Publié sur le site The International Solidarity Movement le 20 octobre 2009
Par Leila Mazboudi
Depuis que le Hamas a demandé le report de la signature sur l'accord égyptien de réconciliation avec le Fatah, l'Égypte force la pression sur lui. L'agacement égyptien a été exprimé par le journal officiel AlAhram, citant une source au pouvoir. Lequel a affirmé que le Caire en a assez des "tergiversations" du mouvement Hamas qui a affirmé qu'il ne pouvait pas venir au Caire à la date prévue.
Plus encore, via des canaux directes et indirects, le Caire a criblé le Hamas de ses accusations traditionnelles, mettant en doute son indépendance, évoquant des ingérences externes sur les factions (selon le porte-parole de la présidence égyptienne) voire de la part de l'Iran, (selon des sources égyptiennes médiatiques).
Les pressions égyptiennes ont pris dimanche leur aspect économique, durcissant encore plus le blocus. Alors que le passage de Rafah est toujours fermé, ce sont les marchandises destinées à la Bande de Gaza, via le réseau des tunnels souterrains qui ont été ciblées : l'un des plus grands dépôts situé dans la localité égyptienne de Dhiniyé a été perquisitionné par les forces de sécurité égyptiennes.
Or, selon le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zahri, le retard du Hamas est dû à des modifications introduites sur le texte initial de l'accord, et qui n'ont pas été discutées.
Trois réserves ont été rapportées sur le site internet de la télévision qatarie AlJazirah.
La première consiste à avoir éliminé une clause qui s'y trouvait et qui est liée aux prérogatives du comité de commandement temporaire créé et "chargé de suivre toutes les questions palestiniennes cruciales, en prenant les décisions par consensus" et ce jusqu'au déroulement des prochaines élections. D'après le Hamas, la partie qui assure "que les missions décidées par ce comité ne peuvent être éliminées, du fait qu'elles reflètent la volonté d'un consensus national " a été enlevée.
La seconde réserve se rapporte à une clause qui n'était pas dans l'ancien texte et lui a été ajoutée. Conditionnant "l'interdiction de fonder toute formation militaire en dehors de la structure décidée pour chaque organe de sécurité", elle implique pour le Hamas la dissolution de toutes les factions de la résistance qui ne figurent dans aucun des organes de sécurité.
Quant à la troisième réserve, elle est liée à une clause que le Hamas a demandé d'éliminer et qui ne l'a pas été : Vu qu'elle stipule la nécessité de "collaborer avec les services confrères des pays amis pour faire face aux actes qui menacent la paix et la sécurité communes et dans tous les domaines de la sécurité interne", elle ne peut être admise par le Hamas qui craint qu'elle ne l'oblige à faire l'inadmissible : collaborer avec l'entité sioniste.
Source : Al Manar
Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12871&type=communique
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire