusé dimanche l’administration Obama d’avoir fait machine arrière sur son exigence d’un gel de la colonisation juive, brisant ainsi tout espoir d’une reprise rapide des pourparlers de paix avec Israël.
En visite à Jérusalem, Hillary Clinton a réclamé la relance de ce processus au plus tôt, demandant au président palestinien Mahmoud Abbas de ne plus subordonner celui-ci à l’arrêt de la colonisation, un appel repris à son compte par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La secrétaire d’Etat américaine, qui avait rencontré auparavant le chef de l’Autorité palestinienne à Abu Dhabi, a confirmé ainsi la volte-face esquissée par Barack Obama lors du sommet à trois qu’il avait organisé avec Abbas et Netanyahu en marge de l’assemblée générale des Nations unies, en septembre, à New York.
Le chef de la Maison blanche, qui avait jusque-là repris à son compte l’exigence d’Abbas d’un gel de la colonisation préalable à une reprise des négociations, s’était borné, devant le refus de Netanyahu de céder sur ce sujet, à inciter Israël à la "retenue".
Après son entretien avec Netanyahu, Clinton a estimé que l’exigence posée par Abbas était sans précédent. "Il n’y jamais eu de condition préalable. Cela reste un sujet entrant dans le cadre des négociations. Nous en sommes en ce moment au point où nous essayons d’entrer en négociation."
Pour sa part, Netanyahu a affirmé que les exigences d’Abbas constituaient le principal facteur de blocage. "C’est un changement dans la politique palestinienne et cela ne contribue pas beaucoup à la paix. C’est un prétexte qui empêche la reprise des négociations", a-t-il affirmé.
"rétropédalage américain"
Les dirigeants palestiniens ne cachaient pas leur déception après ce virage.
"Les négociations sont paralysées et le résultat de l’intransigeance israélienne et du rétropédalage de l’Amérique est qu’il n’y a pas d’espoir de reprise à l’horizon", a estime Nabil Abou Rdaïnah, porte-parole d’Abbas.
Il a précisé que l’Autorité palestinienne allait demander à la Ligue arabe de formuler avec elle "une position commune" sur le blocage du processus de paix, en panne depuis deux ans.
Tandis que Clinton n’est restée qu’une journée à Jérusalem, l’émissaire spécial d’Obama pour le Proche-Orient, l’ancien sénateur George Mitchell, est resté dans la région pour poursuivre ses efforts en vue de tenter de sortir de l’impasse.
"Nous espérons beaucoup que les Palestiniens saisiront l’occasion pour s’engager dans le processus diplomatique. C’est dans l’intérêt d’Israël et des Palestiniens", a déclaré dimanche Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire de son gouvernement.
Mais, selon Abou Rdaïnah, Abbas a réaffirmé à Clinton que les Palestiniens ne reprendraient pas le dialogue sans un gel de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et sans qu’un objectif clair soit fixé pour ces pourparlers.
Le gel des activités de colonisation est inscrit dans la "feuille de route" pour la paix qu’ont acceptée les deux parties en 2003. S’étant personnellement investi pour une reprise rapide des pourparlers dès sa prise de fonctions, Obama s’expose à un échec diplomatique prématuré si les deux camps refusent de se parler.
Netanyahu est soumis à la pression des partis de droite de sa coalition, favorables à la poursuite de la colonisation, et Abbas à celle combinée du Hamas, qui contrôle Gaza, et d’une opinion publique frustrée en Cisjordanie, où il prévoit d’organiser des élections en janvier.
http://www.france24.com/fr/20091101-palestiniens-accusent-usa-jouer-briseurs-paix-clinton-abbas-netanyahu : cliquez sur ce lien pour voir la vidéo de France 24 (réalisée par Christophe DANSETTE)
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Le Premier ministre israélien Netanyahu triomphe après le soutien américain
01/11/2009
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu savourait sa victoire après avoir reçu le soutien de Washington pour une reprise des négociations de paix sans gel préalable de la colonisation, comme l’exigent les Palestiniens.
"J’espère beaucoup que les Palestiniens vont comprendre qu’ils doivent s’engager dans le processus de paix, car c’est leur intérêt comme le notre", a affirmé Benjamin Netanyahu avant la séance hebdomadaire du gouvernement. "Pour relancer le processus de paix, nous avons facilité la vie quotidienne des Palestiniens et prouvé que nous sommes déterminés à faire ce qu’aucun autre gouvernement israélien n’a fait depuis le déclenchement de ce processus il y a seize ans", a-t-il ajouté.
Il a indiqué que l’émissaire spécial américain pour le Proche-Orient George Mitchell prolongera d’un jour son séjour dans la région "car des efforts concertés sont déployés pour permettre la reprise du processus de paix".
La veille à Jérusalem, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait apporté son soutien à sa demande de reprendre au plus vite et sans condition les négociations de paix avec les Palestiniens.
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon s’est félicité de cette volte-face alors que l’administration américaine exigeait jusqu’ici qu’Israël gèle totalement la colonisation avant le redémarrage des pourparlers de paix. "La preuve est faite que les Etats-Unis sont nos meilleurs amis et que l’attitude ferme d’Israël sur ses positions est payante", a-t-il déclaré sur la radio publique.
"Aucun autre pays n’a jamais fait plier les Etats-Unis. Mais Israël, l’occupant, reçoit un traitement différent, alors qu’il continue de se moquer de l’Amérique et du monde en construisant dans les colonies et de priver les Palestiniens de leurs droits", écrit de son côté l’éditorialiste Guideon Lévy dans le quotidien israélien libéral Haaretz.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx ?id=109493&language=fr
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Les Etats-Unis à Israël : le gel des colonies n’est pas un préalable aux pourparlers de paix
par Saed Bannoura – Imemc News – 1er novembre 2009
La secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton, a annoncé samedi pendant une conférence de presse avec le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu que le gouvernement US n’exigeait plus des Israéliens de geler la construction de colonies comme condition préalable aux pourparlers de paix avec les Palestiniens – mais elle a insisté sur le fait que ce n’était pas un changement de politique de la part du gouvernement US.
Clinton a couvert d’éloges le Premier ministre israélien durant leur conférence de presse commune, en disant « Je pense que là où nous sommes maintenant, il faut essayer d’engager les négociations. Le Premier ministre sera en mesure de présenter une proposition de son gouvernement sur ce qu’il fait à propos des colonies, et je pense que lorsque ce sera bien expliqué, ce sera vu non seulement comme de l’inédit, mais aussi comme une réponse à de nombreuses préoccupations qui ont été exprimées. »
La conférence de presse intervient à un moment où l’expansion des colonies s’accélère de façon sans précédent. Le gouvernement israélien a confirmé une augmentation rapide des constructions dans au moins 11 colonies, bien que les Palestiniens disent avoir constaté une augmentation des constructions dans beaucoup plus de colonies. Dans le passé, une telle expansion avait eu lieu pour créer des « faits accomplis sur le terrain » avant les pourparlers de paix, afin de bien établir les saisies de terres et de rendre plus difficile la restitution de celles-ci.
Antérieurement, le gouvernement US sous l’administration Obama avait appelé au gel des colonies, mais cet appel s’est peu à peu estompé au cours des derniers mois suite aux pressions du gouvernement israélien et de ses partisans aux Etats-Unis.
Environ 300 000 colons israéliens se sont installés dans les colonies sur les terres palestiniennes saisies illégalement en Cisjordanie, pendant que 250 000 autres vivent sur des terres prises dans les mêmes conditions aux Palestiniens de Jérusalem-Est. Toutes ces colonies ont été condamnées par les Nations unies en tant que violations du droit international et de la Quatrième Convention de Genève, car elles impliquent le transfert de populations civiles sur les terres saisies à la population indigène par la force militaire.
http://www.imemc.org/index.php ?obj_id=53&story_id=56980
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Les Palestiniens accusent les États-Unis de jouer les briseurs de paix
lundi 2 novembre 2009
L’Orient-le-Jour
Netanyahu triomphe après avoir gagné le soutien des États-Unis sur la colonisation.
L’Autorité palestinienne a opposé hier une fin de non-recevoir aux pressions américaines et israéliennes en faveur d’une reprise des négociations, exprimant ses inquiétudes sur l’avenir du processus de paix au Proche-Orient. Selon le négociateur palestinien Saëb Erakat, le processus de paix est « à un tournant critique » en raison du refus d’Israël de « répondre à ses obligations » de gel total de la colonisation en Cisjordanie occupée. « Faire pression sur les Palestiniens pour qu’ils fassent davantage de concessions afin d’accommoder l’intransigeance d’Israël n’est pas la réponse », a souligné M. Erakat dans un communiqué au ton tranchant. « Les Palestiniens ne peuvent accepter la poursuite de la construction des colonies ou la colonisation de la terre palestinienne en violation des lois internationales », a ajouté M. Erakat, en affirmant que depuis 2003, le nombre des colons israéliens en Cisjordanie a augmenté de 17 %.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a rejeté samedi une demande de la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, de reprendre les négociations avec Israël sans attendre un arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Lors d’une visite à Jérusalem, Mme Clinton a plaidé en faveur d’une relance des négociations « dès que possible » et sans condition préalable et s’est rangée sans ambiguïté du côté du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en saluant ses propositions « sans précédent » sur une limitation de la colonisation. Jusqu’à récemment, l’administration Obama - comme la majeure partie de la communauté internationale - avait demandé à Israël de geler totalement la colonisation avant un redémarrage des pourparlers de paix.
La colonisation, qu’Israël refuse de stopper complètement, constitue la principale pierre d’achoppement à la reprise des discussions de paix. « Israël ne devrait pas se voir offrir la moindre excuse pour poursuivre la construction d’implantations », a rétorqué hier Nabil Abou Roudeina, le porte-parole du président Abbas. « Nous considérons que toutes les activités de colonisation sont illégales », a-t-il ajouté, en les qualifiant de « principal obstacle sur le chemin de la paix ». Il a répété que les Palestiniens ne retourneraient à la table des négociations qu’en échange d’un arrêt de la colonisation en Cisjordanie. Même son de cloche du côté de la Ligue arabe, dont le secrétaire général, Amr Moussa, a écarté hier toute reprise des négociations de paix tant qu’il n’y aurait pas de gel de la colonisation israélienne. « S’il n’y a pas de gel des colonisations (...), quel est le but de (nouvelles) négociations ? Ce n’est pas sérieux », a-t-il affirmé en marge d’une conférence sur la gouvernance mondiale organisée à Marrakech (Maroc) par l’Institut français des relations internationales.
Du côté des dirigeants israéliens, le ton était hier à la satisfaction, sinon à la jubilation. « J’espère beaucoup que les Palestiniens vont comprendre qu’ils doivent s’engager dans le processus de paix, car c’est dans leur intérêt comme dans le nôtre », a plaidé M. Netanyahu au début du conseil des ministres hebdomadaire. Pour le Premier ministre de droite, qui bénéficie d’un soutien populaire sur cette question, la revendication des Palestiniens d’un gel total des colonies représente un « prétexte et un obstacle » au retour à la table des négociations.
Enfin, poursuivant sa tournée diplomatique, Mme Clinton s’est rendue hier à Marrakech, où elle doit poursuivre ses efforts en vue de relancer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens. La chef de la diplomatie américaine rencontrera ses homologues arabes aujourd’hui et demain à la 6e édition du Forum pour l’avenir, une manifestation organisée conjointement par le Maroc et l’Italie. La situation au Proche-Orient et le dialogue Occident-Islam seront les deux principaux thèmes abordés lors d’un dîner-débat ce soir au Forum pour l’avenir. Le Forum pour l’avenir est une initiative commune des États membres du G8 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) et d’une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe.
2 novembre 2009 - L’Orient-le-Jour
http://www.lorientlejour.com/category/International/article/636496/Les_Palestiniens_accusent_les_Etats-Unis_de_jouer__les_briseurs_de_paix.html
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Assez de mensonges, Hillary Clinton !
En visite au Proche-Orient ce week-end, la secrétaire d’Etat américaine s’est alignée sur la position israélienne concernant le processus de paix. Unanime, la presse palestinienne dénonce cette attitude pour le moins inattendue.
02.11.2009 Omar Hilmi Al-Ghoul Al-Hayat Al-Jadida
Il ne fallait pas attendre de l’intervention d’Hillary Clinton qu’elle fasse avancer le dossier israélo-palestinien, ni des envoyés spéciaux de l’administration américaine qu’ils fassent pression sur l’Etat hébreu et le contraignent à trouver une solution négociée. Mais on ne pouvait pas imaginer que la secrétaire d’Etat américaine aggraverait les choses en tordant le cou à la vérité. A la suite de son entretien avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou [le 1er novembre à Jérusalem], elle a inversé les rôles et affirmé que ce sont les Palestiniens qui faisaient obstacle à la négociation. Selon une source israélienne haut placée, les Américains pensent à présent que les Palestiniens empêchent tout progrès dans le processus de paix. En tournée au Proche-Orient avec l’envoyé spécial de la Maison-Blanche George Mitchell, la secrétaire d’Etat américaine n’a pas hésité à déclarer aux médias que l’arrêt des constructions dans les colonies n’avait "jamais été une condition préalable pour les négociations avec les Palestiniens".
La conclusion qu’il faut en tirer est que l’administration Obama voudrait contraindre les Palestiniens à s’engager dans une pseudo-négociation, sans aucune lumière au bout du tunnel, qui durera le temps qu’il faudra pour qu’Israël puisse atteindre ses objectifs de judaïsation de Jérusalem et de la Cisjordanie, autrement dit d’anéantissement de tout espoir de paix.
Il est vrai que, par le passé, la direction palestinienne a accepté de négocier sans avoir obtenu l’arrêt de la colonisation. Cela veut-il dire pour autant qu’il faut se prêter au jeu israélo-américain ? Quoi d’étonnant à ce que les Palestiniens veuillent obtenir l’engagement des Israéliens, des Américains et du monde entier de parvenir à des résultats ? C’est à se demander si la chef de la diplomatie américaine veut vraiment la paix. Est-ce bien dans l’intérêt de la paix de poursuivre l’implantation de colonies, les confiscations de terres et la judaïsation dans les territoires occupés depuis 1967, là où devrait être créé le futur Etat palestinien ? Tout cela sert-il la négociation ou est-ce la loi de la jungle ? Toutes les terres de notre pays déjà concédées par les Palestiniens ne suffisent-elles pas aux Israéliens ? Quel scénario les Américains préparent-ils pour la région en faisant concession sur concession à Israël ? N’est-ce pas celui d’un retour à la violence et aux guerres ? Estiment-ils que la crise économique est derrière eux et qu’ils n’ont plus besoin des Arabes, de leurs capitaux et de leur pétrole ?
Autant de questions dont les réponses se trouvent du côté d’Hillary Clinton et de son administration. La principale question toutefois est de savoir pourquoi elle se ment à elle-même, à son peuple et au reste du monde et cherche à travestir la réalité en accusant les Palestiniens de faire obstacle à la négociation. Pourquoi donc, madame ? Qui vous a achetée ? Combien les pro-Israéliens vous ont-ils offert ?
Lien de l'article: http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7890
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